Il ferma les yeux, les souvenirs brûlant sous ses paupières.
Respirer. C'était si compliqué. Sa respiration manquait : il avait l'impression d'étouffer. Il ne devrait pas avoir l'impression d'étouffer. Il se l'était juré : il allait être fort. Il ne pleurerait plus. Il devait...
... Il ne s'était jamais rendu compte que l'oxygène était aussi important. Il n'avait jamais eu à réaliser à quel point il était vital. Du moins avant cet instant ...
Respirer. Il ne fallait plus attendre, il se l'était promis. Il ne fallait plus, c'était sa promesse, envers lui même, envers ses parents ... Envers ceux qui n'étaient plus. Respirer. Ils méritaient de vivre. Ils ne devaient plus jamais avoir à vivre avec son poids sur leurs épaules. Respirer. C'était si dur.
Respirer. Tu n'es pas seul Harry. Respirer. Tu es seul Kyoya. Respirer. Tu te l'es promis. Plus jamais. Respirer. Il était si seul. Respirer. Fais un vœu Harry ! Respirer. Fais un vœu Kyoya !
Personne ne vient défoncer la porte.
Pourquoi quelqu'un serait-il venu ? Personne ne venait plus dans la triste propriété Hibari. Cette maison, maintenant seule témoin d'une nouvelle tache sur le tapis du salon. Une tache marron passé, précédemment rouge carmin ... Il était seul. La solitude le tuait. Petit à petit. Il était seul, encore une fois. Kyoya aurait préféré ne jamais ressentir cette douleur à nouveau. Il l'avait assez de subi en étant Harry pendentif les onze premières années de sa vie.
Il était seul. Seul dans sa maison, seul à l'école, seul dans sa vie. Il n'avait rien. Rien qu'un territoire. Mais c'était le sien. Et il fallait que ça suffise. Parce que si ça ne suffisant pas - ça ne suffisait pas ! - alors il allait être malheureux toute sa vie. Et ses parents ne s'étaient pas sacrifiés quand il était un bébé pour qu'il passe sa vie à se morfondre ! Il n'était pas comme ça. La vie était précieuse. Alors il devait la respecter. Respirer.
Il allait bien. Il n'était pas seul. Ses proches étaient la : quelque part près de lui, à le regarder. Il n'était pas seul. Il ne peut juste pas les voir. Il allait bien. Il n'était pas seul. Il avait des gens. Des gens qui tenaient à coté de lui. Des gens invisibles à ses propres yeux mais pas à son cœur.
Hibari Kyoya reprit le contrôle de sa respiration. Il n'était pas seul, il ne pouvait juste pas les voir. Cette explication était suffisante. Parce qu'il n'en avait pas de meilleur. Et plus on se répétait quelque chose et plus on commençait à y croire. Il n'était pas seul. Il ne devait pas en douter.
C'était suffisant.
Il attrapa ses tonfas, son sac et partit vers l'école.
C'était suffisant.
Sous son souffle, il se promis de ne plus jamais regarder le tapis. Il ne se perdrait plus dans l'histoire qu'il racontait.
Il n'était pas seul.
Il ne pouvait juste pas les voir.
C'était suffisant.
C'était suffisant.
Cette histoire est maintenant marquée comme discontinue. De un, parce que j'ai énormément de problème et peu de temps pour écrire. Et de deux, parce qu'il y a très peu de lecteurs. Du coup, si les choses restent comme elles sont, je mettrais cette fic à l'adoption et je l'abandonnerais désolé... Surtout pour toi, History, qui suit cette fic depuis le début et qui me laisse un petit commentaire à chaque chapitre ! Du coup, j'en profite pour te remercier : MERCI !
Sur un point tout à fait différent : oui hibari est fort, oui harry est fort. Mais tout le monde à une réaction à la solitude, surtout quelqu'un qui la connaît déjà et qui doit la revivre après avoir appris a sans passer. Je ne veux pas que mon caractère d'Hibari soit juste une puissance sans sentiment. Du coup, je ferais certainement d'autres chapitres comme ça si je continue : Kyoya peut très bien le cacher derrière ses 'hum' et ses 'je vais te mordre à mort' mais comme c'est une narration omnisciente, je peux vous offrir ces pensées les plus profondes. ku ku ku ?
