Voici enfin la suite de l'enquête ! Je remercie tous mes petits lecteurs invisibles, j'espère que cette histoire vous plaît.
J'ai quelques petites informations avant tout.
- "Le Monstre" va apparaître sur Wattpad ! Je suis plus active sur cette plateforme, et cela permettra d'ajouter un contenu plus mature là-bas.
- Je remercie ma bêta de tout mon petit coeur. Elle va vous permettre d'avoir des histoires avec moins de fautes, et des phrases plus structurées, les deux premiers chapitres ont déjà été modifiés, elle s'occupera du reste un peu plus tard !^^
C'est tout ce que j'avais à dire, j'espère que ce chapitre vous plaira,
Dream-E
Amaryllis, 2005, Connecticut
C'est la seconde fois que je prends l'avion, et certainement la première fois que je voyage à bord d'un jet privé. J'ai l'impression d'être une touriste, une enfant qui découvre un nouveau jouet. J'essaye de paraître naturelle, de me calmer, cela me ferait trop plaisir d'éviter une remarque acerbe de Gideon. Je me suis installée sur un siège près de la fenêtre, dans un coin pour pouvoir être seule, et espérer dormir durant le trajet. C'était sans compter sur Spencer qui s'est assis à côté de moi, bien décidé à tenir sa promesse. Heureusement, il est loin d'être ennuyeux, de plus, sa présence me rassure, en quelque sorte.
Nous étions tous rivés vers l'écran du jet, sur lequel une photo de la victime était affichée.
- L'un d'entre vous connaît son père ? Demande Hotch.
- Evan Davenport, procureur général, il a été nommé premier magistrat de la ville de New York. Veuf, en dix ans, il a été trois fois sous la protection de la police fédérale pour menaces de mort.
- Il est sous protection à l'heure qu'il est ? Intervient Morgan.
S'il lisait son dossier, il le saurait.
- En permanence, mais Tricia a refusé cette protection à ses dix-huit ans.
- Dommage pour son copain.
- Merci Morgan, c'était encore utile. Tu es toujours aussi sarcastique ?
- N'est-ce pas ce qui fait mon charme ?
- Je soupire, lève les yeux au ciel.
- Mais pourquoi le tuer lui ?
- C'est vrai qu'il a une charge en plus sur le dos, un meurtre ce n'est pas rien. Ai-je dis. Cela signifie qu'il est assez confiant pour penser qu'il ne se fera pas attraper. Si je prends en compte le texte qu'il a dicté, il doit probablement se croire supérieur à nous tous.
- Si je voulais kidnapper quelqu'un, je butterais celui qui l'accompagne, tout simplement. Le dossier dit qu'elle a une sœur.
- Cheryll, répond Hotch.
- Elles s'entendent bien ? Elles sont proches ?
- Oui, en fait elles sont jumelles. Dit Reid en accompagnant ses propos d'une photo des deux sœurs.
- L'hypothèse qu'elle ait quelque chose à voir, Cheryll et son père, est écartée, je présume ?
- Oui, mais comme elles sont jumelles, il est possible que Cheryll soit au courant de quelque chose.
Le besoin de se confier est humain, il est encore plus fort entre les personnes du même sexe, de la même famille, sauf exemptions. Les jumelles sont souvent très proches.
- Nous n'avons plus qu'à attendre de la rencontrer.
J'acquiesce silencieusement, ferme le dossier, déjà lu en entièreté.
- Tu as fini de lire ? Me demande doucement Reid.
- Oui.
- Qu'en penses-tu ?
- Je n'ai pas d'idée précise pour l'instant, il y a trop peu d'indices. Mes idées sont floues, je vais devoir les préciser avec ce qu'on aura au Connecticut.
- Ménage toi, d'accord ?
- Ne t'en fais pas... tout le monde s'inquiète pour moi ici, mais je ne comprends pas vraiment la raison. C'est moi qui devrait être inquiète de vous causer du tord.
