12 : Tension.

Problème 12 : son dilemme et notre fils

Deux semaines étaient passées depuis qu'Emma avait décidé de déménager, deux semaines que le calme était revenu sur la ville mais pas dans l'esprit de la brune. Elle se torturait, elle ne pouvait pas quitter la ville, elle était incapable de vivre sans la magie, elle ne l'avait jamais fait, et en plus de ça cela voulait dire suivre Emma à New York, dans une grande ville où elle n'était rien, où elle n'existait pas vraiment. Elle ne pouvait ni la laisser partir, ni la suivre, et en même temps elle ne pouvait l'empêcher à rien, c'était sa compagne, elle n'avait aucun pouvoir sur elle puisque que c'était la seule personne de cette ville capable de lui tenir tête et sur qui elle n'avait jamais eu et n'aurais jamais de pouvoir, elle ne voulait surtout pas la priver de sa liberté.
Le soir après avoir annoncé qu'elle partait, Emma était partie au manoir, s'isoler épuisée. Regina avait laissé Henry à Zelena, lui disant qu'elle voulait une soirée avec Emma et sa soeur avait accepté de suite. Alors elle était rentrée à son tour chez elle, retrouver sa compagne. Elle avait trouvé cette dernière dans leur chambre, et elle lui avait dit qu'elle ne voulait pas parler, que pour ce soir elle la voulait juste elle. Et Emma l'avait embrassé sans un mot. Elle avait passé la nuit à faire l'amour et le lendemain à dormir. Et maintenant, cela faisait deux semaines qu'elles évitaient le sujet.
Ce jour ci, Emma rentra du boulot en début de soirée, alors que sa femme et son fils étaient déjà à la maison depuis un moment. Elle retira sa veste et ses chaussures et alla dans la cuisine où les deux cuisinaient.

-Bonjour mes amours. Lança-t-elle en venant embrasser la tête de son fils puis sa compagne.

-Bonjour Emma. Souffla la brune.

-Ça va les mamans? Demanda Henry en fronçant les sourcils. Vous êtes super bizarres ces derniers temps.

-Non, tout va bien. Mentit Regina.

-Au début où vous étiez ensemble, vous étiez bizarres parce que vous osiez pas, surtout toi maman, puis après vous étiez collé tout le temps ensemble. Et maintenant vous êtes trop bizarres. Remarqua-t-il. Bref, je vous laisse finir, je vais prendre ma douche. Ajouta-t-il avant de partir.

Il quitta la cuisine et Regina se remit à cuisiner, évitant la blonde. Cette dernière resta derrière elle à la détailler. Elle savait qu'elle avait posé un problème, un dilemme à sa compagne, et une part d'elle regrettait, seulement l'autre part d'elle lui disait qu'elle avait bien fait, elle ne pouvait plus vivre comme ça.

-Parle moi mon trésor. Souffla-t-elle.

-Je te hais. Marmonna Regina, les larmes aux yeux. Je te hais tellement de partir.

-Regina. Murmura la blonde en venant se coller au dos de la jeune femme. C'est pas une séparation, on est toujours nous, et je t'aime, rien ne changera ça, pas même la distance. Souffla-t-elle.

Regina resta silencieuse, surveillant la cuisson, la jeune femme collée dans son dos. Elle se sentait bien comme ça, la blonde près d'elle, contre elle, elle se sentait sereine, protégée. Elle n'arrivait pas croire qu'elle allait perdre tout ça. Elle ne pouvait pas perdre Emma alors qu'elle étaient enfin heureuses ensemble. Et leurs fils dans tout ça, elle ne savait même pas si la blonde avait parlé de son départ à quelqu'un d'autre qu'elle.

-On doit parler à notre fils. Souffla-t-elle.

-Tu veux qu'on lui dise ce soir que je m'installe à New York? Demanda Emma.

-Tu dois lui dire. Imposa la brune.

-D'accord. J'ai prévu d'en parler à Ruby et mes parents demain. Admit Emma, sans la lâcher.

-Bien. Souffla Regina.

-Tu es en colère contre moi? Demanda la blonde. Est ce que tu m'aimes encore? Continua-t-elle, terrorisée par la réponse.

-Oui, et oui. Marmonna la brune. Je t'aimerais quoi que tu fasses. Mais je suis en colère. Contre toi et notre vie, contre tout. Je suis en colère parce que tu pars, et que je ne peux rien faire pour t'en empêcher, que je te comprends, mais je suis en colère parce que le bonheur m'échappe une fois de plus. Expliqua-t-elle, la voix se mettant à trembler.

-Je ne t'échappe pas. Promit Emma. Je ne vais pas mourir comme Daniel, ni te quitter pour une autre et partir comme Robin, je ne vais pas te trahir comme ma mère, ni te tourner le dos comme a pu le faire Henry ou moi après la malédiction. Elle resserra un peu plus ses bras autour d'elle. Je t'aime Reg', je t'aimerais toujours, et toi et Henry êtes les seules raisons qui m'ont fait rester si longtemps, mais je suis à bout. Tu dois me trouver égoïste, et ma décision l'est peut-être, mais à force de penser aux autres avant moi j'en suis arrivé au stade où je me consume à petit feu à cause de cette vie. Je suis désolée mon trésor. Murmura-t-elle en embrassant son cou, avant de se détacher. Je vais prendre ma douche.

