Salut !
Je pose la suite ici. Je jure ne pas avoir rit ou presque, en écrivant ce chapitre du début à la fin. Un peu de détente, ça ne fait pas de mal ! :D
Mijoqui : Bah, c'est pas la première « simulation » toute nulle, plutôt la deuxième. Je peux pas trop respecté les réelles dates du jeu car sinon je ne pourrais pas écrire ce que je veux quand je le veux xD Merci pour les combats ! C'est dur à retranscrire ! Le gars accro à Ashe... xDD Je ne l'ai pas fait « volontairement » pour tout avouer, j'avais juste une idée bien précise des opposants que je voulais faire combattre ici ! :D Et il fallait aussi faire apparaitre un peu les autres ! Soit pas triste, il fallait bien un gagnant xD Et vu ce que je réserve pour la suite, une petite victoire pour les Aigles n'est pas de refus !
Little D. Tartine : Re coucou ! :D *agite les bras* Ahah, premiers FE ? xD Moi je me rappelle pendant ma première game avoir été malmenée par certains élèves, du coup je les ai tous recrutés pour la grosse bataille ! Ca m'a comme qui dirait simplifié la vie ! Oui, comme dans le jeux, ils font vraiment remarquer que c'est Edelgard qui mène la bataille mais sous les ordres de Byleth, je voulais être fidèle à l'histoire ! Pour les règles... J'ai essayé de me mettre dans le truc. Fallait que ce soit réaliste parce que si dans le jeux on se jette sur tous les adversaires de façon barbare, je me voyais mal expliquer comment ils font pour survivre dans la réalité de mon récit à des sorts horribles et des vraies flèches XD Oh, tu aimes Pétra ? Je l'ai fais très discrète depuis le début, je vais surement arranger ça alors ) J'ai fais le choix dans mon histoire que le passé entre Dimitri et Edelgard soit dévoilé assez tôt, et surtout que les deux aient conscience de cette histoire qu'ils partagent. Après tout, le lien entre les différents personnages existent quand on les découvre, je trouvais ça dommage de ne pas les utiliser ! Merci pour ta review, j'espère que tu m'en laisseras une autre dans ce genre ! :D
Lucina : AAAAAAAAAAH ENFIN ! ENFIN ! Quelqu'un qui aime Edelgard autant que moi ! (ou presque) ! Hourra ! Un point pour la maison grif/ZBAFF/ pour l'empire ! Ca sert à rien de se comparer aux autres auteurs, sinon, j'écrirais pas non plus, hein xD Quand tu vois le niveau de certains, t'as envie de pleurer xD Enfin, je fais du mieux que je peux, et je prends surtout mon pieds à écrire certains chapitre ! La magie fait le reste ! Merci pour les review ! C'est top d'en laisser une régulièrement, pouvoir suivre l'avis des lecteurs est super important je trouve ! Du coup, je ne peux que t'encourager à continuer ! :3
Merci à vous tous ! A très bientôt dans tout plein de commentaires ! \o/
Chapitre XVII - Récompense bien méritée
Je me trouvai de nouveau devant la salle d'audience, à attendre d'être reçue par la dirigeante de l'Ordre, suite au tournoi annuel que l'on venait brillement de remporter. Et cette victoire, je n'en étais pas peu fière. La simple idée d'avoir su guider mes élèves dans cette bataille m'apportait une sensation de satisfaction que je découvrais pour la première fois. Aujourd'hui, je ne pouvais plus me préoccuper seulement de moi. On m'avait confié tous ces élèves, tous ces enfants... J'avais leur vie entre mes mains, et plus encore, leur avenir.
Les portes s'ouvrirent sur un bruit lourd. Je fus accueillis par Seteth, fidèle compagnon de l'Archevêque, qui aujourd'hui était accompagné. J'observai cette jeune fille aux yeux émeraudes accordés à ses cheveux. Son visage poupon et souriant avait tout l'inverse de l'homme avec qui elle partageait certainement un lien de parenté.
