Bonjour, bonjour ! Profitez de ce dimanche pour un peu de douceur. Courage, demain c'est lundi !
Comme toujours, bonne lecture et au plaisir de vous retrouver en commentaire, message privé ou hibou !
Maggie avait été réquisitionnée par Winn pour l'assister avec les triplées pendant l'absence de son épouse. De prime abord, Winn avait jugé cette idée cruelle, les filles étant enrhumées. Iris avait argué que Maggie avait beaucoup de choses à se reprocher et qu'il serait de bonne guerre de le lui rappeler.
Quelques bisous dans le cou plus tard, Winn prit le parti de son épouse avec un enthousiasme appréciable. Il avait même fini par écrire ses reproches pour ne pas les oublier. Iris avait fait semblant de ne pas le voir replier sa feuille et la cacher dans un tiroir alors qu'elle préparait son sac à main.
Elle était en train de vérifier si tout était prêt pour son départ. Winn attrapa son épouse par la taille en clamant qu'il méritait au moins un ou deux baisers avant l'arrivée de Maggie lorsque la sonnette de leur porte d'entrée retentit.
- Bien tenté mais je dois aller ouvrir, fit elle en lui donnant un rapide baiser.
Iris ouvrit la porte et fit un sourire narquois à Maggie. La jeune maman resta silencieuse quelques secondes la porte grande ouverte. Quand elle vit que Maggie semblait enfin mal à l'aise, elle se décida à parler.
- Époux adoré, ta babysitteuse est là, cria Iris dans un sourire en regardant Maggie dans les yeux. N'oublie pas de la culpabiliser pour son absence des dernières années. Son absence à notre mariage par exemple est une affreuse trahison. Elle n'a pas eu le loisir de jalouser ma magnifique robe…
Maggie lui fit un sourire gêné. Iris était une championne olympique pour la faire culpabiliser.
- Bonjour à toi aussi Iris, tu ne restes pas un peu avec nous ?
- Nope, je pars rendre visite à ma merveilleuse cousine préférée. Et si tu oses rétorquer que c'est ma seule et unique cousine, sache que même avec une centaine de cousins et cousines, elle serait la seule dentelle dans mon cœur.
- D'accord, fit Maggie un peu indécise.
- Ceci dit, bonne journée, enquiquinante revenante. Ne lui brise pas son petit cœur de beurre, j'aime mon époux tel qu'il est. Et pour te racheter, sache que j'adore les pâtisseries maison.
Dans un dernier clin d'œil, Iris transplana. Winn arriva un instant après pour accueillir Maggie, une de ses filles dans les bras. Voyant que le jeune papa était sur le point de justifier la conduite de son épouse, Maggie prit la parole la première.
- Elle a raison. Je suis impardonnable.
- Hannay, mon épouse a dit que tu devais te racheter. Il est grand temps de te mettre à la pâtisserie. Je réfléchis encore sur ce qui pourrait me faire plaisir.
- Tu aimais la lecture à une époque mais je doute que tu aies encore du temps avec ces trois fripouilles. Je peux vous aider avec elles. Ça me permettrait de redécouvrir mon ami et sa famille.
- Tu pourrais, oui.
Winn souriait sans pouvoir se réfréner. Il était touché par la proposition même s'il savait que ce ne serait pas aussi simple.
- Et je connais ton faible pour la cuisine aussi. Je ne suis pas une cheffe étoilée, mais je me débrouille.
- Si tu arrives à conquérir l'estomac d'iris… tu es la bienvenue. On a pas le temps de cuisiner. Ni elle ni moi.
- Je serais ravie. J'ai encore deux examens à passer, mais après les délibérations seront longues et âpres. Je serais ravie de me distraire en vous servant d'elfe de maison pendant quelques mois.
À des dizaines de kilomètres de là, Iris assistait au spectacle le plus drôle auquel elle avait pu assister depuis des années. La grande serre chaude était désormais un dancing.
Cassiopée, en lingerie, dansait sur un air moldu endiablé. Elle était dans sa bulle, inconsciente du regard de quiconque. Elle agitait ses bras puis ses fesses en rythme et elle semblait libre. Iris n'avait que ce mot à l'esprit. Cassiopée était libre. Elle se fichait du regard des gens. Elle se fichait d'être vue. Elle ne devait même pas craindre d'être surprise dans cette position. Tout au plus, elle rétorquerait que l'horoscope de la personne en question mentionnait qu'il ou elle devait voir une fille dansant en lingerie.
Décidant qu'elle était un esprit libre dans un corps un peu plus coincé et pudique, Iris décida que bien que sa grossesse lui ait donné quelques formes harmonieuses, il était temps d'assumer et de se familiariser avec ces changements.
Elle laissa tomber son manteau sur une table à repiquer. Elle abandonna ses bottes. Ses chaussettes suivirent.
Puis elle hésita. Allait-elle assumer une telle folie ? Le haut ou le bas ?
