Oh oh oh !
Je vous ai bien eu avec mon dernier chapitre ! *pas peu fière*
Vous avez été nombreux, encore (merciiiii) ! Et comme vous êtes tous sages (sauf toi, Tartine) *tapote la tête à Mijoqui* j'ai décidé de poster la suite ! Ca et aussi le fait que je sois très impatiente ! :D
AngelM719 : Muahaha, comme tout le monde ! héhé xD J'ai de la peine pour Byleth aussi bizarrement ! Et je pense qu'elle a de la peine pour elle-même aussi. Enfin, elle doit s'en vouloir ! Oui,Byleth l'appelait ainsi pour la première fois ! Révélant la force de ce moment ! Oh, la haine c'est pas gentils dis donc ! Et oui, la remarque d'Edelgard n'est pas là pour rien... !
Tartinette : Merci pour cette réponse pour Flayn, tu as raison, je joue aussi en VO et elle est un peu mielleuse. Mais je la trouve chou et attachante ! *a refait une NG+ exprès car elle a découvert qu'elle pouvait l'épargner*. Ton review me plie, encore une fois ! Et non, tu n'as pas été la seule à te faire avoir ! (en fait, tout le monde y a cru ! Oh oh oh !) Je t'imagine bien lire la petite scène devant le feu le nez sur l'écran ! ) Et oui, les deux se confient de plus en plus. J'avais envie d'aborder ce thème, encore, qui après tout l'histoire d'Edelgard. Et on ne parle que trop peu de l'implication des parents de ses camarades ! *le ré abordera par la suite* Je ne suis pas peu fière de ma fin ! :D
Angels-sama : Un petit moment posé entre El et Byleth, ça fait toujours plaisir ! Le calme avant la tempête quoi ! Pauvre El, je n'y suis pas allée de main morte ! xD Je suis vraiment contente d'avoir réussi la surprise !
Mijoqui : Ouvre lui ton coeeeeeuuuur ! Accepte là ! Et elle t'acceptera ! *commence sa doctrine* Pour le rat, à la base, je voulais vraiment pas qu'elle lui dise, mais c'etait vraiment trop tentant, et naturel... xD Aaaaaaah, Byleth a le coeur froid... Dur de s'attacher hein ! Mais je commence le voir fondre un peu par là... Et non, pour la fin, aucune inspiration du jeu ! Qu'est ce qui t'y fais penser ? Après tout, Byleth n'a pas pleuré ! )
Zergath : Dis tu cela car tu as lu plusieurs chapitres d'un coup ou bien parce que cet « événement » était plutôt inattendu ? xD
MacHellia : Tu n'es pas la seule, ne t'en fais pas ! x) Je suis cruelle oui ! Et une revanche à prendre sur qui, moi ? Elle aura un peu de mal xP J'avais envie d'un petit rappel sur le fait qu'Edelgard est humaine, et à ce stade du jeux, enfin de l'histoire, loin d'être inébranlable. Et puis j'avais aussi envie que Byleth se prenne une grosse claque parce que fiou, elle est dur à briser la coquille ! Merci pour ton commentaire ! :D A bientôt !
Lucina : La pauvre petite future impératrice, c'est vrai que je n'ai pas été tendre ! :o Oui, tu imagines bien, en même temps je peux pas faire mourir mon protagoniste ! Ou alors elle deviendrait fantôme... Intéressant *note*. Et si, cela apparaît ! ) C'est un détail que j'avais beaucoup apprécié ! J'aime beaucoup ton hypothèse, mais ne pourrait y répondre, tu trouveras toi-même la suite un peu plus bas ! Sothis apparaîtra bientôt, je crois dans 2 chapitres ! Et elle réapparaît encore par la suite ! C'était une très bonne idée de penser à elle ! xD
Sur ce, merci à tous, et bonne lecture !
