Bonjour !

Bon, j'ai updaté Ailes Impériales hier, mais vous avez été vachement nombreux à me commenter. J'avais du coup envie de vous répondre, car certains d'entres vous m'ont vraiment fait rire ! J'ai un peu d'avance, alors je me permet exceptionnellement de dévoiler le prochain chapitre ! (Ca fait que 24h que j'ai posté le dernier, quand même...xD)

Premier point que je tenais à préciser : Le surnom de Démon Cendré de Byleth ne vient pas de mon imagination, mais du jeu FE3H. On le découvre lors d'un soutien avec Hanneman, pour ceux que ça intéresse. On a pas plus de détails par rapport à ça, donc c'est là que mon imagination a fait le reste ! )

Deuxième point à éclaircir : Flayn ! Mais qu'avez vous contre cette pauvre « enfant » ? xDD Non mais elle apparait à peine, et je vois que vous êtres plusieurs à vouloir la gifler !

Troisième point : Apparemment vous vous accordez tous pour dire que Yuri à gagné le duel d'arrogance ! *passe le ruban du vainqueur*

Réponses aux review :

Mijoqui : Je voulais introduire l'Abyss, donc j'ai du trouver quelque chose ! :P Byleth aime boire une bière (ou trois en l'occurrence, enfin deux et demi vu qu'elle a pas fini la dernière) mais ca ne fait pas d'elle une pochtronne ! xD La petite « reflexion » d'Edelgard était dans ce but, j'avais envie de faire rire, point réussi apparemment ! :D (bon je t'ai répondu en PM donc je vais pas répéter ce que tu sais déjà ! :D)

MacHellia : Pourquoi as-tu du mal avec Flayn ? Bon tu n'es apparemment pas la seule donc... Moi je l'aime bien ! xD Je tenais à introduire les loups de cendre car j'ai vraiment aimé ce DLC ainsi que les personnages que je trouve vraiment très singuliers ! J'ai envie de les faire apparaitre encore, donc, fallait bien planter le décor !

Lucina : Tu verras, les personnages sont vraiment super interessants, et vraiment drôle ! Enfin t'as eu un aperçu ! Et bien, je ne m'étais pas posé la question pour le skiptime de 5 ans, mais je sais exactement comment je pourrais le mettre en place, mais c'est pas pour tout de suite, plutôt et surement pour la fin de mon récit ! (je dirais dans les 5 ou 10 derniers chapitres). Je ne dirais pas qu'elle est amatrice, mais elle apprécie de pouvoir boire une chope ! Pour Sothis... Etant donné que j'ai envie de plaisir à tout le monde, je réussirai aussi à la mettre en scène ) Sans rendre bizarre mon histoire ! Voila, sèche tes larmes ! Alors, je sais exactement le genre de scène que je veux pour mes moments « clefs » (c'est à dire ceux qui font VRAIMENT avancer l'histoire) mais pour le reste, je me met devant mon documents et ça vient tout seul sans vraiment réfléchir. Parfois j'ai des petites idées, des phrases un peu choque mais je les oublie souvent. C'est surement comme toi, les trois à la fois !

Zergath : Bah quand tu vois le bonhomme, tu imagines un peu la fille, ahah. Mais je pense que Jeralt a surtout une image de lui, j'arrive pas à l'imaginer réellement comme ça au fond. Bizarrement, je pense qu'il est plus « sage » que byleth, et dans tous les sens du terme ! Mais ça, c'est aussi pour plus tard ! J'espère que vous ne serez pas déçue avec l'histoire de Byleth, mais vous allez vite le savoir !

Angels-sama : Et bien, merci pour tous ces compliments, ahah ! Je ne me rappelai pas du chapitre en question, c'est vrai que j'avais bien aimé aussi, surtout pour la scène entre El et Byleth ! Mais ce n'est pas mon meilleur, je trouve, enfin je suis contente que tu apprécies du coup ! Hubert fera pas mal d'apparitions, et ne nous aidera pas à décider de si on l'aime bien ou non. Hubert fidèle à Hubert, quoi.