Regina la laissa partir, et quand elle entendit la porte de l'étage se fermer, elle laissa couler ses larmes. Elle allait vraiment voir Emma partir. Elles allaient être séparées, elles allaient devoir vivre loin l'une de l'autre. Elle allait tout perdre. Regina pensait à tout ces petites habitudes qu'elles avaient pris en vivant ensemble. Le baiser du matin, les caresses dans le cou pour se réveiller, les étreintes du soir, les corps enlacés pour dormir, les discussions en cuisine, les bain ensemble, Emma qui lui demandait de l'aide pour se laver la tête parce qu'en vérité elle voulait juste un massage crânien, les idioties de la blonde qui la faisaient rire autant qu'elles la rendaient dingue, elle allait devoir se passer de tout. Et puis les nuits de sexe, se serait fini ça, ou alors très rare, comment allait elle pouvoir se passer du corps de sa femme. Elle la verrait au mieux une fois toute les semaines ou deux semaines. Elle devait lui demander quand elle partirait et où elle irait. Elle baissa le feu, posa tout et monta rapidement à l'étage. Elle entra dans la chambre fermant la porte derrière elle, et fila dans la salle de bain, elle ne frappait plus maintenant, Emma ne le faisait pas non plus. La blonde était dans la douche, et Regina tira le rideau la faisant sursauter.

-Eh mais ça va pas! S'exclama Emma en tentant de se cacher.

-Je t'ai vu à poil des centaines de fois, arrête de te cacher. Grogna la brune. J'ai une question. Enchaina-t-elle.

-On pourrait en parler après ma douche peut-être. Proposa la blonde, le ton aussi ironique que sérieux.

-Non. Maintenant. Imposa Regina. Où tu vas vivre?

-Dans mon appartement à New York. Répondit Emma, dans un léger sourire. Celui que tu m'avais offert lors de la malédiction de Peter Pan, qui avait mené Henry et moi à tout-

-Oublier. Coupa la brune. Je ne risque pas d'oublier ça moi. Argua-t-elle durement. Quand pars tu? Demanda-t-elle.

-Dans un mois je pense. Le temps de tout organiser, et de profiter de toi encore, si tu le veux bien. Souffla Emma.

-Un mois...Murmura Regina en lâchant le rideau qui reprit sa place.

Elle tourna les talons, la voix d'Emma qui l'appelait résonnait derrière. La blonde partait dans un mois. Elle avait pensé qu'elles en auraient plusieurs avant son départ. Elle pensait qu'elles pourraient profiter ensemble, avant son départ, mais un mois c'était court, très court, trop court. Elle allait la perdre. Parce que quoi qu'en dise Emma, elles allaient être séparées, loin l'une de l'autre, et Regina n'était pas bête, elle savait que sa compagne était belle et attirante, des femmes et des hommes allaient forcément la draguer, et elle, elle serait loin, très loin, trop loin. Emma finirait forcément par en avoir marre d'être seule et se laisserait tenter par une de ces personnes, et elle, elle deviendrait un lointain souvenir.

-Regina! Appela la blonde depuis la salle de bain, se dépêchant de sortir pour la rattraper.

Mais elle l'avait totalement occultée. Elle était perdue dans ses pensées et avançaient vers la cuisine, retenant ses larmes. Elle voulait Emma, elle la voulait chez elle, contre elle, avec elle, en elle. Elle regrettait jusqu'à ne pas faire partie d'elle. Elle aurait voulu être imbriquée en elle, pour ne pas la laisser partir.
Dans la cuisine, quelques larmes coulèrent, elle n'arrivait plus à les retenir. Emma arriva rapidement, sans qu'elle ne la voit, enfilant son teeshirt sur son bas de pyjama, qu'elle avait mit en quatrième vitesse sur son corps encore humide. Ses cheveux étaient encore trempés, mais elle s'en fichait, elle voulait Regina, elle voulait la rassurer, lui parler, l'enlacer, l'aimer, juste pour qu'elle sache que ça ne changeait rien pour elles.

-Regina. Souffla la blonde en voyant les perles salées glisser sur ses joues. Mon amour. Ajouta-t-elle en venant se coller à elle, ses bras autour de ses épaules.

-Ne m'appelle pas comme ça. Bredouilla la brune.

Emma la serra un peu plus, la gardant contre elle, la berçant, mais elle sentait bien que la jeune femme lui résistait.

-Laisse toi aller, tu as le droit. Souffla la blonde.

Deux secondes, il fallu deux secondes pour que la brune ne se retienne plus et ne se tourne un peu plus pour se coller contre Emma, ses mains s'accrochant au haut de la jeune femme. Cette dernière, caressa son dos d'une main, et glissa l'autre dans ses cheveux. Regina craqua pleurant toutes les larmes de son corps, toutes ses larmes qu'elle avait retenu depuis des jours.

-Je vais te perdre. Murmura Regina.

-Bien sur que non. Assura Emma. Je t'aime, et n'aimerais personne d'autre. Je ne veux personne d'autre? Tout ce qui compte c'est toi, je ne veux personne d'autre. Elle embrassa sa tête. Et je ne coucherais avec personne, c'est simplement ton corps que je veux, parce que je t'aime. Tellement mon trésor. Susurra-t-elle en la serrant.

