Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est aux showrunners de la série GoT et à Peter Jackson (oui j'utiliserais ces canons-là et les bouquins ne me serviront que pour récupérer d'avantages de détails)

Note d'auteur : Et voici le chapitre 9. J'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à me laisser une review et bonne lecture !

Chapitre 9 : L'Anneau prend le chemin du sud

Alors que les premiers jours avaient été placés sous une atmosphère cordiale, pour ainsi dire presque amicale, le silence devint rapidement leur principal compagnon de route. Les plaines vertes de Fondcombe avaient laissé place à une lande désolée, et même les deux hobbits farceurs avaient finit par se murer dans le même mutisme que leurs autres camarades.

Mais, à la grande surprise d'Arya, aucun d'eux ne s'était une seule fois plaint des conditions spartiates dans lesquelles ils vivaient. Gimli et Legolas faisaient partis de races rivales depuis la nuit des temps, aussi aucun d'eux ne cèderait devant l'autre en premier, les trois hobbits étaient déterminés à suivre Frodon jusqu'au bout peut importe les conditions et visiblement Aragorn et Gandalf, comme Boromir avec qui elle avait déjà voyagé en venant au refuse du seigneur Elrond, étaient habitués à ce mode de vie.

- Combien de temps mettrons-nous pour atteindre le Mordor, Gandalf ? demandèrent finalement Merry et Pippin un soir

- Une centaine de jours à pied, leur répondit le magicien, si la trouée du Rohan est ouverte

Pour cela, ils allaient devoir contourner l'Isengard, la demeure du magicien blanc Saroumane, le nouvel allié de Sauron, puis traverser le territoire des rohirrims et le fleuve Anduin. Après cela, ils entreraient véritablement en territoire ennemi. Mais, avec le fardeau que Frodon portait, pouvaient-ils réellement différencier leurs amis de leurs ennemis ? Arya avait bien vu que Boromir était tenté par le pouvoir de l'anneau unique, pour protéger son peuple disait-il, et elle n'avait aucun mal à le croire, seulement … Le pouvoir qui se trouvait dans ce, ironiquement, si petit objet pouvait se montrer des plus persuasifs. La louve aussi avait entendu sa voix, la nuit, qui lui disait qu'elle pourrait sauver les siens si elle décidait de le mettre à son doigt. Que, grâce à sa puissance, elle pourrait unifier à nouveau les Sept Couronnes, le peuple libre et le chaotique continent d'Essos. Mais, elle ne voulait pas être une reine, elle ne l'avait jamais voulu.

Alors qu'ils avaient pris la route depuis une dizaine de jours, un premier évènement vint contrecarrer les plans du magicien gris. Ils s'étaient arrêtés sur un promontoire, en milieu de journée, à la demande de Frodon.

- Merry, Pippin, leur dit Arya en sortant sa dague de son fourreau, un petit peu d'exercice avant de manger ?

Elle s'était prise d'affection pour ces deux innocents, qui lui rappelait tellement Bran et Rickon avant … Avant.

- Oui, lui répondit Merry

En la voyant faire, Boromir se saisit de propre épée et alla les rejoindre, deux contre deux alors. Cela lui allait très bien, qui plus est elle aimait beaucoup se battre aux côtés du gondorien. La ressemblance avec son défunt père n'y était peut-être pas étrangère, quoique secondaire, elle avait surtout une grande affinité avec son style de combat.

Sans surprise, le combat fut à leur avantage, mais, alors qu'ils allaient porter le coup final à leurs adversaires du jour, Legolas remarqua quelque chose dans le ciel.

- Ce n'est qu'un nuage, lui dit Gimli

- Un nuage qui va contre le vent, remarqua alors Frodon en levant les yeux vers la masse en mouvement

- Ce sont des corbeaux du pays de Dun, affirma l'elfe, cachez-vous.

Et alors, le plus rapidement possible, les membres de la communauté se mirent à couvert derrière plusieurs rochers avec leurs maigres affaires, renversant malencontreusement une partie de leur bouillon qui était en train de chauffer.

- Le passage vers le sud est surveillé, nous allons devoir passer par le col de Caradhras.

Tous regardèrent alors vers les blanches montagnes enneigées, la suite de leur expédition venait de prendre un tournant des plus glaciales qui n'étaient pas sans rappeler des mauvais souvenirs à la brune.