Bonsoir !^^
Nous voilà sur la première enquête. N'hésitez pas à me dire ce que vous avez ressenti, s'il vous plaît, la longueur du chapitre est-elle trop longue ? Devrais-je le couper en deux ?
Merci pour vos réponses, et bonne lecture,
Dream-E
Amaryllis, 2005, Quantico
"Presque toute l'absurdité du comportement émane du désir d'imiter ceux à qui l'on ne peut ressembler. "
Samuel Johnson
Je baille, loin d'être remise du décalage horaire et de mon sommeil capricieux. Je me sens un peu seule, en même temps, je me suis incrustée dans l'équipe des profileurs, sans avoir un seul diplôme correspondant au métier. Il est compréhensible que certains me regardent de travers. J'ai appris il y a peu de temps que c'était la meilleure équipe du FBI, voilà qui m'amène à la question ultime: qu'est-ce que je fous ici ? Je ne vois pas en quoi je vais les aider. Je me sens vraiment stupide sur le coup. Je ne vais rien suivre à ce qu'ils disent. Je vais avoir l'air bête... J'aurais dû rester en Belgique. En plus mon anglais est loin d'être parfait, et j'ai appris celui d'Angleterre. "On est toujours stressé pour sa première enquête" m'a gentiment rassuré Morgan en arrivant au bureau ce matin. C'est facile à dire, pour quelqu'un qui a bossé toute sa vie pour ce boulot ! Moi, je viens juste de sortir de l'école secondaire. Je devrais me détendre, je suis toute crispée... Bon, je dois réfléchir. On a affaire à un poseur de bombes, je ne m'y connais pas vraiment... Mais c'est une personne comme une autre. Que sais-je ? C'est soit un terroriste, soit un tueur basique, ou bien un imitateur.
Je soupire, regarde des images par dessus l'épaule de Gideon. Ce sont des morceaux bombes... Il y avait des ampoules... Oui, j'avais lu un article avec une histoire de mercure... Je me souviens !
- Des bombes artisanales. Confirme Gideon.
- Conditionnées dans des boîtes en carton, continue Morgan.
- Envoyées par la poste.
- Non...
Je sens le regard des profileurs braqués sur moi. Je n'ai pas parlé tout haut ? Oh si...
- Je veux dire... Ça aurait explosé. Avec ce genre de bombes, au mercure si je ne me trompe pas, une simple secousse suffit à ce qu'elles explosent.
- Amaryllis a raison, dit Morgan en m'adressant un sourire. Sur la photo que vous avez montré, les débris de connecteurs, c'est le même mécanisme pour les deux bombes: une activation au mercure.
- Ce qui veut dire ? Demande Ellie.
- Qu'il y a des connecteurs reliés au détonateur à chaque extrémité d'une ampoule bourrée de mercure. Explique Reid.
- Il suffit de retourner ou remuer le paquet, comme Allys l'a dit, et ça saute.
- Donc il ne peut pas l'avoir envoyé par la poste, notre homme est allé le livrer lui-même.
- Exactement.
- Étrange façon de commettre un acte de terrorisme, il se donne un mal fou pour ne tuer que quelques personnes. Remarque Hotch.
- Pour l'instant, je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'élever le niveau d'alerte terroriste, il n'y a aucune raison de semer la panique.
Tout le monde approuve d'un signe de tête. Je ne crois pas que ce soit un terroriste. Les personnes qu'il a visé ne sont pas spécialement influentes ou connues. Je relève les yeux, aperçoit l'agent Jareau entrer dans la pièce de conférence. Elle attrape une télécommande, allume l'écran en face de nous.
- C'est aux infos. Dit-elle.
Une présentatrice relate les faits de la dernière attaque à la bombe, ce sur quoi on travaille en ce moment.
- Là c'est qu'une chaîne locale, mais c'est couvert par toutes le nationales, CNN, Fox, MSN BBC,... C'est partout.
- Si on voulait éviter la panique, c'est fichu.
- S'ils n'élèvent pas le niveau d'alerte, commence Gideon, ils passeront pour des guignols...
- Assure-toi que la sécurité civile sache que c'est sur toutes les chaînes.
La jeune femme approuve d'un signe de tête, s'apprête à repartir quand on entend une explosion à la télévision.
- Wha... Fait-elle.
