Hey !
Il est tard, je rentre du ciné donc je m'attarde pas trop, mais voilà votre OS du jour ! Au programme, une petite chèvre et beaucoup d'amour. Et pour les ships, l'idée vient de Ya que vous pouvez chaleureusement remercier si le résultat vous plait.
En parlant de remerciement, j'en envoie tout plein à Lae et Ima pour les reviews !
Bonne lecture !
Pairing : Riku/des gens.
Pas de danse
Il y a du monde, des gens assis autour de leurs tables, des chocolats pour réchauffer les mains, des discussions tout bas qui nourrissent le grand murmure de la salle, des olives dans un petit bol pour les plus gourmands. Elles sont lisses, juteuses et verte. Vertes comme ses yeux. Mais dans ceux de Riku, le monde est un rappel couleur de cette muse
« - Elle lui plait. »
Rien ne peut infirmer les dires de Xion. Vanitas le sait, aussi se contente-t-il de hocher la tête, piochant parmi les petits amuse-gueules à coup de cure dent, avant de jeter discrètement le noyau sous la table. Leur regard se tourne, d'un même mouvement, vers la personne qui les tient liés autour de cette table. Cette même personne qui n'a d'yeux que pour la danseuse.
Elle est là, sur la scène improvisée près du marché de Noël, son tambourin à la main, à faire voler sa robe au moindre coup de hanche. Le tissu bat l'air, s'évapore et retombe doucement sur ses jambes, ses jambes qui tangent, qui tournent, ses jambes au teint sombre si proche de celui de Vanitas. Vanitas qui observe son petit ami, s'amusant de l'air ébahi qui lui déforme le visage. Cette paire de lèvres entrouvertes qui refusent de se toucher.
Elle a des mains, aussi, des mains qui frappent son instrument, des mains qui glissent dans l'air, dessinent des formes qui s'effacent aussitôt, des mains qui donnent le rythme, qui capturent le regard et ne le lâchent plus. Les mains d'une déesse. Et, au bout, des doigts si fins, petit comme ceux de Xion, son autre amoureuse. Xion qui rit doucement, et qui glisse sa propre paume dans celle de Riku après l'avoir réchauffée contre son café.
« - Elle est belle, c'est vrai. »
Le gris sursaute. Il se tourne brusquement vers ses deux amours, surprend leurs mirettes pleines d'étincelles malicieuses et rougit un brin, se détournant maladroitement. La noiraude rit clairement. Vanitas avale une gorgée de chocolat à la lavande.
« - T'es flag hein. Même la chèvre a compris.
- Très drôle. »
Mais, dans le doute, Riku vérifie quand même que le petit animal cornu qui sautille au pied de la jeune fille ne zieute pas dans sa direction. Des fois que.
Il ne croise qu'une paire d'yeux globuleux à la pupille étrangement écrasée.
« - Et tu me crois.
- Je suis prudent.
- T'es prudent de trucs chelous gars. C'est une chèvre. »
Le corbeau sourit, satisfait, avant de terminer sa tasse. Riku soupire et porte la sienne à ses lèvres. Mais, du coin des yeux, il continue d'observer la demoiselle qui danse. Ses pieds nus sous le froid de l'hiver qui caressent le sol, son visage pur offert aux expressions sincères et son corps qui danse, danse, danse, ne cesse de se mouvoir, rampe dans les airs, remue et tourne, et saute et danse encore. Et la jungle de mèches d'ébène qui lui retombe sur les épaules, la crinière qui l'accompagne. Sombre, comme celle de ses deux accompagnateurs. Il voudrait y passer la main pour trouver sa nuque, comme on cherche un trésor à tâton. Il voudrait, oui. Mais si Riku est rêveur, il n'est pas idiot. Il sait qu'aucun espoir n'est permis, qu'il ne peut l'approcher, ne la reverra pas. Il tombe amoureux pour un soir. Alors il profite, et il la regarde danser à l'heure où meurt le soir, où naît la nuit. Il la regarde. Il sourit, et laisse Xion poser sa tête sur son épaule.
Elle, c'est à Van qu'elle sourit. Elle aime comme il détourne le regard, l'air de ne rien voir, pour ne pas se mettre à sourire aussi.
Je fais une fixette sur les marchés, je crois. Bref ! A demain !
