─ ─ ─ ─ ─ ─ ─ réponse au commentaire ─ ─ ─ ─ ─ ─

Conteuse : Tu es adorable. Du coup suite à tes différents commentaires, j'ai relu et redécoupé l'ensemble des chapitres. On passe donc du chapitre 6 au chapitre onze. Et tu en es donc au chapitre. J'ai fait une découpe un peu bâtarde pour pas que tu sois perdue. J'ai rajouté des détails et retirer des incohérences. Si quelqu'un apprécie cette histoire, il le devra autant à toi qu'à moi. Ha. Ha !

─ ─ ─ ─ ─ ─ ─ Suite de l'histoire ─ ─ ─ ─ ─ ─

CHAPITRE DOUZE

Vaut-il mieux avoir un remord des mots ou des actes ?

─ ─ ─ Ile Framboise ─ ─ ─

Usopp, Nami et Zoro rentrèrent dans la maison où les corsaires se trouvaient déjà. Ils devaient retrouver Robin qui devait s'y trouver. Ils étaient une quarantaine de corsaires et autant de prostitués et serveurs. De nombreuses femmes et quelques hommes étaient habillés en tenues légères à tenir compagnie aux corsaires de tous les sexes.

Usopp demeura sur ses gardes. Il venait de manquer de perdre la vie et de se prendre une râclée, il allait se montrer prudent. Nami scruta la pièce et chercha l'opportunité de fouiller les lieux. Zoro écouta avec attention les conversations pour savoir si Robin était retenue à l'étage ou au sous-sol.

Ils se séparent rapidement. Nami alla parler avec plusieurs corsaires tandis qu'Usopp discutait avec des jeunes soldats impressionnés par les exploits qu'il leur racontait. Zoro se glissa en direction des officiers, mais quatre mains le stoppèrent brutalement.

Elizabeth et Pom le regardèrent avec surprise. Ils avaient compris que Zoro menait une sorte de mission et ils l'attirent contre un fauteuil, le caressant légèrement, afin de ne réveiller les soupçons de personne.

Nami regarda la scène avec un agacement d'autant plus prononcé. Elle aurait aimé lui sortir les yeux de la tête. Elle remarqua que des couples montaient dans les étages. Elle continua à chercher des réponses à ses questions maudissant Zoro de ne pas perdre une seconde pour sauter sur les premiers inconnus. Lui et Sanji allaient bien s'entendre désormais !

Elle vit soudainement passer Ohm mais il ne la remarqua pas. Il attrapa une prostituée qui était occupée à discuter avec un autre homme et l'entraina dans les escaliers avec lui vers le sous-sol gardé.

La rouquine voulu le suivre mais des militaires lui bloquèrent l'accès : interdit de monter en haut sauf pour ceux qui ont un laisser-passer et interdit de descendre sauf pour les hauts-officiers avec le badge.

Elle minauda qu'elle voulait s'y rendre avec le beau corsaire, présentant plus loin Usopp en train de discuter, mais les militaires lui dirent que des chambres dans les premiers étages étaient disposés à les accueillir mais que le sous-sol resterait interdit. Nami s'éloigna une moue sur le visage.

De son côté, Zoro récoltait de précieuses informations de la part de Pom et Elizabeth. Ils étaient descendus en bas avec un haut officier plus tôt et ils avaient vu une porte gardée. Elizabeth lui expliqua que le sous-sol était glauque, des bruits étranges leurs étaient parvenus. Ils étaient restés ensemble respectant la règle du patron sur l'île framboise : Ne jamais être seul.

Il ne pouvait pas leurs expliquer toute l'histoire. Il avait besoin d'information.

─ Eli, Pom, vous ne devriez pas rester ici. Si ça tourne mal.

─ Si ça tourne mal, il faut mettre de l'huile ou du lubrifiant pour que ça tourne mieux.

─ Pom ! gronda sévèrement Elizabeth.

Ils se mirent à rire se faisant remarquer par Usopp en plein questionnements, par Nami fortement agacée puis soudainement adoucie de le voir rire et quelques officiers curieux.

Pom soupira contre la nuque de Zoro. Il l'embrassa sous le col blanc de sa chemise et y laissa une petite marque rose.

