Chapitre 4 : Les souvenirs d'Olson.
L'ambiance était quelque peu pesante devant la porte du général Olson. Le vieux militaire était un homme réputé pour son calme et son honneur. Elsa le savait, cet homme était l'un des plus grands atouts pour Arendelle pour ce qui est de la chose martiale. La reine des Neiges l'observait. Elle cherchait une faille dans la carapace du général. Un indice qui lui aurait permis de croire qu'il allait se ranger à son avis et pardonner à sa cadette l'affront dont il avait été victime. Soudain la carapace justement sembla se fissurer. Les traits d'Olson devinrent tout à coup beaucoup plus doux et il invita une nouvelle fois Elsa à rentrer. Poliment cette fois, la jeune femme accepta et fut conduit par Beata dans la pièce à vivre où elle l'installa sur le seul fauteuil de la maisonnée, les hôtes d'Elsa se contentèrent eux de tabourets. La maison était extrêmement spartiate. La maîtresse de maison s'empressa d'offrir un rafraichissement à l'ancienne souveraine d'Arendelle. La vaisselle elle aussi était la plus simple et modeste possible. Elsa accepta poliment puis sa curiosité la poussa à questionner la famille Olson.
-Pardonnez ma curiosité…
-Majesté, vous êtes la reine vous n'avez pas à vous excuser ! Coupa Olson
-M…Merci…Hum. Je voudrais savoir. Vous qui étiez le régent d'Arendelle. Le général le plus décoré d'Arendelle, comment se fait-il que vous viviez si modestement ?
-Avez-vous vu madame les logements de vos soldats ? Je suis leur chef je me dois de leur montrer l'exemple, aussi nous vivons plus modestement que le plus modeste des soldats !
-J'admire votre frugalité mais…Vous êtes ici dans la sphère privée, vos hommes ne savent pas où vous vivez alors…
-Alors c'est aussi ma volonté votre Altesse. C'est traditionnel pour moi ! Répondit Beata.
-Oh ?
-Le minimum me sied parfaitement votre Altesse, j'en ai l'habitude et je ne crois pas que je saurai apprécier le confort matériel. Vous devez vous-même vous en rendre compte maintenant que vous vivez au contact du peuple du soleil ? Poursuivit Beata
Elsa se surprit à ne pas répondre. Le jour où elle avait laissé le pouvoir à sa cadette elle aurait probablement été en accord avec Beata mais avec son retour en Arendelle, sans vraiment savoir pourquoi, la reine s'en sentit incapable. Le prestige, la gloire, le pouvoir, le faste de la couronne cela semblait lui manquer plus qu'elle ne le pensait. Elsa détailla la maison. Elle imaginait remplacer les murs de bois par des toiles et oui, cela pouvait ressembler à un logement Northuldra. Elsa était-elle capable de vivre ainsi ? Elle n'en était plus aussi sure. Après tout elle venait de se créer un habitat à Ahtohallan, mais il ne s'agissait pas d'une simple maison, non Elsa avait reproduit le majestueux château d'Arendelle. Elle se remémora trois années dans le passé. Lors de sa fuite, là encore elle s'était construit un palais de glace imposant, au sommet de la plus haute montagne de la région ! La gloire semblait finalement occuper une part plus importante d'elle-même qu'elle ne le pensait.
-Vous semblez troublée Majesté…Puis-je vous demander de rester. Je voudrais vous montrer quelque chose… Demanda Olson.
-Je…Si vous le souhaitez. Quelques instants Reprit Elsa alors qu'elle regardait le soleil descendre vers l'horizon, repensant au message de sa cadette : « Ne sois pas en retard ! »
A ces mots, le général se leva et tira une lourde malle qu'il ouvrit. Il invita Elsa à s'approcher. La jeune femme observa le contenu. C'était probablement tous les souvenirs du vieux militaire. La malle contenait ses anciens costumes. Toutes ses médailles étaient soigneusement rangées. Des dizaines de papiers classés, et, en dessous, plusieurs petits médaillons ainsi que des icones. Olson les sortit et les montra à la jeune femme.