Chapitre XXI - Souillé par le Sang
Au rythme du galop des chevaux poussé au maximum, il ne me fallait que trois heures, peut-être quatre, pour rentrer à Garreg Mach. C'était bien trois de trop. Si les pauvres bêtes survivaient à cet effort que je leur demandais. Le vent fouettait ma peau douloureusement alors que je serrais le corps de la future impératrice fort dans mes bras. Je le sentais se refroidir, peu à peu, alors que j'avais fait tout ce que j'avais pu pour arrêter l'hémorragie. Elle avait perdu tellement de sang. Je n'étais même pas certaine que son cœur batte encore. Il le fallait. J'avais utiliser sa cape pour faire pression sur sa poitrine, ne cessant de me demander si ce rouge, si vif, était la couleur naturel du tissu. J'avais utilisé la mienne pour serrer le tout au maximum, enveloppé dans ce linceul. Je donnai un coup sur les rennes pour que la monture accélère. Juste un peu plus. Chaque minute que j'aurais pu gagner me semblait aussi vitale que ma prochaine bouffée d'oxygène. La deuxième bête avait du mal à suivre, alors que ses rennes étaient attachés à mes poignets par une longue corde. Pourquoi avais-je prit la peine d'emmener le deuxième ? Me demandai-je. Je l'avais fais pour elle... Evidemment. Edelgard n'aurait pas aimer que j'abandonne l'animal. Même lui, semblait inquiet pour elle, alors que ses yeux noirs ne cessaient de la regarder. C'était l'impression que j'avais...
« - On y est presque... me répétai-je dans cesse. »
J'arrivai à voir le monastère. Si petit dans l'horizon. Mais peu à peu, il se rapprochait. Peut-être n'était-il pas trop tard, après tout ? J'arrivai rapidement devant les grilles sud qui s'ouvrirent sur ma venue, avant d'arriver sur la place du marché comme une tornade. Les marchands se précipitèrent autour de moi, la curiosité dans leurs regards inutiles. Ils ne faisaient que me gêner. Je vis très rapidement une de mes élèves, accompagnée, courir dans notre direction. Dieu merci... Une personne compétente. Je me précipitai au sol, descendis délicatement le corps de l'héritière de l'empire dont je n'arrivais plus à voir la poitrine se soulever depuis maintenant trop longtemps.
« - Dorothea... suppliai-je presque du regard lorsque la chanteuse écarquilla les yeux sous cette vision d'horreur. »
Je me sentais tellement impuissante. Tellement inutile. Si au moins je connaissais quelque chose à la magie, alors j'aurais peut-être pu faire quelque chose. Je priai pour qu'il ne soit pas trop tard.
« - Ingrid, ordonnait-elle presque à sa camarade. Allez prévenir Manuela ! »
La blonde s'exécuta après une seconde, surement sous le choc. Dorothea examina très rapidement le corps de sa camarade, inerte. Elle mis ses doigts sur son cou, posa l'oreille contre sa poitrine. Cet instant semblait durer des heures, d'interminables heures qui ne voulaient plus finir, quand enfin, elle se releva.
« - Son pouls est faible, chuchota-t-elle. »
Faible ? Mais existant. C'était tout ce dont j'avais besoin de savoir. Pour le moment, cela me suffisait, c'était presque un miracle.
Je pris le corps de la souveraine dans mes bras et me relevai. Elle était si légère... débarrassée de plusieurs litres de sang. Seigneur, je n'arrivai pas à réaliser. Je me précipitai et traversai le hall en courant presque, manquant de trébucher à plusieurs reprises en montant les nombreuses et maudites marches de ce foutu monastère. Je passai les jardins, arrivai dans la grande salle de réception dont je pris rapidement le chemin de l'étage. L'infirmerie... Manuela devait certainement nous attendre. Lorsque nous arrivâmes, j'allongeai l'oiseau blessé sur un lit, avant que le professeure ne me fasse sortir de force. Les deux chanteuses durent s'y mettre à deux pour réussir à me faire quitter la pièce, alors que mes yeux n'arrivaient plus à se détacher de ma protégée qui n'en était maintenant plus une.
La jeune femme attendait avec moi tandis que je faisais les cents pas, encore et encore, devant la petite pièce où l'Adrestienne se faisait maintenant opérer. Elle n'osa rien me demander de cette mission désastreuse. Du pourquoi, du comment... Préférant respecter mon silence, ou bien effrayée de la réaction que j'aurais pu avoir. Merde, je ne servais vraiment à rien.
