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Conteuse : Merci pour ce second commentaire. Tu m'as donné envie de te lire, t'es tellement adorable ! En réalité, je suis quelqu'un d'assez timide et j'aurais trop peur d'aller demander une correctrice. J'ai trop peur qu'on me dise au bout de trois chapitres « J'arrive pas à te corriger, c'est trop nul. »
En tout cas, tes reviews construites (et j'ai vu que tu faisais ça dans beaucoup d'histoires) me donnent de la force. Car je publie tous les jours soient mes originaux soit ici et j'ai toujours l'impression que personne ne me lit ou que les personnes qui tombent sur mes écrits ne les trouvent pas intéressants.
Pour Luffy D. Monkey, ça vient de ce raisonnement : Quand ils pensent à lui en tant que leur ami, c'est Luffy. Quand c'est une forme de légende, il est Luffy D. Monkey car aux yeux de ceux l'ayant peu ou pas connu, c'est un fantasme du symbolisme de la libération.
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CHAPITRE SIX
LA FORCE DU GROUPE
─ ─ X ─ ─
─ ─ ─ Océan Délice ─ ─ ─
─ ─ Actuellement ─ ─
Sanji, Nami, Robin et Usopp fixèrent Zoro avec consternation. Le bretteur croisa les bras devant lui avec un grognement clairement audible et identifiable. Il avait l'impression que Robin et Trafalgar l'avaient manipulé et qu'ils n'hésiteraient pas à le faire encore s'il ne prenait pas ses jambes à son cou. Les deux comploteurs avaient toutefois raison sur un point : l'expédition aurait été un fiasco s'il n'avait pas été là.
Ils étaient tous habillés avec le même type de vêtement : un drapé. Le drapé était un long tissu qu'on attachait d'abord au niveau de la taille avant de superposer les couches et de passer le tissu au-dessus du buste, puis des épaules pour venir ensuite enrouler le tissu sur lui-même afin de former une ceinture. Sanji portait un drapé orange long et passant sur les avant-bras. Nami portait un drapé court, vert et laissant dénudé les bras malgré les avertissement de Zoro sur la longueur habituelle des vêtements. Robin portait un drapé blanc, laissant nus les bras mais ne laissant pas voir une cheville. Usopp portait un drapeau rouge qu'il n'avait passé que sur une épaule. Enfin Zoro portait un drapé noir du modèle le plus standard assez similaire à celui de Robin.
─ Ce n'est pas pratique pour se battre, remarqua Sanji
─ Et nous n'allons pas nous battre. Le moindre combat sur l'île peut en condamner les habitants, gronda Zoro.
─ Le valeureux Usopp se chargera de les protéger.
Zoro ne se montra pas silencieux, simplement méthodique dans sa parole. Il ne parla que des coutumes à savoir et du comportement à adopter. Ils l'écoutèrent. À la fin de la réunion, l'escrimeur monta sur le pont. Sanji demeura en cuisine. Nami monta également sur le pont alors que Usopp et Robin se rendaient en cabine.
Sanji demeura seul et blessé. Il avait fait froidement bonne figure mais il ne comprenait pas le soudain et brutal retour de Zoro, ni même ce qui se passait alors que ce dernier reprenait son rôle de leader avec simplicité. Il s'était attendu à ne jamais le retrouver puisqu'il le pensait mort. Parfois, dans une folie folle qui le faisait continuer ses recherches, il s'imaginait le retrouver seul perdu sur une île, cherchant son chemin pour les retrouver. Souvent, en permanence. L'espoir et le désespoir étaient constamment là. En voyant Zoro arriver si simplement, il avait démontré qu'il aurait pu à tout instant à les rejoindre. C'était frappant ! Zoro avait fait le choix de se tenir éloigné.
─ ─ Sur le pont ─ ─
─ Si tu viens me donner une nouvelle leçon de moral, Nami, tais-toi.
La femme aux longs cheveux roux se pencha vers Zoro qui était installé en tailleur, les mains sur ses cuisses et les yeux fermés. Elle attrapa sa tresse vert et noir, jouant avec. Il ouvrit les yeux, la fixant avec agacement. Attendant une nouvelle remarque sur sa condition de prostitué, son manque de nouvelle ou un autre reproche.
