Me revoilà ! J'espère que ce chapitre vous plaira, car je prends toujours énormément de plaisir à l'écrire.

Un grand merci à Attina Serpentard pour avoir mis cette histoire en favoris, mon koeur est tout touché !

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture,

Dream-E

Ps: Je me suis enfin décidée sur mon nom d'artiste/plume et tout et tout ! J'ai choisi Dream-E ! Dream car le rêve a pour moi une signification très importante, E parce que mon prénom c'est Emma, et le tout prononcé donne dreamy, littéralement rêvant. Au départ, c'était juste mon nom d'artiste, mais je trouvais ça bête d'avoir plusieurs noms et que l'on ne puisse pas me reconnaître.


Amaryllis, 2005, Virginie


Lorsqu'un grand homme est blessé, tous ceux qui prétendent être grands doivent souffrir avec lui.

Euripide

Je me suis réveillée trop tôt, comme à mon habitude. Je me demande si je suivrai le rythme des profileurs. Des journées d'enquête sans sommeil, puis quelques jours de repos. Je suppose que je m'y ferai. Ce sera peut-être même meilleur pour moi... Je baille, sors de la douche, enfile des vêtements plus ou moins à ma taille, empruntés à Garcia. Je prends son portefeuille, sors de l'appartement. Un taxi devrait m'attendre devant l'entrée, j'en profiterai pour demander au chauffeur quelques adresses. J'aperçois la voiture, m'y dirige, une jeune femme est assise derrière le volant, c'est peu commun.

- Bonjour... Ai-je fais.

- Bonjour mademoiselle. Où voulez-vous aller ?

- Au centre ville.

- D'accord.

- Excusez-moi de vous demander cela, mais je viens d'arriver, auriez-vous des adresses de boutiques à me recommander ?

- Je me disais bien que vous aviez un accent ! Vous être française ?

- Belge.

- Pour vous répondre... Oui. Je vais vous noter les noms ici.


La tête blonde ébouriffée de Garcia se plante devant moi, cherchant d'où vient l'odeur sucrée qui flotte dans l'air.

- Bonjour. J'ai fait des crêpes, cela ne te dérange pas ?

- Tu te lèves tôt...

Je pose l'assiette contenant la crêpe légèrement dorée devant Pénélope, lui indique de s'assoir d'un sourire encourageant, saupoudre son déjeuner de sucre, me prépare la même chose.

- C'est bon ?

- Délicieux ! Si je pouvais me réveiller comme ça tous les matins, je serais au paradis ! Je crois que je pourrais même oublier les malades mentaux sur lesquels On travaille ! En parlant de travail, tu nous as bien aidé sur la dernière enquête, continue Garcia, la bouche remplie de nourriture. Sans toi, il nous aurait fallu plus de temps pour réussir à coincer ce type. Tout le monde est impressionné que tu saches tout ça. Au départ...

- Une autre crêpe ?

- Oui, merci ! Au départ, on se demandait tous ce qu'on allait bien pouvoir faire de toi, et Gideon a frôlé la crise cardiaque quand il a appris qu'on t'avais ramenée de Belgique !

- Il ne m'apprécie pas beaucoup.

- Oh, il n'aime personne ! Enfin bref, je crois que Hotch a arrêté de chercher une famille d'accueil au moment même où tu as pris la parole dans la salle de réunion !

- Vraiment ? Il me cherchait... une famille d'accueil ? Je vois...

- Ne nous en veut pas ! On fait un travail compliqué... On ne savait pas que tu saurais nous être utile ! Enfin, même s'ils ne te trouvent pas assez bien, Gideon ne pourra pas refuser que je te prenne comme apprentie.

- Apprentie ? Qui te dit que je ne suis pas meilleure que toi ?

Je plaisante encore un peu avec Garcia, bien décidée à le montrer ce dont la puissance divine qu'elle représente est capable. Je commence la vaisselle, sursaute sur la sonnerie du téléphone de Garcia, et de la mienne, dans ma poche.

- Ça, ça veut dire "travail" ! Je file vite me doucher, d'accord ? Je n'en ai pas pour longtemps. Je dois avoir un vieux système que tu peux essayer de pirater, on verra qui est la meilleure.

- Et après ça, tu travailles au FBI...

- Ils ne peuvent rien sans moi.

Je lève les yeux au ciel, examine ledit "système", un peu déçue par le niveau de difficulté. Il n'y a rien de compliqué à accéder à ce truc, c'est juste long. Beaucoup de personnes auraient du mal avec ça, simplement car c'est extrêmement long à crypter et décrypter, ils s'arrêtent au milieu car ils n'arrivent à rien, alors qu'en fait ils sont sur le bon chemin. Nous partons pour le bureau du B.A.U, mon regard toujours concentré sur le petit écran. Garcia m'entraîne dans les couloirs, salue l'une ou l'autre personne. Je stoppe ma marche, fronce les sourcils.