« - Le professeur Manuela est la meilleure... essayait-elle de me rassurer. »
La meilleure ? Il fallait sans doute plus que ça pour réussir à sauver cet oisillon qui se battait maintenant pour sa vie.
« - Byleth ! entendis-je hurler derrière moi. »
L'homme se précipita dans ma direction dans des mouvements agités. Tout le monastère devait déjà être au courant. Je baissai la tête devant le mercenaire mal rasé. J'avais failli à ma mission, je ne pouvais même pas le regarder dans les yeux. J'étais une déception.
« - Byleth ! répéta le brun en m'attrapant les épaules.
- Je suis désolée... soupirai-je. Je n'ai pas réussi à la protéger. »
J'avais vu la mort en face tellement de fois, j'avais vu tellement de gens mourir. Mais elle. Je ne pouvais l'accepter. Cette simple idée me lacérait violement la poitrine. C'était si douloureux.
« - Bon sang, mais que s'est-il passé ?
- Kostas. »
Seul son prénom s'échappa de mes lèvres à peine ouvertes, pour aller y mourir aussitôt. Je sentis soudain tous mes muscles se contracter, mes mâchoires se serrer. Mes doigts s'enfoncèrent dans les paumes de mes mains fermées, et cette rage... Toute cette colère. Je me laissai posséder. Je bousculai l'homme pour traverser le couloir lorsqu'il me rattrapa en haut des escaliers et me retient par le bras.
« - Où est-ce que tu vas !
- Egorger cette pourriture... répondis-je très froidement.
- C'est de la folie d'y retourner, regarde toi !
- Ca m'est égal ! Hurlai-je à plein poumons.
- Byleth ! Tu es épuisée, ne laisses pas ton désir de vengeance te guider. »
De la vengeance ? Oui, c'était ça. Je devais la venger. Je devais trouver cet homme, et lui faire payer. Je ne désirai plus que voir mes mains s'enfoncer dans sa poitrine pour lui arracher le cœur, entendre son dernier râle.
« - Je lui ferai payer, souris-je presque alors que je sentais ma raison me quitter.
- Ressaisis-toi ! me secoua l'homme. Si tu tiens vraiment à y aller, alors laisse moi t'accompagner. »
Je croisai le regard du mercenaire. Lui, mieux que quiconque, devait comprendre la folie qui prenait lentement possession de moi. Lui aussi, devait savoir, cette fureur, cette haine que je ressentais, afin de masquer ma peine.
Je me précipitai vers les écuries, suivi par mon paternel. Je n'avais ni le temps de me changer, ni même de préparer des affaires. Il me fallait un cheval, enfin, un nouveau cheval. L'autre n'arriverait même pas à faire cent mètres sans s'écrouler. Je lui en avais demandé tant. Je pris le premier harnaché, et quittai le monastère, presque aussi vite que j'étais arrivée. Je devais faire taire ma conscience, mes inquiétudes. Je ne devais plus me concentrer que sur une chose. Sa mort. Je n'avais aucune utilité, à Garreg Mach, alors, je me rendais là où seule ma lame parlerait.
Le chemin était long pour retourner là où avait eu lieu l'attaque, nous dûmes faire une pause en chemin. Après tout, le soleil était déjà couché. Peut-être que les deux survivant du groupe d'assassins étaient déjà loin. Ce voyage était sans doute inutile. Mais je ne pouvais pas attendre au monastère, à seulement tourner en rond. Car je n'aurais été capable de rien d'autre. J'avais décidé de les pister, de retrouver leur trace, même si cela devait me prendre des jours, des semaines, ou même des mois. Lorsqu'un désir de vengeance s'installait, rien ne savait le faire taire.
Je restai silencieuse devant les flammes qui s'élevaient dans la nuit. Je ne pouvais dormir. J'étais capable de rester éveillée des jours, quand la colère me guidait. Et ce n'était qu'un euphémisme. Jeralt aussi, restait silencieux, mais s'inquiétait, je pouvais le sentir. J'avais passé vingt ans avec et homme.