-Vous reconnaissez votre grand père le roi Runard je suppose ? Demanda Olson en le désignant du doigt sur un tableau où l'ancien monarque se trouvait au milieu de soldats d'Arendelle.
-Que trop bien… Répliqua Elsa d'une voix froide, La dernière fois qu'elle avait vu le visage de son grand père, était lorsqu'elle avait failli se noyer dans les flots d'Ahtohallan pour découvrir toute la perfidie de son aïeul.
-A votre manière de répondre, j'ose croire que vous ne le portez pas dans votre cœur ?
-Vous savez aussi bien que moi général ce qu'il a fait et pourquoi il a perdu la vie, laissant mon père, qui sortait à peine de l'enfance affronter le poids de la couronne !
-Je le sais…Peut être même mieux que vous votre Altesse. Vous ne l'avez pas connu et j'ai la prétention de croire que je faisais partie de ceux qui le connaissait le mieux. Vous ne connaissez que peu de choses du règne du roi Runard n'est-ce pas ?
-Je…
-Allons, j'ai été votre régent et, à ce titre j'étais parfaitement au fait de ce que vos précepteurs vous faisaient étudier, et le règne de votre grand père était quelque peu, rayé de vos cours d'Histoire. C'était la volonté de votre père. A mon sens et sans vouloir manquer de respect à sa mémoire une mauvaise décision. D'ailleurs, votre sœur me fait penser à votre père et…Pardon votre Altesse mais…Il n'était pas réellement un bon roi. Mais mon sens du devoir m'obligeait à lui rester fidèle. En revanche vous…Vous ressemblez bien plus à votre grand père !
-Ca suffit ! J'en ai assez entendu ! Répliqua Elsa avec colère avant de se diriger vers la porte.
-Parce que vous trouvez que vous couper du monde, de votre sœur, fermer les portes d'Arendelle et vous laisser vivre dans la peur jusqu'à l'âge adulte était une décision sage ? Lança d'une voix forte Olson à Elsa qui lui tournait le dos.
-S'il vous plaît votre Altesse…Commença Beata avec une nouvelle révérence. Mon mari ne veut pas vous faire de tort, bien au contraire !
-Je vous laisse deux minutes ! Répliqua Elsa d'un ton glacial en s'approchant à nouveau de la malle et du vieil homme.
-Pardonnez-moi votre Majesté. Je ne souhaite pas vus faire du tort où manquer de respect à votre personne et à votre rang. Vous m'avez dit tout à l'heure que j'avais respecté une décision de votre grand père fusse-t-elle mauvaise. Je ne vais pas chercher à vous convaincre du bien-fondé de cette décision, pas aujourd'hui, mais j'espère un jour. Mais sur le fond vous avez raison. J'ai suivi des mauvaises décisions de la part de souverains que j'ai eu l'honneur de servir. Et mon devoir m'obligeait à obéir. La pire décision que j'ai eu à suivre a été celle de votre père…Et favoriser votre isolement. Vous pensez que je déteste votre sœur n'est-ce pas ? Il n'en est rien. Je n'ai rien contre elle. Je puis même l'affirmer c'est une bonne personne cela ne fait aucun doute. Elle est dotée d'un extraordinaire pouvoir de compassion et d'amour. Ce sont des qualités dont était dépourvu votre père j'en suis navré et…Oui en quelque sorte votre grand père également mais dans un autre genre. Ces qualités l'aideront à remplir la charge que vous lui avez confié mais il lui manque d'autres qualités qui font que j'affirme qu'elle n'a pas les épaules. Mais votre Majesté, sachez que jamais je ne voudrais faire de mal à votre sœur ! Je vous le jure sur ma vie ! Mais hélas…A devoir suivre les décisions de votre père j'ai été obligé de lui en faire.
