14 : Manque.
Problème 14 : son adaptation à mon monde, par amour
Quatre mois qu'Emma vivait à New York, trois mois qu'elles étaient fiancées. Elles devaient se marier le lendemain, et Emma était toujours à New York. Depuis son premier retour à Storybrooke, les deux femmes s'étaient vues cinq fois, presque toutes les deux semaines, et Emma n'était rentrée à Storybrooke qu'une fois. Malgré tout, les vacances d'été avait permis à Henry de rester deux fois deux semaines avec sa mère blonde à New York, rendant l'éloignement avec Regina moins dur à Emma, mais se fut l'inverse pour Regina. Cette dernière ne supportait pas mieux cette situation, mais ne se sentait toujours pas prête à vivre à new York, les cinq week-ends passé là-bas, ne l'avait pas rassurée, pas aidé à avoir envie. Elle avait passé les vacances d'été à y penser, à imaginé inscrire Henry dans un lycée de New York, mais elle n'arrivait pas à se résoudre à partir aussi, et passa les vacances à laisser le manque grandir, la plupart des nuits à pleurer l'absence de sa compagne surtout quand son fils était avec cette dernière. Alors en septembre, Henry avait fait sa rentrée à Strorybrooke, et cela faisait un mois maintenant qu'il y était. Elle avait de plus en plus de mal à vivre ainsi mais ne laissant rien paraitre devant Emma. Celle ci se doutait que la brune n'était pas au mieux de sa forme, elle avait bien vu ces cernes le soir en caméra avec elle, quand Regina était démaquillée. Mais comme sa compagne refusait de parler Emma ne pouvait pas faire grand chose. Emma faisait des petites surprises à la brune, elle lui envoyait des petits cadeaux en tout genre, des accessoires, des vêtements, des petits objets, des fleurs, des lettres, des mots doux, n'importe quoi pour lui envoyer de l'amour.
Elles préparaient ensemble leurs mariage à venir, à distance, puisque la plupart du temps quand elles se voyaient, elle préféraient passer du temps ensemble, corps contre corps ou à se papouiller ou avec Henry, plutôt que de plancher sur l'organisation de leur journée. Elles se gardaient ça pour les soirées où l'autre n'était pas là, les soirées où elles se voyaient par caméra interposées. Ces soirées où elles souriaient à s'en déchirer le visage quand elles voyaient l'autres les premières minutes, puis qui devenaient douloureuses quand elles se rendaient compte que voir l'autre ne leurs suffisait pas, qu'elles voulaient pouvoir la toucher. Alors elles organisaient leurs mariage parce que ça leurs permettait de penser à autre chose tout en parlant d'elles, de l'avenir d'un jour lumineux qui allait les réunir pour au moins quatre jours, puisque la blonde avait bloqué quatre jour, un pour le mariage, trois pour profiter du corps de sa future femme, en mettant leurs fils loin. Ce dernier avait réclamé de passer ces trois jours chez sa tante et Belle -qui avait emménagé définitivement chez la rousse- ne voulant pas aller chez ses grands parents pour une fois. Et les deux mamans avaient accepté, elles n'y voyaient clairement aucun inconvénient, à part celui de l'annoncer au Charmant, c'est d'ailleurs Emma qui s'en était chargée et l'avait regretté quand sa mère avait failli fondre en larmes. Mary avait pensé que son petit fils ne l'aimait plus ou lui en voulait, ce dernier avait alors dû s'expliquer et assurer qu'il voulait juste passé du temps avec sa tante aussi.
Finalement, Emma c'était tuée au travail pour avoir cinq jours après le mariage, cinq jours contre le corps de la brune, cinq jours à profiter. Mais par contre elle avait eu un problème de dernière minute. Il était normalement prévu qu'elle arrive à Storybrooke le lundi matin pour le mariage prévu le mardi en fin de journée, seulement lundi un petit pépin était arrivé à sa voiture au moment de partir et le temps de réparé il était maintenant dix neuf heure, lundi allait se terminé et elle était à New York. Alors elle appela sa compagne.
*Allo?* Répondit durement la brune.
*Mon amour, c'est moi, ma voiture est prête, je-*
*Emma Swan! Je vais te tuer! Si tu n'es pas là à temps tu ne seras même pas vivante pour ta lune de miel! Hurla Regina. Je te hais! On a prévu cette semaine depuis des jours et des jours, et tu n'es encore une fois pas fichue d'être à l'heure! Tu veux vraiment retrouver la Méchante Reine ou quoi?! *
*J'arrive.* Réussit à caser Emma pendant une courte respiration de sa compagne.
*Pardon?* Grogna la brune.
*Je prends la route là. J'arrive dans la nuit. Je suis désolée mon trésor.* Expliqua la blonde en s'installant derrière son volant, ses affaires sur la banquette arrière dont sa robe de mariée dans la housse, robe achetée à New York.
*J'espère que tu as une bonne excuse.* Pesta durement Regina, faisant frissonner Emma, même à distance elle craignait ce ton.
*Ma voiture m'a lâchée quand j'ai démarré à neuf heure. Il a fallu que je la fasse réparer ça a pris la journée. Mais c'est bon.* Expliqua rapidement la blonde.
*Mais c'est sur la réparation? Tu ne vas pas avoir de problème sur la route?*S'assura la brune, faisant inconsciemment sourire sa compagne qui était ravie de voir que malgré tout elle était inquiète pour elle.
*Tout va bien aller.* Promit Emma. *T'es en colère encore?*
*Très.* Grogna Regina.
*Je t'aime.* Rétorqua la blonde.
*Toujours.* Argua la brune.
*T'es la femme de ma vie.* Continua Emma.