Little D. Tartine : Okay, j'ai relu au moins 3 fois ta review tellement elle m'a fait rire ! Je n'arrivais pas à la lire d'un coup ! *agite les chaussettes* Coucou ! (oui c'est important de sortir couvert /PAN/). Je suis super surprise que tu trouves ce chapitre « excellent ». J'ai pris plaisir à l'écrire c'est vrai, et je le trouve assez bon moi même, mais de là à lire un tel compliment, wahou, ca fait plaisir ! Je vais essayer de faire intervenir Petra alors ! (bon pas avant 5 chapitres car ils sont déjà écris... xD) parcontre il faut que j'aille étudier un peu plus le personnage ! Omg, ta remarque avec Flayn m'a tué xDDD c'était dit de façon si naturelle... Pourquoi tant de haine envers elle ? Attraction intense entre Byleth et Rhéa, ohoh... *les imagines déjà/PAN²/* ahem. Pas de ça ici, oh ! Ah je suis pas la seule a en avoir chié (pardon pour le langage) sur ce DLC. IL ETAIT DUR ! ARGH ! Mais il était juste jouissif. J'adore vraiment constance, mais genre VRAIMENT ! Yuri n'apaprait pas beaucoup pourtant, mais je suis contente qu'il ai fait son effet naturel de petit arrogant ! (surtout quand il remet El à sa place... pauvre future impératric *devra aller la consoler*). Merci pour ce pavé ! J'adore les pavés ! :D Plush plush !

Sur ce...

Bonnes révélations à tous...


Chapitre XVIII - Le Démon Cendré

Combien de fois avais-je vu la mort en face ? Combien de fois avais-je croisé son regard, alors que l'âme s'échappait de mes victimes, la lumières s'effaçant de leurs grands yeux ouverts qui ne voyaient pour la dernière fois que le visage du monstre qui leur avait prit la vie ? Eux aussi, étaient pour la plupart des monstres. Mais un monstre valait-il mieux qu'un autre ? Ma vie valait-elle plus que la leur, alors que la seule différence entre eux et moi, était seulement le chemin que j'avais choisi de suivre ? Où se trouvait la différence entre le bien et le mal, dans un monde qui avait été modelé par la guerre et par le sang ? Comment discerner les méchants des gentils, les amis des ennemis ? Je ne cessais de me répéter que si Jeralt n'avait pas été là pour me rappeler mon nom, alors peut-être que j'aurais fini par moi-même l'oublier. Par m'oublier...

« - Professeure ! »

Mes jambes s'arrêtèrent alors que ma poitrine se gonflait de façon irrégulière. Combien de centaines de mètres venais-je de parcourir en quelques minutes seulement ? Je n'en avais aucune idée, mais en levant les yeux au ciel, je pouvais de nouveau voir la lune briller sur cette toile sombre décorée de la lumière des étoiles. Je me retournai pour voir ma pauvre élève, essoufflée, qui m'avait couru après. Je ne pouvais même pas me rappeler du moment où elle m'avait suivi. J'étais une déception. Ma main sur mon visage, je sentais ma raison m'abandonner, l'incompréhension me posséder, et cette rage qui m'étouffait. Pourquoi étais-je née ainsi ?

« - Professeure... souffla la jeune fille en s'approchant de moi.

- Je...

- Ne vous excusez pas, me coupa-t-elle. Expliquez-moi... »

Mais il n'y avait rien à expliquer, rien que je ne comprenais moi-même, en tout cas. Et la seule chose que je pouvais lui offrir, était ce silence auquel je n'étais que bien trop habituée.

« - Vous ne me direz rien, comprenait-elle. »

En effet, je ne pouvais lui apporter les réponses qu'elle attendait. Surement qu'une part de moi refusait d'en parler, de lui parler. Qu'aurait-elle pensé ?

« - Je saurais faire avec, acceptait-elle. Pour le moment. »

Elle me surprenait, encore une fois. En fait, depuis ma rencontre avec elle, elle n'avait cessé de me surprendre, et de bien des façons. Et sa présence était en quelques sortes... Réconfortante.

« - Vous devriez rentrer, Edelgard. Il se fait tard, et Hubert va commencer à s'inquiéter, conseillai-je. Même s'il est surement là, quelque part à nous observer.

- Je lui ai ordonné de ne pas me suivre ce soir.

- Ordonner ? répétai-je.

- Lui demander simplement n'aurait pas été suffisant. »

Sa remarque me fit doucement rire, et c'était très agréable. Elle avait tellement raison. J'imaginais très aisément Hubert désapprouver cette « demande » et la suivre malgré tout jusqu'à tomber sur moi. Mais si c'était un ordre, je savais le serviteur trop engagé dans son rôle pour aller contre la future impératrice. Alors, cette fois, nous étions bel-et-bien seules.

« - Je connais l'endroit où nous devrions aller, affirma l'héritière.

- Puis-je me permettre de vous rappeler ce qu'il s'est passé la dernière fois que vous m'avez fait pareille proposition, votre Altesse ?

- Je vous pensais plus téméraire, professeure. »

Je devais bien me résoudre à la suivre, alors, et d'une certaine façon, j'avais l'impression qu'elle ne m'en laissait pas vraiment le choix.