Elle savait qu'elle ne devrait pas avoir l'air de le juger. Nami ne regrettait pas ses mots mais regrettait de les avoir dit de cette manière. Elle sentait qu'elle n'avait que creusé davantage le fossé entre elle et lui. Entre l'équipe et lui.
─ Reste ensuite, Zoro.
─ … non.
─ Zoro, ne m'ignore pas. Regarde-moi.
─ Je te regarde. Je dis : non.
─ On a besoin de toi.
─ Non …
─ Tu es …
─ Vous partez en mission suicide contre un gouvernement pirate qui a réussi à vaincre ou tenir à distance tous les autres et qui n'a fait que gagner en puissance depuis. Je ne suis ni sauveur, ni élu, ni martyr, ma présence n'y changera rien.
─ On essaye de changer les choses pour notre famille, le peuple, la piraterie et pour toi aussi.
─ Les eaux profondes sont pleines de héros morts !
Coup dur. Nami encaissa.
─ On te cherche depuis des mois et des mois, des années et tu nous réponds simplement non.
─ C'est ce que je fais.
Pourquoi Luffy avait-il accordé sa confiance en cet être misogyne, lâche et perdu. Elle aurait voulu ne jamais le revoir et gardé à l'esprit l'imagine d'un second impliqué, motivé et ne se décourageant jamais. Elle aurait voir aimé voir autre chose que le déchet à jolie apparence qu'elle avait devant les yeux.
Elle s'éloigna furieusement, rentrant dans la cuisine et faisant sursauter Sanji. Il la regarda et il la calma rien que par sa présence. Elle était la première qu'il avait retrouvé et ils ne s'étaient jamais quitté. Ils pouvaient compter l'un sur l'autre.
─ Pourquoi ne voulait-il pas nous dire qu'il était en vie, demanda-t-il confus,
─ Car c'est …..
Nami s'arrêta dans son discours. Insulter Zoro n'aiderait pas et jamais Sanji ne s'en remettrait s'il apprenait la condition actuelle de Zoro. Il risquait de le virer du navire ou de l'empêcher de partir, de le juger et de provoquer une dispute violente ou d'en être dégouté et de ne plus le regarder dans les yeux. La réactions de Sanji serait forcément mauvaise et elle le savait.
─ C'est ?
─ Un connard.
─ ─ Cabine ─ ─
Robin regarda l'heure sur la pendule en forme de chat dans la cabine. Elle commençait à trouver insupportable les bavardages de Usopp s'entrainant à côté d'elle et narrant ses exploits depuis toutes ses années – de vraies exploits qu'il n'extrapolait qu'à peine. Elle avait du mal à entendre la discussion entre Nami et Zoro puis Nami et Sanji. Elle se doutait que Trafalgar ne parviendrait pas à pousser Zoro à rester trop longtemps malgré la culpabilité. Elle le regrettait, profondément. Il fallait trouver une solution. Seulement pour que cette solution existe, il fallait que cette mission se passe bien.
─ Raconte tout ça à Zoro !
Elle s'était redressée sur son coude, observant Usopp qui se gratta les cheveux gêné avant de bafouiller : « Il a l'air dangereux. » Sans doute plus que d'ordinaire, certes. Elle ricana, s'asseyant enfin sur le bord du lit, les mains à côté d'elle :
─ Il reste Zoro. Je pense qu'il aimerait ça, s'entrainer comme avant.
─ ─ Le pont ─ ─
Robin ne s'était pas trompée. Zoro avait accepté de s'entrainer avec Usopp dès qu'il lui avait posé la question. Voir qu'il n'était pas devenu austère comme Sanji, mordante comme Nami ou émotive comme Robin lui fit du bien. Ils se changèrent pour ne pas abimer leurs tenues. Zoro alla se changer en cabine et il revint habillé d'un marcel de type débardeur blanc et d'un pantalon de combat noir. Usopp avant enfilé un jean noir assez ample et un haut vert. Le combat débuta.
Les muscles saillants, Zoro parait les coups retrouvant petit à petit un fin sourire d'amusement sous les commentaires d'un Usopp persuadé de mener la partie sans voir que Zoro ne faisait que s'amuser avec lui.
Accoudés sur le pont supérieur, Sanji et Nami les regardaient combattre. Robin vint les rejoindre.