Regina s'agrippa à elle, essayant de calmer ses larmes. Après quelques minutes, elle sentit la blonde tenter de s'écarter. Emma la serrait, mais sentant qu'elle était plus calme elle voulu la lâcher pour regarder ses yeux, seulement la brune l'en empêcha totalement.

-Je veux pas être sans toi. Souffla Regina, sûre d'elle, sans tremblement.

-Tu veux me suivre? Demanda Emma, étonnée.

Depuis qu'elle avait dit à la jeune femme qu'elle voulait partir, elle en avait peu parler, mais Emma espérait que la brune la suive, cependant elle savait très bien qu'elle ne le ferait pas. Elle voulait que Regina vienne, elle voulait vivre avec elle, rester avec elle, mais loin d'ici et des problèmes. Mais elle se refusait à la supplier de la suivre, elle voulait que ça vienne d'elle, que se soit elle qui lui dise qu'elle la suivait. Mais Emma n'y croyait pas, elle espérait, mais était aussi rationnelle, Regina ne la suivrait pas à New-York, elle ne quitterait pas son train de vie, son poste de maire, ses habitudes, son pouvoir, sa magie, pour la suivre dans une ville immense, inconnue, où elle n'était rien ni personne, où elle n'avait pas de métier, d'avenir ou de racines. D'où son étonnement quand Regina lui répondit.

-Je sais pas. Souffla la brune, sans la regarder, ses doigts triturant le teeshirt de la jeune femme.

-Alors penses y. Murmura Emma en embrassant son front. Je serais la plus heureuse des femmes si tu me suivais, mais si tu restes je t'aimerais toujours autant. Assura-t-elle.

Alors que Regina voulu répondre, elles entendirent les pas de leurs fils et la brune se détacha vivement de sa compagne pour finir le repas.

-On mange bientôt maman? Demanda Henry en arrivant, en pyjama.

-Mettez la table, c'est prêt dans deux minutes. Informa la brune.

Henry et Emma sortirent la vaisselle, et mirent tout sur la table. Regina resta dans sa bulle, tournant encore et encore ses idées, ses questions et ses envies dans sa tête, comme elle le faisait depuis deux semaines, mais en accéléré, puisque qu'elle venait d'apprendre que son amour partait dans un mois. Elle devait prendre une décision plus rapidement qu'elle ne le pensait.

-Un verre de vin? Proposa Emma en s'approchant la faisant sursauter.

-Il me faudrait une bouteille entière pour aller mieux. Et encore... Marmonna la brune.

-Un verre de scotch? De cidre? De vin? On a de la vodka aussi, mais c'est peut-être abusé. Continua la blonde. Écoute, reprit-elle en se penchant pour embrasser son cou, je te sers un verre de vin, et après manger, Henry coucher on se boira un verre plus fort.

-Merci. Souffla Regina.

Emma leurs servit les verres, et passa à table avec Henry rapidement rejoint par Regina avec le repas. Tous servit, et mangeant, la brune fit rapidement comprendre à Emma qu'elle devait parler. Mais la blonde tenta d'esquiver le plus longtemps possible.

-Henry, mon petit coeur, on doit te parler. Finit par dire la brune. Enfin, ta mère à quelque chose à te dire. Ajouta-t-elle.

Emma soupira, c'est dans ce genre de situation qu'elle voyait en sa compagne son côté Méchante Reine, elle savait manipuler et arriver à ses fins quelques soit la situation. Elle posa sa fourchette et regarda son fils en face d'elle, sa compagne étant à sa droite.

-Henry, j'ai décidé de partir d'ici. Commença brutalement Emma. Henry en perdit sa fourchette. Je ne supporte plus cette vie. Être continuellement en danger, vous voir au bord de la mort, toujours attaquer par des méchants. Je ne supporte plus alors j'ai décidé de partir vivre à New York. Fit-elle.

-Toi et maman vous vous séparez? S'inquiéta Henry.

-Non gamin, bien sur que non. C'est l'amour de ma vie, je vais pas la lâcher, mais je vais vivre là-bas elle ici, et je viendrais la voir. Assura la blonde.

-J'irais aussi. Souffla Regina, la gorge nouée.

-Mais je veux pas que tu partes. Marmonna le jeune homme. Et moi dans tout ça?

-Je ne vais pas t'obliger à quitter ta vie ici, ne t'inquiète pas. Assura Emma. Tu resteras avec ta mère, et tu viendras chez moi quand tu voudras. Et je viendrais te voir. Expliqua-t-elle. Et puis je t'appellerais tout le temps, on s'enverra des messages. Comme pour ta mère, je ne t'abandonne pas, j'ai fais cette erreur une fois, je ne la ferais pas deux fois. Je t'aime de tout mon coeur, je-

-Tu nous aimes pas assez apparemment. Craqua Henry, en voyant sa mère brune qui laissait échapper une larme. Si tu nous aimais vraiment, tu resterais. Accusa-t-il en se levant.

-Henry. Appela Emma.

Mais le jeune homme partit presque en courant vers l'étage. Alors que la blonde s'apprêtait à quitter la salle à manger, la porte à l'étage claqua. Elle se stoppa, et soupira en se frottant le visage. Elle se tourna et vit sa compagne debout, essuyant ses larmes qui continuaient de couler.