Si j'avais du parier sur un endroit du monastère où Edelgard et moi aurions pu nous croiser, je n'aurais hésité qu'entre deux. Et ce soir, ce n'était pas sur le terrain d'entrainement que nous allions nous rendre, pas d'après le chemin emprunté. Cela ne me laissait guère le doute, surtout lorsqu'après avoir passé la cathédrale et longé la courtine, nous nous retrouvâmes à traverser cet immense pont... La tour de la Déesse, toujours si vide et silencieuse, où j'aimais me retrouver... Cela faisait un moment que je n'étais pas monté ici, pour observer le paysage qu'offrait la nuit dévorant les plaines de Fódlan. Ce spectacle unique était vraiment exceptionnel. Et je n'étais pas la seule à le penser, pas à en voir le sourire gravé sur les lèvres de l'héritière de l'empire, dont les yeux, rivés sur l'immensité face à elle, reflétaient la lumière de la lune. Je n'aurais su dire si c'était leur reflet, ou les étoiles elles-mêmes que je voyais dans son regard scintillant ce soir.

« - Je vous remercie de ne pas vous être offusquée, ce soir.

- Je commence à m'habituer, riait presque la souveraine. »

Son attitude autoritaire semblait bien loin, alors que je découvrais, peu à peu, la jeune femme qui se cachait derrière son titre de future dirigeante d'Adrestia.

« - Me parlerez-vous de Lysithea ? demandai-je soudainement.

- Trouvez-vous que ce soit le bon moment ?

- Absolument.

- Me parlerez-vous de Rhéa ?

- Ou bien de Dimitri ? »

Elle soupira. Ce petit jeux du chat et de la souris pouvait être interminable alors qu'on ne faisait que répondre à des questions par d'autres questions.

« - Dimitri est mon demi-frère, lâcha-t-elle comme un cheveux sur la soupe. Lorsque j'avais neuf ans, ma mère et moi avons été obligée de quitter l'empire pour nous rendre au Royaume, où elle épousa le Roi Lambert Egitte Blaiddyd, le père de Dimitri. »

Sa réponse, aussi simple qu'elle soit, venait apporter du sens à toutes les réflexions que je m'étais faite, pendant et après le tournoi. Même si les raisons de tout cela m'échappaient encore, je fus bien obligée d'admettre que j'avais eu ce besoin de satisfaire ma curiosité.

« - Nous étions très proches, enfant, jusqu'à ce que je reparte à Enbarr avec mon oncle, trois ans plus tard. J'ignorais que Dimitri serait également à l'académie des officiers, même si ce n'est que peu surprenant. »

Pas surprenant du tout, en fait. Garreg Mach formait l'élite, il était évident que le prince de Faerghus ferait ses armes ici. Même moi, j'aurais su le deviner.

« - Et vous, professeure, me donnerez-vous des explications ?

- Vous m'aviez pourtant dit faire avec mon silence, lui rappelai-je.

- J'avais dit pour le moment. »

Je soupirai. Lui devais-je quoique ce soit ? Avait-elle vraiment besoin d'en savoir plus à mon sujet ? Non, certainement pas. Et pourtant, une part de moi avait envie de lui parler, lui expliquer. Et peut-être d'une certaine façon, d'alléger cette conscience qui me pesait.

« - Allons, professeure, où sont passer vos manières de nobles ?

- Vous saviez ?

- Ce n'est certainement pas grâce à votre attitude où aux manières rudimentaires de votre père.

- Et que savez-vous, exactement ?

- Seulement ce que vous souhaiterez me dire. »

Etait-ce un hasard, que la future impératrice m'offre l'opportunité de lui servir les informations qu'elle cherchait ? Ne savait-elle déjà pas, d'ailleurs ? Sa position aurait pu lui permettre de connaitre toute mon histoire en claquant des doigts seulement, alors, qu'attendait-elle exactement de ma part ? Des confidences ? Ou des aveux ?

« - Vous savez déjà que la maison Astrea était forte de noblesse. Du moins, c'était il y a longtemps. Ma famille n'a jamais voulu revendiquer d'appartenance à un quelconque territoire, préférant offrir ses services à qui saurait en avoir la nécessité. »

La maison Astrea se situait en effet au Nord Ouest de Fódlan, entre l'empire et le royaume, sur un territoire qui lui appartenait et resté pendant de nombreuses décennies neutre. Cette famille n'était pas seulement connue pour sa noblesse, mais bien pour héritiers qui génération après génération, en prenaient la tête. Ces enfants connus pour leurs capacités extraordinaire, physiques et mentales, pour la façon dont ils devaient prendre le pouvoir. Mais aussi leur folie.

