Yop !
Comme vous avez encore été nombreux à me laisser des commentaires, je poste la suite ! :3
J'ai quelques chapitres en réserve, encore, donc ça ira ! (même si il faut vraiment que je relise/retravaille les 2 derniers xD).
J'espère que vous aller aimer ! Il est un peu plus court que les autres, mais bon, si vous êtes toujours aussi nombreux la suite ne tardera pas à arriver ! )
Angels-Sama : Ca me fait super plaisir de voir que t'as l'impression qu'on est sur la 5ème route du jeux ! Une route sans tous les mooooorts ! Enfin, c'est pas tout à fait pareil, mais bon, c'est un slice of life FE quoi xD Je ne peux plus me permettre de chapitre trop longs, ca finit par me gâcher l'envie d'écrire car du coup je passe des fois les 3/4 du chapitre à juste combler les vides ! x) Enfin voila, merci pour tes commentaires !
AngelM719 : Vous vous êtes donner le mot pour les pseudo ? xDD Ah, quelqu'un qui aime le ship El x Byleth ! Ca change, ahah ! J'avoue que je n'écris quasiment plus qu'exclusivement à la première personne, alors qu'avant, je détestais ça. Mais ça dépend aussi du type de récit, et pour le coup, on part avec une coquille bien creuse (Byleth) dénuée de sentiments ou même de caractère, là était l'enjeux. Je suis contente de savoir que ma Byleth plait, en tout cas, et que son évolution se ressent ! Au plaisir de relire un de tes review !
Mijoqui : ENFIN ! Ahah, oui, elle évolue pas tant que ça, en vrai ! x') Pour Hubert, on en a déjà discuté (encore ahah) donc je vais pas me répéter. J'aime bien ta comparaison avec les Hunger Games, c'est vrai que ca fait un peu pareil quand on y pense xDDD Mais j'avais envie d'un petit truc un peu horrible xDD M'enfin vouaalaaa
Lucina : Je t'en prie ! D'ailleurs, elle a enfin fait son apparition au moment où je te parle dans mes derniers chapitres ) Bizarrement, je n'ai eu aucun mal à imaginer ce passé pour elle, au contraire, c'est presque venu tout seul. J'étais partie sur un truc de mercenaire au début, qui feraient payer leurs services, puis je devais justifier que Byleth déteste son passé, donc j'ai cherché un truc un peu (juste un peu) plus tragique et je sais pas comment m'est venu cette idée ! En dormant je crois, comme souvent ! Ah, l'histoire de son enfance ! Ca pourrait faire une bonne idée de chapitre ça ! )
Little D. Tartine : Hey ! *lève le bras* Tu n'as toujorus pas dit pourquoi tu voulais gifler Flayn ! D : Je met Petra un peu plus en avant à chaque fois maintenant, voila ton influence sur moi ! En fait en vrai j'essaie de donner un peu a tout le monde de leurs persos préférés ! xD Et quand je les aime bien aussi, ça passe crème ! Le DLC était une torture, c'est clair ! Constance et Hapi m'ont OS mes persos lors de la premirèe bataille, j'étais choquée ! Je suis contente pour Byleth, j'essaie de faire que son pauvre esprit torturé se dénoue (ou pas) peu à peu. Enfin j'essaie surtout de rendre la lecture simple malgré la complexité de ses pensées ! Je pense souvent à ça, Byleth sans Jeralt... Elle serait surement devenu un monstre, elle aussi. Enfin, c'est ma vision de ma Byleth en tout cas ! En vrai ? Tu aimes ce ship maintenant ? Si c'est le cas, je suis trop fière de moi, ahah ! Enfin je dis ca mais quand arrivera la romance, peut etre que tu vas détester ! Je me sers du passé des personnages ici, je ne suis pas là pour réécrire les routes du jeux. Et puis en plus ça me donne du contenu. Dimitri et Edelgard ont pour moi une histoire intéressante qu'il est dommage de juste laisser de côté. Familles et passé obscurs, oui, et le pire c'est que même quand tu fais le jeu dans tous les sens, ça reste flou ! x) Ahah, bon écriture à toi :p et au plaisir de lire ton prochain pavé !
Ca va, le passé de Byleth ne vous a pas donné envie de fuir ma fiction ! J'avoue que j'appréhendais un peu les réactions ! Ma foi, voila !
Bonne lecture !
Chapitre XIX - Demande Particulière
Aujourd'hui avait lieux un grand récital à la cathédrale du monastère. Un événement auquel, la plupart des élèves, professeurs et chevaliers assistaient. Le monde influait dans la grande pièce, petit à petit, on peinait à y circuler. Ma curiosité m'avait poussé à venir ici, ainsi que l'invitation de l'Archevêque en personne, qui me regardait déjà, toute souriante, du fin fond de la cathédrale. Je gardai mes distances, me dissimulant dans la foule malgré-moi, mais pour mon plus grand avantage. Ainsi, personne ne remarquerait mon absence, surtout quand je décidai en avoir assez vu et entendu. C'était bruyant, pas désagréable, mais lourd pour mes pauvres oreilles qui aimaient le silence. Et puis, ce n'était pas comme si je m'intéressai d'une quelconque façon à l'Ordre de Seiros. J'en avais lu les préceptes, mais ne pratiquais pas. Toute forme de religion était pour moi, un concept plutôt flou. Je trouvais cela même surprenant qu'autant de personnes, toutes convaincues, se retrouvent ici. Le pouvoir de l'église n'était pas à prouver, avec à sa tête, Rhéa, et ses allures de reine. La femme était vraiment forte de pouvoir, cheffe de l'église, cheffe de l'armée. Une très impressionnante personne, je devais bien l'avouer.
