Salut tout le monde ! (enfin le peu de monde qui lit xD)
Je viens de me refaire FE3H en NG+. Quel bonheur d'avoir recruté tous les élèves pour le pas avoir à les XXSPOILXX. J'ai du de nouveau choisir entre Rhéa et El, mais j'ai de nouveau choisi El. Et je l'ai encore épousé ! Ahahah ! Pas surprenant ! J'ai pu refaire le jeu plus tranquillou, et découvrir de nouvelles choses auxquelles je n'avais pas fait gaffe la première fois. Comme le nom du personnage : Eisner. Bon, du coup j'ai réfléchi à comment intégrer ça dans ma fiction, un changement de nom pour une quelconque raison ? Le plus simple était finalement de faire comme si je n'avais jamais appris le vrai nom de Byleth ! xD
Oh, j'ai remarqué que depuis le début, il y avait des mots/noms que j'écrivais mal. Du coup j'ai tout corrigé dans mon word, et à partir de maintenant, l'erreur ne devrait plus se reproduite ! (Sinon, vous pouvez me le dire !)
Mijoqui : Tu vas être décue, celui-ci aussi est court ! Mais bon, si je suis régulière, c'est pas grave ! Vaut mieux un petit chapitre par semaine que un plus long par mois !
Tu as du flair ! Mais, tu découvriras les dessous de l'histoire de Byleth par la suite. Les premières révélations ne tarderont pas d'ailleurs ) Contente de t'avoir « tué » j'espère arriver de nouveau à placer ce genre de phrase par la suite ! C'est assez difficile de respecter à fond le caractère des personnages, j'espère ne pas m'égarer !
MacHellia : Des excuses de Rhéa ne me semblent pas si « surprenante » mais de la part d'Edelgard, peut-être un peu plus ! J'essaie de rester réaliste et fidèle aux personnages. En fait, le personnage le plus difficile à décrire est quand même Byleth, car dans ma fiction, elle n'a pas tout à fait la même évolution que dans le jeu où elle devient peu à peu un prof super calme et tout, ce qui ne va absolument pas être le cas ici, en tout cas, pas pour le moment :') Mais c'est aussi le but d'une FF, je ne voulais absolument pas retranscrire le jeu.
Sur ce, enjoy !
Chapitre XIII - Sacrifice ou Dévotion
La présence de l'Archevêque avait toujours eu le don de capter mon attention, comme si le reste du monde disparaissait brièvement dans ces moments sacrés, mais mes yeux ne pouvaient cette fois plus quitter ses lèvres qui faisaient de ce silence un véritable calvaire. Comme si l'évocation seule de son prénom m'avait fait l'effet d'une gifle en plein visage, une gifle à laquelle je ne m'étais attendue.
« - La future impératrice se trouvait avec vous lors de cette attaque ? redemanda sa Sainteté comme si je n'avais pas été assez claire la première fois.
- C'est exact, réaffirmai-je.
- Etonnant, s'exclama la femme aux cheveux verts. Il est rare de savoir l'héritière loin de son serviteur, ou plutôt son serviteur loin d'elle... »
La dirigeante de l'ordre commença à réfléchir silencieusement, tout en me fixant comme si elle essayait de deviner comment s'était dérouler notre mission. Je n'arrivais pas à lire en elle, ni même à me faire la moindre idée de ce qu'elle pouvait penser. C'était tellement frustrant. J'avais toujours eu la facilité déconcertante de lire en presque n'importe qui, mais Rhéa n'était pourtant pas la première qui mettait ce don en difficulté depuis mon arrivée ici. Cela m'agaçait fortement.
« - Comment s'est-elle comportée ? demanda très rapidement la cheffe de l'église. »
Cette question me perturba plus qu'elle n'aurait du le faire, alors que ma réponse aurait du être des plus simples.
« - Et bien, elle... »
Je me remémorai la scène, revoyais l'aigle se précipiter, se jeter sur cet ennemi dont nous ignorions tout. Je me vins la retenir, et son regard... Glacial.
« - Elle est restée très calme, et à fait preuve de prudence. »
La future impératrice était le genre de personne à analyser chaque situation avant d'agir, elle l'avait plus d'une fois prouvée, que ce soit en cours, pendant les entrainements, ou pendant son temps libre. Certainement pas quelqu'un d'imprévisible. J'avais pourtant du mentir. Pourquoi ? Quelle raison me poussait à la protéger ?
« - Ce n'est pas surprenant pour quelqu'un de son rang. Elle est, après tout, l'héritière de l'empire Adrestian, ainsi que l'une des trois meilleurs élèves de cette académie. »
Peut-être était-ce la curiosité qu'elle avait pour mon élève, cette élève en particulier, quand les autres ne semblaient l'intéresser, qui m'avait poussé à mentir. Quelque chose, en tout cas, m'avait obligé à prononcer ces mots, et pour une raison que j'ignorais, j'étais convaincue que c'était la meilleure des décisions.
« - Vous pouvez y aller, professeure, me sourit ensuite l'Archevêque. »
Cette discussion avait été particulièrement expéditive. J'en venais même à croire que mon rapport ne l'avait pas intéressé autant que ça. Comme si cette mission banale, et notre attaque, avait eu moins d'importance que les personnes ciblées pendant celle-ci. Ma foi, j'avais remplie ma tâche.
« - Professeur ? »
Je me retournai de nouveau sur cette interpellation.
