Bella
Quand je suis entrée dans la grande salle pour le repas de Noël, je suis décidée à parler à Ginny mais celle-ci décide de m'ignorer, ce qui me provoque un pincement au cœur et une onde tristesse monte en moi. Je décide donc de parler avec Severus qui me sermonne sur le retard de ma mission. Je lui rappelle que c'est entièrement sa faute si je ne suis pas en sixième année comme Potter. Il me répond que même en étant pas dans la même année que lui j'aurais déjà pu récolter des informations, mais non soi-disant je passe trop de temps à frapper Weasmoche. Je le remets à un endroit en lui disant que je fais ce que je veux de ma vie, frappant qui j'ai envie. Le professeur Dumbledore nous annonce que le repas est prêt. Je veux m'assoir à côté de Ginny mais elle a prit place entre le professeur McGonagall et le professeur Flitwick. Moi, je prends place en face d'elle, je pourrais la regarder autant que je le désire. Je constate que Ginny me regarde et rougis quand elle croise mes yeux ce qui me fait chaud au cœur. Elle baisse la tête, moi jetant un froid au cœur.
«Miss Weasley relevez donc la tête, c'est la soirée de Noël» Dit le professeur Dumbledore
Elle relève la tête, croise mon regard, rougis puis se tourne vers le professeur Dumbledore.
«Veuillez m'excuser professeur Dumbledore j'étais perdue dans mes pensées»
Il lui sourit, regardant son assiette il dit:
«Purée de Saucisse»
Son assiette se remplit de saucisses et de purée tandis que tout le monde limite. Je regarde mon assiette mais ne la touche pas, je n'ai pas faim, j'ai l'estomac noué et quand bien même je mange très peu, voire jamais. Mon regard est toujours posé sur Ginny constant qu'elle fait le même choix de son côté. Le dessert arrive avec de bonnes choses à manger. Je prends une petite partie de tarte à la mélasse. Ginny de son côté parle avec le professeur Flitwick de son dernier devoir de sortilège. Elle est vraiment douée dans les cours sauf en défense contre les forces du mal, comme si Severus lui faisait peur. Elle quitte la table souhaitant bonne soirée aux professeurs qui accordent la permission de minuit avant d'aller nous coucher. Elle quitte la grande salle,
«Assister à Ginny» Lui dis-je avec douceur ce qui m'étonne moi-même.
«Que me veux-tu? »
Je me rapproche d'elle, si proche qu'elle peut sentir mon parfum. Je la sens trembler et frissonner, je me rapproche encore plus alors qu'elle tente de me repousser. De mon côté, je la bloque avec mon corps approchant mes lèvres des siennes. Ma cours se finit quand mes lèvres entrent en contact avec les siennes. Je m'éloigne et lui dit:
«Tu avais un peu de crème anglaise au coin des lèvres»
«Assister, s'il vous plaît, je voudrais te parler»
Je regarde en regardant qu'elle perd ses moyens ça me fait sourire:
«Je voulais m'excuser pour ce matin, je ne sais pas ce qui m'a pris de t'embrasser»
Je ne cesse de soutenir son regard vert émeraude:
«Mais je dois aussi te dire l'autre choisi. Je ne sais pas pourquoi tout cela m'arrive car tu me fais peur mais… »
Je ne laisse pas finir sa phrase. Je la plaque contre le mur la sentant trembler encore, on dirait qu'elle a peur que je la frappe encore. Je peux la comprendre je ne fais que ça, pourtant non je me rapproche, l'embrasse plus longuement. Je m'étonne moi-même, je ne suis pas le genre de personne à faire ça. Je romps le baiser, puis décide de partir. Je tourne dans un autre couloir le lui lance
«Peut-être que moi aussi»
Je continue ma route espérant au fond de moi qu'elle me suive mais non rien, pas grave elle pense peut-être que je vais la repousser. Je me dirige vers la tour d'astronomie heureuse pourtant dans ma tête, mon cerveau me crie que je ne devrais pas faire ça, je vais probablement lui briser le cœur, la mission passe avant tout. Je décide pour une fois d'écouter mon cœur de pierre. Je me pose toute souriante au bord du vide, je ne sais pas pourquoi mais j'avais envie de l'embrasser pourtant ce n'est pas de l'amour juste une forte attirance pour cette rousse qui hante mes pensées. Je prends mon carnet de notes, je décide d'écrire:
«Ginny, quel doux prénom pour une si douce créature. Une chevelure de feu des yeux vert émeraude. Quand je te regarde, mon cœur ne cesse de battre la chamade pourtant mon cerveau qu'il veut que je reste froide avec toi. Je n'arrive pas à comprendre ce qu'il m'arrive. Moi la femme la plus froide au monde, si froide que le mot amour a été effacé de mon vocabulaire. Alors que m'arrive-t-il? Pourrais-tu me le dire toi qui sais ce qu'il peut se passer? Toi la jeune fille la plus douce, la plus chaleureuse qu'il a été donné de voir. J'ai tellement besoin d'aide pour comprendre les choses. Je n'ai jamais été aimé par personne. Mes parents étaient froids avec moi, distant, la seule a choisi que j'ai apprise qu'il est de ne jamais faire confiance aux moldus, a choisi que j '
J « ai was mariée de force à un homme plus l' âge que moi, si froid et lointain. Je ne l'ai jamais aimé, lui non plus d'ailleurs. J'étais jeune peut-être trop jeune pour refuser mais avais-je le choix? Mes parents m'ont fait épouser un monstre qui a abusé de moi car je refusais de me donner à lui. J'ai porté un enfant quelques mois mais un jour, ivre il m'a battu, j'ai perdu l'enfant. Depuis ce jour, je crois que quelque chose c'est cassé en moi. J'ai fermé mon cœur, ne désirant ne plus aimer ou éprouver ce faible sentiment qu'est l'amour. Mais quand je te vois Ginny, je me sens différentec omme si j'étais une autre personne. Je ferais surement des erreurs, j'aurais peur, des craintes mais je sais que tu seras là pour m'aider à ne plus douter de moi. J'ai si peur d'aimer, si peur de te décevoir toi l'ange qui bouleverse ma vie.
Que faire? Par où commencer? Vais-je y arriver? Tant de questions, mais pourtant aucune réponse. J'ai besoin de toi, de savoir que tu seras à mes côtés, que tu pourras m'aider à m'ouvrir aux autres. Je sais que tu ne liras jamais mes mots mais les poser sur le papier me fait du bien. Maintenant je retourne à mes doutes espérant que tu comprendras ma détresse. »
Je referme le carnet lui jetant un sort pour que personne mise à part moi ne puisse l'ouvrir. Je regarde l'horizon durant un très long moment. Je pensais être seule quand j'entends un bruit derrière moi. Je sursaute manquant de tomber dans le vide et vois le professeur Dumbledore. Je me relève:
«Excusez-moi professeur, je ne vous ai pas entendue»
Il me regarde par-dessus ses lunettes en demi-lune:
«Ne t'en fais pas Bellatrix, je ne suis ici que depuis peu»
Je le regarde étonné, comment sait-il qui je suis réellement.
«Tu te demandes surement comment je sais qui tu es. La réponse est simple, je savais que Voldemort enverrait l'un de ses fidèles ici pour mener à bien une mission mais je ne suis pas là pour cette mission, non je suis ici pour toi et miss Weasley, j'aimerais que tu laisses cette jeune fille tranquille, ne la mêle pas à tes histoires, ne lui fait pas croire en une choisi que tu ne pourras jamais lui donner. Mets tes distances avec elle et arrête de t'en prendre à elle toujours sinon je serais obligé de te renvoyé »
Il avait dit ça avec calme, j'en étais toute retournée. Comment pourrait-il savoir ce qui se passait où aller se passer entre Ginny et moi? Je ne sais pas quoi répondre mais je finis par dire:
«Très bien professeur Dumbledore, je mettrais de la distance entre Weasmoche, je veux dire Ginny Weasley et moi, pour ce qui est de la frapper, je ne peux rien vous garantir»
Il me regarde, affiche un sourire puis repart comme si de rien n'était.