*Encore.* Fit froidement Regina.
*Mon grand amour, le seul et l'unique.* Ajouta la blonde.
*Marche pas.*Marmonna la brune, qui sentait son coeur s'emballer.
*Dans quelques heures je serais dans tes bras et t'embrasserais. Cette simple idée fait battre mon coeur à une vitesse impressionnante.* Souffla Emma.
*Je te déteste.* Murmura Regina, se sentant faiblir, rien qu'à l'idée d'avoir bientôt Emma contre elle, avec la surdose d'amour qu'elle lui donnait en une minute après trois semaines sans se voir, elle était sur le point de craquer.
*Et moi je t'aime, plus que jamais.* Fit la blonde, sure d'elle.
*Rentre vite Emma.* Soupira la brune, abdiquant.
*Le plus vite que je le peux. À tout à l'heure mon amour.* Assura Emma.
*Je t'attends. À tout à l'heure.* Termina Regina avant de raccrocher.
Emma prit alors la route vers son ancien chez elle. Les heures passèrent rapidement, son esprit pensant aux retrouvailles avec la brune, elle n'était pas rentrée depuis des semaines et n'avait pas vu sa compagne depuis vingt trois jours, puisqu'elle avait le plus possible d'heures pour avoir sa semaine libre pour son mariage. Elle n'avait qu'une hâte : la retrouver. Retrouver ses lèvres charnues. Ses bras forts. Son corps chaud. Son parfum enivrant. Son regard profond. Tout ce qui faisait qu'elle l'aimait. Elle passa la limite de Storybrooke à deux heures du matin, et se gara devant le manoir un quart d'heure plus tard. Elle sortit de sa voiture, prit sa valise et posa sa robe dessus. Puis elle s'avança, passant le portillon du domaine Mills, et vit Regina en nuisette debout sur le perron.
-Que fais tu là? Demanda la blonde en s'avançant.
-Je t'ai senti passé la limite. Argua Regina sans bouger.
Emma grimpa les quelques marches, et lâcha sa valise, pour enlacer les épaules de sa fiancée, afin d'apposer ses lèvres aux siennes, dans un baiser passionné et empli d'amour. Regina enlaça sa taille, la pressant contre elle, elle aurait voulu lui crier dessus, la disputer de ne pas être arrivé en début de journée, mais elle lui avait tant manquer qu'elle s'en trouvait incapable. Elle sentit Emma faire glisser ses mains sur tout son corps, puis sous sa nuisette, comme à chaque fois qu'elles se retrouvaient la blonde vérifiant son corps, elle lui avait demandé pourquoi elle faisait ça un peu plus d'un mois auparavant.
Regina avait posé sa question alors qu'elle était dans l'entrée du manoir, et Emma avait ses mains sur ses fesses, en la regardant dans les yeux, avec tout le sérieux du monde.
-Je veux juste vérifier que tu es en un morceau et sans blessure. Et j'ai besoin de réaliser que t'es pas un rêve ou fantasme, que je t'ai bien près de moi, en chair et en os. Lui avait-elle dit.
-Je suis là, et je vais bien. Avait promit Regina. Mais il y a un autre moyen pour t'en assurer.
-Lequel est-il? Avait provoqué la blonde.
-Emmène moi dans la chambre. Avait réclamé Regina.
Et elles avaient passé des heures à se retrouver sous la couette.
Regina détacha leurs lèvres et regarda les yeux verts de sa compagne.
-On ne fera pas l'amour ce soir. Tu devras attendre la nuit de noces. Ordonna la brune.
-Mais..mais...pourquoi? Geignit Emma.
-De un, c'est une tradition, ça ne peut pas faire de mal d'en respecter quelqu'unes. Commença Regina, toujours contre elle. De deux, il est tard, je voudrais dormir pour avoir le moins de cernes possibles et un teint à peu près frais. De trois, et c'est le dernier point, mais pas des moindres, fallait arriver plus tôt si tu voulais t'envoyer en l'air. Argua-t-elle en se détachant de la blonde pour rentrer.
Emma soupira mais ne dit rien ne voulant pas se lancer dans un argumentaire maintenant, elle était trop fatiguée pour ça, et trop heureuse d'être près de la brune. Elle attrapa sa valise et la tira pour rentrer.
-Henry? Demanda Emma.
-Il a voulu aller dormir chez Zelena et Belle dès ce soir. Répondit la brune.
-D'accord. Soupira la blonde en fermant la porte derrière elle.
Regina qui montait l'escalier, se tourna en entendant son ton empli de déception. Elle l'observa porter sa robe et sa valise pour la suivre.
-Pourquoi ça te rend triste? Demanda -t-elle.
-Je l'ai pas vu depuis un mois Regina, marmonna Emma, c'est vraiment long sans lui. Il m'a moins appelée, et donne des nouvelles que quand je lui demande. Fit-elle en la dépassant. Elle alla dans leurs chambres, posa sa valise et accrocha sa robe au porte manteau, avant de se laisser tomber assise sur le lit.
-Emma? Appela la brune devant elle, surprise.
-Ile me manque, et j'ai l'impression qu'il se fou totalement de moi. Que je sois là ou non ça change rien. Craqua Emma en se mettant pleurer. Mon fils m'aime plus.
-N'importe quoi. Il t'aime énormément. Souffla Regina en venant l'enlacer. Pourquoi ne m'as tu pas dis que tu n'avais pas de nouvelles de lui?
-Parce que je pensais être responsable. Après tout c'est moi qui suis partie loin. Répondit Emma. Alors je m'étais dis que je parlerais avec lui en arrivant. Mais voilà que je découvre qu'il s'est arrangé pour pas être là. J'ai l'impression qu'il m'évite et ça me fait mal. Super mal. Elle essuya une larme, la tête contre le torse de sa compagne. Un mois c'est tellement long sans lui.