Le calme extérieur apaisa tout de suite mon esprit, alors que les jardins du monastère semblaient maintenant déserts. C'était l'occasion parfaite pour moi, de me rendre dans les endroits que j'affectionnais particulièrement, sans le moindre risque d'être dérangée. C'était du moins ce que je pensais, en me rendant à la tour de la Déesse.
« - Edelgard ? »
J'arrivais en haut des escaliers qui menait au plus haut niveau de la tour. J'y trouvai la dirigeante de la maison des aigles. Ce n'étais pas une surprise, mais je n'aurais tout de même pas pensé la recroiser ici si tôt.
« - Ne deviez-vous pas vous rendre à la cathédrale, professeure ? fit-elle, peu surprise également.
- J'en reviens, expliquai-je.
- Le récital vient à peine de commencer.
- J'ai répondu à l'invitation, je n'ai jamais promis d'y assister jusqu'au bout. »
Ma réponse fit sourire la souveraine. Elle avait l'air de plutôt bien connaitre ma patience légendaire. Je devais faire attention à ce que je lui montrais, je m'exposais beaucoup trop en sa présence.
« - Et vous, pourquoi n'êtes vous pas là bas ? demandai-je sans hésitation.
- Allons, professeure, vous posez vraiment la question ? »
J'avais bien cru comprendre qu'Edelgard n'était pas vraiment portée sur la religion. Pas une seule fois, je ne l'avais croisé là bas, à prier ou lors d'un récital hebdomadaire. Pas une seule fois, non plus, je ne l'avais entendue parler de la Déesse.
« - Vous savez, je ne renie pas l'existence de la déesse, bien au contraire. Mais je refuse de vivre sous une quelconque influence religieuse. Le peuple ne devrait pas suivre aveuglément ce genre de pouvoir...
- Que devrait suivre le peuple, alors, si on leur enlève la seule chose en laquelle il croit ?
- Là se trouve justement le problème, professeure. La plupart des gens préfèrent suivre aveuglement l'Ordre de Seiros, car ils n'ont rien d'autre à quoi se rattacher. C'est particulièrement le cas des roturiers. Les familles les plus pauvres savent qu'elles n'ont aucune chance dans un monde dirigé par la noblesse, alors, elles préfèrent se rattacher à la seule chose qui leur est permis d'avoir : la foi. »
Ses paroles avaient du sens, je ne pouvais pas le nier. Mais ainsi était fait le système. Ce monde était bel et bien dirigé par deux pouvoirs celui de la noblesse, et celui de l'église. Je n'imaginais même pas le conflit qu'engendrerait la réforme d'un tel mode de fonctionnement. Ou plutôt si, je l'imaginais parfaitement.
« - Vous qui êtes restée vierge de toute influence de l'église, mieux que quiconque, devrait me comprendre. »
Mais je ne pouvais pas lui dire. Je ne pouvais pas l'inciter à se lancer dans pareil objectif. Pas si il causerait potentiellement sa mort.
« - Quand je serai impératrice, je commencerai par réformer ce système de classe et de pouvoir. Pour moi, le pouvoir ne devrait s'obtenir que par le travail et par l'acharnement, pas par un quelconque droit de naissance. »
Comme je m'y étais attendue, elle n'avait pas besoin de mon approbation... C'était étrange d'entendre ce genre de discours, de la part de quelqu'un née justement dans une famille de pouvoir. La fille de l'empereur. Quel poste pouvait être plus important que celui-ci, au sein de l'empire ? Je savais très bien que si l'héritière souhaitait autant suivre sa voix, ce n'était pas pour une quelconque soif de dominer le monde, bien au contraire. Son passé l'avait brisé, puis rendu tellement forte, qu'elle avait décidé que personne ne devrait plus jamais revivre ça. Elle était juste, tellement juste... Et c'était ce qui causerait sa perte.
« - Vous avez conscience que vous ne ferez que déclencher une guerre, en faisant cela.
- J'ose espérer qu'il existe d'autres solutions, le sang n'a déjà que trop coulé.
- Le peuple à pourtant l'air de vivre en paix, sous le système actuel.
- Pouvez-vous vraiment appeler cela vivre ? Vous-même ne connaissez que trop bien l'horreur engendrée par le système de classe. »
Comment pouvais-je la contredire ? Je n'en avais absolument pas la force. Ses idées étaient de toute manière bien trop ancrée dans sa tête pour que je puisse les changer.