« - Faites attention à vous. »
Je ne compris le sens de ces mots, et quittait la pièce. Je croisai une femme que j'avais plusieurs fois déjà aperçu sur le chemin du retour, les cheveux mauves et plutôt courts, accompagnée d'un très jeune garçon à la peau presque mate qui ne venait surement pas de ce pays. Il me dévisagea avec un regard assassin, comme s'il venait de croiser le plus terribles des monstres. Je me retournai quand la membre des chevaliers de l'Ordre referma les grandes portes derrière elle, sur une nouvelle réunion confidentielle.
Au monastère, j'avais pu croiser un certain nombre de personnes étranges. Enfin, plus étranges que moi. Si certains m'avaient accueillis chaleureusement, d'autres, n'étaient absolument pas ravis de ma présence ici. Mais était-ce vraiment important ? J'étais ici pour éduquer, pas pour me faire des amis. Je n'avais pas oublié mon objectif, et cette bataille qui arrivait à grand pas, celle de l'aigle et du lion. Bien évidemment, mes élèves avaient eus quartier libre pour la journée, ce qui n'avait pas été mon cas. Mais maintenant que mes obligations étaient remplies, je me trouvai de nouveau prise du plus grand des ennuis. Jusqu'à les rencontrer.
Je ne fus pas étonnée de les trouver ensembles, inséparables. Comme si le serviteur de la princesse allait la laisser sans surveillance... J'étais certainement de mauvaise foi, car ces deux là n'avaient pas seulement leurs titres pour les liés, ils étaient aussi amis. Je me demandais à quoi pouvait bien ressembler celle-ci. Pouvait-on vraiment développer de sincères sentiments pour une personne que le destin nous oblige à servir ? Comment pouvait-on apprécier une personne pour qui l'on devrait se sacrifier sans hésiter, après tout ? Tout cela m'échappait, et me rappelait une fois de plus que la solitude était la meilleure des compagnes.
« - Professeure, me salua la jeune fille quand le garçon préféra un geste de la tête.
- Que faites vous ici ? demandais-je sans vraiment me rendre compte de l'inutilité de cette question.
- Rien qui ne vous concerne, professeure, répondit sèchement le mage. »
Le plus hostile de tous, c'était certainement lui. Que s'imaginait-il, que j'avais été recruté pour assassiner l'héritière de l'empire ? Non, si tel était le cas, il savait très bien que celle-ci serait déjà morte. Comme si un garçon de son âge, même s'il avait le mien, aurait pu m'en empêcher. Je ne cessais de le fixer, essayai de lire dans son regard si sombre, ce qui pousserait un jeune homme comme lui, à protéger une fille comme elle, en dehors des maisons dans lesquelles ils étaient respectivement nés.
« - Hubert, vous pouvez nous laisser.
- Mais, Dame Edelgard... souffla-t-il.
- Je peux veiller à ma propre sécurité en présence de notre professeure.
- Très bien. »
Et il s'exécuta, sans dire un mot de plus. Comment désobéir à la future impératrice, après tout ? Mais cette allégeance... Elle était impressionnante. Je comprenais parfaitement les règles de noblesse, celles de la royauté, mais celles-ci m'avaient toujours semblées injustes. Pourquoi fallait-il définir le destin d'une personne uniquement en fonction du sang qui lui avait été transmis ? Pour moi, le droit de naissance devait être le même pour tous.
« - Vous avez déjà fini votre rapport ? me demanda la jeune femme.
- Comment le savez-vous ?
- C'est ce qui arrive à la fin d'une mission. »
C'était évident. Edelgard ne possédait aucune prédisposition à la divination, et elle n'avait surement pas apprit ça dans la lecture des étoiles qui commençaient peu à peu à apparaitre.
« - L'Archevêque semble vous porter une curiosité particulière.
- Et que lui avez-vous dit ?
- Rien. Je ne sais rien de vous. »
Le dialogue, avec elle, était tout aussi facile qu'il était compliqué. Alors que j'avais du mentir à la dirigeante de l'église, discutait en toute franchise avec celle de la maison des aigles. Plus qu'une personne normale ne l'aurait fait.
« - Vous ne semblez pas surprise, remarquai-je. »
Elle se contenta de sourire, ses lèvres s'étirant de la plus douce des façons sur ses joues légèrement rosées par le froid. Un sourire qui répondait à ma remarque à la place des mots.
« - Vous savez pourtant que je ne suis pas à la hauteur du tournoi des lanciers, me piqua la noble.
- Ma décision vous aurait-elle vexée ?
- Et si c'était le cas, professeure, que feriez-vous ?
- Absolument rien. J'ai choisis Ferdinand car il est meilleur lancier que vous. Dans un combat singulier, il l'emporterait. »
J'observai attentivement la réaction de l'Adrestienne, qui, à mon plus grand étonnement, resta silencieusement calme. C'était presque décevant, et au moment où ces mots traversèrent mon esprit, je réalisai avoir dit cela pour la provoquer, même si tout était vrai.
« - Si la lance n'était pas imposée, vous savez que la victoire serait mienne, affirma la future impératrice sans aucune modestie.
- Ca ne fait aucun doute. »
Je devais bien l'admettre. Après tout, elle était la meilleure.
« - Bien, je vais devoir y aller, professeure. Je pense ne pas avoir à vous rappeler être chargée des corvées d'écuries. »
Ah, oui. J'avais déjà oublié, en fait. Je réalisai qu'Edelgard était au cœur de toutes mes décisions. Dés qu'un choix se présentait, il fallait que ce soit elle. Ne pas la désigner pour le tournoi des lanciers avait été difficile, mais je devais aussi penser aux autres élèves, à la maison des aigles, et à ma place ici. Et d'une certaine façon, choisir le rouquin était peut-être également une façon de me convaincre que j'étais juste...
...et de fermer les yeux.
