Hello !
Alors, le chapitre 26 est relativement court, mais vous comprendrez vite pourquoi !
Tout n'est tout de même pas gagné pour nos deux protagonistes ! Beaucoup de chemin à parcourir encore, et beaucoup de révélations devront être mises au grand jour !
Je n'en dis pas plus !
Eatoce : Merci, encore ! Je pense que cette fiction entier de toute façon tourne autour de Byleth et de ses pensées, de ses questionnements, et de son évolution ! Merci aussi pour les combats, ce n'est pas ce que je préfère, je dois avouer ! Dorothea m'a tué dans les soutiens avec Hubert ! L'amour ne suffit pas toujours ! Mais bon, un peu de répit ne fait pas de mal !
Mijoqui : Il réapparaitra tkt pas ! xD Le décolleté, je sais même plus comment j'ai eu cette idée ! Caspar s'est bien débrouillé oui ! Moi j'aime bien Flayn, je la trouve pas si nulle même si c'est pas la meilleure, après c'est mon texte, donc j'adapte aussi xD Ferdinand personne ne l'aime :D xD Edelgard était vraiment à fond oui ! Mais ça n'a pas suffit à gagner ! En tout cas, pas le combat, héhé !
LDT : Coucou patrick ! Moi ausis la bouffe et moi c'est une grande histoire ! Byleth en prend conscience mais pour les assumer, c'est autre chose ! J'aime bien tu parles de tout le monde sauf de Flayn, on sent qu'elle existe vraiment pas dans ta tête xD La pauvre ! C'est mignon, tu fais des câlins à tout le monde ! Mais vas y, c'est aps moi qui irait ! je n'ai d'yeux que pour El ! Plus de Petra ! Toujours plus ! Hubert ne fait pas confiance à Byleth, il va pas se dévoiler comme ça ! Et puis quand il comprendra que la relation entre El et Byleth est plus profonde que ce qu'il croit, a mon avis ca va péter ! Byleth ne vit que pour être plus forte, jusqu'à maintenant, elle avait aucune autre motivation... Mais aujourd'hui que El s'est inscrusté dans sa vie, ça va changer ! Merci pour ces compliements sur mes fins )
Zergath : CHAMPAGNE ! Oui ! tu es mon 100ème review ahah, ça me fait trop plaisir ! Ce que tu me dis me touche beaucoup sur l'évolution de Byleth ! Je l'écris assez naturellement et spontanément, du coup c'est vraiment cool de voir que ça rend bien ! Merci, vraiment !
Lucina : T'inquiète pour l'inspiration, juste un coucou me fait plaisir ! :D
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre XXVI - Sur nos Souffles Endormis
Mes yeux ne quittait plus la lune de cette étrange nuit. Seul le silence de ma chambre accompagnait celui de mon esprit. Mes pensées n'avaient jamais été aussi incohérentes alors que je restai étonnement calme. Pire que de ne pas savoir ce que j'étais en train de faire, j'en avais au contraire pleinement conscience. Et cette réalité était déconcertante. Jamais je ne m'étais sentie autant à la merci de quelque chose ou de quelqu'un. Plus encore, face à moi-même. Je ne me pensais pas capable de faire autant d'erreurs. Trois coups retentirent contre la porte de ma chambre, comme nous l'avions convenu.
J'attrapai la poignée et ouvrai, comme si cela m'avait toujours paru si naturel, si familier, et laissai la future impératrice entrer. Mon corps agissait presque mécaniquement lorsque je refermai derrière elle, chaque geste me semblait maintenant calculé. Loin du champs de bataille, je ne m'étais jamais sentie aussi tendue et désarmée
« - Personne ne vous a vu entrer ? »
Je pris les mouvements de sa tête comme signe de négation, avant de pas à pas l'approcher. Même à cette distance, je pouvais sentir son parfum l'envelopper. Cette odeur, elle avait vraiment le don de m'enivrer, elle me faisait perdre la tête, tel un poison qui progressivement s'insinuait. Quelle différence y avait-il, après tout ? Je me sentais lentement mourir. Lorsque j'étais en sa présence, je m'oubliais, disparaissais. Mon existence toute entière s'évanouissait.
