Je pose ça ici.
Et bien, c'était Noel avant l'heure avec mon dernier chapitre ! 4 review en quelques heures ! Ca ne pouvait plus me combler de joie ! Et pour cette raison, j'ai décidé de poster la suite. Vous l'aurez compris, plus vous me laissez vos avis, plus j'aime poster !
Ce chapitre n'est certainement pas mon meilleur, je me suis même demandé son utilité ici, mais bon, j'avais quand même envie d'écrire quelque chose comme ça. Ce qui donne un rendu... assez spécial, qui ne sait me satisfaire autant que les derniers. Mais ma foi, maintenant qu'il est là, et bien, il est là !
J'ai hâte de vous poster la suite, j'ai pris énormément de plaisir à écrire mes 3 derniers chapitres !
VivelaPologne : Blonde aux yeux bleus, si on va dans le cliché, c'est la description de toute parfaite polonaise, ahah ! Je te taquine, rassure toi. Je ne trouve pas le précédent chapitre « dur » mais je me suis un peu laissée emportée je l'avoue c : et après j'étais assez contente du rendu, ahah, je suis sadique avec mes personnages !
Little D. tartine : C'est marrant, encore une personne pour qui Edelgard n'est pas le choix le plus apprécié. Encore que d'autres m'ont plutôt dit d'ailleurs ne pas affectionner le personnage (*clin d'oeil* à Mijoqui). Moi, c'est mon préféré. Tu trouves qu'elle n'a pas besoin de Byleth, et c'est vrai que d'une certaine façon, je te rejoins sur ce point. Pourtant, tout au long de ma partie, je me suis demandée si Edelgard aurait été capable de décision autant radicale et d'aller jusqu'au bout de ses choix sans le soutien de son mentor. Même si, surement que si !
Montrer Byleth autrement que dans le jeux était à la fois quelque chose dont j'avais terriblement envie, et qui à la fois me terrifiait. Après tout, ce personnage silencieux n'exprime ni caractère ni façon d'être, et la personnalité qu'on lui donne pourrait vite déplaire à quelqu'un. Mais en me mettant à la place du personnage, et en respectant l'histoire, c'est celle qui pour moi, me paraissait le plus naturel. Pas fan de Yuri ? Je ne peux que te demander pourquoi lire de la romance Yuri alors ! Vos premiers commentaires sur cette fiction me surprennent toujours ! Je ne comprends pas l'idée de lire quelque chose qu'on sait ne pas particulièrement affectionner xD Mais en tout cas, double point pour moi si j'ai réussi à te faire apprécier Byleth ainsi que la « romance » (qui pour le moment reste plutôt inexistante, ahah). Respecter le personnage d'Edelgard n'est en effet pas aisé, que ce soit son attitude ou sa façon de parler, mais je fais au mieux pour la représenter telle qu'elle apparait, que se soit en apparence dans un premier temps, ou lorsqu'on connait un peu mieux sa personnalité. Merci en tout cas pour ce super review auquel je ne m'attendais ! J'espère que tu repasseras (même si ce chapitre parait un peu loufoque ahah...)
Mijoqui : *clin d'oeil* je me demande aussi ! La faute à un certain pokemon qui passait là (Mimiqui est d'ailleurs mon préféré de la dernière gen, cela dit en passant). Il reste beaucoup à apprendre de Byleth, je n'avais pas envie d'en faire une coquille creuse ! Dans cette fiction, elle à un passé qui sera bien plus mis en avant que dans le jeux où on sait juste que « coucou je suis mercenaire et je combat avec mon papa » xDDD (pardon Byleth). J'aime faire des personnages froids et ténébreux qui découvrent leur humanité au fur et à mesure que les lignes s'accumulent sur ma page word ! B) En vrai, pour être honnête, je n'ai pas calculé grand chose. J'avais plus ou moins les grandes lignes de sa personnalité, si je puis dire ça comme ça, et le reste s'écrit plutôt spontanément, en me mettant à la place du personnage (c'est un peu le but d'une histoire à la première personne xD). Pour Byleth et Edelgard, c'est un peu fuis moi je te suis, suis moi je te fuis !
Zergath : Hey ! Ca faisait un moment ! :D Merci d'apprécier le personnage ! C'est assez drôle ce que tu dis, en gros « elle pète les plombs sur Edelgard : j'aime » ahah xD Pour moi, Byleth est un personnage dangereux, même dans le jeux. Elle a une puissance comme tu dis monstrueuse (surtout quand on farm les escarmouches pour monter le soutien et les talents...) et du coup quand je me suis retrouvée avec une Byleth lvl 30 au chapitre 5 ou 6, j'ai vraiment ressentie ça aussi :3 Je trouve que les personnages fort mais qui sont déshumanisés sont les plus dangereux, et d'autant plus lorsqu'ils comment à ressentir les émotions...
