Chapitre 8 : « Le journal d'une Northuldra »

Elsa était en vue du pays Northuldra depuis un moment déjà mais elle avait préféré, plutôt que de rejoindre le camp de continuer à longer le trait de côte et regagner son château de glace à Ahtohallan. Elle savait que sa tenue de reine des neiges risquait de quelque peu déplaire à Yelena. Elle venait de quitter Arendelle et sans doute avait-elle contrarié sa cadette, inutile de continuer à décevoir ainsi ses proches. La jeune femme continua de longer la côte et un grand vague à l'âme l'atteint. Elle venait d'arriver dans une petite crique désolée de la mer sombre, et il reposait toujours là. L'épave du fier vaisseau d'Arendelle, désormais rongé par les embruns. Elsa hésita. Six ans auparavant, alors qu'Arendelle pleurait la disparition du couple royal, elle avait brillé par son absence, obligeant Anna, encore adolescente à affronter seule le regard attristé de l'assistance, à devoir porter dignement le deuil et compatir à la douleur du peuple d'avoir perdu son roi alors qu'elle, tout juste sortie de l'enfance se retrouvait orpheline. Et Anna l'avait fait, elle avait su s'en montrer digne, elle ne n'avait pas oublié son devoir alors qu'Elsa…La reine des neiges sentit la culpabilité l'atteindre. Elle repensait à son attitude, sa jalousie vis-à-vis de sa cadette désormais reine, poste qu'elle regrettait mais elle ne le méritait pas. Dans les moments difficile, Elsa avait toujours choisi la fuite alors que sa cadette était bien plus courageuse et responsable.

« Anna est une bien meilleure reine que moi…Depuis toujours, et malgré tous mes défauts, elle ne s'est jamais plainte… Jamais Anna ne me dira qu'elle a été déçue de moi…Elle est trop bien pour dire cela ! »

Seul le Nokk pouvait entendre la jeune femme alors qu'ils étaient au milieu des flots et le cheval d'eau fit éclabousser légèrement ses oreilles en un petit jet au visage d'Elsa pour lui faire quitter ces noires pensées. Cette réaction arracha un timide sourire à Elsa. Elle allait au moins réparer l'affront qu'elle avait fait à ses parents. Jamais en six ans elle ne s'était rendue sur leur sépulture. Cette fois c'était différent. Les stèles d'Arendelle étaient commémoratives mais ce navire était bien le lieu de repos éternel de la reine Iduna et du roi Agnarr. D'un petit geste, Elsa demanda à sa monture de s'approcher de l'épave et, arrivé sur le sable noir elle laissa son compagnon pour pénétrer seule à l'intérieur du navire éventré. En y entrant, Elsa sentit la présence de courant d'air sauf qu'en cet instant, son compagnon ne lui paraissait plus aussi agréable. Le vent ne la caressait pas, il sifflait à ses oreilles, le bruit était léger mais il semblait strident pour Elsa et, les petits grains qui virevoltaient ne chatouillaient pas les mains ou les épaules de la souveraine non, cette fois ils étaient pareils à de petits insectes qui piquaient une proie.

« Ah ! Courant d'air ! C'est désagréable, arrête s'il te plait ! » Murmura Elsa qui ne reçu en réponse de l'esprit du vent qu'une rafale légèrement plus forte et plus désagréable.