-Re-

-Ne dis rien. Ordonna Regina en la dépassant. Je comprends ton besoin, ne me demande pas de m'en réjouir. Ajouta-t-elle en montant.

Elle laissa Emma en plan et aller frapper à la porte de son fils.

-Va t'en. S'exclama le jeune homme.

-C'est maman. Dit la brune en essayant d'actionner la poignée, mais elle se rendit compte que c'était fermé à clé. Maman, Regina. Précisa-t-elle. La porte s'ouvrit et elle entra, mais Henry referma derrière elle. La clé devait être en cas d'urgence.

-C'est tout ce que t'as à me dire tout de suite? Demanda Henry en la regardant, les yeux plein de larmes.

Emma lui aurait dit à peu près la même chose. Ils se ressemblaient tellement, même quand ils pleuraient, leurs bouches se tordaient de la même manière, et Regina se disait que l'absence de sa compagne serait plus dure à vivre si elle la retrouvait autant dans leurs fils. Elle passa ses bras autour de ses épaules et le sera contre elle, embrassant sa tête.

-Emma nous aime mon petit prince, tu ne dois pas en douter. Souffla la brune.

-Je sais, mais pourquoi elle part alors? Demanda Henry. Elle a toujours cherché sa famille, et c'est nous sa famille. Argua-t-il.

-Depuis plus de cinq ans ta mère est la Sauveuse, elle ne se préoccupe que de la sécurité de tout le monde, de ton bonheur, de celui de son frère et de ses parents, et discrètement du mien. Depuis plus de cinq ans, elle ne pense qu'aux autres et jamais à elle, et maintenant elle est à bout, elle à ses limites comme tout le monde. Ta mère est un super héros, mais les super héros ont eu aussi des limites. Essaye de la comprendre. Expliqua Regina.

-Elle en peut plus de nous? Marmonna Henry.

-Mais non mon petit coeur, ce n'est pas ça. Emma ne supporte pas le danger permanent dans lequel on vit parce qu'elle a peur de nous perdre, et c'est seulement pour nous qu'elle a supporter ça tout ces années. Elle embrassa son front. Elle nous aime tellement qu'elle attendu d'être à bout pour partir. Elle suffoque ici. Pas à cause de toi ou de moi, au contraire, ce qui l'empêche de cesser de respirer c'est nous. Finit-elle dans un murmure.

-Mais on va faire comment sans elle? Demanda le jeune homme.

-Je ne sais pas encore. Souffla Regina, sincère.

-Elle t'a proposé de la suivre? Demanda Henry.

-Elle m'a dit qu'elle ne m'obligerait jamais à la suivre, mais que si je le voulais elle serait heureuse que je vienne. Répondit la brune.

-Et tu ne veux pas? Interrogea son fils.

-Je ne sais pas. Une part de moi voudrait, pour ne pas la laisser, mais toute ma vie est ici. Murmura Regina en le serrant. Que veux tu toi?

-Je veux qu'elle reste avec nous. Marmonna-t-il comme un enfant.

-Ta mère part Henry. Que veux tu en faisant avec ça? Reprit la brune.

-Je sais pas maman. J'avais pas du tout prévu ça. Mon année va bientôt se finir, et je... Les larmes se remirent à glisser.

-T'as pas besoin de choisir maintenant. On verra ça. Assura Regina. Tu vas te concentrer sur ta fin d'année et après on verra. Elle embrassa son front en le serrant contre elle quelques minutes. Et maintenant dodo, ça peut que te faire du bien. Tu as cours demain en plus.

-Tu restes avec moi, comme quand j'étais petit? Demanda Henry.

Regina accepta et se coucha avec lui dans son lit. Elle resta à le bercer, lui chantant sa berceuse comme quand il était enfant pour effacer ses larmes. Une fois Henry endormi, elle resta longuement avec lui, ne voulant pas bouger, se sentant bien près de lui. Elle entendit la poignée de la porte bouger, et se douta qu'Emma voulait voir comment ils allaient, mais la porte était fermée, et Regina ne voulait pas lui ouvrir. Pas maintenant, là elle voulait juste le silence, son fils endormi près d'elle, et ne plus penser. Elle était fatigué de penser en permanence. Elle ne sortit de la chambre de son fils que des heures après, minuit passé, pour retrouver sa chambre. Elle trouva Emma assise dans un fauteuil regardant dehors, des larmes plein les yeux. Elle qui avait pensé la trouver endormie, ou au moins dans le lit, était surprise de la trouver encore réveillée. Elle s'approcha du fauteuil en silence, la blonde ne l'avait pas vue. Elle posa une main sur son épaule.

-Reg'. Soupira la blonde en tournant juste le haut de son corps, gardant ses jambes repliées contre son torse, en venant enlacer les hanches de sa compagne pour la serrer, collant son visage contre son ventre.

La brune ne résista pas et glissa une main dans les boucles blondes, l'autre dans son dos pour le caresser. Mais elle sentit les doigts d'Emma se resserrer autour de son vêtements.

-Ne sois pas inquiète comme ça, j'étais juste avec Henry. Souffla Regina.

-Vous avez disparu tout les deux, en étant en colère contre moi, j'étais seule, sans toi, sans lui. Et la porte était fermée, j'ai cru que vous ne vouliez plus de moi, que je vous avais blessée. Craqua Emma. J'ai cru que-

-Chuut. Murmura la brune. Je suis là. Henry et moi t'aimons plus que tout, c'est pour ça que te voir partir nous fait mal.