-Demain, dès notre réveil, je l'appelle et je lui dis de venir au manoir. Tu le verras, et ça ira. Assura Regina. Déshabille toi maintenant, et couchons nous.
Emma ne chercha pas plus, elle essuya ses joues, se mit en sous-vêtements et se glissa dans le lit, pour retrouver les bras chauds de sa fiancée. Regina la berça en l'embrassant sur le front.
-Tu m'as trop manqué. Marmonna Emma.
-Toi aussi. Souffla la brune. Dors maintenant.
La blonde ne tarda pas à s'endormir suivit de près par son amante.
Le lendemain, elles se levèrent et allèrent préparer un petit déjeuné, après que Regina est exigé que Henry ramène ses fesses rapidement au manoir. Elles étaient installées autour de la table pour manger, la blonde sur les genoux de sa compagne, l'embrassant entre chaque bouchée. Regina avait maintenant bien oublié le retard de la blonde la veille, et profitait de sa présence et de sa tendresse.
-C'est moi maman! Hurla Henry en entrant dans la manoir. M'man est là?
-Oui elle l'est, et j'ai deux mots à te dire! Rétorqua Regina. Salle à manger. Henry arriva quelques secondes après.
-M'man! S'écria-t-il.
La blonde se leva rapidement et vint serrer son fils dans ses bras. Regina esquissa un sourire devant cette étreinte, et attendit quelques secondes.
-Je peux savoir, pourquoi tu ne donnes plus de nouvelles à ta mère? Et pourquoi tu ne l'appelles pas plus souvent? Fit-elle finalement en se levant.
-Parce que je me suis dis avec tata, que si je lui parlais moins, que je me détachais, elle viendrait plus souvent. Expliqua Henry, mal à l'aise, se mordillant la joue.
-Tu as comploté avec ta tante. Soupira Regina en se pinçant l'arrête du nez. J'aurais du m'en douter.
-Henry, reprit Emma, je sais que ma vie là bas t'agace parce que je suis pas chez toi, que je suis pas là. Mais ce n'est pas en faisant des plans comme ça que tu me feras revenir. Reconnu-t-elle. À part me blesser et me rendre triste ça apportera rien Henry. Mais c'est vrai, tu m'as énormément manqué.
-Toi aussi m'man. Marmonna Henry en revenant l'enlacer. Ok je recommencerais plus.
-Merci. Murmura Emma en embrassant sa tête.
Dans la minute qui suivit la porte du manoir claqua et Zelena, Belle, Ruby et Dorothy rentrèrent dans la salle à manger. Les quatre femmes vinrent embrasser Emma, ravies de la retrouver. Puis elles s'installèrent autour de la table pour manger des pancakes, habituées à venir pour ça.
-Bon allez on va se préparer, il est midi et vous vous mariez dans trois heures, faut vraiment aller vous habillez et tout. Déclara la rousse en se relevant.
Emma se leva, et prit la main de la brune pour essayer de l'entrainer vers l'étage. Seulement avant même d'arriver à la porte, Ruby fit barrage.
-Non, non. Vous préparez oui, mais séparément. Argua-t-elle.
-Quoi? Non mais c'est une blague? S'indigna Emma. Je la vois déjà pas beaucoup dans la vie de tout les jours, je suis séparée d'elle tout le temps, et tu veux m'empêcher d'être avec elle aujourd'hui, alors que c'est notre jour?!
-Oui. Acquiesça Zelena qui avait rejoint la louve.
-Mais-
-Emma, coupa la brune en prenant son visage en coupe, on va se préparer séparément, et on se retrouve tout à l'heure. On a gardé secrète notre apparence pour ce grand jour depuis des semaines, alors on va garder la surprise jusqu'au bout, d'accord? Souffla-t-elle en venant déposer un baiser sur sa joue.
-Mais j'ai pas envie. Bouda Emma.
-Si je t'embrasse, tu serais d'accord? Provoqua la brune.
La jeune femme hocha la tête et Regina vint l'embrasser, mais pas d'un baiser tendre comme elle faisait quand leurs famille et amis était autour, non, un baiser passionné, qui leurs coupa le souffle. Quand elle décolla leurs lèvres, Emma laissa passer un soupir, n'en revenant pas.
-Et bah après ça, tu déconnectes le cerveau et on va se préparer. Gloussa Ruby en attrapant le bras de la blonde pour l'entrainer.
Durant les heures qui suivirent, les deux femmes se préparèrent, l'une avec sa meilleure amie et la copine de cette dernière, l'autre avec sa soeur et la compagne de celle ci. Elles se lavèrent, se coiffèrent, se maquillèrent, et avec l'aide des deux autres, elles enfilèrent leurs belles robes, avant de finir le tout par une paire de talons et quelques vaporisation de parfum. L'heure arrivant, Zelena conduisit sa soeur à la mairie. Dans la cour de celle ci, elle prit le bras de la brune et elles avancèrent dans l'allée, entre tout les invités, au milieu des fleurs et des décorations élégantes et chaleureuses. Regina portait une belle robe blanche, longue, moulante, avec un immense dos nu. Devant l'officiant, la rousse embrassa la joue de sa soeur et la laissa, se plaçant derrière elle. Emma fit alors son apparition au bras de son père, dans une robe blanche très légèrement bouffante, laissant ses épaules nues, et mettant bien en avant sa poitrine. Au bout de l'allée, près de sa fiancée, son père embrassa sa joue et la laissa. Regina prit sa main, et leurs regards ne se lâchèrent pas, ni durant le discours de l'officiant, ni pendant leurs voeux respectifs -qui ému tout le monde aux larmes- mais elles tournèrent les yeux quand les alliances furent demandées. Henry arriva en smoking, une boite dans les mains, avec les deux anneaux.