Si le monde avait de tant de choses à offrir, je n'aurais prit aucun risque à affirmer qu'Edelgard en était la plus belle, mais aussi la plus fragile. Mes yeux parcouraient son dos, mes doigts ses cheveux, alors que je détachai cette grande cape rouge fièrement portée sur ses frêles épaules qui se voulaient inébranlables. Jamais, de toute ma vie, je n'avais vu un tel esprit. Si sa persévérance me surprenait, son obsession me fascinait, et son entêtement, lui, m'avait charmé. Peu à peu, j'avais réussi à faire tomber son masque, alors qu'elle, semblait avoir arraché le mien. Mes mains s'égarèrent sur les rubans que d'un geste, dénouèrent, libérant ses cheveux. Si pour elle, leur couleur était un vestige de l'enfer, à moi, ce blanc immaculé ne faisait qu'attiser la folie. Doucement, celle ci me murmurait, le poids de ma raison s'envolait. Dans l'attente de ce moment figé, je restai seule, à l'observer. Mon cœur ne semblait battre que pour le sien, comme si elle m'était lié par un quelconque destin.
Ce moment semblait sacré, que d'un geste seulement j'aurais pu le briser, quand enfin se retournait, je pus le contempler, la plus belle des merveilles. Dans son regard profond je me perdais, pire encore, je m'y noyais, attirée par sa lueur que je voulais ne jamais voir s'éteindre. Ses lèvres, finement rosées, dessinaient ce sourire auquel je ne pouvais résister. Ni enchanteur, ni ravageur, sur sa peau claire, il se suffisait à lui-même, véritable danger. Celui-là même qui m'avait lentement piégé, simplicité. Un visage si parfait, pourtant très loin de ressembler à celui qu'elle se forçait de montrer. Peu importait princesse héritière ou bien souveraine, quand la seule chose qui comptait était ses yeux, émerveillés, sous les quelques rayons de lune. Combien de fois m'avaient-ils hypnotisés, pour me faire ainsi plier ?
Mes doigts effleurèrent sur ses mains, ses gants je retirai, un à un, découvrais la douceur que sa peau avait à offrir, délicate caresse pour lentement, s'évanouir. Etais-je encore capable de la moindre réflexion, futile, dans l'instant de ce moment présent ? Mon esprit, embrumé, n'avait jamais fait preuve d'autant de clarté. Doucement j'approchai, inhalai ce parfum, car sous pareille emprise, m'échapper était vain. Son souffle était tel une brise, j'arrivais à sentir, son sourire sur mes lèvres, tendrement s'étirer. Timidement, elle découvrait, quand un peu plus, je m'égarais. Aucun retour en arrière n'était maintenant possible, alors que je fermai les yeux, et que mes doutes se taisaient peu à peu. Je me laissai seulement m'oublier sur ses lèvres, entre ses mains, je ne répondais plus de rien.
D'un geste, je lui ôtai cette veste, difficilement détachée. Sa chemise, lentement s'entre-ouvrait, sur l'hésitation de mes doigts impatients. Sa peau était parfaitement lisse, bien que recouverte de cicatrices, marquée par son douloureux passé. Je voulais ces images s'envoler loin, ses douleurs s'effacer. Mais il aurait été dommage de faire disparaitre toute cette peine, qui faisait aujourd'hui d'Eldelgard, une Reine. Souveraine à laquelle je n'obéirai jamais, je savais mon cœur lui être déjà totalement dévoué.
« - Professeure...
- Ne m'appelez pas ainsi, pas cette nuit. »
Un seul baiser pour la faire taire, et la faire cesser ses manières. Je n'étais plus ce professeur, ce protecteur, juste une âme solitaire qui ce soir, choisissait d'affronter ses peurs. Car ce que je devais le plus m'avouer, était que ces sentiments me terrifiaient. Et pourtant, de nous deux, c'était bien elle qui tremblait. Je découvris ses épaules, nues, où j'embrassai, chacune des marques de son sombre passé. Je pouvais sentir son corps frissonner, alors que mes doigts peu à peu s'égaraient. Dans son dos, ils remontaient, le long de sa mâchoire, ils dessinaient, les traits parfaits de son visage empourpré. Une nouvelle fois, je le ramenai jusqu'à moi.