- Ne prête pas attention aux propos de Gideon, d'accord ?
- Oui, j'ai l'habitude de recevoir ce genre de remarque, alors je ne m'en soucie plus vraiment. Tu comptes vraiment tenir ta promesse faite à Garcia, à la lettre ?
- Bien entendu !
Je souris, regarde par le hublot, sens une crampe au ventre, l'ignore, par habitude.
- Que voulais-tu dire par "j'ai l'habitude" ? Des gens te faisaient du mal, avant le meurtre de ta famille ?
- Oui.
Spencer me regarde quelques secondes, l'air soucieux, se renfrogne.
Je pénètre dans la maison, balaie rapidement l'ensemble des pièces, décorées de manière assez classique, regorgeant de livres, très masculine. Je m'attarde sur une photo des jeunes femmes, reporte mon attention sur le père, frôlant la crise de nerfs. J'en déduis qu'elles ont grandi dans cet environnement stressant, ne pouvant avoir une minute d'intimité, ou ne pouvant sortir comme ceux de leur âge. Mon regard se pose sur la bibliothèque, je m'y approche, tends la main vers un livre concernant les jumeaux dizygotes. Je recule brusquement au contact d'une peau inconnue, lève la tête les yeux grands ouverts. Je détends mes muscles au contact des yeux doux du profiler.
- Je suis désolé. Vas-y, prends-le.
- Oh non, ça ira. J'étais juste curieuse. Je pourrai me renseigner plus tard. Je vais faire un tour dans la maison, et à l'extérieur pendant que l'équipe termine d'installer le système d'écoute.
- Je t'accompagne.
Je soupire, déglutis, emprunte les escaliers, m'arrête en plein milieu. Ai-je le droit de monter là ? Je secoue la tête, continue mon ascension. J'entre dans une pièce. Elle est presque impersonnelle. C'est la chambre de l'une des jumelles. Les seules choses qui donne vie à cet endroit sont les photos sur le mur. Elle a un copain. C'est la chambre de Tricia. Elle a l'air d'être amoureuse.
- Il n'est pas mentionné dans le dossier qu'ils allaient... déménager ensemble ou se marier.
- Non.
- Reid !
Nous nous retournons tous les deux vers la porte, le cri de Gideon assez puissant pour nous faire comprendre qu'il est d'une humeur exécrable. Nous descendons au rez-de-chaussée, nous approchons du profiler, assis devant Davenport.
- J'ai seulement besoin des personnes compétentes, merci. M'adressa Gideon.
Il va me tuer, il est insupportable. Je n'ai plus qu'à trouver une occupation maintenant. Je baisse la tête vers ma poche, sors mon téléphone, voit le nom de Garcia s'afficher.
- Pénélope ?
- Ah ! Amaryllis ! Je ne te dérange pas ?
- Non, pas le moins du monde, j'ai été reléguée au rang de pot de fleur par Gideon.
- Ne t'en fais pas, il lui faut juste du temps pour accepter que quelqu'un sans expérience soit presque aussi brillant que lui.
- Ne dis pas de sottises. Ai-je rigolé doucement.
- Tu as ri.
- Je vais te laisser, Ellie et Morgan viennent d'arriver avec la sœur de la victime.
- Reid tient sa promesse au moins ?
- Crois-moi, oui. Bon, salut.
- Salut.
Je raccroche, suis happée par Morgan. Il m'entraîne un peu plus loin, jetant un œil attentif à notre environnement.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- C'est Cheryll. J'aimerais que tu apprennes des choses sur Tricia, vous avez à peu près le même âge, cela sera plus facile.
- D'accord. Je vous tiens au courant. J'ai déjà quelques hypothèses qui me semblent intéressantes. Je vais essayer de les confirmer.
- Quel genre ?
- Je crois savoir pourquoi elle a été enlevée, à cette période-ci.