-Tu es beau. Souffla Emma.
-Vous aussi. Sourit Henry.
Elles échangèrent les promesses en passant la bague au doigt de l'autre. Puis elles échangèrent un baiser, scellant cette cérémonie.
-Je t'aime. Murmura Emma en l'embrassant encore, alors que tout le monde applaudissait.
-T'es à moi. Imposa la brune.
-Depuis plus d'un an déjà mon amour. Sourit la blonde.
-Mais pour toujours maintenant. Souffla Regina en regardant les yeux verts.
-À jamais. Promit Emma.
La soirée et la fin de semaine furent idylliques, elles ne se quittèrent pas d'une semelle, ni pour manger, ni pour se laver, ni pour aller au Granny's, et encore moins durant la seule journée où elles sortirent vraiment pour aller voir leurs famille. Elles avaient un besoin immense de se toucher, de s'enlacer, et de s'embrasser en permanence. Alors quand le dimanche soir arriva, Emma retarda au mieux son retour, mais elle travaillait le lendemain, alors à vingt heure, elles étaient sur le trottoir, la coccinelle pleine des affaires d'Emma. Henry la serra de toute ses forces.
-C'est nul que tu repartes. Marmonna-t-il.
-Je sais. Souffla Emma. On se voit bientôt. Et donne moi des nouvelles. Réclama-t-elle.
Henry promit, l'embrassa, et voyant le regard triste de sa mère brune, il se décida à rentrer dans le manoir pour les laisser un peu seules. Les deux femmes se regardèrent, la brune ayant croisé ses bras sur son torse, Emma vit son alliance, et vint la toucher du bout des doigts.
-Tu es ma femme. Murmura-t-elle.
-Et tu es la mienne. Souffla Regina. Mais tu repars. On est tellement pas classiques.
-C'est rien de le dire. Sourit Emma, en l'attirant dans ses bras. Au fait, je veux prendre ton nom.
-Pardon? Releva la brune, en serrant sa femme dans ses bras.
-Je veux me faire appeler Emma Mills. Mais il me faut ton accord. Sourit la blonde.
Regina ne bougea pas quelques secondes, avant de finalement se ruer sur ses lèvres pour un long baiser, en la coinçant contre sa voiture.
-Je t'aime Madame Mills. Murmura Regina.
-Je t'aime aussi Madame Mills. Sourit Emma. Tu viens quand me voir alors?
-Dans deux semaines. Pas vendredi qui arrive, mais celui d'après. Soupira la brune.
-Parfait, j'ai hâte. Murmura la blonde en l'embrassant.
-Appelle moi quand t'arrive. Réclama Regina, en l'embrassant une dernière fois avant de la lâcher.
-Je te le promets. Accepta Emma.
Un dernier baiser, et la blonde reprit la route pour New York.
Durant le mois qui suivit, Regina alla une fois à New York, avec Henry, et ils profitèrent d'un week-end ensoleillé dans la ville. Emma restait sa femme pétillante, tendre, un peu niaise des fois, pleine d'attentions pour elle. Les deux femmes passaient beaucoup de temps au téléphone, elles partageaient toutes leurs vies par photos et par messages. Elles avaient pris l'habitude de ne rien faire sans en parler à l'autre, ça leur permettait d'avoir l'impression de vivre ensemble, de partager toute la vie de celle qu'elles aimaient. Regina ne se faisait, elle, pas du tout à la situation, elle n'aimait toujours pas cette distance, elle était inquiète de savoir où la blonde pouvait être, avec qui, si tout allait bien au travail ou non, elle s'inquiétait pour tout. Elle avait pensé qu'elle finirait par s'adapter à cette vie, par se faire à cette distance qui les séparait, mais cela faisait cinq mois maintenant que la blonde vivait à New York et Regina en souffrait toujours autant.
Un soir, fin octobre, Henry rentra très tardivement du lycée, il avait prévenu Regina, qu'il ne rentrerait qu'en fin de soirée, puisqu'il travaillait à la bibliothèque de l'école toute la soirée pour avancer un exposé. La brune en avait profité pour préparer des lasagnes, se disant que ça pourrait faire plaisir à son fils et le récompenserait de sa soirée de travail. Alors quand le jeune homme passa la porte du manoir, il ne pu retenir un grand sourire en sentant l'odeur qui planait dans l'air. Il alla vers le salon et trouva la table basse dressée, sa mère sur le canapé.
-Bonsoir maman. Sourit-il.
-Bonsoir chéri. Sourit tendrement la brune. Viens le repas t'attend.
Henry s'installa par terre, face à sa mère, et se mit à manger avec elle, en parlant de son exposé avec la brune. Quand les lasagnes se terminèrent, le silence s'était installé depuis quelques minutes déjà.
-Maman je dois te parler. Fit soudainement Henry.
-Je t'écoute mon petit coeur. Répondit Regina, avec un léger sourire, face à lui.
-Voilà, je veux aller finir mes années de lycée à New York chez m'man. Informa son fils.
-Pardon?! S'exclama la brune, tombant des nues.
-Maman, je voudrais rentrer dans une grande université, et pour ca je veux avoir toutes mes chances. C'est pas en étant au lycée de Storybrooke que se sera possible. Argua Henry. Je veux pas te faire de mal, mais je me suis renseigné, je peux commencé dans deux semaines dans un autre lycée, qui est a vingt minutes de chez m'man. Je pourrais faire de bonnes études, je pourrais participer à associations ou alors à des événements, j'aurais à ma disposition les grandes bibliothèques, tout ce qu'il faut pour réussir. Il faut que j'aille étudier là-bas. Insista-t-il.
