Bien le bonjour voyageur !

Héhé, ce sont trois super reviews que j'ai reçues pour le dernier chapitre *happy*. Je vais y répondre de ce pas !

Mijoqui : Ca m'a fait tellement rire, Zakuro et toi avez fait la même remarque par rapport à l'expression "tous les 36 du mois" xD En fait Akkira se trompe sans le savoir, elle n'est pas aux faits des expressions, comme on pourra le constater dans le chapitre douze notamment xD Et oui c'est sûr que c'est mieux une fois par mois que pas du tout ! Héhé la bonne bouille de Ashe :3 Ahaha le respect est mort une seconde fois pour Lys xD Ouais, les missions ont un nombre limité de personnes comme dans le jeu malheureusement, et du coup ce sera pareil avec la mission Miklan :/ Pas Akkira, t'entends ? Pas bien ! *fessée* Merci pour ta review, ça fait toujours autant plaisir ! :D

Zakuro : *fais comme toi, vide la vessie et revient* Au moins tu as ton doudou *pleure le sien oublié*. Tant mieux si tu ne présages rien, j'aime surprendre mwahaha fbzef *s'étrangle*. Bwaha arrête j'en peux plus avec ce verbe irrégulier, ça me tue à chaque fois x'D héhé pour l'expression "36 du mois" j'ai donné la réponse à Mijoqui (que je suis certaine que tu liras hihi ;) ). En vrai si Akkira le voyait je pense qu'elle le trouverait mignon xD Ouais le respect est retrouvé pour Annette, hip hip hourra ! Le troupeeeaau ! Elle rapporte toujours tout à la chasse celle-là. Hihi contente que le passage de la bibliothèque te plaise, c'est vrai qu'Akkira est devenue assidue :3 Elle veut vraiment faire une grande impression à El pour pouvoir se rapprocher de son cercle de confiance (je sens que tu vas décéder en lisant cette phrase mais le pire c'est que c'est la vérité xD) ! Lorenz toujours aussi noyé dans l'irrespect xD Ouais Akkira s'en rend peu à peu compte mais Edelgard dégage un charisme propre à son statut, dès qu'elle parle, tout le monde l'écoute :3 Comme dit plus haut *coucou Mijoqui* les missions ont un nombre limité dans le jeu du coup ici aussi :3. On le SAIT Akkira, cesse de faire semblant pardieu ! Tu m'as tuée avec Hubert (regarde je meurs encore à cause de toi xD) Hihi contente qu'il t'ait plu, j'aime beaucoup faire El :3 j'adore tes suppositions ! Et merci beaucoup pour cette review des familles :3 !

Katt : Enchantée Katt du coup :3 Personne n'aime Lorenz, purée j'adore x'D ! Hihi, ça me fait plaisir que tu dises que je respecte bien les caractères des persos, j'y travaille à fond :3 Héhé, je suis également contente que la suite ne soit pas prévisible. Merci beaucoup de me suivre, ça me motive à fond ! :3

RAPPEL :

- Les dialogues rédigés en gras sont en brigilien.

- Les dialogues rédigés normalement sont en fódlien.

- Les mots que ne comprend pas Akkira sont rédigés comme ceci "? ? ?".

Bonne lecture ! On se retrouve à la fin pour le petit commentaire de l'auteure !


Chapitre onze

Diriger

- Je n'y arrive pas. J'ai coupé le arbre, ensuite le bois et puis j'ai...euh...

Comme je ne connais pas le verbe correspondant en fódlien, je mime le geste dans le vide. Ashe interrompt ce qu'il fait pour m'observer, l'étrille contre la garrot du cheval. Comme il ne trouve pas je fais des mouvements plus amples, ce qui le fait pouffer.

- Tailler ? propose-t-il en reprenant son brossage.

- Tailler, verbe du premier troupeau, je déblatère instinctivement. Je... j'ai donc taillé le bois, et ensuite...

J'essaie de me frotter la joue mais j'omets que mes mains sont pleines d'orge concassée. Des graines cavalent sur me poitrine et tombent au sol, englouties par la paille.

- Et ensuite ? m'encourage le garçon pistache.

- Ensuite j'ai ass... assemblé les morceaux mais le luth n'a pas maintenu plus d'une journée.

- Hmm...

Il dépose l'étrille et saisit l'époussette. Le canasson remue le fessier, heureux d'être ainsi entretenu. Je crois que de toutes les tâches auxquelles doivent s'atteler les étudiants à tour de rôle, celle-ci est ma préférée. Petra m'a dit un jour que les fódliens croyaient que les brigilènes détestaient les animaux car nous étions des chasseurs passionnés. En ce qui concerne la chasse, ils ont tout à fait raison. Pourtant, nous sommes naturellement proches de bêtes. Nous en tuons certains pour nous nourrir, mais tous les soirs, au crépuscule, nous les remercions de nous aider à subsister.

Je place l'orge dans le mangeoire du cheval. Ce dernier, connu pour être le plus grand goinfre parmi les équidés, se rue dessus. Je souris et passe ma main dans sa crinière. Ashe reprend en faisant bien attention à tourner son visage vers moi pour que je puisse lire sur ses lèvres.