Sur ce, enjoy !
Chapitre XV - Poison Mortel
Cela faisait plusieurs jours que ne j'avais pas fermé l'œil. Entre la mission, les cours et les entrainements, je sentais mes jambes faiblir, ma vue se troubler, et ma concentration s'échapper. J'avais besoin de dormir, je manquai cruellement de sommeil. J'avais sans doute surestimer ma capacité à rester éveillée aussi longtemps, surtout avec autant de têtes sur lesquelles je devais veiller en permanence. J'attendais la fin de la journée avec autant d'impatience que mes protégés, et les leçons de lance que je dispensai dans l'après midi eurent raison de moi. A la fin de celles-ci, je m'écroulai sur un banc au milieu d'un jardin du monastère. Les buissons étaient assez épais, les fleurs transcendaient la saison hivernale, leur parfum était doux. Peut-être que je pouvais me laisser aller, une heure ou deux. Quel genre de professeur agirait de la sorte ? Je n'étais peut-être pas digne du titre que l'on m'avait donné. Je fermai les yeux, lorsqu'une brise apporta avec elle, un des plus agréables parfums.
« - Ma pauvre enfant, vous semblez épuisée. »
J'aimais particulièrement le son de sa voix que j'entendais se rapprocher. Comment pouvais-je me montrer si faible, en la présence de quelqu'un, en sa présence ? Qu'elle image de moi donnais-je ? Mon cerveau me disait de me méfier, de cette femme, maintenant assise à mes côtés. Et pourtant, peu à peu, ma conscience se tut, pour s'oublier.
Mon corps tout entier se réchauffa, peu à peu, comme enveloppé par la douce chaleur d'un été. Mes bras et mes jambes, lourdes, refusaient de bouger. Mon esprit semblait si apaiser. Je n'avais aucune idée de ce qu'il se passait, je pouvais seulement l'entendre chanter. Cette mélodie, si familière, qui me berçait. A ce moment là, j'aurais pu tout oublier. J'ouvrai les yeux sur ses belles émeraudes qui me fixaient. Ses doigts passaient dans mes cheveux qui recouvraient maintenant ses genoux. Je me sentais simplement bien, comme jamais, je ne l'avais été. Quelle étrange sensation. Je remerciai cette Déesse que tous semblaient prier, que personne ne puisse me voir ainsi, nous voir ainsi, car j'étais bien incapable de la moindre réaction. Seules, au milieux des fleurs du jardins, tout s'effaçait. C'était ce que je croyais.
Mes yeux s'agrandirent, la chanson se tût. Toute l'attention était maintenant reportée. De toutes les personnes du monastère, il avait fallut qu'elle soit là. J'aurais presque pu croire à une blague. C'était forcément ça. Comment, sinon, le hasard aurait-il pu mettre la future impératrice devant cette scène inexplicable ? Que pouvait-elle penser, maintenant ? Alors que ses paupières n'av aient pas une seule fois clignée. Surprise, ou bien choquée ? Aucune réaction ne vint briser l'expression figée que son visage arborait. L'archevêque, calme, la fixait, comme si de rien était, le sourire étiré. Et moi, je restai là, sans bouger, au milieu de cet échange silencieux auquel je ne pouvais qu'assister.
« - Dame Rhéa, professeure... Je... »
Alors qu'auparavant elle m'ignorait, ses traits tirés et son visage fermé se transformèrent sur une expression d'incompréhension, d'embarra, et d'une autre chose que je n'aurai su décrire. Elle avait l'air contrariée, et cette surprise qui y était mêlée lui donnait un air dont j'avais plus qu'envie de me moquer.
« - Je ne voulais pas vous... »
Cette façon de chercher ses mots, déconcertée, était presque adorable.
« - ...déranger... ? »
Même elle, ne savait pas quoi dire. C'était tellement risible, mais je devais me retenir. A quoi pouvait bien ressembler cette situation de son point de vue, quand le mien ne se trouvait encore qu'à mi hauteur de sa Sainteté ? Son image de future impératrice en aurait prit un coup, de la voir ainsi, déstabilisée, et déroutée. Alors enfin, je me relevai.
Sans dire un seul mot de plus, et dans sa confusion, Edelgard se contenta de tourner des talons, pour emprunter le même chemin qui l'avait conduit ici, par le plus étonnant des hasards. Ou peut-être n'en était-ce pas un. Quoiqu'il en fusse, ce spectacle fut aussi drôle que gênant, et alors que je reprenais peu à peu mes esprit, je me sentis terriblement mal à l'aise. Et certainement pas vis à vis de la dirigeante de l'Ordre... Encore une fois, la situation m'avait échappé.