─ Tu ne te mets pas en danger, Iris …

─ Idiot.

─ Pourquoi ne pas nous avoir dit que tu partais ?

─ J'en savais rien. Je te raconterai tout. Soyez prudents.

─ Toi aussi, répondit Elizabeth, il y a une atmosphère étrange. Je n'ai jamais vu la fête des framboises être aussi lourde en éléctricité. Les soldats sont de plus en plus nombreux sur l'île et de moins en moins visibles.

─ J'ai remarqué. Le patron n'est pas ici ?

─ Non, il y a …

Elizabeth fit non de la tête à Pom. Zoro voulu davantage d'informations, mais Pom avait refermé la bouche. Le patron avait voulu éloigner Zoro de ce client étrange et dangereux lié au gouvernement en place. Il ne devait pas lui dire que ce dernier refusait de quitter l'île tant qu'il ne le verrait pas.

Si Zoro accourait, l'homme réclamerait de le garder. Le patron leurs avait de ne pas en parler à Zoro et de le prendre avec eux sur l'île framboise. Mais quand ils étaient arrivés aux thermes, Zoro ne s'y trouvait pas.

─ Le patron t'a cherché pour que tu nous accompagnes.

─ J'ai envoyé un mot. Il a du arriver après votre départ.

Zoro eu un sourire face à l'ironie de la situation. Il se rendit compte que même s'il n'avait pas suivi Nami ou été retrouvé par cette dernière, il aurait fini par rencontrer l'équipage du chapeau de paille à nouveau et dans une tenue qui aurait été sans doute moins avantageuse pour lui.

Moins avantageuse que lorsque tu as vu Nami, Zoro ?

─ Natasha est ici ? demanda-t-il

─ Elle est restée avec le patron et Gabrielle.

Nami se retrouva bientôt à coté de Zoro. Elle se pencha vers lui, ignorant les deux prostitués. Elle n'y pouvait rien. C'était trop difficile. D'horribles images lui revenaient en tête. Elle ne voulait pas y penser. Elle ne vit pas la déception dans le regard de Pom. Elizabeth pinça son ami pour faire signe de ne pas faire d'esclandres.

─ Viens avec moi …

Il s'éloigna et laissa Pom et Elizabeth aller chercher des informations pour lui. Pom le rattrapa seulement quelques secondes avant de la suivre. Soufflant à Zoro : « N'oublie pas la devise de l'île framboise. Il ne faut jamais être seul ici. »

Elle se rapprocha d'un haut corsaire, lui présentant Zoro comme un officier. Elle avait entendu dire que ce dernier descendait avec d'autres officiers en bas et était venue discuter avec lui. Peut-être accepterait-il de descendre avec Zoro ?

─ Quel est votre nom ?

─ Lys

─ et elle ?

─ C'est Capucine.

Nami maugréa. Qu'est-ce qu'il avait avec ses putains de fleurs. Elle fut certaine à son sourire qu'il avait dit ça pour l'agacer. Zoro haussa des épaules, il pouvait bien la taquiner un peu.

─ Vous avez un beau visage, Lys.

─ Merci …

─ Je le disais justement tout à l'heure en vous voyant parler avec les deux blondes à votre mousse. Elle me disait que vous voudriez parler affaire avec moi sur une suggestion d'échanges éventuels d'hommes. Il faudrait voir avec la base mais je pourrais appuyer votre demande.

─ … c'est aimable, répondit Zoro improvisant autant qu'il le pouvait.

Nami se mordit la langue. Elle n'avait pas dit à Zoro qu'elle avait déjà parlé à l'homme.

─ Il faudrait pour ça que vous soyez reconnaissant, rajouta l'homme en posant sa main sur la joue de Zoro puis la descendant vers sa nuque.

─ Je …

Zoro avait éloigné la main de son visage. Il se recula crispé. Nami venait-elle, à son insu, de le proposer comme prostitué ? Elle passait de détracteur à maquereau ?

Il fit demi-tour. Il n'irait pas avec cet homme ! Nami l'avait rattrapé par le bras. Elle chuchota. Elle sentait l'énervement de Zoro.

─ … qu'est-ce que t'as ?

─ Tu te prends pour une maquerelle ?