« - Bonjour, professeure, me salua la petite chaleureuse. Nous ne nous sommes jamais rencontrée, je m'appelle Flayn. »
En plus d'être agréable, elle avait de très bonnes manières, cela changeait radicalement des accueils que l'on avait pu me faire dans cette même salle, toutes les fois précédentes.
« - Je vous présente ma jeune sœur, continua l'homme d'âge plus mûr, elle n'est pas élève ici mais vis au monastère du fait du lien de parenté qui nous lie. Flayn, reprit-il à l'attention de sa cadette, n'avais-tu pas autres choses à faire ?
- Pourrais-tu pour une fois me laisser décider d'où je veux me trouver, cher frère ? »
L'homme soupira bruyamment, de façon résignée.
- Je suis heureuse de faire votre connaissance, professeure, on parle déjà tant de vous au monastère. »
Je me demandais bien de laquelle des façons, ce n'était certainement pas uniquement pour mes exploits, mais je n'eus pas le temps de me poser la question bien longtemps.
« - Félicitation, professeur. »
Je me retournai pour voir l'Archevêque qui semblait tout droit sortir de son bureau, sans doute occuper à organiser les missions des chevaliers de l'ordre. Elle n'avait pas seulement l'allure d'une dirigeante... De nouveau, sa présence me fascina, que j'en oubliai presque de respirer. A chaque fois, c'était pareil, et je ne cessais de me demander d'où pouvait bien provenir cette sensation bien trop profonde pour la comprendre, que je ressentais lorsque nous étions dans la même pièce.
« - Vous avez remarquablement su mener les aigles à la victoire, c'était très impressionnant, me complimentait maintenant la femme.
- Rien aurait été possible sans eux, Madame, c'est eux qu'ils faut féliciter, je n'ai fais que les accompagner. »
Sa sainteté se mit doucement à rire sur ma réponse, qu'elle essaya de masquer d'un geste de la main. C'était étrange de voir une femme comme elle se comporter ainsi. Vraiment étrange... Loin de l'idée que l'on aurait pu se faire de la dirigeante d'une église et de toute une armée. Elle était douce, et paraissait si jeune...
« - Je vous en prie, appelez-moi par mon nom.
- Dame Rhéa... m'essayai-je.
- Voila qui est mieux. »
Il y avait quelque chose dans son regard, qui m'attirait inévitablement vers elle. Ou était-ce dans son comportement ? C'était dans les deux, et bien plus que ça, ce qui de toute évidence, ne plaisait guère au commandant en second.
« - Je ne vous ai pas fait venir uniquement dans le but de vous féliciter, s'exclama Rhéa. Cette jeune fille, ici, à quelque chose à vous demander. »
Les sourcils de Seteth se levèrent, surprit, avant que son regard ne se dirige vers sa sœur. J'en fis autant.
« - Je souhaiterai intégrer votre classe, demanda la jeune fille sans l'approbation de son ainé.
- Flayn ! Tu aurais du me demander avant de l'annoncer de cette façon !
- Mon frère, cesse donc de t'inquiéter ainsi. Et puis, comment pouvais-je te demander de rejoindre la classe de ce professeur indigne de confiance ?
- Ce ne sont pas des choses que tu étais censé répéter... »
L'homme était presque mal à l'aise. Quelle situation surprenante, c'en était totalement risible. Je découvrais une nouvelle facette du conseiller de l'ordre, une facette qui avait le don de surprendre.
« - Je m'inquiéterai toujours pour toi, Flayn. Tu es ma sœur. Et si tu souhaites tant que ça rejoindre la classe du professeur... »
Il pouvait s'adoucir, quand il le voulait... Peut-être devrais-je le juger moins sévèrement, à l'avenir. Enfin, dans un avenir plutôt lointain... La réaction de la directrice de l'académie ne fit que me confirmer qu'elle était déjà au courant, et qu'elle avait donné son accord.