- Ok, on file à Palm Beach, on décolle dans 20 minutes. Conclu Hotchner.
Ça, c'est clair que ça va me changer de ma routine... Palm Beach. Je n'ai aucune idée de l'endroit où ça se trouve... Je verrai quand j'y serai... Est-ce une bonne idée de bouger déjà maintenant ? Je ne suis aux États-Unis que depuis trois jours... Une semaine depuis que le cinglé a essayé de me tuer. Je ne suis même pas restée pour l'enterrement... Je ne dois pas être triste. Après tout ce qu'ils m'ont fait, ça ne sert à rien. Je me fiche de ce que leurs amis pourront dire de moi, ils m'ont toujours vue comme une fille bizarre.
- Je vais demander à Hotch pour rester ici. Déclare Morgan. Je pourrais reconstituer la bombe.
- Il vaudrait mieux que je reste également ici. C'est un peu tôt pour moi de sortir.
- Oui je crois que c'est une bonne idée. Sourit Ellie.
- Elle ne nous traînera pas dans les pattes.
- Merci Gideon. Ai-je roucoulé.
Quel connard. Il n'a pas vraiment apprécié que je m'incruste dans sa précieuse troupe. Il me croit totalement inutile. Je lui prouverai que c'est faux, il s'en mordra les doigts. Je suis Morgan jusqu'au bureau du chef d'équipe, celui-ci sort d'un pas rapide, accroché à son téléphone.
- Oui, on est prêts.
- Hotch ! Écoutez. Ils nous envoient des fragments de bombes en fin d'après-midi, je suis le seul truc à avoir de l'expérience en matière d'explosifs donc, si vous acceptez, j'aimerais rester ici pour monter le profil de l'engin.
- Oui, de plus, il serait mieux que je ne parte pas à l'aventure sans précautions. Je n'ai aucune expérience, le type qui a tué ma famille a un réseau dans le monde entier. Qui sait ce qu'il prévoit en ce moment et je pourrais aider Morgan.
- D'accord, Amaryllis, mais j'ose espérer que vous n'avez pas peur d'aller sur le terrain parce que c'est un poseur de bombes.
- C'est pas le poseur de bombes qui m'inquiète le plus, soupire Morgan.
- Je croyais qu'on avait clos le sujet.
- Hotch, Boston envoie Gideon ici à peine remis d'un post-traumatique. Comment être sûr qu'il ne va pas craquer ?
- Morgan fait moi plaisir, concentre toi sur le profil de cette bombe et lâche Gideon.
C'est ainsi que s'en va de tout son charisme, Aaron Hotchner. Je croise le regard du brun, résigné.
- Compris.
Je souris à sa remarque, le suis.
- Alors Princesse, on ne veut plus me quitter ?
- Très drôle, Morgan. Dis-moi ce que peux faire. Il doit bien y avoir une petite chose que je suis capable de faire... Je t'interdis de te moquer. J'ai aucune qualification moi. Rappelle-moi la raison pour laquelle vous m'avez emmenée ?
- Tu es comme le p'tit génie. Tu as de l'expérience en tant que victime, puis t'as besoin d'une protection rapprochée.
- Oui, j'aurai pu en avoir en Belgique. Sois franc, je ne suis qu'un poids mort !
- Qui a avancé l'hypothèse de la bombe au mercure ?
- Et alors ? C'était un coup de chance !
- Je t'en prie, les autres ne le savaient pas. Même Gideon s'intéresse à toi.
- Il me lance des pics, m'ignore et me dit ouvertement que je suis inutile.
- C'est sa manière à lui... Il te teste.
- Ouais...
Nous marchons jusqu'à la salle de conférence, désormais déserte, nous asseyons. Morgan m'indique d'observer les photos pour trouver un lien ou un indice. Malheureusement, je me creuse la tête sans vraiment trouver quoi que ce soit... Lui non plus d'ailleurs, il fouille frénétiquement dans le tas de photos posées devant lui.
- Ok, c'est bon... Commence-t-il.
C'est évidemment Garcia qui vient à la rescousse...
- Il y a un paquet pour vous. Vous angoissez pas, la police l'a escorté depuis Palm Beach.
- Tu me sauves la vie ! Me-suis exclamée.
