── ── ── ── ── ─ RÉPONSE AU COMMENTAIRE ─ ── ── ── ── ── ─

Tout d'abord merci pour vos messages. Zoro, viens dire merci ! ZORO. Viens dire merci. Où est-ce qu'il est encore passé ?

Conteuse : Effectivement, j'ai un peu de mal à me relire. J'ai du mal à relire car quand je me relis je trouve rarement bon ce que j'écris et je veux tout changer. (Gros problème dans mes textes originaux !) Cela dit n'hésite pas à me dire si tu vois des grosses coquilles. J'ai d'ailleurs corrigé celles que tu m'as signalé. J'ai du coup, aussi vu que Fanfiction ne prenait pas en compte les « *** », les « _ _ _ » et les « ─ ─ ─ » ce qui explique mes sauts temporels sans transition. J'ai modifié ça. Je cherche encore un système me convenant. Merci de ton commentaire, j'espère que tu continueras à apprécier.

Gal :Peut-être même si ce n'est pas ma priorité. Comme je l'ai dit, il y aura surement des passages édulcorés et censurés et je le préciserai alors. J'essaye d'avoir un rythme de maximum sept jours. Hésitez pas à me relancer si c'est plus long. Et merci pour ton message !

── ── ── ── ── ─ RÉPONSE AU COMMENTAIRE ─ ── ── ── ── ── ─

CHAPITRE QUATRE

ON FAIT AVEC NOTRE VÉCU

Dans la cale du navire, Zoro décida de faire semblant que Nami n'était pas là. Il avait payé des personnes de l'équipage pour le dissimuler. Il irait à cette réunion. Il écouterait leurs mots et il partirait. Il n'aurait rien à dire et rien à faire. Elle essaya d'entamer plusieurs fois la conversation. Il refusa de l'écouter.

─ Tiens ta promesse. J'assiste à vos retrouvailles et tu me laisses repartir sans rien dire.

─ Qu'est-ce-qui t'as poussé à aller aussi loin, Zoro ? Je suis une femme. J'aurais pu sombrer ainsi et je n'ai jamais été …

─ Tu continues de me juger ?

Les yeux de Zoro se posèrent sur Nami avec une question lourde de sens. Son visage aux traits adoucis semblait plus obscur qu'autrefois. Nami se souvenait parfaitement de la cicatrice à son œil et du fait qu'il était borgne. Ce n'était plus le cas. Elle se rapprocha vers lui. Il voulut la rejeter mais elle rattrapa sa main avec force. Elle l'observa perturbée par son aura. Elle s'en voulait de le juger. Elle ne parvenait pas à s'empêcher de trouver ça cruel de la part de Zoro d'avoir abandonné.

─ Je suis désolée. J'essaye de te comprendre, d'être compréhensive. Je ne veux pas être ton juge ou ton bourreau. Zoro, je suis de ta famille, je veux te comprendre. Si seulement tu acceptais de parler. De me parler. Qu'est-ce que tu as, pourquoi tu te prostitues ? On t'a forcé ?

─ Non, je n'ai pas été forcé. Ne commence pas à t'imaginer des choses sordides dans la tête. C'était mon choix et ma demande. J'ai voulu le faire. Laisse-moi tranquille à la fin, Nam ! J'ai presque assez d'argent.

─ Assez d'argent pour ?

Il garda le silence. Il se mura dedans et elle n'obtint plus rien de lui. Elle voulut essayer à nouveau et lui parla de leurs amis. Elle raconta comment Sanji et elle avaient retrouvé Usopp qui se terrait dans un coin du monde mais qui était bien plus brave qu'on aurait pu le penser. Il était avec Choper à combattre dans les forêts des montages d'une île des océans du sud et à détrousser aussi au passage les corsaires de l'état. Elle avait cru mourir de rire en les voyant habillés comme des hommes des bois.

Il aurait aimé qu'elle se taise et qu'elle ne parle pas de leurs amis. Il ne voulait pas savoir dans quel état était le peuple de Robin quand ils avaient pensé la retrouver là-bas. Il ne voulait pas connaître la liste de leurs alliés morts. Il ne voulait pas savoir que Robin avait été torturé, ni comment ils avaient fini par la retrouver à eux quatre. Il voulait juste que Nami parte et qu'elle se taise.