-Mais... Regina retint ses larmes. Et ta mère en dis quoi?
-Elle ne sait rien. Je voulais t'en parler avant. Mais par contre j'ai déjà envoyé mon dossier scolaire pour me faire accepter dans un lycée et j'ai reçu la réponse ce matin, je suis pris. Je compte en parler à m'man ce soir en vidéo. Tu voudrais le faire avec moi? Proposa-t-il.
Regina resta silencieuse un moment. Elle n'en revenait pas. Après sa femme, c'était son fils qui voulait partir, elle allait se retrouver seule dans sa grande maison, seule dans ce silence et ce vide, elle savait pas encore comment elle pourrait tenir maintenant que son fils partait aussi. Elle ne voulait pas le perdre, depuis le début elle avait peur de perdre sa femme, aujourd'hui elle avait peur de perdre sa famille tout entière.
-Maman? Demanda Henry en venant près d'elle. Tu sais que je t'aime et que tu vas me manquer. Mais tu m'a toujours dis de me battre pour mes rêves, alors je le fais.
-Appelle ta mère qu'on lui annonce ça, elle va être contente. Sourit tristement la brune.
Henry l'embrassa avant de sortir son ordinateur pour appeler sa mère. La blonde sauta de joie à cette annonce avant de demander à sa femme si elle allait bien, si elle était d'accord avec ça. Ils discutèrent tous les trois un moment avant que Henry ne laisse les deux femmes ensemble. Emma et Regina discutèrent longuement de l'organisation de tout ça, elles avaient moins de deux semaines pour faire en sorte que Henry vivent chez sa mère blonde. Toute la soirée durant, Regina refusa de reconnaître qu'elle était triste seulement quelques minutes avant de raccrocher, la blonde prononça un mot qui fit tout basculer, elle lui fit remarquer qu'elle n'y était pour rien dans la décision de leur fils que jamais elle n'aurait fait ça ne voulant pas que sa femme soit seule. Ce dernier mot fit fondre en larmes la brune, et Emma tenta de la réconforter au mieux. Elles se mirent alors d'accord pour que le week-end suivant et Henry et Regina viennent à New York. La brune resta exceptionnellement jusqu'au mercredi pour s'assurer que son fils faisait une bonne rentrée et que tout allait, elle avait surtout peur de rentrer dans sa grande maison vide.
Durant les deux mois qui suivirent, Henry prit ses marques et retrouva ses habitudes avec sa mère blonde. Ils avait leurs routine, ils étaient organisés pour que le lycée se passe bien et que Emma puisse faire son travail correctement aussi, les deux s'épanouissaient dans cette vie, tout en sentant un léger vite -voir même très grand- de par l'absence de la brune. Cette dernière sombrait doucement, de plus en plus triste, soutenu tout de même par sa sœur, Belle, Mary, David est le petit Neal. Personne n'arrivait à la faire changer d'avis, elle continuait de répéter qu'elle était incapable de vivre dans une grande ville comme New York. Alors elle restait seule dans ce grand manoir, se contentant d'aller au travail, de rentrer et de manger le strict minimum pour tenir encore debout, et de téléphoner tous les soirs à son fils et sa femme. Après deux mois ainsi, Noël approchant, il était prévu qu'Emma et Henry arrivent à Storybrooke le vingt trois décembre, la blonde travaillant avant, et Regina les attendait impatiemment. Elle avait fait tous ses cadeaux, et passa son vingt décembre à les emballer et préparer le manoir. Seulement, en rangeant le dressing elle trouva un petit mot qu'elle n'avait jamais vu sur le dos de la porte - qui restait toujours ouverte.
«Je ne sais pas quand tu verras ça, mais tu es ma femme depuis quelques heures maintenant, et pendant que j'écris tu dors dans notre lit, et je dois te dire que je n'ai jamais été aussi heureuse, le point noir de notre vie actuellement est la distance, mais je ne désespère pas qu'un jour tu te rendes compte à quel point tu es forte et capable de vivre là où je vis. Je suis moi trop faible pour continuer de vivre à Storybrooke, j'ai tellement peur de vous perdre, et j'espère au plus profond de moi qu'un jour tu me diras que tu es prête à vivre à New York avec moi. Je t'aime, je t'aimerai toujours.
Ton Emma.»
La brune laissa couler quelques larmes, et soudain le déclic se fit.
À New York, Emma rentra tard, très tard, il était onze heure du soir, et elle n'en pouvait plus. Elle avait passé la soirée à travailler avec ses collègues, pour retrouver un des gars qui était sous leur surveillance.
-Gamin! Cria-t-elle en entrant.
-Salon! Je regarde ma série. Prévint Henry.
La blonde se débarrassa de ses chaussures et de sa veste, et elle alla se vautrer sur le canapé avec son fils. Elle commanda une pizza qui arriva peu de temps après et elle mangea avec son fils qui lui avoua n'avoir rien préparé et donc rien mangé. La série se termina et Henry, épuisé par sa journée de travail, alla se coucher, laissant Emma seule. Elle prit une douche et enfila son pyjama. Elle tenta d'appeler trois fois la brune mais n'ayant pas de réponse elle lui laissa un message avant d'aller finalement regarder un film.
Minuit sonnait, Emma était étalée dans son canapé, quand est elle entendit toquer à la porte. Elle se leva rapidement et se rendit dans l'entrée. Elle passa une main dans ses cheveux, et ouvrit la porte. Sa mâchoire tomba et ses yeux s'écarquillèrent.