- Il a demandé une rançon, il aurait pu faire ça n'importe quand.
- Justement, c'est ce qui me gêne. Peut-être que ce n'est pas son but, la rançon. A moins que ce soit une coïncidence, mais j'ai du mal à y croire.
- Fais de ton mieux. Je vais en toucher un mot aux autres.
- Ne dis pas que cela vient de moi, sinon Gideon rejettera l'idée immédiatement.
Il hoche la tête, se dirige vers Hotch et Ellie. Il faut que j'adopte la bonne approche, sinon elle sera méfiante et je ne pourrais rien tirer de la bouche de Cheryll. Elle est intelligente. Il faut que je sois empathique, mais pas trop, un peu amicale, douce, presque maternelle. C'est plutôt ironique, étant donné que je suis plus jeune qu'elle.
- Cheryll ?
- Oui, c'est moi, qui es-tu ?
- Je fais partie de l'équipe, en quelque sorte.
- Pardon, vous êtes si jeune… Qu'est-ce que vous voulez savoir ? J'ai déjà dit ce que je savais à vos coéquipiers.
- Ce n'est pas ça. Je voulais savoir comment vous vous sentiez. Vous gardez votre calme, c'est courageux.
- Tricia et moi, nous sommes fusionnelles. Je suis morte d'inquiétude, je veux juste qu'elle soit en sécurité. Je sais qu'elle est en vie.
- Ce sont les meilleurs, ne vous en faites pas. Je crois qu'ils ont terminé d'installer tout, vous devriez aller voir votre père.
Elle me sourit, suit mes consignes. J'ai besoin d'un verre d'eau, je commence à avoir une migraine. J'entre dans la cuisine, constate que je ne suis pas la seule à me servir.
- Amaryllis ! Tu tombes bien.
- Je ne suis pas tombée. Mais je t'écoute, Morgan.
- On parlait de Cheryll. Elle s'est couchée à terre, sur la route ou sa sœur a été enlevée. Elle a dit qu'elle sentait qu'elle était en vie.
- Et tu crois que c'est idiot. Je ne sais pas si c'est envisageable, je ne connais pas beaucoup de choses sur les jumeaux, sauf sur l'aspect scientifique de la manière dont ils naissent dans l'utérus de la mère. Reid m'a piqué mon bouquin.
- En fait, l'explication est d'ordre physiologique.
- Ça m'aurait étonné…
- Les œufs asymétriques monozygotes se séparent tard, entre le neuvième et le dixième jour, l'ADN correspond totalement jusqu'au tout dernier code et la document et la documentation épisodique, en ce qui concerne les douleurs simultanées.
- Et toi, tu y crois ? Demanda Morgan, toujours peu convaincu.
- Non, je dis seulement que c'est possible, j'ai pas la science infuse, même si tu penses le contraire d'ailleurs.
- J'ai jamais dit ça. Quand est-ce que j'ai dit ça ?
- Tous les jours depuis que je te connais.
- Ce matin au petit-déj.
- Amaryllis ! Tu ne dis rien !
- Je n'étais pas là ce matin, Morgan.
- Et hier, quand il t'a battu aux cartes.
Nous nous retournons tous vers Hotch, graves. Il en profite pour regarder sa montre. Mon regard se tourne vers l'horloge pendue au mur, c'est bientôt l'heure, il appelle à 20 heures. Si c'est un bon petit soldat envers ses propres ordres, ou qu'il est maniaque, il appellera à l'heure. Si il sadique, ou qu'il veut déstabiliser Davenport, il sera en retard. Nous allons enfin savoir de quoi il a l'air. Il sera intéressant de voir si il reste fidèle au profil que nous avons fait de lui en fonction de la lettre. Il pourrait très bien ne pas être seul, physiquement ou mentalement. Je m'approche de la table, m'appuie contre un mur, auprès de Spencer. Il me fait un sourire, se tourne vers le centre de la table, où tous les membres de l'équipe sont réunis. Cheryll vient d'elle-même à côté de moi. Ce n'est probablement pas conscient, mais cela veut dire que j'ai gagné sa sympathie.