« - Dés demain, Flayn rejoindra votre classe, professeure, j'espère que cela ne pose aucun problème, souriait la femme. »
Je secouai la tête, lui faisait comprendre que non. Même si, je me demandais si une tête de plus sur laquelle veiller, surtout celle-ci, n'allait pas me causer des problèmes. Des fils de ministres, des héritiers aux trônes, et maintenant la sœur aînée du conseiller Seteth. S'il lui arrivait quelque chose... Je devais me sortir cette idée de la tête, ce n'était même pas envisageable. J'allais veiller sur elle, comme sur les autres. Enfin, certainement un peu plus...
« - Vos élèves doivent vous attendre, vous devriez les rejoindre. »
Je saluai Rhéa, puis la fratrie à ses côtés, avant de quitter la pièce pour me rendre dans la salle de classe des aigles de Jais. Une élève de plus à mes côtés... Ce n'était pas la récompense que j'aurais pu imaginer...
Lorsque je passa la porte, mon corps s'arrêta pour faire face aux huit têtes brûlées qui me fixaient de leurs regards ébahis. Sacrés gamins... J'arrivais à la sentir, l'admiration dans leur regard, et cette joie débordante de leurs petites poitrines. Une joie qu'ils arrivaient à me faire partager. Nous avions gagné. Nous l'avions vraiment fait, ensembles. J'avais menés nombre bataille, que je ne comptais même plus. Mais cette victoire était la première dont je pouvais être fière.
« - Professeure ! s'écria le plus petit des hommes. On a gagné ! On a vraiment gagné ! »
Je le sentais bouillonner, ses lèvres tant étirées que son sourire prenait presque toute la place sur son visage.
« - Kyaah. Ne criez pas si fort ! »
Bernadetta était toujours très fidèle à elle même, cette éternelle froussarde. Mais pour une fois, je me permettais de ne rien dire.
« - Ce n'est certainement pas grâce à tout le monde, se plaignait maintenant la croqueuse d'homme. N'est-ce pas ? fit-elle en se tournant vers le mage aux cheveux couleur sapin.
- Ca recommence... souffla ce dernier.
- L'important, c'est d'avoir gagné ! intervint ensuite le rouquin.
- Facile à dire, ce n'est pas vous qui avez eu à combattre...
- Combattre ? le reprit Dorothéa. S'endormir sur le champs de bataille n'est pas tout à fait combattre.
- Nous avons cultiver l'ennemi, affirma la jeune insulaire.
- Je pense que vous voulez dire repousser l'ennemi, corrigea la chanteuse.
- Son Altesse a brillement remporté la victoire, réagissait le magicien sombre. »
J'observai chacun de mes élèves, tour à tour, s'exprimer. Ces derniers me firent un succin topos de la situation. Comme je l'avais prévu, Pétra et Hubert avait très rapidement prit le bastion central de la plaine de Gronder, et l'avantage stratégique qu'il représentait. Hubert avait ainsi pu prévenir notre ligne de défense de l'approche des ennemis, pendant que Pétra les retenais. Elle avait ainsi pu éliminer sans aucune difficulté Marianne, de la maison des Cerf d'Or. Ignatz non plus n'avait pas fait longtemps sur le champs de bataille, lorsqu'Hubert eu rejoint la chasseuse. Ashe et Ingrid, des Lions de Saphirs, avaient réussi à atteindre nos trois unités postées en défense. Après une dispute entre Dorothea et Linhardt qui s'était endormi, les deux se firent surprendre, et quittèrent la partie. Bernadetta avait alors brillée et éliminer les deux opposants de l'endroit où elle s'était perchée. Peu après, retentissait notre victoire. J'en déduisis que Claude et Dimitri avaient envoyé chacun leur troupe sur les deux maisons adverses, ce qui avait participer à notre victoire. Victoire calculée.