- C'est le moins qu'on puisse dire. J'ai cru que son cerveau allait exploser ! Merci je m'en charge, dit-il au policier. Ce sont les fragments de bombe, on va pouvoir remettre tous ces morceaux ensembles.
- Pourquoi tu t'embêtes autant ? Si tu cherches les empreintes sur les morceaux ça devrait suffire non ?
- Garcia, commence-t-il avec un sourire charmeur, je peux savoir ce que tu fais au FBI ?
- J'ai été recalée en médecine, comme quelqu'un d'autre.
- C'est bizarre, je ne suis pas surpris.
- Ouille, c'est ce que mon père me disait. Répond le "Grand Manitou" d'une frappe amicale.
- Je vais t'apprendre un truc, sois très attentive.
- On se croirait à l'école...
- Chut, il faut écouter le professeur Morgan, enfin ! Ai-je rigolé.
- Tss... Rigole. Je disais qu'une fois mises ensembles, on pourra savoir ce que notre homme a dans la tête.
- On croirait entendre Gideon.
- Ok, ouille. Répond le profileur de la même tape. Tu ne me crois pas ? D'accord. Alors, tu vois ce petit tube d'acier ? Bien. Cet autre truc a servi à faire le détonateur, il a été vissé sur les fils qui se trouvent là. Mais il y a un hic. Ça a dû être fait avec beaucoup de précautions, parce que si le moindre petit grain de poudre était tombé pendant qu'il travaillait, cette légère petite friction aurait déclenché le mécanisme. Et boom ! Boom, boom. Salut, tchao, adieu. Rien ne le forçait à utiliser une poudre aussi fine. Rien ne l'obligeait à utiliser un cit-aine à vis, rien non plus à prendre un tube en acier. Faire autrement aurait été plus facile, mais la bombe n'aurait pas été efficace. Qu'est-ce qu'on peut en déduire sur cet homme ? Amaryllis ne dis rien.
- Que c'est un grand malade mental ?
- C'est le moins qu'on puisse dire...Un grand malade mental qui veut tuer. Il cherche pas à effrayer ou vandaliser, il a pas de but politique. Il veut tuer. Soupire-t-il.
Je m'approche de la boîte métallique, regarde curieusement son intérieur, ce qui n'échappe pas aux deux agents à côté de moi.
- C'est comme un puzzle. Dis-je.
- C'est une manière de voir ça...
- Évidemment.
- Bon, si tu veux amuses-toi à te torturer les méninges, nous on va faire un tour à la cafétéria.
J'acquiesce, me penche sur les différentes pièces de métal. Bon. Il faut un socle. Un détonateur et des connecteurs. C'est comme un circuit électrique. Rien de bien compliqué...
Au fur et à mesure que passaient les minutes, ma construction avançait à folle allure.
- Oh, Morgan, tu es là. J'ai fini, mais je en suis pas sûre...
- Mais... Tu as vraiment reconstitué la bombe...
- Oui. Mais il faudrait que tu la refasses toi-même. Je vais te la démonter. Tu la reconstruiras, tu verras c'est rapide. Puis je risque d'avoir raté quelque chose. Il n'empêche que j'ai déjà envoyé des éléments au labo, on aura les résultats le plus vite possible mais ils sont débordés. Tiens, j'ai fini.
Je vais faire une sieste moi.
Je me couche dans un canapé de la pièce, ferme doucement les yeux, autant de concentration m'a achevée.
- Elle dort ?
- Oui.
- Elle doit être chamboulée. Elle ne t'a pas parlé ?
- Non. En tout cas, si elle est mal, elle ne le montre pas du tout.
- Pourquoi l'avons-nous prise ici ? Elle n'est pas utile, et elle est toute jeune.
- Garcia, elle a déjà trouvé le montage de la bombe. Elle n'a presque qu'aucune notion. C'est un génie.
- Elle ne ressemble pas vraiment à Reid, pourtant...
- Bon. Ta bombe. Et si c'était un petit bout d'une tige plus longue, ça rentrerait par le haut et ça irait jusqu'au bout. Tetris.
- Oh... Et merde.
- Quoi ? J'ai bousillé un truc ?
- Non. Ai-je dit en m'étirant. C'est ça.
- Ouais, Garcia, c'est bien ça. Je sais qui a fabriqué cette bombe. Complète Morgan en secouant la tête. Il a été condamné à vie, il est en prison.