- Il est en retard. Dit le père, nerveux, le regard tourné vers nous.
- Il va appeler, essayez de vous détendre, c'est une stratégie, il veut que vous soyez à cran.
Déjà quelque chose de confirmé, j'avais raison de dire à Spencer que tout ce préciserait une fois arrivés. Il est soit prétentieux, sadique ou méprisant envers Davenport. Ca y est, il a sonné. A deux minutes de retard. Il n'est pas sadique. Ce n'est pas non plus assez long pour être une dispute d'équipe.
- N'oubliez pas de répéter les informations, pour vous assurer que vous ayez compris. Faites le parler le plus possible, qu'il vous donne des informations sur Tricia, ou faite le parler de lui.
Gideon appuie sur le bouton qui sert à décrocher le téléphone. Nous étions tous un peu tendus, et il ne faisait pas l'exception. Le père prend sa respiration, tente de garder son sang froid. Il a la voix légèrement tremblante.
- Ici Evan Davenport.
- Bonjour, M. Davenport.
- Etes-vous la personne qui détient ma fille Tricia ?
- Je détiens votre fille.
Il répète ce que le procureur dit, il n'emploie pas d'autres mots.
- Puis-je vous demander…
- Non, vous ne pouvez rien me demander ! Ce n'est pas un interrogatoire. Vous allez vous contenter de suivre mes instructions.
Il ne savait pas ce qu'il voulait lui demander. Il l'a coupé, comme si il voulait éviter toute discussion supplémentaire. Il était énervé qu'il lui pose la question.
- Entendu.
- Mais ce n'est pas à vous que je vais les donner.
- Je ne comprends pas…
- Ce n'est pas à vous que je désire parler, M. Davenport.
- Je vous demande pardon ?
- C'est à elle que je veux parler. Je désire parler à Cheryll.
Ellie coupe le son de la pièce, cherche l'avis des autres. La jeune femme se contracte, me regarde, paniquée.
- Qu'est-ce que je vais lui dire ?
- Vous êtes une femme, soyez plus encline à la douceur, soyez rusée, faites des phrases qui laissent place à la discussion, sans faire de vraies questions.
Je pose une main sur son bras, reprends la discussion des profilers.
- On ne peut pas la laisser lui parler. Intervient Hotch dans la tension générale.
- Pourquoi ? Je veux aider, je veux parler à ce type.
- Cheryll n'a pas autant de pouvoir que son père, pourquoi il veut lui parler ?
- Comme tu l'as dit, Morgan, il veut se montrer dominant. Il croit peut-être que comme elle est jeune et que c'est une femme, ce sera plus facile de la manipuler ? Ai-je répondu.
- Je crois qu'elle devrait lui parler.
- Vous avez compris ? Je veux parler à Cheryll. Alors passez-la moi, maintenant ! Reprends le kidnappeur.
- Non.
C'est étrange, on pourrait croire qu'il est dans la pièce, qu'il se dispute avec nous. Ce n'est pas possible, il n'y a pas de micros.
- Je crois qu'elle devrait lui répondre, c'est avec elle qu'il veut parler, et plus il nous parle, plus il s'expose.
- Elle a raison, Gideon.
- Non.
Qu'est-ce qu'il peut être borné.
- J'attends.
Gideon fait un signe à Ellie, enfin décidé. Si il est stupide, le type ne fera pas attention à la voix. Mais j'ai des doutes. Elle nous fait un signe de tête, appuie sur le bouton.
- Ici Cheryll. Allô ? Ici Cheryll.
- J'ai Tricia à mes côtés, je connais sa voix, par conséquent, je connais celle de sa sœur. Lâchez ce téléphone. Je veux parler à Cheryll. Je vous donne soixante secondes. Si vous ne me la passez pas, je vais raccrocher, et vous n'entendrez plus jamais le son de ma voix, ni de Tricia.
