Je suis à l'infirmerie pour quelques jours sous surveillance, d'après madame Pomfresh ça aurait pu être bien plus grave. Une de mes camarades vient chaque soir m'apporter mes devoirs. Il est interdit de faire de la magie en dehors des heures de cours alors je m'entraine la nuit lorsque l'infirmière est absente. La troisième nuit de mon admission, dans mon sommeil, je sens comme une présence. J'ouvres les yeux et j'aperçois Bella. Elle ne dit rien. Que fait-elle ici ? Je ne sais pas combien de temps elle reste près de moi car je perds la notion du temp, je finis par me rendormir, d'un sommeil agité rempli de rêves et de cauchemars où dans chacun se trouve Bella.

Quelque temps plus tard je suis autorisé à sortir de l'infirmerie et à reprendre les cours. Durant le mois de septembre je suis retourné une bonne dizaine de fois à l'infirmerie et toujours à cause de Bella : nez cassé, côtes fracturées, bleus et bosses…. Pourquoi elle s'en prend toujours à moi ? Le plus étonnant, chaque nuit elle est là dans le noir près de moi puis au bout d'un moment, repart sans avoir prononcé un seul mot. En l'espace d'un mois, je bats le record d'admissions à l'infirmerie, même Potter n'y a pas passé autant de temps. Courant octobre, je participe au premier match de Quidditch contre les Serpentard en tant que Poursuiveuse. Le match se déroule plutôt bien. Nous menons 120 à 50. Au moment où j'allais marquer un but, un cognard me percute en pleine tête, ce qui me fait perdre connaissance et tomber de mon balai. Lorsque je reviens à moi, il fait nuit et je suis à l'infirmerie mais cette fois Bella n'y est pour rien, pourtant elle encore là près de moi sans rien dire.

Décembre arrive ainsi que les premières neiges, apportant le froid. Je suis contente car les vacances de Noël arrivent. Cela fait quelques jours que je ne suis pas allée à l'infirmerie. À croire que la magie de Noël perturbe Bella. La veille des vacances elle me frappe si fort que je de nouveau me revoilà à l'infirmerie. Je ne peux donc partir, passer les fêtes de fin d'année dans ma famille. Lorsqu'elle arrive la nuit, je lui dis :

« Tu es une peste, par ta faute je suis ici alors que je pourrais être dans le Pourdlard Express. Pourquoi t'en prends-tu toujours à moi ? »

J'attends une réponse qui ne vient pas. Elle me regarde comme à chaque fois puis elle repart. Avant qu'elle ne franchisse la porte, je hurle :

« Je te déteste !»