- C'est impossible... Un imitateur ? Ai-je demandé.
Le profileur hoche la tête, attrape son téléphone, où le nom de Hotchner s'affiche, avec l'icône du haut-parleur.
- "Morgan ?"
- Oui. J'ai les résultats du labo concernant les résidus de poudre sur les bombes. Des traces d'ammoniac, chlorure de potassium, poudre d'aluminium: personne ne se sert de se mélange.
- "Personne à part Bale."
- C'est exact. Et plus j'avance dans l'analyse, plus je trouve des similitudes. Même type de soudure, même détonateur, même taille de fil, c'est très étrange. Amaryllis et moi en avons conclu que ce type ne fabrique pas ses propres bombes, mais qu'il les copie.
- D'après ce que je lis, Bale écrivait en lettres majuscules sur les paquets, et en bleu. Ai-je cru bon de dire.
- Je parie que notre gars fait pareil.
- "Ok, je convoque la presse, intervient JJ, il faut avertir la population.
- Merci, Morgan."
- Bien joué, Allys. Me lance Garcia.
- Je n'ai fait que lire, tout le monde en est capable.
- Pas aussi vite. Bon, je retourne dans mon bureau, tu m'accompagnes ? Tu vas voir ce qu'est le monde, ô grandiose, qu'est le mien.
- Avec plaisir.
Garcia est vraiment passionnée par ce qu'elle fait, bien qu'elle m'ait avoué que c'était parfois horrible à supporter. Je l'apprécie, elle est sincère, plus amicale et moins formelle que les autres profileurs. Je me sens toujours intruse, mais à l'aise, en quelque sorte. De plus, elle est vraiment compétente ! Pas comme cette idiot de Belgique !
Elle rigole d'ailleurs de mon histoire...
- Je te félicite vraiment de l'avoir remis à sa place ! Mais quel idiot !
- Oh oui... Il ne comprenait même pas ce que je faisais... Ce n'est pas mon métier, à ce que je sache !
- Ah... Je te jure, des fois...
- Oui.
Une icône apparut sur l'écran, un appel.
- Bureau du Génie Suprême, résolution d'énigmes en tout genre, j'écoute ?
- J'ai découvert que Bale accédait à internet en contournant le pare-feu installé dans l'ordinateur de la bibliothèque. Il a même une adresse mail.
- Il est connecté ? Ai-je demandé.
- Amaryllis, tu aides Garcia ?
- Ouep. Alors ?
- Justement, il vient de partir à la bibliothèque. Peut-être pour contacter notre homme, est-ce qu'il y a un moyen de lire ce qui s'écrit lorsqu'il est connecté ?
- Oh oui... Si Garcia lui envoie un Virus, ça devrait aller. Ai-je répondu.
- Mais il faut encore qu'il ouvre la pièce jointe...
- Envoie-lui.
- Je mets quoi en sujet ?
- Mmmh... Je réfléchis...
- Moi aussi...
- Un truc qui lui donne envie d'ouvrir.
- Merci Garcia, je sais je tout le monde n'est pas passionné par les organes internes d'insectes d'Amazonie !
- Il est impuissant en prison. Un truc qui lui donne l'impression d'avoir du pouvoir.
- Et des filles. Du cul, en d'autres termes.
- J'ai une idée ! S'écrie Garcia.
Je soupire, l'observe s'activer. En quelques secondes, nous avions l'historique de Bale et ce qu'il est en train de faire, affiché sur des écrans différents.
- Voilà ce qui le branche ! Tu avais raison, Am', il a visité une demi-douzaine de sites pornos en une demi-heure !
- T'as rien d'autre ?
- Attends... Il est en train de balancer un message sur un tchat. Ça a l'air d'être un forum destiné aux maniaques du plastique, amateurs de bombe et autres cinglés. " A tous les amis dehors, prenez garde, ils sont sur vous."
- Il sait qui c'est. Ai-je murmuré.
- Il nous faut les noms de tous ceux qui se sont connectés au forum depuis un mois.
- On s'en occupe. À plus, Reid. Ai-je conclu en coupant la communication.
Nous nous échangeons un regard d'accord, Garcia me file un clavier sorti miraculeusement d'un tiroir en dessous d'elle, et je me mets au boulot, guidée quand il le faut par le "Génie Suprême".