Elle se décida à balancer son haut, un grand pull en laine rose. Cette serre était de toute façon bien trop chaude pour tolérer un pull.
Cassiopée la vit enfin, en pantalon et soutien-gorge. Iris se sentit immédiatement gênée, elle se trouvait gourde et mal fagotée.
- Wahouuuu. Joli ! Allez viens danser avec moi.
- Je… je ne suis pas certaine. Et si quelqu'un vient ?
- Il sera charmé ! Tu es magnifique. Et une rousse qui rougit, c'est canon, fit sa cousine en faisant des grimaces.
- Cass'…
- Crois-moi. Allez. Enlève moi donc ce pantalon informe.
- De grossesse, on dit.
- Si tu préfères cette dénomination, enlève-le et viens danser avec moi.
Iris hésita quelques instants puis décida que d'une manière ou d'une autre, son horoscope devait indiquer que non seulement elle devait affronter ses peurs et qu'elle devait s'en défaire mais plus encore qu'elle danserait en lingerie avec sa cousine. Elle ôta son pantalon et rejoignit Cassiopée sur la piste de danse improvisée.
Si Winn l'apprenait, il allait la charrier, à ne pas en douter.
Iris devina qu'elle pensait tout haut en voyant Cassiopée secouer ses longs cheveux bruns en lui expliquant avec tact que son époux exigerait surtout une démonstration avant de la redemander en mariage illico presto.
La rouquine défit sa tresse pour laisser ses cheveux libres puis agita ses mains et ses bras.
- Non non non. Tu dois danser. Oublier qui tu es. Oublier que tu es fatiguée. Oublier que tu as mille choses à faire.
Cassiopée lui fit faire une pirouette improvisée qui les fit rire.
- Tu es belle, Iris. Tu es une O'Neill. Et je t'aime comme ma sœur. Alors danse en toute confiance.
- Tu m'as manqué, avoua Iris. Avec la naissance des filles et tes nuits à ressasser la disparition de cette imbécile de lionne… tu m'as manqué.
- Toi aussi. On danse et puis je te fais à manger. Et tu es mon invitée. Les pieds sous la table. Tu as ordre de juste me parler et de me divertir. Vendu ?
- Avec plaisir, Iris ponctua son accord d'un mouvement de hanche pour bousculer sa cousine.
- Exactement ce que j'attends de toi. Du spontané !
Cassiopée lui offrir un peignoir de bain pour ne pas avoir froid en rejoignant sa maison.
- En peignoir dans ta pépinière, on doit avoir l'air malin. Surtout que l'on aurait juste pu remettre nos vêtements…
- Tu me fais une publicité gratuite d'enfer. La rumeur va dire que des filles peu habillées vivent et courent en liberté ici.
- Je ne sais pas si je dois te croire ou pas, dans le doute, je crois que tu vas propager la rumeur toi-même.
Cassiopée avait un sourire immense.
- Coupable.
Enfin au chaud, Iris se rhabilla pendant que sa charmante cousine cuisinait.
- Chérie, toi et Darla vous allez faire quoi ?
- Je n'en ai aucune idée. Elle… elle veut parler. Elle me drague. Je pense du moins.
- Elle te drague. Et toi tu la provoques avec des courges, ce qui semble étrangement la séduire et la refroidir en même temps.
- Il est vrai que je la provoque. Le reste me semble plus une interprétation de ta part.
- Pourquoi tu la provoques?
- Parce que je préfère la provoquer plutôt que de risquer d'entendre qu'elle veut fonder une famille et que ce n'est pas avec moi. Elle a disparu de la circulation depuis des mois. Elle revient sans même venir me voir. J'ai peur de lui faire confiance.
- Tu l'aimes.
- Je ne sais plus.
- Ce n'est pas une question. Tu es amoureuse depuis des années, elle a rompu du jour au lendemain sans raison valable et je reste certaine qu'elle essayait de te reconquérir lorsqu'elle a disparu.
- Tu étais enceinte Iris. Tu inventais des histoires pour t'occuper.
- Non. J'étais fine observatrice et on me considérait comme un meuble tellement j'étais devenue grosse.
- Iris…
Cassiopée lui fit les gros yeux.
- C'est vrai. Mais considérons que j'ai raison… Darla veut peut-être te parler pour reprendre votre relation.
Cassiopée tourna le dos à sa cousine et fouilla une armoire.
- Du chocolat ?
- Si on doit décider d'un plan d'attaque pour conquérir mon ex… nous avons besoin de mon brownie secret.
Iris leva un sourcil interrogateur.
- Pourrais-je enfin découvrir la recette de ton brownie légendaire, demanda Iris qui n'en croyait pas ses oreilles.
- Oui. Iris, veux-tu devenir mon apprentie ?
Un sourire immense naquit sur les lèvres de la rouquine.
- Dis-moi qu'il y a une danse initiatique. Pitié.
- Bien entendu ! Tu me prends pour qui ? répondit Cassiopée dans un clin d'œil.