Nami remonta pour manger un repas que Sanji avait préparé pour tout l'équipage. Il voulait s'occuper et les hommes présents en étaient ravis. Il avait dressé une table pour lui et son amie. Depuis l'île, elle s'isolait souvent et semblait avoir perdu l'espoir de retrouver Zoro. Dans leur cabine, elle mangea sommairement, oublia de complimenter son repas et elle ne termina pas l'assiette. Ce n'était pas dans ses habitudes car elle n'aimait pas qu'on gâche la nourriture.

─ Qu'est-ce que tu as ? Depuis la dernière île, tu es étrange.

─ Et si on pouvait pas le retrouver ?

─ On en a déjà parlé, Nami. On a réussi pour les autres, même dans l'enfer où se trouvait Robin. Tu crois qu'on ne le retrouvera pas ?

─ Et pourtant tu y penses, non ? Luffy nous a tous envoyé aux larges. Il ne restait que lui et Zoro. Ils nous avaient promis de nous rejoindre. Ils ne se seraient pas quittés. Alors si Luffy a été emprisonné et tué, crois-tu que Zoro soit sur une île en train de coucher avec des hommes et des femmes ?

Sanji manqua de s'étouffer. Nami avait de drôles de métaphores. Il n'imaginait pas que l'escrimeur soit en train d'avoir une vie sexuelle. Il était bien le seul sur le navire à ne pas en avoir. Même l'homme squelette Brook exprimait davantage que lui de besoin à ce sujet. Il l'imaginait davantage enfermé dans une île déserte en train de combattre et de se préparer. Il l'imaginait davantage mort et flottant au fond de l'océan, aussi.

─ On doit essayer. Tu as entendu ce que la voyante a dit.

─ Elle était torchée et complètement étrange. Tu ne devrais pas te rattacher à ça.

─ Elle avait raison pour Robin.

Elle fit signe que oui et s'allongea sur la couchette. C'était vrai que la voyante avait eu raison pour Robin. Elle ne pouvait pas le nier. Il lui était impossible de le faire et elle avait raison pour Zoro : il vivait bien. Elle savait aussi que l'être qui était à la cave ne voulait pas venir et qu'elle le forçait. Est-ce qu'elle faisait bien ?

La nuit tomba à nouveau, Zoro quitta son refuge pour se dégourdir les jambes. Il le regretta. Dos à lui, Sanji fumait au bord du navire, le regard perdu dans l'océan. Zoro remonta son bandana comme une capuche pour se dissimuler le visage. Il se refugia derrière une tonneau en bois contenant du rhum en le voyant se retourner. La porte était trop éloignée et la lune trop forte. Il ne pouvait pas bouger.

Sanji se rapprocha du tonneau buvant une bonne rassade de rhum avant de regarder autour de lui. Tout le monde était affairé. Il se dissimula à l'ombre des morceaux de bois. Il ne pouvait rien faire dans la chambre avec Nami. Alors dans l'obscurité du bateau, il se laissa aller à un onanisme solitaire. Les yeux de l'homme fixant droit devant lui sans remarquer les deux éclats le fixant. Il ne se retint pas de pousser des grognements d'insatisfaction, peu concerné par l'idée que l'équipage l'entende. Ils étaient des hommes, ils comprendraient. Rugueux et viril dans son action primaire, Sanji y attacha sa rage.

Il termina son affaire et s'éloigna pour nettoyer ses mains dans une eau grise. Zoro retira honteusement la main humide de son pantalon ouvert. Depuis cinq ans, il ne faisait que ça autant la nuit que le jour. Voir un corps en excitation le réveillait comme un devoir professionnel. Il avait même songé quelques secondes à aller le satisfaire avant d'avoir eu horreur de cette pensée. Il n'était plus qu'un prostitué. Qu'est-ce Nami attendait de lui au juste ?

L'idée qu'elle puisse leurs dire lui glaçait le sang tout autant qu'ils apprennent qu'il était en vie. Qu'allait-il leurs dire à leur petite réunion ? « Salut, Luffy est mort et je suis en vie. Ça baigne les sardines ? »

─ ─ ─ x ─ ─ ─

─ Ce sont tes appartements privés. Les clients t'y rejoindront. Félicitation !

