Je reste dans le hall la main sur ma joue encore douloureuse. Je sais que je la mérite mais cela me fait tellement mal que je sens les larmes monter, je les retiens ne voulant pas être vue à pleurer. Je voudrais tellement lui parler mais les mots du professeur Dumbledore résonnent encore dans ma tête :
{Mets tes distances avec elle et arrête de t'en prendre à elle constamment sinon je serais obligé de te renvoyer}
Même les mots de Ginny me font mal, elle veut me virer de sa vie pourtant j'aimerais en faire partir mais je n'ai pas le droit. Comment le lui expliquer ? Je monte encore et toujours en haut de la tour d'Astronomie, le seul endroit où je me sens bien et libre de sauter dans le vide et transplanner pour remonter en haut de la tour, même si j'aimerais bien m'écraser au sol et disparaître de la surface de la terre. Je m'assieds contre le mur et sort mon carnet de notes :
« Ginny, si tu savais pourquoi je suis cruelle avec toi. Si tu savais pourquoi je dois rester distante avec toi. Si tu savais qui je suis réellement m'aimerais tu encore ? Je sais que non, tu me fuirais comme tout le monde le fait, tu aurais peur de moi. Pourtant moi, j'aimerais être avec toi, près de toi voir même te prendre dans mes bras. Mais voilà, je n'ai pas le droit, je dois rester loin de toi et surtout je ne dois plus te faire souffrir, alors je te laisse tranquille, je reste loin de toi et je souffre en silence.
Tu crois que je ne te regarde pas et pourtant mes yeux sont toujours posés sur toi. J'ai bien vu que tu avais pleuré depuis des jours et moi, te voir pleurer me fait tellement mal. Sache que je t'aime Ginny même si je n'arrive pas à le dire ou le montrer voir même que tu ne le sauras jamais mais voilà je l'écris sur papier car j'ai besoin de me vider la tête, d'exprimer ce que je ressens autrement que par des mots dit verbalement. »
Je regarde mon carnet de notes, relisant mes mots et pour une fois, je laisse mes larmes couler le long de mes joues. Je laisse ma peine sortir, ça fait mal, tellement de choses que j'avais oublié remontes à la surface. Je suis resté un long moment à pleurer sur ma peine sans me rendre compte qu'une personne était présente près de moi. Je sèche mes larmes et regarde le professeur Dumbledore. Je ne sais pas quoi dire, je le déteste pour ce qu'il a osé me dire la dernière fois mais pourtant je sais qu'il a eu raison j'ai une mission à mener pas le temps pour un sous disant sentiment d'amour qu'une gamine veut me donner. Le professeur Dumbledore m'observe et j'ai l'impression qu'il m'observe aux rayons X, je me sens mal à l'aise. J'évite de croiser ses yeux préférant regarder par terre.
« Je sais pourquoi tu es ici Bellatrix, tu penses que j'ai été injuste avec toi mais je cherche juste à protéger miss Weasley. Tu n'es pas une bonne personne pour elle »
Je relève la tête et le regarde :
« Vous ne savez rien de moi. Vous me jugez sur mon passé et mes actes. Qui vous dit que je n'ai pas changé ? »
« Je te connais Bellatrix tu as l'âme aussi noire que ton maître Tom Jedusor »
« Vous ne savez rien de moi. Personne ne me connaît même pas ma propre famille. Si pour une fois dans ma vie une personne peut me comprendre et me donner une chance. Oui j'ai été odieuse avec elle, oui je l'ai frappé mais voilà c'est ma façon à moi d'exprimer ce que je ressens pour elle. Je n'ai jamais réussi à dire ce que j'ai sur le cœur. De toute façon je n'ai pas de cœur c'est ce que tout le monde me dit mais pour la première fois de ma vie je ressens quelque chose de différent mais à cause de vous j'ai perdu la seule personne qui croit en moi »
Le professeur Dumbledore, ne m'a pas lâché du regard durant tout mon monologue.
« Je vois que tu commences à comprendre mais je suis désolé Bellatrix, je refuse que tu t'approches de miss Weasley »
J'ai une soudaine envie de lui jeter le sortilège doloris mais je dus me retenir de toute façon le vieux allait mourir.
« Vous n'avez pas le droit, c'est à elle de décider si oui ou non elle veut me fréquenter. S'il doit y avoir plus ça sera aussi son choix pas le vôtre. Maintenant professeur si cela ne vous dérange pas je vais retourner à mon dortoir »
Sans lui laisser le temps de me répondre, je pars rejoindre mon dortoir. Je ne sais pas ce qui me prends mais je dois écrire à Ginny. Pas mes sentiments mais lui demander pardon de l'avoir ignoré durant les derniers jours. Je prend place sur l'un des canapés et me voilà écrivant ce que ma tête veut bien que je couche sur papier. Je mets beaucoup de temps avant d'arriver enfin au résultat que je veux. Je cachette l'enveloppe et la confie à mon hibou grand-duc lui demandant de porter la lettre à Ginny.