-Regina? Interrogea-t-elle en la voyant droite sur son palier, sa valise près d'elle.
La brune ne bougeait pas, perchée sur de hauts talons, dans un pantalon moulant noir, avec un pull en laine appartenant à sa femme, et sa veste, elle la regardait, submergée par le manque et la satisfaction de la voir. Elle en avait le souffle coupé.
-Je ne peux plus être sans toi. Lâcha-t-elle, comme si c'était une délivrance.
Emma attrapa son visage et la tira vers elle pour embrasser, et la brune glissa ses mains sur ses hanches la collant à elle. Elles partagèrent de nombreux baisers, aussi tendres que passionnés, comme à chaque fois qu'elles se retrouvaient.
-Attends je dois comprendre quoi? Demanda finalement Emma.
-Que si tu veux de moi, je voudrais emménager ici. Souffla la brune.
-Oh mon dieu. Souffla la blonde, les yeux toujours grands ouverts. Viens, viens rentre. Fit-elle en tirant sa valise. T'as que ca comme affaires?
-Je te rappelle qu'on fait Noël avec tes parents et ma sœur dans trois jours, alors je me suis dit que je ramènerai plus d'affaires la prochaine fois. Je ne savais pas si tu voulais bien que j'emménage, malgré ce petit mot. Révéla-t-elle en sortant le papier trouvera dans le dressing, de sa poche.
-Henry et moi on attend que ça que tu te décides à vivre ici avec nous, en famille. Sourit Emma.
La porte d'entrée fermée, Emma lâcha la valise pour embrasser sa femme. La brune sentit le manque et la passion prendre part d'elle et agrippa les cuisses de sa femme pour la soulever.
-Je vais vivre ici. Déclara-t-elle en emmenant la blonde vers la chambre.
-On va plus se quitter. Murmura Emma contre ses lèvres avant que la brune ne la jette sur le lit. On va vivre à trois. Et être de nouveau toujours dans le même lit. Ajouta-t-elle, alors qu'elles se déshabillaient.
-Plus jamais sans l'autre. Souffla Regina en l'embrassant.
Les deux femmes passèrent des heures à faire l'amour avant de s'endormir enlacées.
Le lendemain, Emma quitta le lit quand le réveil sonna. La brune ne se réveilla pas tout de suite, et Emma en profita pour aller se préparer, avant de rejoindre la cuisine et de tout sortir pour le petit déjeuner. Son fils la rejoignit rapidement, mais elle décida de ne rien dire tout de suite. Alors que Henry se réveillait devant un chocolat chaud, et qu'Emma mangeait ses céréales, Regina arriva dans un teeshirt de sa femme, et vint enlacer les épaules de son fils qui sursauta.
-Maman? Mais..Mais qu'est ce que tu fais là? S'étonna-t-il.
-Je viens vivre ici. Sourit la brune.
-Non?! C'est vrai? M'man? Interrogea Henry, n'en revenant pas.
-Elle emménage. Rayonna Emma.
Henry serra sa mère dans ses bras, heureux, et quand il la lâcha, se fut au tour de la blonde d'attraper Regina pour la serrer contre elle et l'embrasser.
-Henry faut que tu files, ou tu seras en retard. Remarqua la blonde.
-Ouais c'est vrai. Remarqua Henry en prenant son sac et attrapant une bouteille dans le frigo. Tu rentres quand ce soir m'man?
-Pas tard j'espère. Répondit Emma, sa femme toujours dans ses bras. Tu bosses à la bibliothèque?
-Non, je devais mais si maman est là je vais rentrer tôt. On pourra faire des lasagnes maman? Demanda le jeune homme.
-Oui, avec plaisir chéri. Sourit Regina. Mais file.
-J'y vais, bisou les mamans! S'exclama Henry en allant vers la porte. Maman y a ta valise ici. Et m'man faut faire des courses! Salut!
La porte claqua, et Regina plaqua ses lèvres sur celles de sa femme, dans un baiser passionné, tout en s'installant sur ses jambes.
-Je dois aller travailler mon amour. Souffla la blonde.
-T'es obligée? Marmonna Regina.
-Et oui. Je termine à dix sept heure normalement, et après j'irais faire des courses, et Henry finit à seize heure je crois. Informa Emma. Et toi tu peux faire tout ce que tu veux. Tu peux même fouillé dans mes affaires. Sourit-elle.
-Je vais faire quoi de ma journée? Soupira la brune.
-Prends tu temps pour toi, pour te poser Gina. Y a des livres, des films, tu peux faire une sieste aussi, tu l'as pas fait depuis longtemps. En gros tu penses à toi. Sourit gentiment la blonde en caressant sa joue.
-Je vais essayer. Accepta Regina en la laissant se lever.
Emma récupéra ses affaires, et vint embrasser la brune longuement, lui répétant qu'elle était ravie de l'avoir chez eux. Finalement elle partit travailler, et Regina commença à tout ranger, au début elle ne voulait que ramasser le petit déjeuné, et finalement elle rangea et nettoya tout l'appartement, ce qui la fit terminer vers quatorze heure. Elle se lava ensuite, et alla dans le canapé, avec un livre prit dans la bibliothèque. Elle allait devoir trouvé de quoi occuper ses journée, ou alors elle risquait de s'ennuyer ferme. Le soir Henry rentra à l'appartement et balança son sac en allant dans la cuisine.
-Salut maman! S'exclama-t-il en sortant la casserole et le lait.
-Bonjour mon chéri tu as passé une bonne journée? Demanda Regina en se précipitant près de lui pour l'embrasser.
-Ouais nickel. Sourit Henry en touillant le lait.
-Que fais tu là? Interrogea la brune.