-Je suis désolée, mais je ne peux plus rester ici. Marmonna la blonde.

-Je sais mon amour. Je sais. Acquiesça Regina en se penchant pour l'embrasser sur la tête. Calme toi, je suis là. Ajouta-t-elle tout bas, les lèvres contre ses cheveux.

Puis Emma se leva brusquement, et regarda la jeune femme dans les yeux, sans bouger une courte minute.

-J'en peux plus de tout ça. De tout ces problèmes. Tout ces dangers. Argua-t-elle en poussant Regina vers le lit, pour la faire tomber dessus. Tais toi. Ordonna-t-elle en la déshabillant. Je me déteste de pas réussir à supporter la peur de vous perdre, je me hais d'avoir le besoin vital de vivre ailleurs, mais je ne peux pas faire autrement. Finit-elle en balançant la culotte de Regina au loin.

-Em'...Susurra Regina, surprise par ce retournement de situation.

-Chut. Souffla Emma en grimpant sur elle. Je déteste savoir que je serais loin de toi. Que je ne t'embrasserais pas tout les matins, et ne pourrais pas te faire l'amour tout les soirs, ou quand je le veux. Ajouta-t-elle en embrassant le torse nu de sa compagne qui geignait sous elle. Je hais ces putains de contes, ces mondes à la con, ces méchants et toutes ces merdes qui me bouffent l'existence et m'empêchent de vivre avec toi. Elle embrassa longuement son ventre. Je me hais de ne pas être assez forte. Murmura-t-elle avant de poser sa bouche sur son entre jambe.

Regina ne pu réagir à ses paroles, transcendée par la bouche de sa compagne qui faisait des merveilles. Emma avait toujours su lui faire perde la tête. Elle savait lui faire l'amour comme personne n'avait jamais su faire, ni Robin, ni les différents amants qu'elle avait pu avoir, personne n'avait jamais su lui donner des orgasmes aussi forts. Peut-être était ce tout simplement parce qu'elle l'aimait. Peut-être que l'amour qu'elle éprouvait décuplait les sensations qu'elle ressentait avec Emma. Ou peut-être que tout simplement Emma était douée pour lui faire l'amour. Traversée par son orgasme elle retomba lourdement sur le lit, épuisée, haletante, mais les mots de la blonde résonnant dans sa tête.

-Tu es la femme la plus forte que je connaisse. Souffla la brune, comme elle pouvait. Ne dis jamais que tu te détestes, ne dis jamais ça. Craqua-t-elle, les larmes se remettant à glisser sur ses joues. La journée avait été épuisante, émotionnellement, et l'orgasme qu'elle venait d'avoir ne l'aidait pas à porter sa carapace. Sans parler du corps -toujours vêtu- de sa compagne contre elle. Ça me fait mal de t'entendre me dire que tu te détestes. Pleura-t-elle.

Emma pleurait tout autant, en silence, et se colla contre le flanc de la brune, un bras autour de son ventre, le menton sur son épaule.

-Mais c'est vrai. Murmura Emma.

-Tais toi. Ordonna la brune. Je t'en prie, tais toi. Réclama-t-elle. Je ne veux plus parler, je ne veux plus penser à ça, je ne veux plus discuter de tout ça ce soir. Ajouta-t-elle en effaçant les larmes de la blonde qu'elle regardait.

-Alors tu veux quoi? Demanda la blonde.

Regina lui déboutonna sa chemise, et eut la satisfaction de découvrir la nudité de sa compagne en dessous. Elle n'eut plus qu'à lui enlever son boxer, pour qu'elle se retrouve tout aussi nue qu'elle. Elle se tourna pour se coller de tout son long contre le corps pâle de la jeune femme. Elle posa ses lèvres sur les siennes, longuement, tendrement.

-Je veux ton corps. Souffla Regina en glissant sa main sur elle.

-Il est tout à toi. Accepta Emma.

La brune ne perdit pas de temps pour la faire sienne, encore et encore toute la nuit. Elle voulait effacer le départ de la blonde, effacer la douleur, elle la voulait elle.
Le lendemain, elles partirent travailler, Henry s'en alla à l'école en ignorant la blonde, toujours bien remonté. Regina, elle, avait retrouvé sa froideur, elle parlait à peine, ne lui souriait plus et l'avait embrassée une fois seulement entre le réveil et la séparation pour le travail. À midi Emma annonça à ses parents et Ruby sont départ. Ses parents sensibles, versèrent une larmes, mais acceptèrent, comprenant, ils avaient toujours su qu'elles repartiraient, elle l'avait laissé entendre plusieurs fois. Par contre Ruby, grogna, râla, et la laissa pour aller reprendre son poste en l'ignorant. Emma reprit le travail tout l'après midi, épuisée, n'en pouvant plus. Elle était fatiguée de tout ça, elle voulait retrouver sa femme et son fils, et ne plus penser, mais elle savait que rien n'irait mieux puisque les deux lui en voulaient. Finalement en fin de journée, elle reçu un appel venant de l'école, et décrocha de suite.

*-Sheriff Swan.*

*-Mademoiselle Swan, je suis le proviseur du lycée de votre fils. Pourriez vous venir? J'ai fait prévenir madame le Maire. Elle arrive.* Lui demanda l'homme.

