Parfois, Kyoya se demandait si tout ne serait pas plus simple si Harry était mort.

C'était toujours une pensé qu'il regrettait avoir. Il ne pouvait pas s'empêcher d'y revenir.

Elle tournant inlassablement dans sa tête, disparaissant mais revenant toujours.

Parfois il s'interrogeait.

Et si les gens pensaient qu'il était mort ? Ca faisait déjà plus de neuf ans qu'il avait disparu après tout.

C'était intrigant.

Pas dans l'optique : «qu'est ce que les gens ont déduit à ce propos » mais plutôt « qu'est ce que les gens se permettent d'écrire sur moi maintenant que je ne suis plus là pour m'en énerver ? ». Pas que sa présence ne les ait jamais dérangé : il les avait, eux, chuchotant dans son dos depuis qu'il avait mis les pieds dans le monde magique.

Les gens aimaient parler de lui, en bien, mais surtout en mal.

Parfois…

Parfois, Kyoya pensait qu'il devrait juste en finir.

Il avait toujours été bon à cacher ses sentiments. C'était une nécessité en étant Harry. Il l'avait perfectionné en étant Kyoya. Jouer l'enfant anti-social et assoiffé de sang l'avait endurci.

Cela avait peut être été un rôle au début… Mais maintenant, maintenant c'était comme respirer.

Pouvoir être seul.

Ne pas avoir de limite. Etre libre de faire ce que l'on veut. Ne pas avoir à répondre aux attentes des autres.

C'était tellement agréable ! Alors pourquoi, quelques part au fond de lui, quelques chose lui chuchotait le contraire ? Une petite voix qui lui répétait encore et encore : « pourquoi devenir plus fort ? Pour protéger quoi ? Pour protégé qui ? ».

Pour protéger ?

Sa ville ? Namimori ? Oui… Sa ville… Sa ville était son territoire, mais… Ce n'était pas ce qu'il était destiné à protéger : il le savait.

Qu'importe combien il le cachait, combien il voulait s'en défaire… Il avait soif de gens.

Des gens qui le laisseraient vivre mais qui se reposeraient sur lui autant qu'il se reposerait sur eux.

Comme avec Ron, Hermione, Luna, Neville, Ginny ou les jumeaux. Il les avait tellement aimé. Désiré. Il avait eu besoin d'eux. Autant qu'ils avaient eux besoin de lui…

Ron, la tête chaude avec une jalousie féroce mais qui revenait toujours vers lui. Son premier ami, la personne qui l'avait fait comprendre qu'il y avait une place pour lui.

Hermione, douce et calme Hermione. L'intello moralisatrice toujours la pour essayer de calmer le jeu et de les raisonner…

Luna, toujours dans un autre monde mais sachant toujours quand sauver le moment, quand revenir vers lui et lui offrir des conseils avisés.

Neville, essayant de les protéger tous, allant jusqu'à monter une révolution à Poudlard. Celui qui au final les avait tous sauvé…

Ginny, qui une fois, avait été tout pour lui. Tellement protectrice, forte, indépendante. Il l'avait aimé tellement fort. Et elle lui avait rendu comme s'il n'appartenait qu'à elle de le protéger et l'aimer…

Et les jumeaux…

Et Georges… Ayant une joie de vivre qui réconfortait les plus dures des peines. Avant. C'était avant Fred.

Harry les avait aimé, ils avaient été les siens : ses précieuses personnes, son monde. Les personnes pour qui il se battait pour une guerre que personne ne voulait mener.

Fred lui rappelait souvent pourquoi il ne voulait plus se lier au gens. C'était trop dur : il ne comprenait pas ce qui poussait les gens à se sacrifier pour lui. Fred avait été comme un coup de poignard entre deux cotes. Sa disparition, ce jour là, avait tuer quelques choses en lui. Lorsqu'il était… « mort » ? Tout une partie de lui était partit avec. Une énorme partie de son âme. Et Kyoya le savait, cette perte n'avait rien à voir avec l'horcruxe de Voldemort. C'était autre chose.

Peut être qu'un jour, il le découvrirait.

Pour l'instant, au plus profond de lui, il ne pouvait s'empêcher de désirer la mort.

Vide comme il l'était.

La désirer. Mais jamais l'obtenir.

Parfois… Parfois, il voulait ne s'être jamais fait la promesse de vivre envers et contre tout. Car s'il l'avait fait, il n'aurait pas à lutter contre ce sentiment de perte. C'était comme si on lui avait arracher les ailes et qu'il ne pouvait plus voler. Il se contentait de planer, attendant que quelques chose se passe : cherchant inlassablement ce qu'il avait perdu sans jamais pouvoir l'obtenir.

Parfois…

Parfois il souhaitait être mort pour que tout s'arrête.


Alors déjà, mise à jour ? Il me restait des chapitres déjà écris alors autant les poster. Youpi ?

Et oui, Kyoya est un poil suicidaire ! Rappelez vous que c'est un enfant de 9ans qui a encore une fois tout perdu et qui supporte la vie pour honorer les gens morts pour lui. Dans mon esprit, comme il repousse complètement ses instincts de nuage, il s'auto-détruit. Je sais pas si je suis logique dans mon explication mais sachez qu'il n'y aura jamais de suicide et que le sujet ne sera certainement jamais réabordé. C'est juste pour vous faire comprendre d'où vient l'image que j'ai d'un « harryoya ». Mélanger les deux c'est super compliqué; surtout avec mon adoration pour le background.

Oh et pour que les choses soient complètement claires : Harry a et a toujours été un nuage !