Zoro eu un sourire amusé devant les applaudissements d'Elizabeth, de Natasha, de Pom, de Gabrielle et des autres prostitués ainsi que du patron Barthelemy. Il fit le tour de l'appartement, tournoyant pour les amuser avant de tomber sur le lit propre qui n'avait aucun jamais servi.

─ Quand je pense qu'au départ tu n'avais que ceux qui avaient trop bu ou qui qui n'avaient pas les moyens de mieux. Te voilà avec une liste d'attente.

─ Et de nombreuses demandes en mariage, rajouta Natasha une femme aux rouges en riant du souvenir du pirate venu demander la main d'Iris,

─ Il a travaillé dur, il faut dire, rajouta l'androgyne Pom venant l'enlacer,

─ Arrêtez de me taquiner, gronda Zoro.

─ Ils ont raison, tu le mérites, confirma le patron.

Zoro savait que le rire serait moins présent le soir-même quand les premiers clients arriveraient.

─ x ─

Il attrapa la toge en feutrine, déposant sur le lit un fouet, une corde et des perles sombres et enfilées les unes aux autres. Lorsqu'il entendit qu'on frappait à la porte, il s'agenouilla sur le sol, le front sur les paumes de ses mains, le corps relevé.

─ Maître, vous êtes enfin là.

Selon les clients, il tenait toutes sortes de rôles et il savait tous les tenir. Seuls certains scénarios étaient interdits par le patron. Les rares fois où les clients ou Zoro voulant de l'argent avaient voulu les tenter, le patron avait rappelé qu'il portait ce titre pour une bonne raison : personne n'avait le droit de faire du mal à ses protégés.

─ ─ ─ x ─ ─ ─

─ Ile Iliade ─

Le bateau flamboyant et effrayant était à quai depuis deux jours. Le chef corsaire, anciennement grand pirate des mers, qui était son bord commença à fulminer. Ses trois hommes les plus proches voulurent le calmer mais le chef corsaire avait déjà sauté pieds à terre.

Le second roula des yeux avant d'aller rassurer les hommes sur le fait qu'ils partiraient bientôt pour les festivités des framboises. Bien que ces derniers appréciaient les distractions du rhum et des nombreuses femmes présentes sur l'île, ils étaient impatients d'arriver à destination. Ici, ils étaient en train de perdre totalement leurs soldes. Klahadore remonta les lunettes sur son nez observant Rob Lucci avec dédain.

─ Garde ton calme.

─ Servir cet incapable est impossible.

─ Tout vient à point à qui sait attendre.

─ Il nous fait poireauter des jours juste pour le cul d'une petite pétasse de cette île ? Il pourrait pas se contenter des autres. Le grand Maître attend.

─ Et tu as soif de sang.

─ x ─

Le chef corsaire s'engouffra dans la maison close. Le patron le regarda et pour la dixième fois répéta :

─ Iris est en congé. Son absence durera une semaine. Et son agenda est plein.

─ J'en ai assez d'attendre à chaque fois. Je veux l'acheter. À son retour, votre prix sera le mien.

─ Il en est hors de question.

─ Lui en avez-vous parlé seulement lors de ma dernière visite où il a soudainement disparu ?

Elizabeth regarda le corsaire les fixer haineusement et repartir en claquant la porte. Elle se rapprocha du patron. Elle savait que ce dernier n'en avait pas parlé à Zoro et qu'il refuserait toujours cet accord. Elle savait qu'il l'avait envoyé en vacances pour ça comme il l'avait enfermé lors de la dernière visite de l'homme après avoir appris par ce dernier ses intentions.

Elle se demandait toutefois si le départ de Zoro n'était pas lié à l'homme blond qui le cherchait auprès des filles le soir de sa disparition. Elles avaient nié son existence mais il semblait insister et elle lui avait trouvé des traits similaires au cuisiner du grand capitaine D. Monkey même s'il avait semblé plus dangereux.

Zoro n'était pas du genre à partir encore moins sans l'un d'entre eux pour lui tenir compagnie. La solitude semblait l'effrayer.

─ Il est de plus en plus impatient, qu'allons-nous faire.

─ Il devra bien comprendre le non.

─ Il n'a pas l'air de vouloir.

─ Nous lui ferrons comprendre. Retourne travailler, l'accueil ne pas se faire tout seul.