« Assez ! » Fit la reine des neiges d'une voix plus forte et, sans même le remarquer, elle avait des petits cristaux de glace, arborant les symboles des éléments qui sortirent de ses poings fermés. Finalement, la rafale se stoppa et fut remplacé par une petite bise agréable, semblable à une caresse qui se glissa le long du coup de la blonde et fit virevolter sa tresse qu'elle avait encore conservé de son passage en Arendelle avant de disparaître. L'esprit du vent peut être capricieux et joueur pensa la souveraine, mais elle n'était pas d'humeur en cet instant et, continua de son chemin avant de se stopper et sentir les larmes monter. L'instant figé était toujours là. Elsa s'y attendait. Dans la forêt, le souvenir de sa mère sauvant le jeune Agnarr était resté intact et elle s'y rendait souvent pour discuter avec ses parents. Il était donc logique que celui-ci soit également présent. L'image était dure à supporter mais elle se jurait d'être forte…Car Anna elle le serait ! La jeune femme dévisagea ses parents, enlacés alors que l'eau allaient les engloutir. Ils étaient unis c'était leur force, la force de sa sœur également…et sa faiblesse ! Elsa elle était solitaire. Elle ne pouvait avoir autant de compassion que ses parents ou Anna et, bien qu'elle sache quelles lois cruelles son père avait pu mettre en place, lui, comme Anna méritait son pouvoir ! Finalement Olson avait peut-être raison, Elsa ressemblait beaucoup à son grand père ! La jeune femme voulu réparer cela et osa s'approcher de la statue de glace avant de s'agenouiller. Cet instant était pour elle. Combien de temps dura-t-il ? Quelques secondes ou quelques minutes, la jeune femme n'en avait pas la moindre idée et, finalement, elle déposa au pied de la vague une petite gerbe gelée qui prenait la forme de crocus. Sans le vouloir, la reine des neiges l'avait disposée de telle façon que l'impression visuelle donnait l'idée que le crocus était croqué par la vague qui, sans son appétit glouton avalait également les souverains d'Arendelle. Elle se releva et se sentit quelque peu libérée d'un poids. Après une légère révérence à ses parents gelés elle tourna les talons et cogna par mégarde dans un petit grimoire qui gisait au sol. Intriguée, la jeune femme le ramassa. Le livre était rongé par l'humidité mais l'encre avait malgré tout laissé sa trace. Certains passages étaient désormais illisibles mais, le titre lui l'était et l'écriture reconnaissable « Le journal d'une Northuldra ». La jeune femme sentit ses mains trembler alors qu'elle tenait le livre…Il s'agissait du journal de sa mère ! S'en était trop et les larmes coulèrent sur les joues de la jeune femme. En cet instant, elle avait de nouveau six ans et se sentait dans les bras de sa mère, observant le lointain depuis les fenêtres du château tandis qu'Iduna chantonnait sa berceuse seulement dérangée par les ronflements d'Anna.

Elsa sortit de l'épave et serrait contre sa poitrine le journal d'Iduna comme si elle avait en sa possession de Saint Graal. La jeune femme resta quelques instants à contempler la mer sombre et les dunes désolées. Tout autour d'elle rappelait la mort. Les hautes herbes séchées, les souches calcinées. Cette crique hors du temps tranchait tellement avec la beauté grouillante de vie de la forêt Northuldra où la glace, source de vie d'Ahtohallan. La jeune femme fut troublée dans ses pensées par une petite secousse à ses pieds, quasiment imperceptible puis, quelques secondes plus tard une seconde un peu plus forte. Les secousses rapidement s'accélérèrent et devinrent si fortes que la gardienne de la forêt manqua de tomber. Elle cria aux géants de la terre d'arrêter mais le mouvement continua et fit tomber Elsa en avant. Dans sa chute, elle lâcha son précieux grimoire et ses mains heurtèrent le sable noir. La jeune femme vociféra à nouveau à l'esprit de la Terre d'arrêter sa mauvaise plaisanterie et, encore une fois des petits cristaux de glace s'échappèrent des mains de la blonde. Au bout de quelques secondes, le séisme s'arrêta et le terre sembla même s'excuser en créant des petits sauts de sable au-dessus des pieds de l'aînée d'Arendelle.

Sans sourciller, elle ramassa précieusement son grimoire et, appela son ami des eaux qui apparut. Elsa grimpa sur son dos et ils galopèrent vers Ahtohallan. La crique qui abritait l'épave d'Arendelle petit à petit disparu de l'horizon et la jeune blonde se laissa aller à ses pensées quand tout à coup, elle sentit une secousse. Une petite vague que le Nokk avait dû sauter, et à nouveau, une autre mais plus grande cette fois. La reine des neiges quitta ses pensées et regarda devant elle. La mer sombre était pourtant comparable en cet instant à un lac. Elsa ne comprit pas d'où venait les secousses quand elle fut projetée en avant, le Nokk venait à l'instant de ruer. Instinctivement, elle créa une bride de glace pour éviter de tomber alors que le cheval se cabrait légèrement faisant à nouveau basculer la jeune femme.