- Allys ! Heureusement que tu es là, on va pouvoir se partager le travail. Me lance Morgan en souriant.
- C'est plutôt bien, je ne m'ennuie jamais ici. Que puis-je pour vous ?
- Lire les mails de Bale.
- Ok, mais je mange mon beignet avant. Sinon je n'aurais pas assez d'énergie pour utiliser la capacité maximale de mon cerveau.
C'est donc en savourant le délicieux beignet, récemment accompagné de spéculoos, que je lis les mails à une vitesse folle. Je suis vraiment déterminée à prouver mon utilité. J'aime vraiment aider à l'enquête. Ça me passionne ! Je n'avais jamais rencontré ça avant, rien ne m'ennuie dans ce travail. Je veux absolument rester ici, je veux travailler dur !
- J'ai trouvé ! S'exclame Morgan. Je sonne à Gideon.
-"Ouais"
- Gideon ? C'est Morgan. Je viens de trouver un mail que Bale a envoyé à Walker il y a deux jours. Écoutez ça: "Mon seul regret est de m'être rendu vivant. Et pourquoi ? Pour être coincé dans une cage le restant de mes jours. Ne faites pas la même erreur, s'ils vous retrouvent, faites ce qu'il faut. Ne les laissez pas vous enfermer.
- "Je vois."
- Une seconde ! Ai-je dis en élevant la voix. J'ai trouvé ceci: "Mourrir de sa création est aussi doux que d'embrasser une femme innocente. La vie n'est rien, enfermé. Ne refusez pas votre destin !" Je crois bien que Walker va se suicider.
- "Je préviens Hotchner."
La suite de l'enquête s'est déroulée assez vite, Walker s'est fait sauter, alors qu'une de ses victimes avait un détonateur sur le corps. Grâce à Bale, Gydeon a réussi à couper le fil qui aurait fait exploser la bombe. Apparemment, il a dit que couper le bleu, alors que Bale lui avait conseillé le rouge. C'était malin, en fonction de ses paroles à l'interrogatoire, Gideon a pu déterminer qu'il mentait.
- Bon... C'est pas le grand luxe mais fais comme chez toi. J'essaierai de ranger, un de ces jours.
- Merci, Garcia.
- Appelle moi Pénélope. On va vivre ensemble pendant une semaine, alors les politesses... On s'en balance.
- Merci.
- Aujourd'hui c'est pizza, je n'ai absolument rien dans le frigo. Je vais les décongeler. Fais comme chez toi, d'accord.
J'acquiesce d'un sourire, observe avec désespoir l'appartement. On dirait... Un grenier, en version rose. Je soupire, me rends dans le salon, commence à ramasser les objets à terre, et les trier. Documents d'un côté, matériel informatique de l'autre.
- Tu... Tu ranges ! Mais tu n'as pas à faire ça !
- Tu m'offre un lit, et la nourriture. Je peux bien faire ça. Ça m'arrange, tu sais. J'ai du mal avec le désordre. Même si la manière dont je range peut paraître et bien... En désordre, j'aime que tout soit rangé. Ça ne t'ennuie pas ?
- Non ! Non loin de là... Merci.
- Va te changer, prendre une douche, tu le mérites, je t'appellerai lorsque les pizzas seront prêtes.
La technicienne me regarde avec surprise et hoche la tête, pars vers la salle de bain.
Quinze minutes plus tard, la grande pièce principale, soit le salon, la salle à manger et le bureau était rangée. Juste à temps pour les pizzas.
Je les sors du four, cherche des assiettes dans les placards.
- Juste au-dessus de ta tête. M'indique Pénélope, en pyjama rose à fleurs.
- Ok, j'essaierai de me repérer demain.
- Je ne sais même pas moi-même où se trouve toutes les choses...
- Ah... Tiens. Bon appétit.
- Merci pour le rangement. Tu as fait un miracle !
- Je dois avouer que c'était un véritable défi !
- Tu es vraiment une jeune fille bien. Malgré ce que tu as vécu, tu es comme tu es. Ne change pas.
J'offre un sourire surpris à la jeune femme. Je ne me suis jamais vue comme quelqu'un de bien. Ou comme quelqu'un à part entière...
