REPONSE AU COMMENTAIRE, THUTHUTHU, REPONSE AU COMMENTAIRE

LOULIA : Merci ~ coeur sur toi ! J'avoue que je publie tous les jours soit un chapitre de mes originaux ou de cette fanfiction et que j'ai rarement des messages. Hors je suis forcément contente d'en avoir. J'ai relu le chapitre dernier et modifié les inversions que tu as signalé ! N'hésite pas à m'indiquer tout ce qui ne va pas ou ne te plaît pas ! Les fanfictions me servant à progresser, ça aide pour y parvenir ;') !


CHAPITRE QUINZE

Si tout le monde prenait le temps d'observer et pas seulement de regarder, tellement de choses pourraient changer.

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Depuis plus de six ans et suite à l'annonce du décès du capitaine Luffy D. Monkey, ses anciens alliés et membres d'équipage s'étaient retrouvés en secret. Après plusieurs missions de sauvetage, d'espionnage, de vols et de récupération, ils avaient élaboré un plan qui divisaient le groupe.

Le groupe de Sanji, Nami, Usopp, Robin et Zoro devaient se rendre sur l'île framboise au climat chaleureux en plein hiver des autres îles de l'océan des délices. La mission d'espionnage était clair : obtenir des informations sur les regroupements soudains des corsaires dans la région ainsi que le moyen d'accéder vers le gouvernement où les routes étaient systématiquement coupées et hors d'atteintes.

La mission avait débuté avec facilité. Ils s'étaient fondus avec les locaux. Toutefois, ils avaient fait le choix de se séparer et chaque mission individuelle s'était compliquée. Finalement, Nami avait réussit sa mission et obtenu des tenues vestimentaires de corsaire pour faciliter l'infiltration dans une maison réservée à ces derniers. Usopp avait été capturé par des pirates. Grâce à l'aide d'un corsaire de l'île sable, il parvint à être libérer sans obtenir davantage d'informations. Robin fut capturée et trainée dans le sous-sol de la maison qu'ils souhaitaient infiltrer. Sanji fut assommé en essayant de repérer une base secrète. Zoro abandonna son poste. Il alla rejoindre Nami. Ensemble ils délivrèrent Usopp et s'infiltrent dans la maison. Robin délivrée et un plan enfin trouvé, ils se réfugièrent dans un bordel loué par Barthelemy, le patron de deux prostitués, collègues de Zoro, venu les aider.

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Le bâtiment où se trouvait le bordel était fait de pierres roses et rondes et formait un dôme. Elizabeth et Pom remercièrent plusieurs fois leurs amis de leurs laisser l'accès au salon et de ne pas poser de questions avant de rejoindre le groupe. La carte trouvée dans le bureau était posé sur une table. Tout le groupe l'entourait, Nami montrait les différents points où des navires pouvaient débarquer et où se trouvaient désormais la flotte de nombreux corsaires.

Elizabeth regardait attentivement la carte, jouant avec un pendentif à son cou. Elle avait enfilé un bonnet sur ses cheveux et y avait rangé ces derniers. Ainsi elle ressemblait davantage encore à un androgyne.

Tout à son explication, presque erratique et sans grande inspiration, Nami changeait de sujets pour parler de la disparition de Sanji et l'impossibilité de fuir avant de revenir sur les différents corsaires qui arrivaient. Dans la pièce, Usopp, Robin et Zoro n'osaient pas l'interrompre tant le sujet était grave.

Seulement, au bout d'un moment, l'androgyne au prénom de fruit, Pom, claqua des doigts devant les yeux de la femme à trois reprises avec un geste souple de la main.

─ Hé, matrone ~, Avant de continuer, vous devriez peut-être soigner vos amis.

─ Pom, gronda sévèrement Elizabeth.

Elle continua dans un dialecte modifié de cette région voyant les regards posés vers elle.

─ Ne commence pas à faire un scandale. Tu as entendu ce qu'elle vient de dire ?

─ La femme aux milles mains et Iris ne tiennent debout qu'avec difficulté. La navigatrice de l'équipe n'est comme je l'imaginais.