*-Moi aussi. J'en ai pour dix minutes.* Prévint-elle.

Elle ramassa ses affaires, prévint son père qui était à son bureau, et qui évidemment lui dit de filer. Elle prit rapidement la route, inquiète, se demandant ce qui avait pu arriver à Henry ou ce qu'il avait pu faire. Un Henry énervé c'était très rare, mais c'était aussi dangereux. Tout comme elle ou Regina, quand il était en colère, il en perdait le contrôle et se trouvait une force et une rage assez insoupçonnées. À l'école, elle vit la voiture de sa compagne, et se gara à côté avant de courir dans le lycée, pour trouver le bureau du proviseur. Elle frappa et entra finalement dedans.

-Nous vous attendions. Bonjour. Salua l'homme.

-Bonjour. Excusez moi, j'ai fais au mieux. Informa-t-elle en prenant place à côté d'Henry, Regina de l'autre côté de lui. Son fils gardaient la tête baissée. Mais elle remarqua son visage marqué, et attrapa son menton pour lui faire tourné la tête. Putain, qu'est ce qui t'es encore arrivé? Soupira Emma en voyant sa mâchoire bleutée et la trace rouge sur sa pommette.

-Je vous ai fait venir pour ça. Coupa le proviseur. Voilà, Henry s'est battu en fin de journée dans les couloir, avec Felix et deux de ses camarades. Seul contre trois, il s'est bien battu mais a écopé plusieurs trace au visage, bras, ventre et au dos. Malgré que les conséquences ne sont pas graves ni pour l'un ni pour l'autre, Henry sera sanctionné pour cela. Expliqua-t-il.

-Ce qui est normal. Admit Regina. Felix et les deux autres, qu'en est il?

-Comme ni eux, ni Henry ne veulent dire ce qu'il s'est passé, ils auront tous la même sanction. Ils sont expulsé de l'école pendant une semaine. Déclara l'homme.

-D'accord. C'est tout? Demanda Emma, recevant un regard noir de sa compagne.

-Je..heu...oui. Acquiesça l'homme, surpris par cette réaction.

-Bien, merci. Fit Emma en se levant. Toi tu viens, faut qu'on cause. Fit-elle à son fils.

Henry ne chercha pas, il savait que ses deux mères allaient lui passer un savon. Ils sortirent tout les trois du lycée sans un mot, et dehors, Emma fit signe à Henry de monter avec elle. Le jeune homme dans la voiture, elle se tourna vers sa compagne.

-On se retrouve à la maison? Demanda Emma.

-Oui. Ne commence pas à lui parler sans moi. Problème de famille, on le gère ensemble. Réclama la brune.

-Promis. Accepta la blonde. Regina voulu partir et elle retint son poignet. Embrasse moi. Réclama-t-elle.

Regina déglutit et esquissa un sourire, contente de voir qu'elle pouvait avoir autant de pouvoir sur sa compagne par la volonté d'un baiser. Elle se pencha et l'embrassa tendrement, la faisant sourire.

-On se retrouve à la maison. Souffla Regina avant d'aller à sa voiture.

Emma acquiesça et remonta en voiture pour démarrer et suivre la brune vers chez elles. Henry à côté ne faisait pas le malin. Il plaqua sa main sur sa côte et geignit après quelques secondes.

-Tu as mal? Demanda Emma.

-Oui. Souffla Henry.

-Bien fait pour toi. Argua la blonde. Si ça peut te faire comprendre la leçon.

-Toi tu te prends des coups, tu fonces dans le tas, tu te fais mal, tu finis à l'hôpital et tu recommences. Rétorqua le jeune homme.

-Ne me cherche pas trop gamin. Grogna Emma.

Henry s'enfonça dans son siège en entendant la dureté du ton de sa mère. Il était mal, il le savait. Devant le manoir, les deux voitures garées, ils sortirent tous, et Henry se sentit encore plus mal à l'aise sous le silence qui régna. Ses mères savaient lui faire peur, elles étaient pareilles. Regina ouvrit la maison, et ils rentrèrent tout les trois, toujours sans un mot. Ils allèrent dans le salon, et Henry s'assit dans le canapé, fixant ses genoux. Emma revint de la cuisine et lui donna deux poches de glace.

-Une pour ton ventre, une pour le visage. On en a pas plus alors va falloir que tu alternes entre tes différentes blessures. Fit-elle froidement.

-Merci m'man. Souffla Henry.

Emma se plaça près de Regina, debout, bras croisés l'une comme l'autre.

-Henry tu vas commencer par nous dire qui a frapper le premier, et la raison de la bagarre. Ordonna Regina.

-C'est moi. Felix a dit que vous étiez de mauvaises mères, que pour aimer une femme quand on en est une, fallait être complètement toquées et folles, et pas humaines, et que au fond c'était pas étonnant comme vous étiez la Méchante Reine et la Ténébreuse. Alors je lui ai mis un coup de poing. Expliqua Henry, sa voix s'emportant vivement.

-Henry...Souffla Regina. Je suis la Méchante Reine et ta mère à été la Ténébreuse, des gens pour te le rappeler il y en aura toujours, mais les ignorer est mieux, rester la tête haute et ignorer est la plus grande force.