« - Je ne voudrais pas vous contrariée, soupirai-je. Et puis, vous êtes bien trop entêtée pour que je vous dise quoique ce soit...
- Est-ce là une façon de parler à la future impératrice d'Adrestia ? souriait-elle.
- C'est une façon très appropriée de parler à mon élève.
- Vous savez, professeure, quand je prendrai la tête de l'empire, vous pourriez venir avec moi, suggéra la souveraine.
- Pour devenir l'un de vos serviteur ? Sans façon.
- J'imaginais bien une réponse de ce genre là. Peut-être changerez vous un jour d'avis. »
Ce jour n'était vraiment pas prêt d'arriver. Je n'étais née pour servir personne, et elle mieux que quiconque devait le savoir. Mais elle le savait déjà, sinon elle n'aurait jamais posé la question. Et sur cette dernière remarque, Edelgard quitta la tour.
Je fus surprise, quand le lendemain, je fus demandée par sa future Altesse Impériale. C'était bien la première fois que j'étais demandée de la sorte, de façon si... si solennelle. Elle avait mit les formes, et envoyé Hubert me chercher. Ce cher Hubert, qui s'était montré aussi agréable qu'à l'accoutumé, mais bien plus contrarié, même s'il ne m'en dit rien. En fait, à part me demander de me rendre sur le terrain d'entrainement où se trouvait la souveraine, il ne dit pas grand chose... Ni remarque, ni menace. C'était plutôt agréable, en fait, ce silence. J'imaginais l'ordre qu'il avait du recevoir, pour se montrer de la sorte. Le parfait serviteur, hein ?
« - Votre Altesse, salua le mage noir la main sur sa poitrine, la tête baissée. Comme demandée, j'ai fais venir notre professeure.
- Merci, Hubert, fit la jeune femme essoufflée. Vous pouvez nous laisser. »
L'homme s'exécuta de manière très formelle. Je l'avais plus d'une fois vu obéir aux ordres, mais là, il y avait quelque chose de différent, j'arrivais à le sentir. Il se passait quelque chose, c'était évident, je connaissais maintenant les deux assez pour le voir.
« - Et bien, son Altesse ne peut-elle déjà plus se passer de moi pour me faire venir ainsi ? me moquai-je alors. »
Je vis la jeune fille poser sa hache, elle ne m'avait donc pas faite appeler pour ses petits exercices quotidiens. Et son air sérieux ne présageait rien de bon.
« - Je dois retourner à Enbarr, et je souhaiterai que vous m'accompagniez. »
Une demande succincte et précise, si on pouvait appeler ça une demande. La femme face à moi n'avait rien de celle avec qui j'avais pu discuter la veille. Non, j'avais bel-et-bien la future impératrice en face de moi.
« - Vous souhaiteriez, ou est-ce un ordre ? osai-je.
- Est-ce nécessaire que ça le devienne ?
- Si tel était le cas, je vous rappellerai ne pas être un de vos sujets. »
Je croisai les bras, prit une expression plus sévère. Je n'aimais guère cette considération, et encore moins recevoir d'ordre d'une gamine qui n'était pas encore souveraine. Et puis, même si elle l'avait été, je n'avais à lui obéir de la sorte. Elle pouvait se montrer si autoritaire...
« - Je vous le demande comme une faveur.
- La future impératrice me demande une faveur ? Pourquoi ne pas demander à des chevaliers de vous accompagner ?
- Avez-vous si peu envie de vous retrouver seule avec moi, professeure ? »
Son visage se détendit enfin, je dus en faire de même. Pourquoi les relations entre Edelgard et moi se retrouvaient si facilement tendues ? C'était presque fatiguant. Je soupirai.
« - Puis-je connaitre la raison de ce voyage pour la capitale ?
- Je ne peux encore rien vous dire, mais je dois m'y rendre rapidement et discrètement. Et j'ai beaucoup plus confiance en vous qu'en les chevaliers de l'Ordre, sans vouloir les offenser.
- Soyez sûre qu'ils le seraient.
- Acceptez-vous ?
- Ai-je le choix ?
- Vous l'avez. »
Je me demandais bien ce qui poussait l'Adrestienne à me demander, à moi, de l'accompagner à la capitale de l'empire. Seulement nous deux, aucun garde, et encore moins d'Hubert. Enfin, j'avais toujours un doute sur ce point puisque le garçon arrivait très facilement à s'oublier dans l'ombre de la future impératrice. Je n'avais qu'à dire non, après tout ? Même si ma curiosité me poussait à lui dire oui. Je devais refuser, il n'y avait aucune raison à accepter pareille mission.
« - C'est d'accord. »
Maudite curiosité. Je me désespérais.
« - Je me suis engagée à veiller sur vous et les autres élèves, c'est mon rôle en tant que professeure, soufflai-je de façon ennuyée.
- Vous êtes toujours aussi rude... soupira la jeune femme. »
Je ne comprenais toujours pas le sens de ces propos que j'entendais pour la seconde fois de sa part. Rude ? Très certainement.
Je me devais de l'être.