─ Ce n'est parce qu'elle semble te mépriser qu'elle te méprise.

─ Je sais ce qu'elle ressent de l'aversion envers nous.

─ Tu ne comprends toujours pas qu'une émotion n'est pas une pensée.

Nico Robin ne disait rien. Elle connaissait cette langue et le dialecte modifié pour l'avoir entendu le jour de la mort de leur capitaine. Elle préféra mimer le silence. Peut-être que cela lui en apprendrait davantage. Elle tiqua sur le prénom de Iris. Qui était Iris ? La seule autre personne visiblement blessée de la pièce était Zoro. Est-ce un pseudonyme qu'il avait utilisé en rencontrant les deux prostitués ? Ils semblaient y avoir un lien différent qu'une rencontre d'aujourd'hui même entre eux.

Nami redressa le regard vers Robin et Zoro.

L'archéologue portait une veste et un pantalon appartenant à un homme, du sang se trouvait au niveau de sa nuque et sur sa joue. Un bleu abimait le haut de sa joue droite.

Zoro avait l'air moins mal au point. Son visage ne semblait pas blessé, mais sa veste était entièrement fermée comme pour dissimuler une blessure. Des traces de doigts ensanglantés se trouvaient sur sa joue et sur sa nuque. Des empreintes trop grosses pour être celles de Robin.

─ Désolée …

Elle ne comprenait pas les mots de Pom et se doutait qu'il était furieux. Elle lui donna raison. Elle remonta une mèche rousse à l'arrière de son crâne. Ils n'avaient pas le temps d'attendre mais de là à devenir une tortionnaire. Robin était blessée et Zoro l'était peut-être également. À nouveau un mystère vint s'abattre sur Nami : comment avait-il réussit à délivrer Robin ? Comment avait-il réussit à délivrer Usopp ?

─ On va vous soigner.

─ Je vais bien.

Trois mots crachés comme une insulte. Zoro semblait lui avoir dit ta gueule, continue ! Ses yeux noirs brillaient dangereusement. Comment avait-il fait pour retrouver l'usage de sa vue ? Robin se souvint brutalement à quel point Zoro haïssait perdre, il était fier au point d'accepter l'idée de se couper des membres s'il était entravé. Jamais le Zoro qu'elle avait connu n'aurait pu se prostituer.

─ On ira se soigner après, tempéra Robin, répète les éléments et prenons une décision ensemble.

─ Dans la nuit, au signal, les membres des nouvelles forces rentreront dans l'île et tueront tout le monde. Même les animaux. La purge durera jusqu'aux premiers rayons du soleil. Seuls ceux survivants jusqu'à là seront épargnés. On doit sauver Sanji et filer !

─ Et les renseignements qu'on cherchait ? demanda Robin

─ Je n'ai rien trouvé.

─ Et les villageois ?

Le silence marqua la question d'Usopp. Il les fixa sans comprendre. Le visage austère de Zoro devint encore plus dur comprenant ce qui était en train de se jouer. Nami trembla tant cette décision de prévenir ou non les villageois donnerait le même résultat final. Robin avait besoin de réfléchir à tout cela et le temps était compté. Elizabeth blanchit. Elle devait prévenir le patron.

─ On doit trouver Sanji et réussir notre mission, répondit dans un état presque robotique Nami.

Usopp garda ses pensées pour lui-même. Sanji et Nami étaient devenus durs presque militaires. Il comprenait leur envie de se venger et leur envie de se battre et de les protéger de ce qui était arrivé mais il s'inquiétait de leurs changements.

Pom avait déjà fait demi-tour. Zoro le rattrapa par la taille, si rapidement que personne ne l'avait vu changer de place. Il se retrouva à l'arrière de l'androgyne, nouant ses bras autour de lui.

─ Tu agis comme un imbécile, lui dit-il dans la langue de l'océan des délices non modifié contrairement à celle qu'elle avait employé les deux androgynes tantôt.

─ Pas deux fois. Pas deux fois.

Pom se retourna vivement pour frapper Zoro. L'épéiste l'arrêta d'une main avec facilité. L'androgyne se retrouva avec les deux mains bloquées, tirant dessus brutalement pour essayer de se défaire.