« Eh là doucement ! » Hurla Elsa, créant à nouveau de petits cristaux le long de la bride alors que le Nokk perdit sa folie passagère et bougea doucement ses oreilles pour se montrer bienveillant envers son amie alors que les contours gelés d'Ahtohallan commençaient à apparaître à l'horizon. Le voyage se termina sans histoire et Elsa quitta le Nokk pour pénétrer dans son palais de glace caché derrière les contreforts du glacier. Le style, identique à Arendelle rappela à la reine des neiges pourquoi elle avait pris congé si rapidement. Elle déambula dans les différentes pièces pour arriver dans la salle du trône. Son inconscient pouvait être cruel. La sculpture de glace était identique, jusqu'à l'emplacement des régalias. Comme attirée par une force irrésistible, Elsa ne put s'empêcher de prendre en main ces sculptures de glace et, comme elle l'avait fait à Arendelle quelques heures plus tôt elle prit place sur le trône, régalias en main. Le faste, l'apparat royal, elle pouvait l'avoir ici aussi ! Quant au pouvoir, son don magique lui en conférait bien plus que n'importe quel souverain et aussitôt elle regretta sa pensée…Olson lui avait dit la veille qu'il arriverait peut-être à la convaincre du bien-fondé de l'action de son aïeul…Et à penser à sa puissance magique, elle venait de donner raison aux craintes de Runard.

C'est à cet instant qu'Ahtohallan se réveilla. Des souvenirs figés commencèrent à se créer, mais Elsa comprit bien vite qu'elle ne regardait pas le passé. Comme cela s'était produit dans sa chambre de glace, elle était en train de voir le présent. Les formes prirent des visages connus et Elsa repéra rapidement sa cadette qui remontait la grande pièce. Elle présidait un bal royal. Telle une automate, Elsa s'était levée et avait laissé tomber à terre les régalias de glace. L'image gelée d'Anna passa devant elle sans la regarder et prit place sur le trône. La reine d'Arendelle semblait sourire et Elsa, spectatrice des événements se trouvait là, deux marches plus bas que sa cadette. Même s'il ne s'agissait que d'une image, Elsa ne put s'empêcher de sentir à nouveau monter en elle un léger sentiment d'envie. Elle essaya de détourner les yeux de sa cadette et son regard se posa sur une jeune enfant. La fillette virevoltait entre les convives, ravies d'être présente, elle agissait avec l'insouciance qui caractérisait Anna lorsque toutes les deux, elles jouaient dans la neige. La fillette finit par s'approcher d'Anna qui lui souriait en retour. Elles semblaient se connaître. Elsa fouilla dans sa mémoire et cela lui revint ! La fillette, de ce vagabond ! ...Yohan ! Oui c'était bien la fille de Yohan ! La petite Emma ! Anna l'avait invitée à cette réception. Voilà une preuve supplémentaire de sa bienveillance ! Songea Elsa qui du coup détailla chaque convive. Elle les reconnu tous mais jamais elle ne vit le père de la fillette. Voilà qui était curieux, peut-être avait-il décliné l'invitation de la reine mais accepté pour sa fille ?

Elsa resta plantée, sans bouger, passive, spectatrice du bal qui se tenait devant-elle. Elle aurait dû y être si elle n'était pas partie. Elle savait qu'il devait se tenir, Anna avait même annoncée sa venue ! Comme la cadette devait être embarrassée de l'absence de la reine des neiges ! Mais elle n'avait pas fui les responsabilités. Décidément, Anna était bien la meilleure des filles d'Agnarr pensa pour elle Elsa. La jeune femme, ne put se résoudre à quitter la pièce et suivi toute la soirée sa cadette des yeux, jusqu'à ce qu'une fois le bal terminée, Anna aille rejoindre ses appartements et se coucher. Elsa l'imita et s'endormit auprès de l'image gelée d'Anna.