- C'est pas normal.

- Un problème, apprentie ?

- Logiquement, ceci ne devrait pas être là...

- Assieds-toi ici, je suis sûre que personne ne t'en voudra. J'arrive, si tu croises quelqu'un, dis-leur bonjour.

J'acquiesce d'un grognement, passe la main dans mes cheveux, joue avec mes mèches, signe de forte concentration.

- Oh ! Amaryllis ! Comment vas-tu ?

- Mmh... Ah ! Oui ! Quelle abrutie ! Je suis vraiment idiote ! C'est ça, bien sûr !

Je termine mon piratage, le sourire au lèvres, saute sur mes pieds, m'étends, observe la personne à côté de moi.

- J.J. ! Comment vas-tu ?

- Je t'ai posé la même question il y presque 10 minutes...

- Vraiment ? Je suis désolée, je n'avais pas fait attention...

- Ne serait-ce pas notre deuxième enfant prodige ?

- Je ne suis pas une enfant, et je ne suis pas une prodige.

- C'est pas vrai ! T'as réussi ? Toute seule ? S'exclame Garcia, qui vient de nous rejoindre en même temps que Reid et Morgan.

- De quoi elle parle ? Me demande Morgan tout bas.

- Et bien... elle m'a donné une sorte de... "système" à pénétrer. Ça doit faire quarante-cinq minutes que j'essaye de le faire.

- Oui, elle s'est cassé la tête ! Je suis passée à côté d'elle, je lui ai parlé, et elle ne m'a même pas remarquée ! C'est comme si je parlais à un mur. Bref, je vous laisse...

Je salue Jennifer, gênée par mon manque de politesse, qui est assez récurant dès que je suis plongée dans une chose.

- Pas possible... continue Garcia, dépitée devant l'écran.

- Qu'est-ce qu'il y a de si grave ? C'est pas comme si j'avais piraté... J'en sais rien, la Maison Blanche ? Le FBI ?

- Je te rectifie, jeune fille, tu as piraté le FBI, du moins ce qu'il était à l'époque où je suis entrée. J'ai gardé un souvenir, je serais pas ici si je ne l'avais pas piraté.

- Tu as... infiltré le FBI. Ai-je dit à voix haute, détachant la moindre syllabe.

- Ne me regarde pas comme ça, tu as fait pareil avec ton pays !

- Oui mais c'était différent ! J'avais besoin d'informations... Et il était tellement peu sécurisé !

- Garcia, quand tu seras trop vieille, tu pourras léguer ta baguette magique à Amaryllis.

- Il me faut un café. Je vous laisse, je vais retrouver mon antre. Surveille la bien, beau brun.

- Tu n'es pas trop fatiguée à cause de nos horaires ? Me demande doucement Spencer.

- Non, je le vis plutôt bien, il me faut juste un peu de temps pour être totalement adaptée.

- Tu es bien installée chez Garcia ?

- Oui, c'est suffisant. J'essaye de me rendre utile comme je peux pour lui rendre la pareille.

- Je suis certain qu'elle est contente de t'accueillir.

- Elle a bien aimé les crêpes ce matin. Je crois que ça a fait son bonheur.

- Reid, Morgan, Amaryllis, les documents concernant l'enlèvement de Tricia Davenport sont arrivés. Intervient Hotch

- Vous avez pu les lire ?

- Oui, oui, je l'ai fait il y a une minute.

- Ça dit quoi ? Demande Morgan, le plus sérieux du monde.

- Qu'on a jusqu'à vingt heures ce soir. Amaryllis, viens me voir.

- Oui.

Je m'approche de Hotch, tente de me caler sur son rythme de marche effréné. Il me tend un tablette comparable à celles de l'équipe, m'explique les détails concernant les enquêtes. C'est là que je recevrai les dossiers des enquêtes.

Je lis rapidement les informations déjà reçue, rejoins les profileurs dans la salle de conférence.

- Vous allez suivre les instructions avec attention. Vous allez agir ainsi pour garantir la sécurité de votre fille. Vous allez attendre mon appel. Vous allez répondre à vingt heures précises. Vous récupérerez les instructions et vous les suivrez à la lettre. Lis attentivement Reid.

- Ce qui nous laisse moins de cinq heures pour aller dans le Connecticut, essayer d'établir le profil de Tricia Davenport, et préparer son père pour la remise de rançon. Annonce Hotch.

- Comment on sait que c'est elle qui a écrit la lettre ? Demande Gideon.

- L'écriture correspond à celle de Tricia. Il lui a dicté cette lettre. Et on a trouvé des traces de liquide contenant du sel.

- Ses larmes.