─ Ils ont le droit de savoir !

─ Tu as raison mais sortir dehors et se mettre à hurler ne conduira qu'à ta mort et à la leurs précipitées.

Pom frappa Zoro dans la poitrine avec son genou l'attrapant par le haut. L'épéiste le relâcha et s'éloigna, le repoussa tout en ayant un geste de douleur. Pom se calme, inquiet : il frappait souvent Zoro pour rire ou plaisanter. Sa force était celle d'une mouche face à la capacité à encaisser de l'escrimeur et Zoro aimait aller au contact. Jamais il n'aurait reculé ou relâché la tension comme maintenant.

Nami se rapprocha des deux hommes.

─ On va y réfléchir tous ensemble. D'abord, il faut se soigner. Pom a raison. Et votre aide à toi et Elizabeth nous sera précieuse.

Elizabeth ne répondit pas. Elle hésita. Devait-elle partir et chercher un moyen de regagner son île et de prévenir le patron ou devait-elle rester ici et aider l'ancien équipage de Luffy D. Monkey qui semblait – il fallait l'avouer – moins impressionnant en réalité. Nami était différente de ce que lui racontait Zoro. Elle semblait dure et impitoyable. Elle semblait fragile aussi. Elizabeth aurait aimé que son équipage la soutienne davantage. Nami semblait devoir tenir la barque de la raison.

─ Je vais juste me changer et on agira ensuite, dit Zoro

Les plans n'avaient jamais été très importants dans la vie de l'escrimeur. Ce n'était pas sa spécialité. Davantage celle de Sanji, de Nami ou de Robin. Avec Luffy, ils avaient un plan qui fonctionnait en permanence : foncer dans le tas et qui vivra verra …

Il avait presque toujours fonctionné.

Comment Luffy réagirait-il s'il était avec eux ?

S'il était en vie. Tout serait différent. Et tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même Zoro.

─ ─ ─ Ile Iliade ─ ─ ─

Le capitaine du navire était furieux. Son père avait donné raison à Klahadore. Heureusement, il avait pu obtenir une alternative. Il n'avait toutefois pas apprécié que son père, encore une fois, donne raison à ses subalternes. Il avait le sentiment parfois qu'il était qu'un homme de paille et que Rob Lucci était le vrai capitaine avec Klahadore en second. Le chef corsaire Ban Blade aurait mieux fait de se fier à cette lucidité rare chez lui et de réaliser qu'il était entièrement dans le vrai.

Orgueilleux, il finissait toujours par se dire qu'il se trompait et que son père et les deux hommes l'adulaient.

S'il se trompait sur un point, c'est que Rob Lucci n'était pas capitaine. Tout comme Klahadore, il obéissait à un chef corsaire mais ce dernier n'était pas leur pathétique capitaine. Rob Lucci avait toujours été amoureux du sadisme, de la guerre et de la violence mais il avait cherché pendant un temps à être juste. Plusieurs fois, il avait protégé des innocents. Alors qu'il travaillait pour l'agence de renseignements, il avait été contacté par un homme. Sous l'aura de ce dernier et la puissance de ses discours, il avait rejoint les nouvelles forces et il cautionnait ce qu'ils faisaient justifiant les actes les plus barbares comme la destruction de peuple, d'île et la purge pour des raisons d'équilibre. Il suffit parfois d'une rencontre pour passer de monstre à pire encore.

Tout aussi brillant que Klahadore, jouer les baby-sitters ne l'enchantait guère. Tous les deux savaient toutefois que maintenir en vie ce bougre d'idiot de capitaine était une obligation tant son père y tenait. Ils savaient aussi que ce n'était pas la raison principale de leurs venues dans son équipage. Si ce crétin se trouvait dans des eaux paisibles, c'est bien parce que son père le jugeait trop faible pour aller ailleurs. La rumeur de rebelles dans ce coin de l'océan survenu un an plus tôt avait conduit son père a y envoyer deux de ses meilleurs espions autant pour le protéger que pour trouver les espions et rebelles.