« - A chaque génération, le nouveau représentant de la maison Astrea est choisi lors d'un tournoi. Ou plutôt devrais-je dire... Une bataille. Bataille pendant laquelle doivent s'entre-tuer tous les héritiers du dirigeant actuel. Le territoire Astrea se change alors en un champs de guerre sanglant pour une durée de trois jours et trois nuits, lorsque la lune est pleine. De cette façon, seul le meilleur d'entre tous engendre, à son tour, des héritiers. C'est ainsi que la maison Astrea vente ses mérites, par le patrimoine génétique exceptionnel qui nous est ainsi transmit. »

Ce n'était pas un mythe, encore moins une légende. Ce n'était que de la science, de l'évolution, de l'adaptation. De la survie. De la même façon que l'on choisit deux fleurs pour les reproduire ensembles et avoir la couleur que l'on souhaite, les héritiers de la maisons Astrea étaient « choisis » de façon à ne garder que les meilleurs...

« - Je suis navrée de l'apprendre, avoua l'Adrestienne pendant mon silence. Alors votre père...

- Mon père s'est enfuit, la coupai-je. Le jour de la pleine lune, lui et ses cinq frères et sœurs durent se soumettre à cette terrible tradition. Mon père ne pouvait accepter de tuer sa propre famille, alors il a simplement prit la fuite Son frère aîné à assassiner ses deux plus jeunes frère sous es yeux et ses deux sœurs. Et comme si le départ de mon père et le non respect de nos traditions avait jeté une malédiction sur cette famille, cet héritier est mort, quelques mois plus tard, emporté par une maladie rare. »

Ainsi, il ne restait aucun héritier à la maison Astrea, sauf peut-être Jeralt, qui ne donna plus jamais aucun signe de vie à la personne qui avait elle-même du exécuter sa fratrie, seize ans auparavant. Et évidemment, cela ne laissa gère l'empire et le royaume indifférents.

« - Savez-vous ce qu'il advient d'un Roi humilié, dépossédé, maudit, dont la femme ne peut plus produire d'héritier ? Il a mit le feu au domaine avant de se trancher la gorge devant le corps sans vie de son épouse. »

Nous étions des monstres, produit par des monstres. A cela se résumait la noblesse de la maison Astrea. Et j'avais beau ne jamais avoir connu ces personnes, ce passé semblait faire partie de mon présent, me rattrapait.

« - Aujourd'hui, certains nobles souhaiteraient voir la maison Astrea renaitre, soupirai-je.

- Vous seule devez décider de la voix que vous devez suivre.

- Comme vous avez choisi de le faire ?

- C'est exact. Je me suis jurée de devenir la future impératrice de l'empire, et de réformer les règles de ce monde.

- Vous n'avez pas le sens du minimalisme, lui fis-je remarquer.

- En effet, professeure.

- Vous n'êtes pas sans savoir que mon père à gagné le titre de Briseur de Lame durant ses années en tant que capitaine des chevaliers de l'Ordre, mais pour moi...

- Le démon cendré ?

- J'ai commis nombre d'atrocité.

- Qui peut aujourd'hui se venter du contraire ? Pensez vous que mes mains sont vierges du sang de mes ennemis ?

- Les autres mercenaires ont commencés à me nommer ainsi à la façon dont j'ôtais la vie de mes victimes sans hésitation, en leur faisant face, le regard dépourvu de toute humanité... »

Là était née ce surnom, celui que je portais, de plus en plus lourdement sur mes épaules de mercenaire, et qui s'était fait d'autant plus imposant depuis que j'étais professeure ici. Un démon engendrés par d'autres démons. C'était à cela, que se résumait mon existence.

« - Je pense vous avoir plus ou moins résumé mon histoire, fis-je en me tournant vers la souveraine. Mais ça, vous le saviez déjà... »

L'héritière de l'empire sourit. Ma résolution à lui livrer ce passé qui me glaçait avait été influencée par cette certitude qu'elle soit déjà au courant. Et aussi par ce sentiment de confiance que j'éprouvais à son égard. Même si pour ce dernier fait, je ne pouvais lui avouer, ni me l'avouer.

« - Je n'en connaissais pas tous les détails. »

Non, bien sûr que non, et elle ne les connaissait toujours pas tous, mais je me gardais bien de lui confier. J'espérais seulement qu'elle n'ait jamais à être confronté à la pire chose qui arrivait aux enfants Astrea : la perte de notre semblant de raison. Car toute cette puissance nous conduisait irrémédiablement à la folie. J'en avais plusieurs fois fais les frais, pour m'être réveillée au milieux de sanglants carnages dont je n'avais jamais gardés que quelques souvenirs assez flous.

Nous n'étions qu'une poignée à connaitre cette affreuse histoire qui ne s'était heureusement pas rependue comme une traînée de poudre, mais je constatais que certains privilégiés avec le bras long réussissaient aisément à obtenir certaines informations. Un jour, je devrais faire face à ce destin, et prendre une décision, quelle qu'elle soit. Ce patrimoine génétique exceptionnel, comme ils aimaient le dire, était un fardeau.

Moi seule devait le porter.