Salut !

Ce chapitre est assez court, je le conçois, mais j'avais envie de m'arrêter là :D Je suis déjà sur le suivant ! (et si vous êtes nombreux ça arrivera très vite !)

J'ai un peu plus le temps d'écrire car avec le confinement et tout et tout, j'ai quitté la ville de Perpignan pour aller m'enfermer à la campagne, recluse dans la Bourgogne (oui j'étale ma vie mais ça me fait plaisir !). Je suis en télétravail, et j'ai terminé la saison 3 d'Elite sur Netflix en une soirée ! Du coup hop hop hop, retour à mes fictions ! :D
Et vous, comment ça se passe la quarantaine ?

Mijoqui: Nous nous retrouvons en tête à tête pour la suite de cette fiction, ahahah :D Oui il faudrait que Byleth arrête, mais... Pas encore ! C'est facile pour elle de se convaincre de certaines choses :D Et puis bon, on parle de sentiments, mais dans le jeux, c'est carrément El qui lui court après ! :D

Je reviens vers vous car il y a un sujet que j'aimerais aborder, le rank de cette fiction. Je l'ai tagué M car j'ai pour habitude dans mes écris de faire des scènes plutôt osées à certains moments de mes histoires ! Enfin dans le doute, je tag toujours en T ou M. Bref, d'habitude, je sais quel public j'ai en face de moi, mais je vous avoue que je n'ai aucune idée de si vous êtes prêts ou non à lire ça ! :D Enfin, si ça devait arriver, bien entendu. Je ne voudrais juste pas vous choquer ! Surtout que j'en ai autant écris des crus que des plutôt poétiques. Je pourrais aussi bien "adapter" en fonction de ce qui vous va le plus. Ma foi, on verra bien au moment venu, mais vous êtes prévenus ! x)

Enjoy !


Chapitre XII - Réunion Insolite

Cela faisait maintenant de longues minutes que j'attendais au premier étage du hall de réception que l'on vienne me délivrer de cette attente silencieuse qui semblait interminable. Loin d'être impatiente, je n'avais pas envie de me trouver ici. Je devais faire mon rapport, rendre des comptes, le genre de chose dont je ne m'étais jamais soucié jusqu'à présent. Deux jours s'étaient écoulés depuis notre départ, nous n'étions rentré que la veille, très tard dans la soirée. Après l'attaque subit au village, nous avions passé la journée ainsi que celle du lendemain à veiller sur les alentours pour s'assurer que les bandits ne reviennent pas. J'avais également du réunir des informations sur ce groupe d'homme dont l'influence semblait peu à peu s'étendre. Après tout, on ne m'avait pas envoyé là par hasard.

« - Byleth ! »

Je me retournai sur le personnage plutôt bruyant et mal rasé. Cela faisait un bon moment que nous ne nous étions pas croisés. Une semaine, peut-être plus ? Quand était-il revenu du Royaume ?

« - Toujours en vie, souriait-il. »

Je me demandais où le mercenaire trouvait toute cette énergie et cette excitation. Son entrain pour faire un rapport paraissait loin de coller au personnage, et quand la porte s'ouvrit, celui-ci s'envola tout aussi tôt.

« - Et bien, deux Astrea dans la même pièce, comme c'est étonnant, souffla le conseiller avec son habituel enthousiasme. L'Archevêque souhaiterait vous recevoir. »

Nous avançâmes jusqu'à faire face à sa grandeur, dont le sourire non modéré vint rapidement me faire oublier son très accueillant camarade. Son regard ne cessait jongler de mon père à moi, tandis que ce qui lui traversait l'esprit à ce moment là n'appartenait qu'à elle seule. Et la Déesse elle-même n'aurait pu deviner ce qu'elle pouvait penser.

« - Dame Rhéa, s'exprima le barbu. Les rumeurs qui se propagent à travers le continent semblent s'avérer justes. Le royaume de Faerghus n'a pas été épargné.

- Comme nous le pensions, la menace n'est donc pas à prendre à la légère, répondit la femme que je voyais pour la première fois prendre un air plus sérieux. Nous enverrons un groupe de chevaliers dés demain se poster à Fhirdiad. »

Je n'avais absolument aucune idée du sujet de leur conversation. Tout ce que l'on avait bien voulu me dire étaient les détails de ma propre mission. Evidemment, j'avais menée ma propre enquête, détestant par dessus tout manquer d'informations, et les langues n'avaient pas été très difficiles à délier. Une menace était récemment apparut, ou plutôt propagée, ces dernières semaines, à travers tout Fódlan. Des attaques répétées et dispersées, du moins, c'est ce que l'ennemi voulait surement faire croire. Qui attaquerait tout un continent de façon hasardeuse ? En répertoriant les infos sur une carte, il paraissait évident que les mouvements du groupe étaient réfléchis et calculés. Je me demandais seulement si l'individu qu'Edelgard et moi avions prit par surprise faisait parti du groupe ou non, mais là encore, la réponse me paraissait évidente.