-Que voulez-vous dire ? Demanda Elsa
-Votre père nous avait demandé d'utiliser la force si nécessaire, dès le premier jour de votre isolement. Votre cadette se montrait insistante, les hommes ont hésité, j'ai dû agir comme tout chef qui se respecte et me substituer à eux…J'ai donc levé la main sur votre sœur qui n'était âgée que de 6 ans pour lui interdire le passage… Ridicule…Tout ça parce que votre sœur voulait faire un bonhomme de neige… Avoua Olson coupable
-Vous avez fait quoi ?! Frapper une enfant de 6 ans…Qui ne commet aucune faute qui plus est, c'est être un chef ?! Lança la reine des neiges d'une colère froide.
-J'ai agi selon les ordres de mon roi donc oui, c'est ce qu'un officier se doit de faire hélas. Ce n'est arrivé qu'une fois de ma main et c'est un geste qui me déshonore. Heureusement pour moi, votre sœur est bonne et n'est pas rancunière, elle ne m'en a jamais voulu, je pense même qu'elle ne s'en souvient plus ou alors, ne sait pas qu'il s'agissait de moi…
-Je ne serai pas si catégorique sur la capacité de ma sœur à ne pas être rancunière mais elle saurait pardonner… Et après ça vous continuez à me dire que vous n'avez pas confiance en elle ? Et pourquoi mon père agissait-il ainsi ?
-Votre père a agi ainsi car il vous craignait votre Altesse ! Ces pouvoirs il les avait déjà vu se retourner contre lui le jour de la disparition de votre grand père. Quant à votre mère elle était également d'accord pour que vos pouvoirs soient les plus restreints possibles.
-Ma mère aussi ? Questionna Elsa, surprise de cette attitude de la part de la reine Iduna qui était originaire du peuple Northuldra, elle était sans doute la mieux placée pour comprendre la magie. Comment avait-elle pu se fourvoyer à ce point ?
-Votre mère surtout ! Après l'incident où j'ai dû me montrer violent envers votre sœur j'ai été voir leurs majestés pour leur en faire rapport. Je les ai interrogés sur la nécessité d'agir ainsi vis-à-vis de votre cadette et c'est votre mère qui la première s'est montrée catégorique bien que cela lui coûte. C'est la seule fois de ma vie où j'ai vu un souverain ou une souveraine pleurer. Votre père a également tranché en ce sens, ils étaient d'accord. Dès lors, mes hommes se sont également soumis à la volonté royale. Les gardes postés devant votre porte étaient sous mes ordres directs. Ils devaient empêcher tout contact entre vous et votre cadette était du genre têtu, et, pour appliquer les ordres de votre père, j'ai dû leur exiger de porter la main sur votre sœur si elle ne se montrait pas coopérative…Malheureusement cela est arrivé quelques fois durant cette période... Mais cela n'est jamais arrivé après la disparition de vos parents, le conseil l'avait décidé pensant que cela aurait été votre décision de ne faire aucun mal à la princesse Anna. Et je le redis Altesse, si j'ai donné cet ordre, c'est sur l'injonction de votre père !
-Pourquoi me racontez-vous cela ? Demanda Elsa outrée, l'image de sa cadette enfant ou adolescente, frappée par des hommes en armes simplement parce qu'elle souhaitait pouvoir la voir lui venait à l'esprit et Elsa sentit un vent de culpabilité la submerger.
-Votre père était aveuglé. Il a choisi de vous enfermer par peur, il a réagi sur l'instant, sans en mesurer les conséquences. Oh nous sommes tous humains tout le monde peut agir ainsi, mais, avec le recul, il n'a pas su revenir à la raison. S'il a pris cette décision, c'était pour vous protéger cela ne fait aucun doute. Votre père vous aimait et il aimait votre sœur ! Et pour ce qui est de votre cadette. Elle a hérité du caractère du roi Agnarr. Elle aussi va prendre des décisions irréfléchies et n'est pas capable de revenir en arrière. L'exemple le plus frappant est probablement sa décision de confier au prince Hans le royaume pour aller vous chercher seule dans la montagne en pleine tempête ! Qu'elle aille vous chercher seule, sans matériel ni escorte était déjà irresponsable, mais nommer un étranger à la tête du royaume alors qu'il y avait des régents pour vous…C'était parfaitement absurde, et nous avons pu en mesurer les conséquences ! En revanche, votre grand père agissait différemment…Regardez. Fit Olson en tendant des documents à Elsa.