« - Nous avons gagné sous le commandement de notre professeure, s'exprimait enfin la dirigeante des aigles jusque là restée en retrait. Nous avons œuvrés tous ensembles vers la victoire.
- Vous avez vraiment dit ensemble ? répéta Ferdinand.
- Est-ce si surprenant que je puisse faire preuve de cet esprit d'équipe ? Répondit la déléguée gênée. Cela doit pourtant devenir une habitude. »
J'aimais ce que je voyais, j'aimais leur entente et leur cohésion. Leurs esprits vifs et brillants. Cette classe allait devenir la meilleure, et chacun d'entre eux occuperait bientôt, une importante place dans ce monde, et dans son avenir. J'en étais certaine.
Après un court moment, je quittai la salle de classe, et les laisser entre eux, savourer leur joie, raconter leurs exploits. Je préférai la compagnie sombre de la nuit, trop peu habituée à ce genre de petite fête plutôt bruyante. Je les avais félicité, et c'était tout ce qui comptait.
« - Professeure, m'interpella une voix bien familière, alors que je me dirigeai de façon hasardeuse dans les jardins labyrinthiques. »
Je me retournai pour apercevoir Edelgard, qui avait également abandonné les autres en me suivant jusqu'ici. La princesse héritière, elle aussi, avait plus d'une fois fait remarquer que la foule n'était guère ce qui la mettait le plus à l'aise, pour l'avoir plus d'une fois croisée seule, dans des endroits isolés.
« - Ne devriez-vous pas fêter la victoire avec vos camarades ? demandais-je à son attention.
- Vous méritez tout autant de fêter cette victoire, professeure.
- J'aurais pour tout vous dire bien célébrer ça, mais cela me semble difficile dans un monastère, fis-je en levant les épaules de façon fataliste.
- Il existe peut-être un endroit... réfléchissait la dirigeante de maison. »
Sa réflexion piqua ma curiosité. Comment un endroit comme je l'imaginais pouvait exister à Garreg Mach ? Ce monastère qui débordait de croyances et de prières, où l'ordre régnait par dessus tout. Non, c'était bien trop inespéré, je ne pouvais y croire, et pourtant...
Quelques minutes plus tard, Edelgard et moi même arrivèrent dans un coin reculé du monastère, derrière les dortoirs de l'aile ouest. Derrière une végétation plutôt épaisse se trouvaient des escaliers dérobés. Cet endroit était surprenant, pensais-je alors. Bien que personne ne m'avait encore fait faire la visite des lieux, je m'étais souvent baladée, mais cet endroit, je ne l'aurais sans doute jamais découvert par moi-même. Comment la future impératrice pouvait connaitre son existence ?
« - Êtes vous déjà descendue... là dessous ? demandais-je très incertaine de ce que j'allais trouver.
- Jamais. »
Etonnant. Car malgré toutes les précautions et le danger qu'il pouvait y avoir, ma curiosité m'aurait fait descendre ces marches à peine le passage découvert.
« - Je savais qu'il existait de nombreux passages souterrains sous le monastère, mais j'ai simplement découvert cet endroit en suivant quelqu'un un soir. D'après mes recherches, il s'agirait de l'Abysse. »
L'Abysse ? Un nom plutôt évocateur. Certainement pas un qui donnait envie de descendre. En tout cas, pas à tous ces enfants de noblesse élevés avec de l'or et du satin. Très bien, je prenais ce qu'il y avait à prendre !
« - Vous allez vraiment descendre ?
- Vous ne venez pas ? m'étonnai-je.
- Ce n'est surement pas le genre d'endroit où la future dirigeante de l'empire d'Adrestia devrait se rendre...
- De quoi avez-vous peur ? me moquai-je presque.
- Ne confondez pas la peur et la prudence, professeure.
- Depuis quand avez-vous décidé de vous comporter prudemment ? »
Résignée, la jeune femme fis un pas vers moi, et descendis une marche, suivit bientôt d'une deuxième. A ce rythme, il allait faire jour avant d'arriver en bas, mais je ne me voyais pas lui tendre le main pour attraper délicatement la sienne.