- Un chevalier de l'Ordre pourrait peut-être vous aider. Il s'appelle Gilbert, il vient tout juste de rentrer de mission. La ? est l'une de ses passions.

- « Scu...sculpture » ?

- Oui hm... Produire quelque chose en le taillant par exemple. Vous comprenez ?

- Oui. Mais je ne connais pas cet homme.

Ashe m'explique qu'avant hier, ce Gilbert l'a conseillé pendant son entraînement. Selon le garçon aux beaux yeux, c'est une personne formidable et altruiste. Comme je semble toujours dubitative à l'idée de m'adresser à quelqu'un que je ne connais pas, il me propose qu'on aille le voir ensemble demain après les cours et après notre corvée commune. Sachant que je dois m'entraîner le lendemain soir, je m'apprête à décliner sa suggestion seulement toute la bonté que dégage ce garçon me déconcerte un peu plus à chaque fois. Mes phalanges se contractent. Je ne pense pas être en mesure de lui refuser quoi que ce soit. Depuis quand suis-je devenue aussi... faible en présence de quelqu'un ?

- Hm... C'est d'accord.

- Super !

- Euh... Excusez-moi...

Nous faisons volte-face vers la voix qui vient de naître dans le coin le plus sombre du box. Nous ne distinguons qu'un semblant de visage blafard et des yeux qui nous fixent par en dessous.

- Un... un fantôme ! s'écrit Ashe.

Il trébuche dans ma direction et, pour se rassurer, il enserre mon bras. Je n'y fais pas attention, concentrée que je suis sur cette menace inattendue. J'attrape un fer à sabot et le pointe en direction de l'ombre.

- Montre-toi, je proclame froidement.

- Euh... en fait, balbutie la voix incertaine.

- Ô Déesse, protégez-nous ! chuchote le garçon pistache en se collant un peu plus à moi.

La chose... enfin, la jeune fille sort de la pénombre. Oh, je crois la reconnaître. C'est l'élève des Cerfs qui est partie avec Luna durant la lune précédente. Il me semble qu'elle se nomme...

- Marianne ?! s'exclame Ashe. Oh, euh... Excusez-moi Akkira, je ne voulais pas...

Il se détache de moi, les joues un peu rouges. Je détaille la nouvelle venue. Elle paraît parfaitement mal à l'aise et je devine qu'il lui faudrait un effort surhumain pour ne serait-ce que relever son visage.

- Par... pardonnez-moi, marmonne la dénommée Marianne en lorgnant sur ses bottes. Je...

Comme elle bredouille, ce n'est pas évident de décrypter ses dires. Je m'accroupis pour apercevoir ses lèvres ce qui la fait se redresse de stupeur. Elle reprend, avec un supplément d'embarras dans ses gestes :

- Hm... Cette clé est à vous ? Elle était par terre, enfin... Juste là.

Le garçon pistache et moi fouillons nos poches et...

- Ah, effectivement je ne les avais plus ! s'exclame Ashe en reprenant son bien. Merci beaucoup Marianne !

Alors qu'elle est clairement la bienfaitrice de mon partenaire de corvée, la jeune femme semble se sentir encore plus fautive. Elle s'excuse de nous avoir effrayés, et déclare qu'elle ressemble effectivement à un fantôme. Ashe a beau lui certifier que c'est faux, elle n'est clairement pas convaincue. Son dos se voûte et ses prunelles anthracite se perdent dans la contemplation des sabots du canasson.

Je plisse les yeux. J'ignore comment me l'expliquer mais cette jeune fille... elle ressemble à Luna. C'est étrange d'avoir de telles pensées puisque physiquement tout les oppose. C'est juste que... Il y a quelque chose de similaire chez elles. Quelque chose qui alimente mon intérêt et qui me donne presque envie de les suivre. Ce qui est totalement absurde, j'ai d'autres choses à faire. Hm... En parlant de la frisée, cela fait plusieurs semaines que je ne l'ai aperçue nulle part. Je soupire. Elle n'est pas possible cette fille, la discrétion n'est clairement pas son fort. Tout le monde a dû constater son absence. A moins que son départ était prévu ? Reviendra-t-elle un jour ? Dur à dire.

Un aboiement me fait sortir de mes songes. Un chien fait irruption dans le box et vient agiter la queue près de Marianne. Je pensais que l'apparition du braque allait agacer le canasson mais, au contraire, il se retourne et frotte son chanfrein contre l'uniforme de la jeune fille taciturne. Plus si taciturne que ça tout à coup car la présence des animaux semble rallumer quelque chose chez elle. Une esquisse de sourire vient un peu égayer sa figure. Elle appelle même le cheval par son prénom, Dorte. Je déclare en la désignant :

- Vous. Les animaux aiment votre personne.

L'étudiante des Cerfs fuit toujours mon regard mais au moins son sourire ne s'est pas effacé. Elle allonge les bras pour caresser les bêtes puis s'excuse et part du box, suivie de près par le cabot. Ashe reste un instant perdu dans ses pensées avant de chuchoter :

- Je me sens mal d'avoir été ?.