-Ce sont quelques-uns de ses actes royaux ! Commenta Beata.
-Voyez les dates…Votre grand père prenait son temps…Plus de six mois pour élaborer cet acte. Il mesurait le pour et le contre. Et celui-ci. Une décision prise et là, décision annulée lorsqu'il s'est rendu compte qu'il avait fait une erreur. Et enfin, comme vous me demandiez pourquoi je vivais ainsi…Regardez ceci.
Elsa prit le document que lui tendit le général et le parcouru. Il était question du roi Runard. L'homme était passionné par la vie militaire, au point d'y initier son fils Agnarr dès que ce dernier fut en âge de marcher seul. Le roi vivait la moitié de son temps en compagnie de ses hommes, mais jamais, il n'allait dans les quartiers des officiers supérieurs non, le roi restait toujours aux côtés des soldats les plus humbles. A chacune de ses visites, Runard apportait, argent et victuailles pour les soldats. L'homme se contentait du minimum. Olson montra encore quelques documents, notamment un tableau où le roi était mis en scène à vivre modestement parmi les soldats. Son doigt s'arrêta sur le plus jeune d'entre eux…C'était lui, au début de sa carrière. Runard avait pris Olson sous son aile et l'avait aidé à gravir les grades jusqu'à devenir son aide de camp. Olson avait vu en Runard un grand roi et, selon les mots du souverain, Olson était « un de ces hommes exceptionnels dont il est une fierté de pouvoir les côtoyer ! ». Le général avait pris une voix solennelle bien que tremblante d'émotion pour citer l'ancien roi, c'était de son aveu, la plus belle chose qui ne lui avait jamais été dite.
-Voyez Altesse, votre grand père, par sa réflexion a su se faire aimer d'Arendelle et surtout a œuvré pour le bien du royaume : « Pour Arendelle ! » telle était sa devise ! Et je vous disais que vous étiez comme lui. Oui, quand je vous enseignais madame, j'ai vu que votre seule volonté était de protéger Arendelle…N'est-ce pas ce que vous avez fait d'ailleurs en arrivant au triple galop sur votre cheval pour empêcher cette énorme vague de submerger le royaume ? Ou même, lorsque vous êtes revenue en acceptant vos pouvoirs, vous souvenez vous de ce que vous m'aviez dit ?
-J'ai des pouvoirs pour me protéger, pas le peuple, donc allez les protéger eux plutôt que moi… Répondit Elsa tel un automate.
-L'héritière du roi Runard…Conclut Olson.
Elsa était quelque peu choquée. Elle se souvenait qu'elle buvait littéralement les paroles du général lorsqu'elle n'était encore que la princesse héritière. Elle avait de l'admiration pour cet homme qui lui narrait l'Histoire du royaume, l'initiait à la chose martiale et, en cet instant, Elsa était à nouveau une adolescente qui prenait une nouvelle leçon d'Histoire. Curieusement, la jeune femme se demandait comment elle ne pouvait en vouloir au général qui venait de lui avouer qu'il avait levé la main sur sa sœur, sur cet homme qui avait cautionné l'action de son grand père. Mais pourtant le militaire semblait bien trop attaché à l'ordre et à Arendelle pour ne vouloir nuire de quelque façon que ce soit à sa famille. Elsa en cet instant avait totalement oublié sa réflexion en disant qu'elle n'accordait que deux minutes au général. Elle voulait en savoir davantage sur le règne de son père, mais aussi celui de son aïeul. Le général pouvait lui narrer comment le roi régnait, chose qu'elle ne pouvait voir de manière précise à Ahtohallan. Curieusement, Elsa se surprit à s'intéresser à la gestion du royaume. Elle balaya cette pensée. « Non, si je m'y intéresse c'est pour aider Anna, c'est pour elle que je prends ces informations. » se disait-elle pour tenter de se convaincre.