─ Je ne savais pas qu'il allait insinuer ça. Zoro, Robin est surement en bas. Ohm y est aussi. Tu pourrais …

─ Aller me faire baiser, termina Zoro amèrement en la fixant en coin,

─ Ne fais pas ta princesse vexée, putain ! s'exclama-t-elle, un peu trop fortement.

Elle reprit plus bas :

─ T'as sucé combien de verges pour sortir Usopp de taule ? T'auras qu'à l'assommer, une fois en bas.

Elle se mordit la lèvre. Elle posa sa propre main sur son poignet, enfonçant ses ongles dans sa peau. Elle était terrorisée pour Sanji et Robin. Seulement, elle regretta encore une fois son emportement dans un sujet qui la rendait à fleur de peau. Elle venait de cracher à la gueule de Zoro encore une fois.

Zoro senti un coup de poignard mental lui être donné. S'il avait été moins blessé, il aurait dit à Nami la vérité. Au lieu de ça, il répondit froidement :

─ Autant qu'il y en avait.

XXX

─ ─ Quelques heures plus tôt ─ ─

─ ─ Poste du garde ─ ─

Zoro referma la porte du bureau derrière lui. Il laissa les corsaires rentrer et le regarder avec méfiance. Doucement, il déposa sur la table l'insigne de l'officier que lui et Nami avaient volé.

─ Je suis sous couverture. L'homme que vous avez arrêté est ave nous. Vous mettez en danger le plan.

─ On ne nous a rien dit sur le plan et tu m'as l'air d'un beau parleur.

─ Pourquoi, à votre avis, a-t-on refusé de venir le chercher ? Vous mettez en danger une mission servant à identifier des rebelles.

─ On devrait appeler un homme de Kaido, hésita un corsaire.

─ Si vous voulez payer le prix de les déranger à nouveau.

─ Il dit la vérité.

Le corsaire aux cheveux rouges de l'île des sables se rapprocha et posa sa main forte sur l'épaule de Zoro.

─ J'ai travaillé avec eux l'année dernière.

Les yeux de Zoro s'agrandirent. Dès qu'on découvrirait le mensonge, le corsaire serait un homme mort. Il était trop tard pour nier. Il confirma les dires de l'homme. Les hommes se mirent à discuter dans leurs coins. Zoro, en dialecte de la zone brûlante, demanda :

─ Pourquoi vous faîtes ça ?

─ L'homme sable que vous connaissez, à quoi ressemble-t-il ?

Zoro hésita. Il ne voulait pas parler et mettre en danger un ami mais.

─ C'est une femme. Elle a des yeux violets plus clairs que les votre, des cheveux rouges et elle peut contrôler le vent. Elle aime …

─ Quand les nuages volent et bougent dans le ciel et chanter trop fort et trop mal.

─ Elle chante plutôt bien.

─ Je sais … Vous direz à Ncoj que Jaa n'est plus un lâche ?

─ Vous lui direz vous-même.

XXX

─ ─ Maison occupée par les officiers ─ ─

─ ─ Actuellement ─ ─

Zoro n'avait pas voulu raconter à ses amis. Il savait que le corsaire complice risquait la mort et qu'il ne voulait que Usopp et Nami culpabilisent. Il s'en voulait de l'avoir laissé là. Tôt ou tard, on apprendrait qu'il les avait aidé. Et le gouvernement ne plaisantait pas avec les traitres. Dans sa langue, il lui avait de partir mais l'homme avait refusé : « je vous aiderai de l'intérieur. » Il lui avait dit de protéger Natasha.

Si seulement Natasha avait accompagné Elizabeth et Pom sur l'île …

Zoro aurait voulu le dire à Nami. Elle semblait croire qu'il s'était tapé les dix gardes. Seulement, il n'arriva qu'à la provoquer. Il avait l'impression de voir un miroir dans ses yeux qui lui renvoyait qu'un seul et unique mot : Pute.

Elle essaya de le retenir, mais il avait déjà été en direction de l'homme. Il déglutit avant de lui sourire.

─ Prêt à de meilleurs dispositions ? questionna le haut-officier habitué à ce que les officiers résistent un peu.

─ Oui …, souffla chaudement Zoro contre son cou.