Elsa trouva rapidement le sommeil et, au matin, elle se surprit à être restée bien tard au lit. Le souvenir d'Anna avait déjà disparu et Elsa se mordit la lèvre, elle avait l'impression d'être en retard. C'était ridicule, personne ne l'attendait. Mais dans son esprit, elle était censée quitter les lieux bien plus tôt et, précipitamment, elle quitta sa chambre royale, sans même prendre le temps de passer sa robe de gardienne alors qu'elle était revenue à Ahtohallan pour cela. Elsa, sans un regard pour la chambre dévala les escaliers et appela son compagnon d'eau pour chevaucher vers la forêt enchantée bien que le Nokk sembla en cette matinée à nouveau d'humeur rebelle si bien qu'Elsa dû encore une fois créer sa bride de glace pour être certaine de ne pas tomber. Au bout de quelques minutes, son compagnon à nouveau redevînt docile et Elsa put voyager tranquillement, sans se douter qu'à plusieurs kilomètres de là, un homme en chariot s'approchait de la frontière sud du pays Northuldra…

Sur le chemin, au milieu de la plaine entourée de collines aux loin, le silence de ce lieu reculé était troublé par une voix nasillarde

« Vrai ou faux les montagnes russes ne viennent pas de Russie ? Vrai ou faux le cœur bat trente millions de fois par an ? Vrai ou faux, les esclaves égyptiens étaient payés en bière ?

-Dis euh Olaf tu ne pourrais pas te… Attends qu'est-ce que tu dis ? Demanda Yohan soudain intéressé

-Bah oui beaucoup de gens l'ignorent mais c'est vrai, la bière était la boisson de base des égyptiens à l'époque, tout le monde buvait, c'était même considéré comme un médicament !

-Ah ? ... C'est intéressant, ça devait être sympathique de vivre dans ce pays à l'époque, et du coup Olaf, toi, tu peux en boire de la bière ?

-Oui Pourquoi ?

-Et tu aimes ça ?

-Oui pourquoi ?

-Et ça te fait quelque chose ?

-Oui pourquoi ?

-Mais et…

Yohan fut arrêté dans sa phrase par un cri. Yohan, qui avait quitté le chemin des yeux se ressaisit et constata qu'il avait manqué de renverser une femme d'âge mur.

-Oh, veuillez m'excuser madame, je ne vous avais pas vu ! S'excusa Yohan

-Pourtant il me semble que le chemin est suffisamment dégagé et large. Répondit la femme d'une voix légèrement sévère avant d'ajouter : Je pensais que les soldats d'Arendelle étaient bien plus rigoureux !

-Je suis confus…Je débute dans l'armée…

-Ça se voit ! Sourit la femme amusée de la gêne de Yohan

-Je…Je me nomme Yohan…Je suis en route pour le pays Northuldra

-Pas pour une mission secrète j'espère…

-Je… Commença Yohan qui se voulait déjà de sa bêtise, Anna lui avait fait confiance mais il venait de prouver son incompétence.

-Rassurez-vous, je me rends moi aussi en pays Northuldra !

-Oh ? Souhaitez-vous que je vous y emmène ?

-Et vous vous appelez comment ? Intervînt Olaf

-Je…Peu importe mon nom n'a pas d'importance…

-C'est secret ? Questionna à nouveau le bonhomme de neige.

-Exactement ! Comme pour le soldat Yohan…Rassurez-vous mon militaire je resterai muette. Si vous voulez m'être agréable, déposez-moi à la frontière Northuldra puis séparons-nous, chacun ses affaires.

-Mon chariot est votre chariot ! Conclut Yohan qui invita la femme à monter.

Yohan aida la passagère à monter et ils continuèrent leur route. Le militaire était heureux d'avoir pu trouver un peu de compagnie durant ce long voyage et qu'enfin le bonhomme de neige d'Anna se taise. Yohan était trop gentil et poli pour obliger Olaf à garder le silence mais sa passagère ne s'en privait pas et obtînt gain de cause.