« - Il s'est passé quelque chose, lorsqu'Edelgard a été blessée. »
Je repensai à l'attaque. Les corps sans vie de tous les ennemis apparurent devant mes yeux. Je me rappelai les cris, je me rappelai le sang. Je me rappelai l'homme que j'avais bousculé au lieu de lui trancher la tête. Si seulement j'avais fait plus attention. S'il ne s'était pas relevé, alors, l'héritière ne se serait jamais précipitée vers moi. Elle n'aurait jamais prit ce coup, qui m'étais sans doute destiné. Pourquoi ? Pourquoi avait-elle foncé tête baissée, pour me sauver la vie ? Je savais me défendre, et elle le savait aussi. Alors pourquoi avoir prit un tel risque ? Pour moi ? Je soupirai.
« - Le sol s'est mis à trembler, l'air à se soulever, même mes cheveux...
- Byleth... »
Je ne savais expliqué ce qu'il s'était produit. Je n'avais d'ailleurs même pas cherché à comprendre. Je me souvenais seulement que cela avait suffit à faire fuir les deux hommes. Cette étrange force qui s'était déployée, cette énergie projetée... Mais par dessus tout, je me rappelai son regard, curieux, avant que ne s'éteigne sa lueur.
« - Il y a quelque chose qu'il est grand temps que tu saches, Byleth, fit mon père d'un ton bien plus sérieux. »
Je levai les yeux sur le mercenaire qui lui, semblait comprendre bien plus de choses que moi. Pire encore, il n'était pas surprit.
« - Ce pouvoir... hésitait-il. Ta mère avait le même. »
Ma mère ? Jeralt n'avait que très rarement parlé de ma mère. Je ne connaissais rien de cette femme, et je n'avais d'ailleurs jamais cherché à la connaitre. Elle était morte, alors pourquoi perdre mon temps sur l'histoire de quelqu'un que je ne pouvais rencontrer.
« - Sitri était capable d'utiliser la magie. Une magie étrange et singulière. Cela s'apparentait à de la magie blanche sans en être vraiment. Elle était bienveillante. Je me rappelle qu'un jour, un oiseau dont l'aile était brisée s'envola après être resté quelques minutes entre ses mains... C'était prodigieux, un vrai miracle. »
Mon père n'était d'habitude pas si loquace, mais j'apprenais son nom. Sitri. Je l'ignorai. C'était tellement étrange pour une fille de ne même pas connaitre le prénom de sa mère. Mais plus que tout, la suite de son discours attira mon attention.
« - Ses yeux et ses cheveux s'éclaircissaient. En fait, ils changeaient presque de couleur. Elle était si brillante... Et tellement magnifique. »
J'entendais la nostalgie dans sa voix. J'entendais sa peine alors que je ne ressentais rien. Mais, j'arrivai à le comprendre, ou du moins, j'essayais. C'était même plus que facile, désormais. C'était bien la première fois que Jeralt se confiant ainsi.
« - Byleth, je te dois la vérité. »
J'écarquillai les yeux lorsque l'ancien chef des chevaliers de l'Ordre passa aux aveux. Je découvris ainsi que j'étais née ici... Enfin, au monastère. Ma mère était encore étudiante, et mon père chevalier. Et elle était habitée par cette force, cette énergie, ce don... comme il aimait l'appeler, que l'on semblait partager. Il m'apprit également que ma mère était encore là bas, y reposait, depuis ce jour où j'étais venue au monde, et ce à tout jamais.
« - C'est surement grâce à ce don qu'elle t'a transmit, que tu as pu garder cette fille en vie. »
J'avais beau revoir la scène dans tous les sens, elle n'en avait aucun. Edelgard aurait du mourir de cette blessure. N'importe qui en serait mort. J'avais vu beaucoup de personnes trépasser pour moins que ça, et même si la princesse impériale était forte, elle ne restait qu'humaine. Mon esprit torturé ne savait plus quoi penser, mais elle était en vie, et le reste n'avait aucune importance.