─ Il ne veut pas rester, affirma le blond
─ Tu es bon en tant que chef, on peut faire sans lui, répondit Nami
Robin fixa Nami avec un haussement de sourcil. Ce n'était pas ce qu'elle disait tout à l'heure. Elle sentait que la rousse dissimulait des informations. Qu'est-ce qu'elle et Zoro pouvaient cacher ? Pourquoi était-il énervé et pourquoi lui en voulait-elle ? Robin le sentait bien que sous son calme apparent, Zoro était comme excédé à chaque fois que la rousse s'approchait.
─ ─ ─ Ile d'Eliade ─ ─ ─
Klahadore fixa froidement son capitaine. Rob Lucci venait de s'absenter et de le laisser avec cet idiot. Klahadore était un pirate grand de taille, mince avec une paire de lunettes rondes et cassées. Ses cheveux noirs plaqués à l'arrière lui donnait une apparence très stricte. Portant une longue cape noire de pirate, une chemise blanche et un pantalon tiré à quatre épingles, son visage était empreint d'une grande suffisante.
Ancien capitaine du chat noir, il s'était fait passer pour mort. Il s'était fait embaucher comme majordome par une famille aisée, tuant le père et s'occupant de sa fille malade. Son but étant de se faire accepter par la population avant de tuer la fille et d'empocher l'argent.
Pouvant courir cent mètres en quatre secondes et doué de la capacité soif de sang, il ne vivait que pour le meurtre. Il aurait tué la fille s'il n'avait pas été confronté à l'équipage du chapeau du paille alors composé uniquement de Luffy, Zoro, Nami et Usopp.
Particulièrement intelligent, perdre face à quatre crétins lui avait semblé être la pire des humiliations. Retrouvé et entrainé par une organisation alors secrète, il avait aidé à l'instauration du nouveau règne. Aujourd'hui, homme d'âge mur, il avait trouvé un cheveu blanc dans sa coiffure qu'il teignait avec du cirage.
Le retrouver sous les ordres de Ban Blade était surprenant. Ban Blade était un homme d'apparence séduisante avec des cheveux blonds, de nombreux tatouages et souvent des blessures aimant les combats sanguins et violents. Fils d'une notable du nouveau gouvernement et âgé d'à peine vingt ans, il était fier de sa participation dans la débâcle des mers. Voyageant régulièrement d'un pôle à un autre pour superviser des zones, les hommes de son navire n'étaient pas des enfants de cœur. Il était surtout le fils du Commandant Blade.
Ils devaient se rendre à la célébration des framboises. Seulement, comme à son habitude depuis cinq ans, Ban était passé par les îles situées à quelques heures en bateau seulement. Le capitaine Ban Blade y avait une habitude régulière dans l'une d'elle où il interdisait à ses hommes de se rendre. Sous l'apparence d'un nanti qui ne trompait jamais le patron de la maison close où il se rendait, il passait la nuit avec Iris, un prostitué de l'île.
Ban Blade était obsédé par cette créature et il s'enivrait de lui. Il connaissait son corps par cœur et l'avait vu évoluer depuis cinq ans qu'il le fréquentait. Chaque ligne de son corps lui était connu. Il y retournait de plus en plus souvent et acceptait de moins en moins son statut de client parmi les autres.
Cette vivace passion était connue par l'ensemble de son équipage qui en riait, à l'exception de ses seconds. Personne n'avait jamais vu « la belle » qui rendait leur capitaine aussi stupide, mais malgré leurs amours pour le sang, le sadisme et la mort, l'équipage était aussi bon vivant, joyeux et taquin.
Si la plupart des hommes influents de l'équipage prenait leur mal en patience, Klahadore qui voyait le temps défiler commençait à s'inquiéter. Les festivités commenceraient dans quelques heures et ils n'étaient pas partis.
─ Nous pourrons revenir après. Vous oubliez notre mission.
─ Je ne partirai pas d'ici tant qu'Iris ne reviendra pas.
─ Vous oubliez notre mission !
─ Devrais-je joindre mon père et lui dire que vous me désobéissez ?
─ N'oubliez pas de mentionner la raison.
─ Et je lui demanderai au passage pourquoi il m'a foutu une baby-sitter entre les pattes. J'ai pas besoin d'un majordome !
─ Je suis votre second, vous devriez ne pas l'oublier. Appelez votre père.