-Vous voyez mon bon militaire, vous vous devez d'être ferme ! Vous avez des enfants ?

-Une fille…

-Eh bien, j'ose espérer que vous savez montrer davantage de conviction dans son éducation qu'avec cette créature…

-Mais…Ma fille est…très sage vous savez et…

-Pardonnez-moi je vous ai froissé…

-Non, du tout… Mentit Yohan dont la gentillesse l'empêchait de se montrer discourtois.

Afin de tenter de reprendre l'ascendant, Yohan tenta de questionner la femme sur son voyage. Cette dernière sourit. Yohan se révélait être un piètre enquêteur mais pourtant elle accepta de se confier.

-Je me nomme Beata, je me rends au pays Northuldra pour rencontrer la reine Elsa, c'est elle qui m'a invitée à la rejoindre…

-La reine qui…Vraiment ? Lors de son passage à Arendelle ?

-Exactement, je compte découvrir le pays Northuldra et la renseigner sur son passé.

-Et c'est elle qui vous a donné rendez-vous si tôt alors qu'elle venait juste de revenir en Arendelle.

-Tout à fait mon bon militaire !

Yohan sourit satisfait, il n'était finalement pas un si mauvais enquêteur. Il se disait qu'il pourrait même faire demi-tour et faire un rapport à la reine Anna. Elle n'avait pas à s'inquiéter, Elsa avait de toute évidence prévu que son passage en Arendelle allait être extrêmement court. Néanmoins, Yohan se disait que la reine voudrait sans doute en savoir davantage sur cette mystérieuse Beata et donc Yohan se jura de rester le plus près possible de cette femme. Il en était convaincu, avec Beata, il allait apprendre tout ce qu'il désirait. De son côté, la femme s'en voulait quelque peu. Elle qui voulait conserver son identité secrète avait le plus calmement du monde confié ces informations à ce soldat quelque peu maladroit. Sa gentillesse et sa bienveillance l'avait mis en confiance. Elle qui pensait qu'elle pouvait faire de l'homme ce qu'elle voulait se ravisa. Elle le détailla et se disait que la reine Anna, si elle connaissait ce petit soldat allait sans doute beaucoup l'apprécier.

-EH REGARDEZ ! LES PIERRES ! C'EST LE DEBUT DE LA FORET ! Beugla Olaf.

-Olaf ! Mais arrête de hurler tu vas nous faire re…

Yohan ne put terminer sa phrase qu'aussitôt, des bruits vinrent depuis les fourrés et quelques secondes plus tard, un groupe d'hommes armés de bâtons et portant à leur ceinture des couteaux encerclèrent le chariot de Yohan. Instantanément, Beata voulu se cacher le visage dans sa cape tandis que Yohan leva ses mains en signe de paix. Le militaire expliqua qu'il venait en paix mais était bien en peine pour expliquer la raison de sa venue, et était intérieurement très heureux qu'Olaf se soit enfin tut, évitant ainsi de dire bon nombre de bêtises qui aurait mis dans l'embarras le militaire. Timidement, il tenta de dire aux Northuldra que leurs royaumes sont amis. Les Northuldra semblèrent quelque peu se radoucir mais ils restèrent méfiants. L'uniforme de l'armée d'Arendelle ne plaidait pas en la faveur de Yohan. Certes pendant 35 ans, des soldats d'Arendelle avait dû cohabiter avec le peuple du soleil mais cela ne s'était jamais fait sans conflits et quelques blessures du passé semblaient toujours vives chez certains Northuldra qui entouraient le chariot malgré la libération de la forêt par les sœurs d'Arendelle. Finalement, d'un geste, celui qui semblait être le chef de la garde Northuldra invita Yohan à les suivre. Le militaire obéit quelque peu inquiet…

-Avez-vous déjà rencontré la reine Elsa ? Chuchota Beata à Yohan

-Oui. Souffla-t-il

-Fort bien, dans ce cas j'espère que vous lui aviez fait bonne impression, de ce que je sais, les Northuldra sont un peuple accueillant, sauf s'ils se sentent menacés…et encore moins avec les Arendelliens !