Au moins, je me sentais reposée. J'avais moi aussi, fuis silencieusement le spectacle même dans lequel je venais de jouer, sous le sourire malin de la maitresse de l'Ordre qui paraissait presque fière d'elle. Je devais certainement me faire des idées. Le vent frais apporté tout droit du Royaume de Faerghus souffla pour me remettre les idée en place et me rappela qu'il n'était pas dans mon intérêt de me laisser aller ainsi. Je ne connaissais rien de cette femme, ni de ses intentions plus qu'étranges. Je la saluai très rapidement, avant de m'éclipser plus vite que le plus rapide des voleurs.
Les crocs de l'hiver précoce mordaient ma peau alors que je ne savais où me rendre dans ce monastère beaucoup trop grand. Je m'étais toujours contentée de peu, et à la fois de beaucoup, dans l'immensité de ce monde ouvert que mon père m'avait offert. Cet endroit était bien trop immense pour que je m'y sente à l'aise, et parfois, bien trop petit... Encore plus quand tout droit sortit du réfectoire, la princesse impériale apparu au loin. Je devais peut-être éclaircir cette situation malaisante à laquelle elle avait assistée. Ou peut-être m'excuser encore de l'avoir malmené la veille. Non, certainement pas une deuxième fois. Je la suivi, pour dieu-savait quelle raison, mais je la suivi. Je fus bien évidemment tout pour qu'elle ne me remarque pas, encore trop occupée à chercher la raison de ce jeu de piste que je m'imposai. Sa trace me conduisit jusqu'aux marches menant au premier étage du grand hall, puis en direction de la bibliothèque. La pénombre était de mon côté.
Je n'avais encore jamais mis les pieds dans cette pièce, la littérature n'étant pas vraiment ma passion, et l'odeur des livres anciens et poussiéreux envahi aussitôt mes narines à peine le pieds posés sur le tapis rouge qui habillait le sol. L'endroit était bien silencieux. j'aperçu deux silhouettes aux cheveux blancs, au fond, derrière l'échelle de bois qui permettait d'accéder aux livres des plus hautes étagères.
« - Laissez moi vous aider, Lysithéa. »
Je n'eus aucun mal à reconnaitre la petite cerf d'or, connue pour être la plus jeune élève de cette académie, et fut plus qu'étonnée de la voir avec l'aigle. Elle venait de la maison Ordelia, située au sud du territoire de l'alliance, tout près de la frontière avec l'empire. Etait-ce pour cette raison que les deux partageaient cette proximité ? Car le comportement de l'héritière, à ce moment là, ne semblait pas tout à fait correspondre à de la simple camaraderie étudiante. Je me demandais quelle relation pouvaient-elles partagée. La discussion avait l'air de se faire plus animée, alors que je peinais à entendre ce qu'elles pouvaient bien raconter. Edelgard arborait un air autoritaire, mais aussi inquiet, avant de se saisir d'une pile de livre. La plus jeune des deux sembla la saluer, je me reculais de quelques pas pour me cacher dans un coin de couloir. Mais pourquoi avais-je à me cacher, d'ailleurs ? C'était ridicule. Je me décidai à sortir de cette cachette improvisée.
La future impératrice rangeait les vieux bouquins par dizaine, avant que je rende le bruit de mes talons un peu plus bruyant afin qu'elle me remarque. Si j'avais été un assassin, là aussi, elle serait morte... Son visage, d'abord curieux, afficha très rapidement une certaine indifférence quant à ma présence ici, même si l'interrogation baignait dans son regard brillant. Je commençais presque à m'habituer à ces rapports yoyo que je partageais avec elle. Quoique...
« - Professeur ? Que faites vous ici, commença-t-elle. Où se trouve l'Archevêque ?
- Comment le saurais-je ? répondis-je en haussant les épaules.
- Vous semblez partager une relation... particulière, hésita-t-elle.
- Si particulière sous-entends inexistante, c'est exact, la corrigeai-je. Quoique vous ayez pu imaginer, vous vous trompez. »
La jeune femme soupira avant de se remettre à ranger les livres, ignorant presque ma présence.
« - Cette jeune fille... Lysithea. Vous avez l'air de bien la connaitre, malgré son appartenance à un autre territoire que l'empire.
- Je ne la connais pas si bien que ça, je lui ai simplement proposé mon aide. Mais je doute fortement que tout ceci vous regarde, professeure.
- Vous savez qu'il ne me faudrait pas longtemps pour en savoir plus, affirmai-je.