-Je me fais mon chocolat chaud du goûter. T'en veux? Expliqua-t-il avec un sourire.
-Non, merci. Répondit la brune en l'embrassant encore. Tu m'as manqué.
-Tu t'es ennuyée hein? Comprit Henry.
-Totalement. Soupira Regina. J'ai rangé et lavé l'entièreté de l'appartement, et j'ai pu lire la moitié de ce pavé. Fit-elle en montrant son livre posé sur la table basse au loin. Mais je me sens inutile.
Henry termina son chocolat et s'assit au comptoir avec sa mère.
-Tu dois trouver le truc qui t'occupes. Remarqua Henry. Je me souviens quand j'étais enfant, avant que m'man n'entre dans nos vies tu passais ton temps à lire et écrire, et tu m'inventais des histoires, pourquoi tu recommencerais pas? Sauf que lui lieu de me les rencontrer tu pourrais les mettre sur internet et les gens les liraient. T'aimais ça écrire des histoires avant.
-C'est vrai, mais je ne l'ai pas fait depuis longtemps, je ne sais pas si j'en serais encore capable. Argua Regina.
-Moi je suis sûr que si, depuis on a vécu plein de trucs que tu pourrais raconter où dont tu pourrais t'inspirer. On s'est battu contre la Méchante sorcière de l'ouest qui est devenue ta soeur, contre Cruella, Ursula, et Maléfique, contre un monstre qui crachait du feu, contre la reine des neiges et la reine de glace, on est morts et on s'est mis à revivre comme ça. Ton fils s'est fait enlevé par Pan, et tu es venu te battre pour le récupérer, on a perdu la mémoire je ne sais combien de fois, subit un nombre incalculable de malédiction, on a été séparé plein de fois mais on se retrouve toujours. M'man a été la ténébreuse, on été dans les Enfers, on s'est battue contre ton double, contre la sorcière blanche, on a rencontré Aslan. Et puis surtout maman, tu es tombée amoureuse et tu as épousée la fille de ta pire ennemie, avec la quelle tu t'es battue pendant des années avant de lui laisser une chance. Lista-t-il avant de finir essoufflé. Bref, t'as de quoi faire je crois. Gloussa-t-il.
-Tu as raison, je pourrais écrire tout ça. Répondit Regina pensive. Merci mon chéri, tu m'as donné de quoi occuper mes journées sans vous.
-Cool! Sourit Henry. Du coup, ce soir on fait des lasagnes, et demain c'est samedi, alors on sera tout les trois.
-Ta mère rentre vers qu'elle heure? Demanda la brune.
-Elle fait les courses, alors vers dix neuf heure je dirais. Réfléchit-il. Elle te manque ton namoureuse? Se moqua-t-il.
-Toi fais gaffe. Menaça Regina en le pointant du doigt.
-Tu parles comme m'man. Ria Henry.
Ils parlèrent un moment, Henry fit un peu ses devoirs, et finalement ils se mirent à préparer des lasagnes, la brune s'étonnant de voir que Emma avait tout ce qu'il fallait dans ses placards. Henry finit par lui avouer que la blonde achetait toujours ce qu'il fallait pour des lasagnes avec l'espoir que quand Regina venait elle en ferait. Alors ils cuisinèrent tout les deux, et finalement un peu avant vingt heure, Emma entra avec des sacs de courses.
-Bonsoir mes amours! Cria la blonde, faisant sourire grandement Regina. Elle s'approcha posa les sacs, et vint embrasser rapidement son fils avant de se coller au dos de sa femme. J'en reviens pas que tu sois là. Souffla-t-elle en embrassant sa joue.
-Et si. Sourit Regina en tournant la tête pour embrasser son nez. Et en plus on fait des lasagnes.
-Vous êtes une famille au top! S'exclama Emma en l'embrassant encore avant de se décaler pour aller ranger les courses. Alors qu'elle était debout devant les sac de courses ouverts, elle réalisa quelque chose, et tourna sur elle même pour observer la cuisine et le salon. T'as fais le ménage?
-Oui. Partout. Acquiesça la brune.
-Donc quand je te dis, fais ce que tu veux, penses à toi, prends du temps pour toi, tu comprends fais le ménage dans l'appart? S'amusa Emma, faisant glousser Henry.
-De un c'était nécessaire de ranger et laver, de deux j'ai ainsi pu vider ma valise, de trois il était impensable que je vive ici sans mettre mon nez partout pour tout savoir de cet appartement. Donc c'était très bien, j'ai rangé et lavé, je connais l'appartement par coeur et j'y suis installée. Expliqua Regina.
-Faut qu'on ajoute ton nom sur la boite aux lettres. Sourit Emma en venant rapidement l'enlacer, l'obligeant à faire quelques pas en arrière. Elle appuya ses lèvres sur sa joue quelques secondes. Madame Mills.
-N'importe quoi. Gloussa la brune. Laisse moi finir les lasagnes.
-Je veux un baiser. Réclama la blonde.
Regina l'embrassa tendrement avant de finir les lasagnes.