« - Je souhaiterai que vous les accompagnez, Jeralt, suggéra-t-elle. »

Malgré la douceur dans sa voix, la réaction de mon père me fit comprendre que plus qu'une simple demande, la dirigeante de l'Ordre avait donné là un ordre. Enfin, si l'homme avait encore appartenu à celui-ci, en tout cas. Pourtant, il acquiesça, me laissant plutôt perplexe. En tant que mercenaire, il ne recevait d'ordre de personne. Il avait déserté le monastère vingt ans auparavant, et se trouvait pourtant là, à respirer une loyauté qui semblait avoir transcendé deux décennies. Lui qui paraissait tant se méfier de Rhéa, venait encore une fois de baisser la tête face à elle. Ou bien faisait-il tout cela pour moi ?

« - Professeure ? fit la femme en se tournant vers moi.

- La mission s'est déroulée sans encombre, commençais-je mécaniquement. La future impératrice et moi-même avons été attaqué par individus très mal armé qui n'a plus donné signe de présence jusqu'à notre départ, continuais-je avant d'entendre mon paternel se gratter étrangement la gorge.

- Byleth... Tu ne peux pas commencer un rapport en disant que tout s'est déroulé sans encombre, puis parler d'une attaque. »

Je ne voyais absolument pas le problème dans la façon de faire mon rapport. Je ne faisais qu'énumérer chronologiquement les faits. Je me rendis également compte que personne n'était au courant de cette fameuse attaque, pas même l'Archevêque dont l'étonnement - même si parfaitement dissimulé - ne m'avait pas échappé. J'avais expliqué à mes élèves devoir rester sur leurs gardes, mais n'avais pas souhaité les inquiétés. Je maitrisais la situation, après tout. Et la meneuse des aigles avait apparemment su rester aussi discrète que demandé. Comme quoi, il lui arrivait d'écouter, pensais-je alors à demi-honnête. Car en vérité, Edelgard avait toujours été une excellente élève, disciplinée. Et alors que les yeux de la directrice de l'académie perçaient les miens avec une curiosité comme je n'en avais encore jamais vu, je réalisai m'être un peu laissée distraire.

« - En examinant les environs, nous avons repéré des traces de passages, presque parfaitement effacés. Je pense que l'ennemi remonte la rivière. S'il avait voulu prendre le village, cela aurait été fait depuis longtemps. Les habitants sont pacifiques, peu armés, et la plupart sont d'ailleurs âgés. Je pourrais même croire que tout cela n'est que diversion.

- Qu'est ce qui te fait dire cela ? demanda alors mon complice.

- Le village se trouve à un endroit stratégique, à l'interface entre deux territoire, au cœur d'échanges commerciaux entre l'alliance et l'empire. En prendre le contrôle serait aisé pour n'importe quel groupe un armé. Une douzaine de personnes un minimum entrainée en serait capable, et il ne fait aucun doute que l'homme que nous avons surprit l'était. Pourtant, les attaques sont brèves, et n'ont eu que pour seule conséquence d'envoyer un groupe d'apprentis officier en dehors du monastère. L'ennemi teste l'église, c'est évident. Et s'il est assez intelligent pour élaborer des stratégies, alors il sait surement sans aucun doute que nous en avons parfaitement conscience.

- C'est très impressionnant, fit la femme dont les lèvres s'étirèrent. Mais peu surprenant pour l'héritière de la maison Astrea. »

Je pris une grande inspiration, avant de lentement expirer. Rien ne devait venir troubler mon calme. Jamais.

« - Dame Rhéa... souffla le brun.

- Vous pouvez disposer, Jeralt. »

Je vis l'homme hésiter, avant de se retirer en me lançant un dernier regard. Avait-il suffisamment confiance en moi ? Ou alors juste assez confiance en elle ? Pour la toute première fois, je ne savais répondre à la question.

« - Je ne voulais pas aborder ce sujet, veuillez me pardonner. »

Je levai les yeux sur la déesse qui me faisait face pour me présenter excuses de la plus formelle des manières. C'était à peine croyable, venant d'une femme pareille, envers une femme comme moi. Qui aurait pu un jour imaginer que la dirigeante de l'église, de ce monastère, de l'Ordre, serait désolée devant une simple mercenaire. Certainement pas le conseiller qui nous avait laissé seul. S'il s'était trouvé ici, lui, aurait sans doute fait une attaque.

« - C'est sans importance, laissais-je simplement échapper. »

Et j'eus de nouveau droit à ce sourire, celui qui avait le don de m'emmener ailleurs, vraiment très loin. Jusqu'à ce qu'un mot ne me ramène aussitôt ici.

« - Edelgard, prononça l'Archevêque. »

Un seul et unique mot.