Bonjour ! Voici le chapitre 30. Un très court chapitre encore une fois. Bonne lecture!
Une odeur de déjeuner s'était immiscée à travers la porte fermée. Emportée par la faim, elle se releva lentement tout en gardant les couvertures à sa poitrine. Sur la commode, elle remarqua qu'il se trouvait une chemise blanche soigneusement pliée. Elle la prit dans ses mains et en huma l'odeur avant de la mettre. Elle était juste assez longue pour que ses fesses soient cachées. Elle laissa un bouton libre dans le haut qui laissait entrevoir son décolleté et la petite croix dans son cou.
Une fois sur pied, elle constata qu'elle était encore endolorie des attaques de Stein. Au moins, elle pouvait désormais se tenir debout par elle-même. Elle se dirigea lentement vers la porte et tourna la poignée. Elle découvrit son Petit Prieur assis à sa table avec une tasse de thé. Il regardait le journal télévisé.
— J'aurai cru que tu te réveillerais plus tard, dit-il sans détacher son regard de la télévision. Tu n'as pas mis longtemps avant de t'endormir. Je t'ai demandé si tu allais mieux et tu m'as seulement répondu par un grognement, ajouta-t-il avant de prendre une gorgée de thé et se tourner vers Mellye avant de détourner le regard au bout d'une demi-seconde.
— Ah bon…, dit-elle en s'approchant de la table.
Elle tira une chaise et s'assit lentement. À peine avait-elle tiré la chaise que le Death Scythe s'était levé pour aller dans la cuisine quelques instants avant de disparaître dans le reste de son appartement. Il était beaucoup plus distant que la veille. Il n'osait même pas croiser son regard plus que quelques secondes à la fois. Comme s'il tentait d'agir comme si rien ne s'était passé. Mellye joua le jeu et choisit d'être distante elle aussi. Après tout, c'était un prêtre et il devait honorer le célibat. Comble du malheur, elle l'avait encouragé à céder à la tentation et ils se retrouvaient désormais dans cette situation.
Tu es stupide Mel! Tu as oublié que c'est un prêtre!? T'aurais dû aller à l'infirmerie à la place! Tu ne serais pas dans cette situation maintenant! pensa-t-elle en se maudissant.
Les yeux dans le vide et en silence, Mellye déjeuna. Elle sentit tout à coup les effets d'une prière dans sa tête. Elle décida toutefois de l'ignorer pour éviter de s'évanouir une fois de plus. Il devait surement demander pardon à son Dieu pour tout ce qui venait de se passer. Ensuite, elle se leva et rassembla la vaisselle qu'elle commença à laver.
— Non laisse, je vais m'en occuper.
Mellye tressaillit de peur. Il avait un véritable don pour surprendre les gens. Elle ne l'avait pas entendu arriver. Elle ressentit des papillons dans son estomac. Son cœur se serra dans sa poitrine. Par un moyen incompréhensible, elle se ressaisit.
— Non, c'est bon. Tu as fait… beaucoup pour moi… et je ne sais pas comment te remercier, répondit-elle.
Un malaise naissait. Elle avait bien mal choisi ses mots.
— Justement, je crois que j'en aie fait un peu trop. Je tiens à m'excuser pour... ce qui s'est passé hier soir… dans la...
— J'accepte tes excuses, coupa Mellye. Mais, c'est aussi en partie de ma faute. Je…
— J'accepte tes excuses également, trancha le Death Scythe à son tour.
En silence, Justin essuya la vaisselle. Alors qu'il s'affairait à ranger la vaisselle, il la frôla par inadvertance. Mellye sentait l'excitation remonter en elle. Déjà qu'elle était nue sous la chemise blanche du Petit Prieur, elle avait la chair de poule sur son corps entier de temps à autre. Son esprit dériva alors sur la pensée qu'il pourrait la prendre ici et maintenant dans une étreinte de passion où ils se caresseraient à nouveau et s'embrasseraient langoureusement. Elle s'imaginait déjà en train de faire l'amour sur la table de la cuisine, puis sur le sofa... Elle songea même à imaginer qu'il la prenait dans ses bras et l'appuyait contre un mur, entamait de vigoureux mouvements de reins. Elle lui aurait alors arraché ses écouteurs pour qu'il l'entende à nouveau gémir et crier de plaisir, entièrement sous son contrôle. Elle chassa vainement ces pensées.
Non Mel, ce n'est pas ce qu'il a voulu faire. Il te l'a dit, il est allé trop loin… Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans la phrase : c'est un prêtre! se répétait-elle incessamment.
Malgré tout, son imagination prenait toujours le dessus et elle sentait ses mamelons se raidirent pour entrer en contact avec la chemise et la faire frissonner à nouveau.
Dieu qu'il est beau comme prêtre, pensa-t-elle alors que ses pensées dérivèrent une fois de plus.
Une fois la vaisselle terminée, elle alla s'habiller. Il avait lavé ses vêtements. Une fois vêtue, elle se contempla un instant dans le miroir. Elle jeta un regard dans son dos. Son aile droite avait entièrement repoussé; elle pourrait à nouveau voler dès qu'elles les auraient lissées et redonner leur éclat. Elle jeta un dernier regard sur la chemise blanche. Elle la prit dans ses mains et en huma le parfum qui en émanait une dernière fois avant de la plier et de la déposer sur la machine à laver. Puis, elle sortit de la salle de bain pour se diriger à la porte d'entrée. Mellye ramassa ses katanas, mit ses bottes à talons ainsi que sa cape de voyage. Elle s'apprêta à le remercier, mais il la coupa :
— La prochaine fois, je t'envoie à l'infirmerie.
Dans un « au revoir » maladroit, Mellye sourit légèrement et passa la porte.
Et voilà! Ça se termine avec un malaise entre les deux personnages! Le prochain chapitre suivra bientôt! À la prochaine!