Deux jours après, ils partirent à Storybrooke pour Noël et en profitèrent pour annoncer à toute leurs famille qu'ils vivaient enfin ensemble. Le premier janvier, ils rentrèrent ensemble à New York, et reprirent leurs vies. Henry reprit les cours, Emma le travail et Regina se lança dans la proposition de son fils, et se mit à écrire. Elle commença par les histoires déjà raconté à Henry quand il était petit, puis nota des idées de côtés. Durant un mois elle tenta de se faire à cette nouvelle vie, mais malgré les rares occupations qu'elle avait, elle s'ennuyaient, alors elle passait son temps à être sur le dos des deux autres. Elle collait Henry quand il rentrait, vérifiait qu'il faisait bien ses devoirs, elle lui demandait de ranger continuellement, s'occupait de lui comme si il était un enfant de huit ans. Quand à Emma, elle avait le droit à des remontrances sur le rangement et son coté laxiste, mais surtout Regina passait son temps à lui sauter dessus, le sexe enrichissait ses journées, elle passait la journée à attendre que la blonde rentre du travail pour lui sauter dessus. Elles faisaient l'amour le soir, le matin, en rentrant du travail et n'importe quand lorsque la blonde ne travaillait pas, si Emma ne s'en plaignait pas, Henry lui en avait marre de voir sa mère brune se cramponner à sa femme, ou de sortir de sa chambre, de ne voir personne dans l'appartement et de vite comprendre où elles étaient.
Le quatorze février, pour la saint Valentin, Emma avait pris sa journée, alors au réveil, après s'être assuré qu'Henry était bien parti pour les cours, Regina fit le petit déjeuné et apporta le plateau au lit. Elle embrassa sa femme pour la réveiller.
-Bonjour mon coeur. Sourit la brune en voyant les paupières papillonner.
-'Jour Reg'. Marmonna la blonde avant de voir le plateau. Oh mon trésor, t'es géniale. Sourit-elle en se redressant.
Elle l'embrassa délicatement, et elles se mirent à manger. Le petit déjeuné finit, Regina poussa le plateau et vint se coller à sa femme, pour l'embrasser. Elle ne tarda pas à lui fair l'amour, encore une fois, alors qu'elles avaient passé la moitié de la nuit à faire ça. Après de nombreux pics de plaisir et quelques orgasmes, les deux femmes s'écroulèrent dans les draps, sourirent aux lèvres, enlacées.
-Tu te rends compte, ça fera bientôt deux mois qu'on vit ensemble ici, et cinq mois qu'on est mariées. Souffla Emma en embrassant son nez.
-Oui. Sourit Regina.
-J'ai eu peur que jamais tu ne viennes vivre ici. et je suis consciente que c'est un grand changement pour toi, et que tu as encore besoin de temps pour t'y faire, mais sincèrement je trouve que tu le gères bien. Complimenta la blonde.
Regina esquissa un sourire et l'embrassa en la serrant contre elle.
-Tu me manquais tant quand tu étais loin, j'ai cru que je ne le supporterais pas, et je me détestais d'être devenue si accro à toi. Murmura-t-elle en caressant le dos de la blonde. Et je te détestais d'être partie, et en même je te comprenais, mais je t'en voulais quand même, je t'en voulais d'être loin de moi alors que tu m'avais promis que tu ne me quitterais jamais. Expliqua-t-elle. Je devenais irrationnelle dès que tu étais loin, et je me suis rendue compte que malgré le fait que j'essayais d'être une femme froide et distante, que je faisais celle qui n'était pas totalement impliquée, qui était peu sensible, peu aimante, j'étais totalement et éperdument amoureuse de toi. Tu as détruit tout les murs autour de mon coeur, tu as fais disparaitre la Méchante Reine et son coeur noir.
-Je t'aime. Sourit Emma, émue.
-Tu vois, c'est ça, reprocha Regina, ça me rend faible, totalement niaise et sans aucune méchanceté. Et même si j'aime, j'ai aussi envie de t'étrangler. Ma mère t'aurait arracher le coeur pour m'avoir rendue comme ça. Fini-t-elle par sourire.
-Je sais, elle me détesterait de toute manière. Argua la blonde avec un léger sourire.
Un nouveau baiser, leurs corps presser l'un contre l'autre. Regina se sentit emplie d'un sentiment de sécurité. Elle se sentait comme coupée de tout, comme si le monde s'était arrêtée et qu'il n'y avait plus qu'Emma et elle sur Terre encore capable de penser et respirer. Alors elle osa dire ce qu'elle gardait pour elle depuis des mois.
-Je t'ai demandé en mariage pour des mauvaises raisons. Murmura-t-elle près d'elle, surprenant la blonde. Je t'aime, et je suis contente d'être mariée à toi, mais je ne t'ai pas demandé en mariage pour de bonnes raisons. Je l'ai fait parce que je pensais que ainsi tu n'irais jamais voir ailleurs. Révéla-t-elle.
-Je ne l'aurais jamais fait. Argua Emma, blessée qu'elle puisse penser ça.
-Je sais, mais je te l'ai dis, je n'était pas rationnelle quand tu étais loin. Rappela Regina.
-M'aurais tu demander en mariage si je n'étais pas partie? Demanda finalement la blonde, après un silence.
-Oui. Souffla Regina, en hochant la tête. Oui, avant que tu me dises vouloir partir, alors qu'on combattait encore la sorcière blanche, je pensais à t'épouser déjà. Raconta-t-elle.
-Dans ce cas, tu as bien fais, tu as fais la demande pour de mauvaises raisons, mais tu le voulais tout de même, tu m'aimais et voulais m'épouser, alors tu as bien fait. Sourit Emma.
-Hmmm..Geignit Regina en pressant leurs lèvres. Je t'aime.
-Moi aussi. Souffla la blonde. Pour te le prouver, en cette journée des amoureux, nous irons au restaurant ce soir, chic, bien habillé, tout comme tu aimes. Et j'aurais un cadeau. D'ici là, je garde ton corps nu contre moi. Sourit-elle.
-C'est parfait. Sourit la brune. Vous avez de bonnes idées Madame Mills.
-Je sais madame Mills, je pensais mériter une récompense pour ça. Provoqua Emma.
Regina lui sourit et vint l'embrasser, avant de repartir dans un énième moment de sexe et d'amour.