« - Tu devrais dormir, Byleth, ou tu finiras dans le même état qu'elle. »
Pas avant d'avoir tranché la gorge au chef des assassins, pensai-je alors. Je m'allongeai, la tête posée sur mes bras croisés sur le sol. J'observai le ciel toute la nuit. Dormir ? C'était bien la dernière de mes préoccupations.
Nous retournâmes assez vite sur le lieu de la bataille, aux aurores le lendemain. Nous n'avions pas une minute à perdre si nous voulions retrouver la trace de ces individus. Heureusement, j'étais assez bonne pisteuse, et par dessus tout, j'avais le meilleur des mentors à mes côtés, celui qui m'avait tout apprit. Me retrouver, seule avec mon père, m'avait en quelques sortes manqué, même s'il ne le saurait jamais. Dans un autre contexte, j'aurais pu trouver le moment très agréable. Les corps de mes victimes et celles de la princesse étaient encore là, en très piteux états. Certains avaient été à moitié dévoré par les loups, ou d'autres bêtes plus affamées. Une traînée d'intestins trônait le long du chemin de terre, presque parfaitement déroulés, pour finir sur l'estomac éviscéré. Les charognards s'y étaient donnés à cœur joie. L'odeur nauséabonde des cadavres me monta rapidement aux narines. C'était presque insoutenable. Je n'avais pas pour habitude de retourner sur ces scènes assez morbides que je laissais généralement derrière moi. Le Démon Cendré, hein... L'ancien chevalier ne s'enquit pas du fond de mes pensées, et se dirigea machinalement vers la forêt. Le sol était recouvert de sang, là aussi, mais les traces semblaient nous guider plus loin. La blessure que j'avais infligée à Kostas ne leur avait sans doute pas permit d'aller bien loin, s'il était toujours en vie, bien sûr. Je l'espérais.
« - Byleth, chuchotait maintenant la figure peu paternelle. »
Je suivais des yeux son regard. Un peu plus loin, une étoffe ensanglantée recouvrait le sol. On était tout prêt.
« - Ne te laisse pas emporter, continua-t-il. Nous devons le capturer vivant si tu veux des réponses. Et la vengeance ne te mènera à rien. »
Ah oui, c'était vrai. Je voulais des réponses, mais à ce moment là, ça aussi, était loin de mes préoccupations. Je voulais seulement sa tête, détachée de son corps. Et puis, le capturer ? Encore ? Jeralt m'avait raconté que l'homme avait réussi à s'échapper alors que les chevaliers le transférait vers les prisons du royaume. Et évidemment, l'Ordre n'avait pas ébruité que l'homme avait réussi à déjouer l'attention des gardes. Je comprenais mieux pourquoi la future impératrice avait préféré m'avoir à ses côtés, même si, je n'avais servi à rien.
Nous suivîmes les traces de sang pendant un court moment, le flux avait diminué. D'une façon où d'une autre, le pourri qui servait de chef aux assassins avait réussi à arrêter les saignements. J'avais pourtant enfoncer ma lame profondément dans son torse. Je m'étonnai même qu'il soit en vie, mais c'était beaucoup mieux. J'aurais la joie de pouvoir lui ôter.
« - Byleth ! »
Un homme tout droit sorti de nulle part se jeta sur mon père. Heureusement que ce dernier avait entendu le bruit des brindilles écrasées derrière lui, il avait ainsi pu contrer la hache rouillée du plat de son épée. J'allai pour l'aider lorsque je fus violement projeté sur le sol par l'arrière. Ma tête cogna contre une énorme pierre au sol. Merde, je ne voyais plus rien. Le sang qui s'écoulait maintenant rapidement de la blessure me brouillait la vue. Je roulai sur le côté quand l'arme de métal vint s'écraser sur moi. C'était juste. Il était encore vachement habile pour quelqu'un avec une telle plaie. Celle-ci semblait avoir été brûlée, à en juger la chaire noircie. Alors c'était comme ça qu'il était resté en vie, hein ? Ca n'allait pas durer. J'esquivais encore un coup avant de me relever, et frottai mon visage. Rien n'y faisait, je n'arrivais pas à enlever ce liquide qui masquait toute une partie de mon champs de vision. Je devrais faire avec.