-Non je suis pas d'accord. Là je lui ai montré que je le laisserais jamais dire ça. On touche pas à ma famille, il a pas le droit! S'exclama Henry en se mettant debout, la main plaqué sur sa côte. Personne n'a le droit de dire qui vous êtes ou ce que vous étiez, Felix vous connait pas, et là au moins tout le monde sait que je laisserais personne nous toucher. J'ai plus huit ans maman, c'est plus comme avant, je suis plus ce gosse paumé et sans force, qui savait pas se défendre! J'ai grandi, et je laisserais plus jamais personne me faire mal, ou vous touchez.

-Henry, tu avais eu le bras cassé et des bleus partout pendant des jours, j'étais impuissante. Tu ne peux pas me demander de ne pas avoir peur, tu ne peux pas espérer que je pense que jamais ça ne se reproduira. Tu es mon bébé, et ils t'avaient fait du mal. Rappela Regina.

-Eh! Interrompit Emma. Je peux savoir de quoi vous parlez.

-Notre fils s'est battu quand il avait huit ans, il s'en est sortit avec le bras cassé et des bleus partout, mais ne m'a jamais dit qui lui avait fait ça. Informa Regina.

-C'était Felix. Souffla Henry.

-Putain ce gosse va vraiment falloir que je le tue. Grogna la blonde. Je comprends ton envie de lui faire mal et de ne rien laisser passer, mais ta mère à raison, la plus grande des force est l'ignorance.

-Tu frapperais le premier qui critiquerait maman et moi. Reprocha le jeune homme.

-Ouais, et je te rappelle que avec mon caractère de merde je me retrouve toujours dans des situations toutes plus pourries les unes que les autres. Remarqua Emma. Et moi, je sais me battre, et je n'ai pas quinze ans. Alors tu nous écoutes. Tu cesses de te battre.

-Tu vas partir qu'est ce que ça peut bien te faire?! S'exclama henry.

-Au lieu de te battre, reproche moi ce que tu as dire! Rembarra Emma.

-Tu nous laisses alors t'as rien à dire! Y a que maman qui peut me faire la morale! Cria le jeune homme.

-Où que je sois tu restes mon fils. Reprit plus calmement la blonde. J'ai le droit de m'inquiéter, de prendre soin de toi, et de te dire de ne pas te battre pour éviter les bleus et les bosses. Elle s'approcha de son fils, et retira ses blocs de glace avant de lui enlever sa chemise. Regarde toi. Tu es le plus beau des jeunes hommes mais tu es recouvert de bleu. Alors pour ça, où que je sois j'aurais toujours le droit de te dire de ne pas faire quelque chose, justement parce que je l'ai tellement fait que je sais le risque. Argua-t-elle.

-Je-

-Et je suis ta mère, j'ai encore le droit de te demander de pas faire ce bêtises pour ton bien. Rappela-t-elle. Je vais partir, et t'auras moins d'emmerdes. Je serais pas là et ils te ficheront la paix. Souffla la blonde. Je partirais dans une semaine et tout ira bien.

-Une semaine? Demanda Regina derrière. Tu avais dis un mois.

-Tout est prêt, je dois juste faire mes cartons, et apparemment, il faut que je parte plus vite que prévu. Argua Emma. Mais toi, si tu te bats, je reviens te botter les fesses. Menaça-t-elle.

-Je veux pas te perdre m'man. Marmonna Henry, des larmes plein les yeux.

Emma reprit un bloc de glace et le posa sur le bleu de son ventre.

-Tu ne me perdras jamais. Quoi qu'il arrive, où que je sois, quoi que la vie nous réserve, tu ne me perdras jamais. Tu es mon fils, mon amour, je ne te laisserais jamais plus. Je t'aime, et je t'aimerais toujours gamin. Même quand tu seras plus un gamin. Assura-t-elle en embrassant son front. Tu prendras soin de ta mère pour moi hein?

-Apprends moi à me battre comme il faut. Je pourrais pas la défendre sinon. Réclama Henry.

-À New York, je t'emmènerais dans la salle de sport où j'allais quand on vivait là bas, et je t'apprendrais la boxe. Sourit Emma.

-Tu n'oublieras pas de revenir souvent, hein? S'assura le jeune homme.

-Entre la beauté de ta mère, ton sourire, les plats délicieux des Mills, les câlins de mon frère, l'amour de ta mère et le tien, je crois avoir toute les raisons de venir vous voir assez souvent. Sourit Emma.

Henry l'enlaça, se serrant contre elle. Emma n'hésita pas à lui rendre son étreinte, le serrant dans ses bras, sans lui faire mal. Elle finit par embrasser sa tête et attraper son menton pour regarder les bleus sur son visage.

-Va prendre une douche, ça te fera du bien. Ne laisse pas couler l'eau directement sur tes bleus, au dessus c'est mieux. Fais moi confiance. Souffla Emma.

Henry embrassa sa joue, s'excusa et partit prendre une douche. Emma souffla et se tourna enfin vers sa compagne.

-Reg' je-

-Tais toi! Hurla Regina en s'approchant d'elle. Tu avais dis un mois! Ajouta-t-elle en la poussant violemment, lui faisant percuter le mur. Elle lui donna des coups sur le torse et les bras, folle de rage. Un mois, il nous restait un mois! S'énerva-t-elle.