C'était évident. Gideon coupe à nouveau le son, agacé.
- On se prépare, venez par ici.
- Cinquante secondes.
Il essaye de nous paniquer en faisant le décompte. De notre côté, nous devons rester calme, conseiller la jumelle et analyser ses paroles.
- Bon, ce type est arrogant. Faites-lui savoir qu'il a le contrôle, laissez-le diriger la conversation. Dit Ellie, plongée dans le regard de Cheryll.
- Quarante seconde.
- Utilisez le nom de votre sœur. Dites « ma sœur Tricia » ou « Elle s'appelle Tricia ».
- Trente secondes.
C'est un bon conseil, surtout dans un cas ou le kidnappeur se croit supérieur, cela va permettre de réhumaniser Tricia, de la mettre sur le même pied d'égalité que lui.
- D'accord.
- Parlez de votre sœur, laissez ce type faire sa connaissance à travers vous. Ne vous dispersez pas. Soyez d'accord avec lui.
- Vingt-cinq secondes.
- Dites lui que vous le comprenez, et j'aimerais que vous essayiez de compatir.
- Vingt secondes.
- Dites lui que vous ne savez pas qu'il ne voulait pas faire de mal à Tricia et allez aussi loi. Dites lui que les choses peuvent s'arranger.
- D'accord.
- Q'il y a encore une chance de nous montrer qu'il est quelqu'un d'indulgent et qu'il peut encore nous le montrer, en libérant votre sœur.
- Dix secondes.
- Et si vous ne savez pas quoi dire, je vous guiderai.
- Trois, deux, un…
- Ici Cheryll.
- Bonjour Cheryll, comment allez-vous ?
- J'irais beaucoup mieux si ma sœur… Tricia va bien.
- Vous semblez être quelqu'un de compatissant, Cheryll, vous savez écouter les autres.
- Oui, c'est vrai et on dirait que vous me comprenez.
- Vous voulez dire que je compatis à votre douleur.
Ca sonne faux, il répète pratiquement tout ce que nous avons nous-même dit. Ce type me donne des frissons, sa manière de parler, de prononcer ses mots reflètent une certaine obsession. Il faut que Cheryll arrive à le faire parler, qu'on puisse en apprendre plus sur sa manière de fonctionner. Il va nous laisser entendre Tricia, elle est bien vivante, maintenant, nous en avons la confirmation.
- Préparez 500.000$, 500.000$, c'est la somme qui m'est due. Vous allez rester près du téléphone, et attendre mon appel, vous recevrez les instructions précises dans exactement 15 minutes.
Je relâche mon souffle, me tourne vers le reste de l'équipe. Nous n'avons pas pu localiser l'appel.
- Elle a dit qu'elle voyait la lune, me dit Ellie, sûrement pour me mêler dans la conversation.
- Elle avait l'air de délirer, continue Gideon.
- Il l'aurait droguée ?
- C'était peut-être une lumière.
- Oui, ou c'était vraiment la lune, dis-je, elle serait quelque part avec des grandes fenêtres, quelque part comme…
- Une véranda ?
- Non, des témoins pourraient la voir, et même si elle n'est pas attachée, une fille droguée, c'est plutôt voyant. Je dirais plus un entrepôt, ou des docks. Mais tant que nous n'avons pas de suspect, c'est inutile. Concentrons nous sur lui. Il l'a droguée, pourquoi ?
- Il n'est peut-être pas si fort que ça, me répond Morgan, il a besoin d'aide pour la dominer.
- Ou pour la faire taire.
- Cheryll a dit que Tricia se serait défendue, elle aurait forcément appelé à l'aide, mais nous ne l'avons pratiquement pas entendue. Je vais essayer d'aller parler à Cheryll, le suspect a l'air de ne jurer que par elle.