- Et vous apprendrez sans doute qu'elle aime les ours en peluche et les gâteaux. »
La jeune femme frappa dans ses mains pour faire s'envoler la poussière agglutinée sur ses gants blanc, une fois les derniers livres rangés. Au moins, elle avait eu la politesse de me répondre, si on pouvait appeler ça des réponses. Je m'étonnai presque qu'elle ne m'ait pas fait remarquer ma curiosité, sans doute déplacée, au sujet de la jeune mage. Ou peut-être était-ce pour ne pas faire durer cette conversation. Etait-elle encore amère ? Ca ne faisait aucun doute.
« - Bonne soirée, professeure. »
Encore une impression de déjà vu. J'entendis le bruit de ses talons se faire de plus en plus discret, jusqu'à ne plus les entendre. Je me retrouvai seule au milieux de tous ces livres, qui auraient sans doutes occupés à plein temps mes insomnies. Peut-être une solution à envisager. Et puis, après quelques minutes à peine, j'entendis de nouveau le bruit des bottes cognant contre le plancher de bois, pour s'étouffer sur le tapis.
« - Vous avez oublié quelque chose ? fis-je en me retournant. »
Je me heurtai à deux perles noires. Pas du tout celles auxquelles je m'étais attendue. Je m'étais laissée surprendre, ça ne me ressemblait pas. Mais je n'en montrai rien, ça n'aurait été que lui donner satisfaction. Et son sourire, gravé entre ses joues creuses, en disait déjà bien assez.
« - Bonsoir, professeure. »
Seigneur, que me voulait-il ? Avait-il vraiment fallu que je tombe sur lui, si tard de la soirée ? C'était peut-être un de mes élèves, mais sa fâcheuse manie à me regarder comme une espionne, ou comme une assassin, me déplaisait assez. Même si dans les faits, il avait peut-être raison dans les deux cas.
« - Hubert, le saluai-je. Vous vouliez me voir ?
- Pas particulièrement, j'observai seulement son Altesse, avant de vous remarquer. »
Evidemment. Si Edelgard s'était trouvé ici, l'héritier de la maison Vestra ne devait pas être loin. La suivait-il toujours partout de cette façon ? C'était presque effrayant.
« - J'ai pour mission de veiller sur Dame Edelgard, s'exclama-t-il comme s'il venait de lire dans mes pensées. Vous montrer beaucoup d'intérêt pour notre future impératrice, me fit-il remarquer.
- Je suis seulement chargée de veiller sur mes élèves.
- Comme c'est étrange, souriait-il. On vous a incomber de cette tâche, mais je ne peux m'empêcher de me méfier particulièrement de vous. »
J'appréciai son honnêteté, je devais bien lui reconnaitre ça.
« - Il est très aisé pour moi de faire disparaitre toute menace potentielle pour son Altesse, commença-t-il. Votre vigilance empêche un assassinat pendant votre sommeil, si vous daignez en avoir un, quant à du poison discret... réfléchissait-il à haute voix. Mais je ne fais pour le moment que vous surveiller. »
De toutes les maisons, parmi tous les élèves, Hubert était définitivement le plus sombre de tous. Je ne pouvais pourtant m'empêcher de penser que derrière cet air froid et calculateur, se trouvait un être humain. Ou peut-être pas, en fait.
« - Pour une raison que j'ignore, notre future impératrice semble vous apprécier... »
Elle n'en avait pourtant pas l'air, quelques minutes auparavant.
« - Mais que dirait-elle si elle découvrait l'histoire de votre famille ? »
J'écarquillai les yeux. Mon souffle se bloqua dans ma poitrine.
« - En effet professeure, ma position au sein de l'empire me permet d'obtenir certaines informations avec facilité. »
Le mage noir avait vraisemblablement le bras assez long pour tout savoir de n'importe qui. Mais que savait-il exactement, au juste ? Et oserait-il ?
« - Ne vous méprenez pas, il n'y a rien de personnel, je m'assure seulement que Dame Edelgard ne s'égare pas sur le chemin qu'elle a choisi de suivre. »
Et bien, si je ne lui inspirait pas la confiance, ce sentiment était au moins tout autant réciproque.
« - Bonne soirée, professeure. »
Si jusqu'ici mes nuits n'avaient pas été de tout repos, celles-ci ne risquaient pas d'aller en s'améliorant, alors que je savais maintenant que dormir sur mes deux oreilles étaient plutôt dangereux. Je ne savais ce que m'inspirait ce garçon, de la méfiance, probablement, mais certainement pas de la crainte. Il n'était pas le premier à s'amuser de me menacer, et ne serait pas le dernier.
Mais aucun n'était encore là pour en parler.