-Je dois partir. Pleura Emma, en attrapant finalement ses poignets. Je dois partir, pour le bien d'Henry. Je dois partir.

-Tu avais dis un mois. Un mois! Répéta la brune en se débattant.

-Mais l'appartement a été libéré plus rapidement. Murmura la blonde. Henry risque des coups à cause de moi. Je dois partir. Le temps de faire mes cartons.

-Une semaine c'est trop court. Souffla Regina, la colère laissant place à la peine.

-Je t'aimerais toujours. Je t'aimerais de là-bas comme je t'aime ici, je te le montrerais différemment c'est tout. Assura Emma.

-Je ne sais pas gérer les bleus et les bosses d'Henry sans toi. Je panique à chaque fois. Justifia la brune.

-Et bien si ça arrive encore, tu m'appèleras et je débarquerais, et je te rassurais. Assura Emma.

Regina lâcha la pression dans un sanglot et se laissa tomber contre sa compagne. Cette dernière l'enlaça pour la serrer contre elle, dans une longue étreinte, tentant de faire calmer ses peurs et ses peines.

-Une semaine c'est trop court. Murmura la brune.

-Je savais que tu dirais ça. Elle embrassa sa compagne sur la tête. Profite de moi encore alors.

Et Regina l'embrassa, longuement, très longuement, avant de la laisser en plan pour monter dans la chambre. Emma ne tarda pas à la suivre et elles firent l'amour, sur le lit puis sous la douche, avant de se séparer pour le repas du soir, avant de se retrouver pour la nuit.
Le lendemain, vers dix heure, badge à la ceinture, Emma entra dans la mairie. Elle passa devant la secrétaire de sa compagne, qui ne broncha pas, puisque des mois avant Regina lui avait dit que la blonde serait toujours la bienvenue dans son bureau. Alors Emma entra sans toquer, et le regard de la brune la foudroya, certes elle était la bienvenue, mais Regina aurait aimer qu'elle frappe.

-Que fais tu là? Demanda la brune.

-Bonjour madame le maire. Salua poliment Emma. Je viens vous rendre mon badge et mon arme. Expliqua-t-elle en lui donnant les deux.

Regina pris son étoile, et glissa son pouce dessus, les larmes montant.

-Tu démissionnes maintenant? Questionna la brune.

-Oui. Je voudrais, madame le maire, profiter de mes derniers jours ici, en compagnie de ma famille et de ma compagne, si vous saviez à quel point cette femme est formidable. Sourit la blonde en contournant le bureau.

-À ce point? Demanda Regina, avec un léger sourire. Parlez moi d'elle Sheriff.

-Elle est magnifique, superbe, ultra sexy si vous saviez. Murmura Emma en venant tirer son fauteuil, pour passer une jambe de chaque coté de la jeune femme, et s'asseoir sur ses cuisses. C'est la plus belle femme du monde, et le regard qu'elle pose sur moi, waouh. Souffla-telle en regardant les yeux bruns, et glissant ses mains dans ses cheveux.

-Un regard amoureux surement. Proposa tout bas la brune, en glissant ses mains sur les fesses de la blonde.

-Sans aucun doute. Acquiesça la blonde. Et puis, elle est intelligente, un vraie génie. Elle est réfléchie, censée, elle fait toujours attention à tout et tout le monde même si elle ne le montre pas. Décrivit Emma en caressant tendrement sa nuque. Elle est aussi adorable, douce et tendre avec son fils et moi. Et même avec mon petit frère. Elle me protège et m'aide quand je vais mal. Et surtout elle me comprends. Elle sait que je pars parce que ça m'est devenu vital pour survivre, elle l'accepte parce qu'elle m'aime. Et moi je l'aime tellement.

-Je t'aime aussi Emma. Souffla Regina, les larmes aux yeux.

La blonde vint embrasser son front, avant de les coller ensemble. Elles restèrent silencieuses un moment et finalement Regina releva la tête pour l'embrasser. Puis elle tendit le bras, et attrapa son téléphone.

*-Miss, je prends ma semaine de congés. Mon adjointe prend la relève, appelez moi seulement en cas d'urgence.* Ordonna-t-elle avant de raccrocher.

-Tu es impossible Majesté. Sourit Emma.

-Mais tu m'aimes comme ça. Rétorqua Regina.

-Oh oui. Sourit la blonde. Énormément. Ajouta-t-elle en venant l'embrasser. Tu prends ta semaine alors.

-Je compte bien te séquestré dans mon lit tout les jours, et je t'emmènerais au restaurant. Souffla Regina en venant embrasser son cou. Si je n'ai plus que cinq petits jour et demi, je compte bien en profiter. Ajouta-t-elle en laissant une trace. Qu'elle heure ton départ?

-Dimanche midi. Répondit Emma.

-Dimanche soir. Répliqua la brune.

-Dimanche en début d'après midi. Argua la blonde.

-Dimanche soir. Appuya Regina.

-Dimanche à quinze heure. Accepta Emma.

-Dix huit heure. Négocia encore la brune.

-Ok. Abdiqua la blonde. Que si tu me fais l'amour maintenant sur ton bureau. Réclama-t-elle.

Et Regina ne tarda pas à la soulever pour l'asseoir sur ses dossiers dont elle se fichait en cet instant, tout en lui retirant son pantalon.