« - Vous savez, j'ai fais la paix avec mon passé, m'avoua l'aigle de jais. Mais, je ne suis pas à l'aise dans ce genre d'endroit envahit par les rats...
- Je vous protègerai. »
Je tendais finalement mon bras. Son regard s'agrandit, avant qu'elle ne se décide à y poser sa main pour descendre les escaliers bien mystérieux.
« - Je sais me protéger toute seule, affirma la jeune femme. »
Une fois en bas, et après une centaine de mètre seulement, de la lumière parvint à nos yeux, c'était presque difficilement supportable le temps de s'y adapter. Comme on pouvait s'y attendre, un très long tunnel nous faisait face, éclairés par des torches de bois. Le passage était donc fréquenté.
« - Est-ce vraiment ce genre d'endroit que vous me conseiller pour célébrer la victoire ?
- Je n'en sais seulement ce que j'ai pu en entendre, mais si ce qu'on dit est vrai... »
J'étais justement bien curieuse de savoir ce qu'on en disait, surtout que ce tunnel n'en finissait plus. J'entendais l'eau d'un canal souterrain qui passait sous nos pieds, et des bestioles courir par-ci par-là. On pouvait même les entendre couiner. La future impératrice, bien trop fière, prenait sur elle. Son expression restait inchangée. Et au bout du tunnel, le passage s'agrandit.
« - Oh oh oh oh ! résonnait maintenant dans cet énorme espace vide. Mais qui sont ces visages que nous n'avons jamais vu ? »
Une femme s'approcha très rapidement de nous, ses cheveux blonds et bouclés ne me faisait que m'interroger de sa présence dans un endroit pareil. Elle était accompagnée d'une autre fille d'à peu près mon âge, à la peau sombre, aux cheveux roses, inexpressive.
« - Tremblez d'admiration devant ma splendeur, moi, Constance von Nuvelle !
- Vous avez raison Coco, nous n'avons jamais vu ces personnes jusqu'à maintenant, elles viennent surement de la surface. »
La première chose qui me traversa l'esprit fut que ces deux pauvres âmes n'avaient pas revus la lumière du soleil depuis bien trop longtemps...
« - Nuvelle ? répéta la meneuse des Aigles. De la maison Nuvelle ?
- Connaissez-vous ces gens ? demandai-je à ma camarade.
- La maison Nuvelle était une grande maison noble appartenant à l'empire qui s'est effondrée pendant la Guerre de Dagda et Brigid.
- Vous semblez bien renseignée, nous fit la blonde. Mais que d'affreuses manières de ne pas vous présenter devant une grande Dame. »
Un éventail sorti de je ne savais où s'ouvrit devant son visage hautain. Un cas très particulier, pensais-je...
« - Edelgard von Hresvelg, se présenta alors la déléguée.
- ... Hresvelg... ? Vous êtes l'héritière de l'empire... s'étonnait Bouclette.
- C'est exact.
- Oh oh oh, recommençait l'étrange fille. Que peut bien venir faire ici la future souveraine de l'empire ?
- C'est bien ce que je me demande... soupirait maintenant Edelgard.
- Nous visitions les lieux, rien de plus, fis-je pour essayer de démêler cette situation qui avait trop durée.
- Oh, Pipelette a parlé, s'exclama la femme à la peau sombre. »
Ces deux personnages avaient vraiment l'air dérangées... Plus que les certains autres élèves, en tout cas. Au moins, cela changeait de la monotonie de mes soirées au monastère après mes cours.
« - Si vous souhaitez visiter ces lieux, votre Altesse, je pourrais vous faire l'honneur de vous montrer la bibliothèque, ainsi que la salle de classe de notre maison, n'est-ce pas formidable ?
- Votre maison ?