Rob Lucci, barbu et aux cheveux noirs et bouclés, se rapprocha de Klahadore avec un grand sourire satisfait. À son épaule un pigeon blanc habillé d'un chapeau de pirate et d'une cravate se tenait.

─ Qu'a-t-il dit ?

─ Il a dit à son père qu'on lui avait manqué de respect sur cette île. Je lui ai expliqué qu'il courrait après une pute qui s'était échappé.

─ Quelle a été la réponse du boss ?

─ Il m'a donné raison. Il a dit à son fils qu'il aurait dû rejoindre l'île framboise et les petites îles autour pour le massacre et qu'il était trop tard pour y assister désormais.

─ Il devait être furieux.

─ Il sait que son fils est un crétin. S'il ne lui rappelait pas sa mère, il l'aurait tué depuis longtemps lui-même. Tu l'aurais entendu chouiner pour sa petite pute, comme-ci c'était sa propre femme. Honteux.

─ Son père n'a pas que ça gérer !

─ Il a ordonné à l'heure du massacre des îles framboises de faire de même ici. Il a prévenu le chef suprême. Il est d'accord. Si une île autorise qu'une prostituée manque de respect à un haut gradé, elle mérite une punition.

─ Anéantissement total ?

─ Une purge, elle durera le même temps que celle des îles framboises mais sans recherche de rebelle, cette île est clean. Il ne souhaite pas raser totalement la ville. A une exception.

─ Laquelle ?

─ Le bordel de cette pute doit disparaître et toutes les personnes qui y ont déjà posé les pieds. Le boss veut qu'on trouve cette chienne pour son fils et qu'on lui ramène. Il lui en fera sans doute cadeau pour ne plus l'entendre chouiner.

─ Je me disais bien que tu avais l'air réjouit. C'est l'idée de cette attaque qui te met dans cet état de séduction parfaitement inapproprié ?

Klahadore remonta sa paire de lunettes cassées sur ses yeux. Il sourit en coin, levant les yeux au ciel vers une lune se couvrant de quelques nuages. Dans quelques heures, la lune sera rouge.

─ ─ ─ Ile Framboise ─ ─ ─

Robin s'était isolée dans une chambre pour se changer. Elle se souvenait parfaitement des fers sur ses poignets et en gardait des stigmates. Elle se souvenait de l'odeur du sang dans la pièce. Zoro avait été blessé et refusait d'en parler. Elle essaya d'user de son pouvoir pour l'observer mais elle ne le trouva pas. Zoro n'était pas dans la chambre où il devait être à moins qu'elle ne soit trop chamboulée pour user correctement de son pouvoir. Se retrouver ainsi venait de lui rappelait trois années d'emprisonnement qu'elle avait vécu.

Elle ne devait se plaindre. Elle ne pouvait pas se plaindre. Elle pensait à la prostituée morte. Elle retira les vêtements qu'elle portait et les jeta avec horreur sur le sol. Ils avaient l'odeur de Ohm. Comment avait-il pu dévier autant ?

Elle essaya se de focaliser sur le mystère planant autour de Zoro mais sa pensée s'en retourna vers Nami. Son amie allait mal. Pas besoin d'avoir des talents en observation pour s'en rendre compte. Nami était en train de perdre pieds. Est-ce que c'était si surprenant que ça ? Elle les portait tous à bras le corps depuis des années. Elle avait soutenu Sanji sans jamais montrer un signe de faiblesse.

Tous les participants connus du chapeau de paille avaient été capturé. Nombreux devaient être morts. Si seulement Ace pouvait être en vie. Si seulement Luffy pouvait l'être.

Nico Robin le savait : Nami était persuadée que Zoro était mort avant de le retrouver. Plusieurs fois, elles en avaient parlé. Nami soutenait Sanji pour ne pas le voir sombrer, mais elle ne croyait pas possible que le second soit parti sans Luffy. C'était même impossible. L'honneur de Zoro tenait dans sa capacité à toujours protéger leur capitaine.

« L'avenir ne peut exister que si on met sa vie en jeu … »

Luffy, … si seulement tu avais compris que sans toi, l'avenir et la vie ne semblaient pas exister.

« Ne faisons pas le même choix que nos parents. »