Il senti une main se placer dans le bas de son dos et il suivit docilement l'homme jusqu'au sous-sol. Usopp qui avait rejoint Nami les regarda partir. Ce n'était pas le même Zoro. Ce n'était pas le même homme. Il n'avait pas fait que retrouver un œil, changer de couleur de cheveux ou d'apparence. Il émanait de lui une aura différente.

─ Où va Zoro ?

─ Il va chercher Robin, on devrait monter en haut et trouver un moyen d'ouvrir le bureau.

─ Je croyais qu'on ne devait pas se séparer, couina Usopp.

Nami ne répondit pas. Elle se mordit la lèvre, ses ongles s'enfonçant davantage dans ses chairs. Pourquoi ressentait-elle le besoin de blesser Zoro en permanence depuis qu'elle l'avait retrouvé ? Cela ne la soulageait pas. Elle se sentait plus mal à chaque fois qu'elle sentait qu'elle avait visé juste et l'avait blessé. Elle devait se reprendre où il partirait vraiment. Elle voulait qu'il reste et elle ne faisait pourtant que le repousser. Elle se sentait si idiote.

─ ─ ─ ─ ─ ─ Sous-sol ─ ─ ─ ─ ─

Robin tentait désespérément de trouver une solution à son emprisonnement. Bâillonnée dans un placard, elle pouvait voir au travers des lattes de ce dernier. Ohm était occupé à son affaire avec la prostituée qui était descendue avec lui. Le corps nu, Robin craignait les traitements que l'homme allait à nouveau lui infliger dès qu'il en aurait assez de cette femme sous lui.

Soudainement, Robin vit l'homme ailé sortir une lame dont l'éclat argenté brilla fortement. Sans se soucier de la vie qu'il ôtait, il coupa la gorge de son épée de la prostituée. Le sang se répandit dans la pièce et sur le visage de l'homme.

─ Je te libère de ton fardeau.

La femme émit des bruits d'étranglement se noyant dans son propre sang. Ohm la laissa morte sur le lit. Il prit le temps d'essuyer sa lame.

On frappa à la porte de la chambre. Il quitta le champ de vision de Robin qui n'avait vu que sur le lit. Elle était choquée par ce qu'elle venait de voir.

Elle l'entendit ouvrir la porte.

Elle entendit des voix puis le silence revint. Elle devait se sauver ! Après le choc vint la panique. Il fallait fuir. Rapidement. Très rapidement, si elle ne voulait pas finir à la place de cette femme sur le lit.

Par une chance presque chaotique, Zoro passa dans le couloir du sous-sol avec l'officier quelques minutes plus tôt qu'Ohm ne le franchit pour remonter dans la salle et accueillir des invités de haut rang. Il devait leur parler de Robin mais annoncer l'évasion de cette dernière allait s'avérer être compliqué. Ohm ne donnait pas cher de la peau de ceux chargés de la surveiller. Hors, il était partagé. Robin était précieuse et il pourrait l'utiliser à son avantage.

XXX

Glissant une mèche de cheveux noirs derrière son oreille, Zoro fixa l'officier avec une candeur dont il savait dorénavant jouer. Il glissa ses doigts sur sa chemise pour lui défaire, l'engageant sur le lit. Grimpant sur lui, il vint attraper son visage entre ses doigts avant de descendre sa main jusqu'à sa ceinture. Ses lèvres effleurèrent le ventre de l'homme avant de l'embrasser. Puis, solidement Zoro redressa une lame jusqu'au cou de l'homme, ne perdant pas pour autant le charme sur son visage malgré des yeux durs.

─ Essaye simplement de crier et je t'égorge.

─ Que …

Il ligota l'homme aussi rapidement qu'il le pouvait. Il le bâillonna et l'enferma dans un placard. En se retournant, il tomba nez à nez avec son reflet. Il croisa ses yeux noirs, sa chemise ouverte, la cicatrice sur son torse trace de son ancienne vie.

Luffy ! LUFFY !

Il devait partir. Il devait partir et ne plus jamais les revoir. Ce n'était pas possible de rester. C'était juste impossible. Reprends-toi bordel, s'insulta-t-il mentalement. Tu dois retrouver Nico Robin !

Attention, le chapitre suivant peut comporter des éléments perturbants.