« - Sans le corps de l'héritière, je n'aurai pas mon paiement, grognait l'homme en projetant une fois de plus sa hache. »
Son corps ? Mes mâchoires se serrèrent alors que je me jetai sur le mal rasé de deux mètres de haut sans retenue en évitant son coup. Je voyais rouge, était-ce le sang ou la colère ? Je n'arrivais plus à réfléchir, c'était dangereux. Je ne faisais que reculer pour mieux foncer, encore et encore, sur mon adversaire. Et lui, contrait chacun de mes coups. Je devais me ressaisir, mais je ne pouvais cesser de penser à la future impératrice qui affrontait la mort par sa faute. Cette vision prenait le dessus sur tout le reste. Je fis un bond en arrière avant de me précipiter de nouveau. Mon poings s'écrasa contre la joue du brigand qui tomba à la renverse. Je lui avais surement explosé la mâchoire alors que mes phalanges étaient très douloureuses. Il n'y avait surement pas seulement ses os de brisés. Mais je n'y pensais plus, je donnais un second coup, suivi d'un autre. Je le frappai pendant une demi-minute au moins, avant qu'il n'arrive à me saisir les poignets et me jeter sur le côté. Où était passé mon épée ? J'avais prit tellement de plaisir à le frapper à mains nues que j'avais posé mon arme. Mais quelle idiote. Je reculai et essuyai le sang qui coulait sur mon menton. Quand avais-je été touchée ? Etait-ce le mien ? Peu importait. Je fis un pas de côté quand le meurtrier se jeta sur moi et donnai un fort coup d'épaule pour le faire trébucher. Celui-ci roula par terre et brandit le plat de sa hache pour arrêter mes mains. Le métal était plus dur que sa sale tête. Mais quand allait-il enfin cesser de respirer, à la fin ? Je balayai autour de moi, fis quelques pas en arrière. L'assaillant se releva, et brandit son énorme hache en acier. J'esquivai, me baissai, et évitait la lame qui tournoya. Mes yeux furent attirés par le reflet du métal dans l'herbe un peu plus loin. Elle était là ! Je profitai que son arme se coince dans un vieux tronc mort pour glisser vers mon épée alors que je l'entendais hurler. Je saisis le fourreau et tombait au sol alors que la masse géante s'était jetée sur moi, tentant le tout pour le tout. Il n'était même plus armé. Nous roulâmes sur plusieurs mètres, échangeant les coups avant que ses mains ne viennent se resserrer autour de mon cou. Cette pourriture avait tellement de force, et moi, je ne m'étais jamais battue aussi mal, bien trop déconcentrée par toutes les horribles pensées qui me traversaient l'esprit. Je sentais ses doigts se resserrer plus douloureusement, lorsque l'homme fut éjecté d'un puissant coup de pieds de mon paternel qui s'était débarrassé de l'acolyte. J'attrapai mon épée aussitôt et me plaçai sur le chef dont je pointai maintenant la lame sur sa gorge saillante.
« - Byleth ! »
Mes yeux ne quittaient plus le regard avide de la grosse brute tandis que mes poumons peinaient à s'oxygéner de nouveau. J'entendais les paroles de mon père résonner dans ma tête alors que je revoyais le sourire de l'héritière de l'empire. Comment pouvais-je faire preuve de clémence devant un monstre pareil ? C'était au dessus de mes forces. Mon corps tout entier réclamait justice. La haine ne faisait que bouillonner en moi. Ma colère me possédait. Quelques secondes qui parurent une éternité s'écoulèrent, lorsqu'enfin, le métal s'enfonça de toute sa longueur dans la chair du truand. Mes mains furent couvertes de sang, douce chaleur écarlate. J'hurlai, extériorisai cette rage intense alors que je voyais enfin s'éteindre le regard de l'homme que la vie venait de quitter. L'épargner ?
Je ne pouvais le permettre.