Machinalement, Elsa posa son regard sur la malle du général Olson, tandis qu'il détaillait à la souveraine comment le roi Agnarr avait organisé, suivant les écrits avisés du roi Runard les défenses du royaume dans la chaîne de montagnes où culminait aujourd'hui le majestueux palais de glace d'Elsa et, tout, à coup, la jeune blonde fut attirée par un dessin plié sous une pile de documents…
-Mais…Qu'est-ce que c'est ? Questionna Elsa
-Oh non je ne pense pas que vous souhaitez le savoir ! Coupa Beata.
Olson se tût, la reine des neiges ne l'écoutait plus et défiait du regard Beata. Elsa était trop curieuse et souhaitait savoir quel secret la femme d'Olson souhaitait garder. Face au regard insistant d'Elsa, Beata plongea sa main dans la malle et en tira un document.
-Voilà votre altesse…ceci est, mon passé je…enfin j'étais une guérisseuse.
Elsa parcouru le document, ce n'était pas celui qu'elle avait repéré initialement mais ce que lui tendit l'épouse du général attirait son attention. Elle réussi à comprendre les quelques notes manuscrites, sans doute celles de Beata. Cela parlait de plantes médicinales, de propriétés magiques mais l'essentiel du document était dans une langue inconnue pour la jeune femme, mais elle y reconnaissait un détail. La marque des trolls !
-Vous connaissez Grand Pabbie ? Demanda la jeune femme.
-C'est exact, il m'a transmis une partie de son savoir il y a longtemps, alors que vous n'étiez qu'une jeune enfant. La dernière fois que je me suis entretenue avec Grand Pabbie d'ailleurs vous n'étiez pas très loin ! C'est le jour où votre sœur a eu son accident. C'est aussi le jour où j'ai fait la connaissance de Niklas et qu'il m'a amené ici. J'ai eu peur de ce que j'avais appris et j'ai tout laissé derrière moi. J'ai abandonné mon ancienne vie, non sans quelques regrets qui me hantent encore aujourd'hui ! Quelques semaines plus tard, je devenais madame Olson…
-Je me rends compte à entendre votre épouse que je ne connaissais même pas votre prénom…Général Niklas Olson !
-Cela satisfait-il votre curiosité reine Elsa ? Demanda Niklas de manière précipité.
-Pas exactement…Car ce n'était pas ce qui avait attiré ma curiosité mais plutôt ceci.
Avant que l'officier ou sa femme n'aient pu répondre, Elsa avait plongé sa main dans la malle et attrapa le papier qui l'avait interpellé. Olson et Beata voulurent protester mais ils avaient tous les deux trop de respect pour Elsa qu'ils considéraient comme leur reine légitime qu'ils la laissèrent déplier le dessin sans dire un mot. Tous deux observèrent légèrement inquiets la réaction de la reine des neiges. Elsa ne se préoccupa pas une seconde de ses hôtes et prit connaissance du dessin. Lorsqu'elle le vit elle se figea. Ce visage ! Il n'y avait aucun doute possible. Elsa regarda le bas du dessin, il portait la signature de Beata. Passé l'instant de surprise, Elsa fixa la maîtresse de maison qui la fuyait du regard.
-Madame Olson…C'est pour cela que vous voulez venir avec moi n'est-ce pas ?
-Je le confesse votre altesse…Soupira Beata.
-Ce dessin est-il réellement votre œuvre où quelqu'un a-t-il signé à votre place ?
-Non votre Majesté, jeune j'avais comme passe-temps le dessin. C'est bien moi l'auteur de celui-ci.
-Mais…quel âge a-t-elle là-dessus ? Demanda Elsa surprise de ce qu'elle entendait.
-Votre mère ? Un peu plus de dix ans sur ce dessin…
-Un peu plus de dix ans ? Mais comment est-ce possible ?! Le brouillard est tombé après ses douze ans, elle n'est pas arrivée en Arendelle avant ! Comment la connaissiez-vous ?
-Iduna était ma meilleure amie.
-Pardon ? Comment est-ce possible ?
-Parce que je suis comme votre mère… Je viens du pays Northuldra. Confessa Beata.