Ses lèvres se posèrent sur les miennes, dans un mouvement délicat. Ma langue alla chercher la sienne, avant que ne s'échappe tout bas, nos tout premiers soupirs. Telle une décharge électrique, je sentis un millier d'étincelles me parcourir la peau. Fortes étaient les sensations de ce que je considérais être un fardeau. Mes jambes heurtèrent le lit, quand l'héritière, lentement me poussa, je tombai sur les draps. Ses mains glissèrent sur mes bras, ses resserrèrent sur mes poignets, impatiente, je soupirai. Voile de tendresse, je remarquai, son regard profond dont je ne pouvais me détacher. La plus belle chose sur Terre. Je la laissai diriger quand je sentis ses doigts, un à un se poser, s'aventurer sous mon bustier. Mon corps entier semblait brûler. Ma raison se consumer.
« - Byleth. »
Sur ses lèvres rosées, seul mon prénom s'échappait, sonnait à mes oreilles comme le plus beau des refrains, j'espérais ne jamais voir demain. J'aurai voulu ce moment figé, pouvoir fermer les yeux sans à avoir à penser, aux conséquences de ces actes engendrées. Mais rien n'avait plus d'importance que nos murmures échangés, car à cet instant, nous partagions ce péché.
Je me redressai pour enfin lui ôter, le reste des vêtements qu'elle portait. Lentement je fis glisser, l'uniforme couleur de jais. Ses collants retombèrent sous mes mains, et lorsque je la fis basculer, il n'y eut plus que la pénombre pour l'habiller. J'aurais pu la regarder des heures durant. Il m'était impossible de me détourner, hypnotisée par sa beauté. Je la trouvais magnifique, plus que jamais. D'un geste je me débarrassai des quelques pièces qui me couvraient, pour aller chercher sa peau nue. Son corps rencontra le mien sur une étreinte qui ne fit qu'attiser tout le désir que je pouvais ressentir, quand mes mains descendirent. Elle me paraissait maintenant si fragile. Je sentis sa poitrine se soulever, sa respiration accélérer, lorsque mes doigts survolèrent, doucement approchèrent, des courbes que je redessinai. Jamais mes gestes n'avaient été si délicats. Elle était telle une fleur que je n'osais faner, alors que ma langue lentement descendait pour s'imprégner de la saveur de sa peau. Mes dents s'impatientaient sur son cou, mon souffle chaud semblait la faire frémir alors que ses bras se resserraient fébrilement derrière moi. Ses doigts s'accrochèrent presque désespérément dans mes cheveux, quand les miens enfin, la découvraient, de la plus intime des façons. Mon cœur tapait à tout rompre.
Il n'y avait ni mercenaire ni souveraine, seuls nos prénoms demeuraient entre ces doux murmures, pour finir eux aussi, effacés. Dans ce silence ne résonnait maintenant plus que le son de nos soupirs. Un à un, ils s'échappaient, sur l'exaltation de ce plaisir partagé, pour venir s'évanouir. Seul le souffle de nos désir subsistait, celui de tous ceux inavoués. Juste une nuit, juste quelques heures, nous partagions la seule chose que l'on pouvait s'offrir. Un semblant de liberté, déployé sous ses grandes ailes de jais.
« - Si les étoiles m'avaient souri, je ne serais ce soir pas ici... »
Le ciel m'avait-il déjà paru si dégagé, quand mon esprit s'y échappait ? Douce lumière tamisée. Toutes ces étoiles, je ne pouvais les compter, alors qu'au travers de la seule ouverture de la pièce, mon regard semblait fendre la nuit. Je me vidai l'esprit. Je devinai les yeux parmes de la future impératrice me scruter, l'air interrogateur, sourcils levés. Celle-ci vint me rejoindre, ma cape saisit au passage, dont maintenant elle se couvrait. L'heure n'était plus à la pudeur.
« - Mon père le répétait souvent. »
De brèves explications, souvenirs enfouis, se remémorait ma raison. Je n'en comprenais toujours aucun sens, mais trouvais ça joli.
« - Vous ne pouvez pas rester là. »
Sans un mot, sans un bruit, personne ne devait avoir vent de son passage ici.
« - Je serai de retour dans ma chambre avant l'aube, mais pour l'heure, laissez moi seulement un instant. »
Juste une minute, alors. Peut-être deux, si j'y pensais encore. Je sentis la tête de la déléguée se poser, sur mon épaule, son esprit s'égarer. Je profitai de ce moment présent, figé à travers le temps. Et mon cœur, qui me faisait violence, douloureusement s'écraser.
Car je savais ma présence éphémère à ses côtés.