- Il ne veut clairement pas s'impliquer, dis-je. Par le fait qu'il n'ait pas écris la lettre, ce qui est en soi un signe de prudence, et par son texte qui ne contient pas une seule fois son intervention.

- Il ne dit jamais "je", il ne dit pas "j'appellerai" mais "vous répondrez" au téléphone. Il refuse de s'impliquer émotionnellement, s'il disait "je", il prendrait des responsabilités.

- Il en a pris en enlevant Tricia, il a été assez méticuleux.

- Il ne parle pas de la police. Les ravisseurs demandent presque toujours à la victime que la police n'intervienne pas. Continue Ellie.

- Ce qui veut dire qu'il veut nous voir...

- Bon bah s'il veut nous voir, tâchons de ne pas le décevoir. Lâche Gideon avec son habituel ton bourru.

Je déglutis, retiens un soupir, examine mes mains, dans un état déplorable. Il faudrait que je me fasse faire une manucure... D'après ce que j'ai compris, on décolle dans maintenant quarante-cinq minutes. Je ne suis pas certaine d'avoir la permission de les accompagner, peut-être devrais-je aller en toucher un mot à Garcia, une fois que j'aurais fini de lire le dossier. J'ai toujours préféré lire sur du vrai papier, enfin soit...

- Elle ne vient pas avec nous ? Demande Gideon, de manière plutôt affirmative.

- Bien sûr que si, n'est-ce pas Hotch ? Amaryllis doit s'intégrer à l'équipe, et elle nous sera très utile, simplement par le fait qu'elle ait le même âge que la victime. Répond Ellie, presque en coupant son supérieur.

- Nous avons déjà un accepté de l'intégrer à l'équipe, on ne peut pas faire marche arrière. Reid, Morgan, occupez-vous d'elle. On se retrouve au jet.

- Oui, monsieur.

Je dois avouer que je commence à en avoir plus qu'assez de ce genre de conversations, je ne veux pas, je refuse, que l'on s'occupe de moi ! J'ai l'impression d'être un poids dont on essaye de trouver une utilité ! Je serai majeure dans un mois et demi, entre-temps il faudra que je le supporte...

- Amaryllis, tu as faim ? Il serait peut-être bien de te prendre quelque chose à manger pour le voyage.

- Non merci, Morgan, je n'ai pas vraiment faim...

- Que tu le veuilles ou non, tu prends ça avec toi ! Et n'essaie même pas de refuser ! Tu as déjà acheté tous les ingrédients de ce matin, et tes vêtements, en sortant toute seule dans une ville que tu ne connais pas ! Intervient Garcia, comparable à un boulet de canon.

- Mais c'est normal, je...

- Chut ! Je ne veux rien savoir !

Je fronce les sourcils, ouvre la bouche, la referme immédiatement, incapable de dire quelque chose. Je grimace en apercevant Morgan se moquer de moi, détourne le regard sur le côté, distingue une ombre avançant vers moi, ressent la chaleur d'un corps humain à quelques centimètres du mien, tourne la tête pour mettre un nom sur cette personne.

- Spencer ! Tu fais bien de venir ! Continue Pénélope.

- Il s'est passé quelque chose ? Amaryllis est-ce que tout va bien ?

- Oui... oui oui oui ! Ai-je balbutié.

Pour être exacte, sa présence aussi proche de la mienne est rassurante.

- Hello ! Les petits génies ! Je vous parle ! Vous vous inquièterez dans le jet ! Spencer, tu dois me promettre de veiller sur elle, de la garder coller à toi, d'accord ?

- Mais qu'est-ce qui t'inquiète ? Ai-je demandé.

- Tu as le même âge que Tricia Davenport, alors on ne sait jamais ce que le kidnappeur pourrait faire en sachant que le FBI a intervenu. Tu es précieuse, d'accord ?

- Ça va aller, j'en suis sûre ! Tu n'as pas à t'inquiéter. Je sais me défendre, tu as oublié ?

- Reid, fais bien attention, d'accord ? Tu promets ce que je t'ai demandé ?

- Oui, oui je te le promets.

- Tiens, prends.

Je saisis le sachet en papier brun, encore chaud et taché de graisse, dont une odeur sucrée s'en échappe. Je sers ma logeuse dans les bras, pars vers l'aéroport avec les deux profileurs.


L'enquête commence dans le prochain chapitre, j'ai pensé qu'il était préférable de le couper en deux, et après m'être torturée, j'ai choisi de faire l'arrêt ici ! Qu'en pensez-vous ? Laissez-moi plein de reviews, d'accord ? Ça m'aide à avancer, à m'adapter et a faire survivre cette fic. J'expliquerai pourquoi au prochain chapitre, c'est très important pour moi, donc faites ça pour moi, s'il vous plaît ! Merci pour tout l'amour que vous me donnez, à cette fic et moi, elle n'existerait pas sans vous.