- Ce n'est pas officiellement une maison, mais le fondateur de ces lieux à créée la maison des les Loups de Cendres, pour les élèves exceptionnels que nous sommes. »
Une quatrième maison ? C'était original. Je me demandais à quoi pouvait bien en ressembler les élèves. Si ils étaient comme ces deux là, cela risquait fort d'être intéressant, on ne risquait pas de s'ennuyer.
« - Je pourrais aussi vous montrer la taverne, mais je doute que Son Altesse n'aime l'odeur de l'alcool et la fréquentation des lieux par la bassesse du peuple.
- Vous avez parlé de Taverne ? Relevai-je avec plus d'attention que celle dont j'aurais du faire part. Etait-ce là que vous souhaitiez m'emmenez, Edelgard ?
- Je n'en étais pas certaine... »
Voila qui était une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle même. Jamais je n'aurais pu me douter de l'existence de l'Abysse, d'une quatrième maison et encore moins d'une taverne. Oui, cette dernière me surprenait vraiment plus que le reste.
« - Si c'est à la taverne que vous souhaitez vous rendre, je me ferais grand joie de vous guider jusque là, oh oh oh ! »
Et c'est ainsi que cette jeune femme un peu cassée nous emmena au lieu de toutes les convoitises. J'entendis la future impératrice et elle parler en chemin. Après tout, elle appartenait à l'empire, auparavant. La maison Nuvelle semblait avoir beaucoup souffert des actions de l'empire. Elle était apparemment la seule survivante de sa famille, et semblait voir en Edelgard, un espoir de pouvoir rendre gloire à sa maison. Je m'étonnai de sa façon de lui parler, dénuée de toute rancune contre l'héritière alors qu'elle semblait répugnée par les actes de l'empereur. Elle arrivait à parfaitement faire la part des choses entre les décisions du roi et sa fille. Ou peut-être n'était-ce pas désintéressé. J'avais plutôt un bon instinct pour me faire une idée des gens, et Constance me paraissait seulement trop prétentieuse et un peu arrogante, je ne sentais aucune malveillance émaner d'elle. Quant à son amie dont j'ignorais encore le nom, et bien... j'ignorais également tout le reste, mais elle non plus, n'avait pas l'air d'une grande menace. S'il y avait bien une chose que je remarquai cependant, c'était la puissance magique qui se dégageait de ces deux filles...
Quelques instants plus tard, Edelgard et moi étions installer à une table dans ce nouveau lieu qui respirait pour moi la familiarité. L'endroit n'était pas très grand, et plutôt fréquenté. L'odeur désagréable de l'alcool imprégnant les tables de bois était omniprésent, et j'adorais ça. Cela ne faisait que quelques semaines, mais cela m'avait vraiment manqué. C'était une taverne, plutôt singulière, mais une véritable taverne. Je n'aurais pu espérer mieux de cet endroit. Les deux femmes nous avait enfin abandonné à l'entrée, j'entendais encore Bouclette et son rire marquant, prétendre qu'une Grande Dame ne devait pas être vue en de pareils lieux.
« - Etait-ce ce que vous imaginiez, professeure ?
- Plus ou moins. »
Je regardai autour de moi, des vieillards et des ivrognes, quelques désespérés, des rejetés de la société. Du verre brisé, le bruit des contenants d'aclcool qui cognaient contre le bois, les plaintes de tous ces gens sans avenirs. Oui, c'est ce que j'imaginais. Et cette deuxième choppe de bière plutôt mauvaise qui arriva enfin devant moi n'était pas de refus.
« - Vous ne devriez peut-être pas boire autant, me sermonnait déjà la déléguée alors que je finissais l'affreux liquide en quelques gorgées.
- Et vous, vous devriez peut-être vous décoincer un peu, fis-je en faisant signe au tavernier pour avoir une autre dose de cette bière de piètre qualité. Je suis une mercenaire, pas une nonne.
- Vous êtes avant tout mon professeur, me corrigea Edelgard d'un ton accusateur. »
Ce qu'elle pouvait-être ennuyante... Je soupirai, ce n'était pas mon problème si mademoiselle la future impératrice n'avait pas envie de boire. Je ne voyais pas l'intérêt de m'emmener dans un endroit pareil pour que je me retrouve seule avec ma choppe. Tous ces vieux déjà souls seraient sans doute de meilleure compagnie.
« - Une mercenaire ? entendis-je lorsque deux hommes s'approchèrent de nous comme si l'endroit leur appartenait. »
Le premier, jeune, à peu près mon âge, dont les cheveux étaient mauves, avait des airs efféminés trahis par la tonalité grave de sa voix. Son camarade, lui, avait l'air un peu plus âgée, et je ne risquais pas grand chose à affirmer que cette armoire à glace mesurait au moins deux mètres. On aurait dit une version masculine du duo de filles rencontré plus tôt. Leurs vêtements ressemblaient d'ailleurs aux uniformes portés par les deux autres louves. J'en déduisis plutôt rapidement qu'eux aussi, appartenait à cette étrange maison. Encore des gens louches...
« - On a pas l'habitude de voir pareilles donzelles dans notre humble demeure, hein, Yuri. »
Qui appelait-il donzelle ? Pour qui se prenait ce garçon qui n'avait aux premiers abord pas l'air d'avoir le QI supérieur à celui d'une huitre ?
« - Notre présence ici ne vous concerne en rien, fit ma future impératrice préférée d'un ton autoritaire alors que je sentais les effluves d'alcool se faire de plus en plus fortes.
- Si son Altesse veut bien descendre d'un ton, recommanda fortement le plus jeune des deux hommes. Je m'adressais pas à vous. »
Et bien, si on faisait un concours d'arrogance en ces lieux, je ne saurais départager les participants. Il était peut-être temps que tous ces individus respire de nouveau l'air frais de la surface.
« - Je suis une simple professeure, rétorquai-je au loup de sa première remarque.
- Vous l'êtes seulement quand ça vous arrange, marmonnait la souveraine découragée.
- Ne soyez pas si modeste, professeure. Mes gars m'ont déjà rapportés de la surface tout ce qu'il y avait à savoir de ce fameux professeur, tout fraichement arrivé...
- Et je ne suis guère intéressée par le fait de savoir ce qui peut se dire sur moi, là-haut ou en bas, répondis-je en trempant mes lèvres dans le nectar qui venait merveilleusement se glisser devant moi par le responsable de la taverne.
- Votre réputation vous précède pourtant, surtout chez nous, faisait l'homme un peu prétentieux. Quelle surprise d'entendre l'arrivée du Briseur de Lames accompagné du Démon Cendré. »
J'avalai difficilement la gorgée qui avait failli s'échapper par mes narines à cette appellation. Pendant un instant, mon esprit se tût. Je posai violement la choppe encore à moitié pleine qui éclaboussa la table avant de me lever soudainement. Etait-il seulement possible d'avoir la paix plus de cinq minutes dans ce fichu monastère ?
« - On y va, Edelgard, ordonnai-je presque à la future dirigeante de l'empire.
- Professeure ? m'interrogeait-elle maintenant, le regard ébahi.
- Alors ? m'impatientais-je avant de soupirer. Remonter avec moi ou rester ici, ça m'est égal, pestai-je avant de me retourner prête à quitter cet endroit.
- Dois-je vous rappeler avoir promis de me protéger ? me rappela à l'ordre l'aigle pour m'obliger à attendre.
- Et moi que son Altesse n'en avait pas besoin ? »
Seigneur, je ne mesurais plus aucune de mes paroles. Etait-ce l'alcool, qui me faisait réagir de la sorte ? Définitivement pas. Je sentais de nouveau la colère monter, le calme un concept éloigné, tout comme cette fois là. Je ne pouvais me permettre cette erreur...
...certainement pas une seconde fois.