- « Efrayé ? »

- Effrayé. C'est comme avoir peur. J'ai honte de le dire mais elle m'a un peu effrayé en arrivant. Sa tête était si basse... Je suis sûr que si elle la redressait, elle aurait l'air tout à fait normale. Elle est même plutôt mignonne.

Et comme toujours il s'est placé dans mon champ de vision pour que je puisse distinguer sa bouche. Il est tellement bienveillant. Je souris. Encore une fois. Je ne compte plus le nombre de fois où cela m'arrive en compagnie de ce garçon. Alors que depuis ma plus tendre enfance je n'ai vécu que pour Brigid, que pour mes propres desseins, le rencontrer m'a permis d'agrandir mes horizons. Certes, il n'y a pas que lui. En revanche, il est le seul dont la présence ne me pousse pas à me réprimander. Je me déteste lorsque je trouve Edelgard altruiste, je me maudis lorsque j'éprouve de la compassion pour Constance et la Maison Nuvelle, je me méprise lorsque je ressens de l'effroi à la simple vue de Hubert. En tant qu'ombre, je n'ai pas besoin de toutes ses émotions encombrantes. Et pourtant... Avec Ashe, je me féliciterais presque de me sentir aussi bien en sa présence. C'est déroutant cette impression, alors que mon existence pourrait le souiller par tant de moyens vicieux.

Le voilà qui s'empourpre à nouveau après avoir avoué que Marianne était plutôt mignonne. Il est tellement pur.

- Ashe ?

- Ou-oui ? bégaye-t-il encore gêné.

- Vous aussi, vous êtes mignon.

- Aaaah arrêtez, je... je ne sais plus où me mettre ! Nous... nous devons nous remettre au travail ! Il faut que j'aille voir Hapi pour lui raconter la suite de l'histoire du Chevalier ?.

- « Célénite ? »

- Sélénite. Ça se rapporte à la lune. Les aventures du Chevalier sélénite sont incroyables ! Elle-même était une femme merveilleuse. Voulez-vous que je vous en raconte une partie ?

Ses propos connotent toute sa passion. J'acquiesce. Et, alors que nous reprenons notre tâche, la voix apaisante d'Ashe emplit le box et ravitaille mes oreilles.

/

Il n'est nulle part.

J'ai fouillé la bibliothèque, j'ai regardé derrière chaque étagère, j'ai soulevé les livres qu'il a déjà lus, j'ai demandé à Tomas s'il l'avait aperçu. Rien. Puis je suis allée voir au réfectoire, dans sa classe, je me suis même rendu jusqu'au dortoir des nobles pour chercher sa chambre ! Rien de rien. Claude n'est nulle part. Il devait me donner cours après l'entraînement et voilà qu'il s'est volatilisé. Il ne me restait plus qu'un seul endroit où il pouvait être : la prairie aux abords de Garreg Mach. Je m'y suis rendue au pas de course mais il n'y avait personne. Je l'ai même appelé, au cas où il faisait la sieste dans l'herbe. Résultat : j'ai failli marcher sur Linhardt mais Claude von Riegan avait bel et bien disparu.

Pas que ça m'inquiétait. Enfin si, mais dans le sens où je redoutais ce qu'il pouvait bien tramer. Ce fourbe de haute catégorie était capable de tout. Et s'il préparait un autre plan pour découvrir mes secrets ? Et s'il... Je me fige en me retenant à l'arbre que j'affectionne tout particulièrement. Par tous les esprits, et s'il était en train de fouiner dans ma chambre ?! Il serait capable de crocheter la serrure et de mettre son nez dans ce qui ne le regarde pas ! Le scélérat... Le sermon de Shamir se rappelle alors à ma mémoire :

« Toujours en train de te prendre pour le centre du monde ? »

Je me frotte le visage pour me remettre les idées en place et claque la langue contre mon palais. C'est vrai, la vie des autres ne tourne pas autour de la mienne. Et puis Claude est le futur dirigeant de l'Alliance, il doit avoir des obligations que je méconnais. Comme je ne peux pas poursuivre efficacement les leçons sans lui, je décide de rentrer dans mes quartiers. Je vais réviser à fond les chapitres que nous avons déjà étudiés ensemble. Quoique... L'envie est tentant de jouer du luth maintenant que j'ai pu construire le mien. Ashe avait raison au sujet de Gilbert. C'est un homme cordial et ses conseils m'ont été précieux pour construire mon propre luth il y a quelques jours. J'émerge de la prairie et reviens sur mes pas en traversant le pont-levis.

- Oh mais c'est la jolie Akki !

- Dorothea.

- Vous êtes capable de me reconnaître sans vous retourner ! Je suis ?.

La brune me rejoint pour marcher à mes côtés. Je secoue la tête de droite à gauche.

- Je ne comprends pas « flatée ».

- Flattée. Je suis heureuse que vous me reconnaissiez à la voix.

- Vous avez une belle voix. Donc c'est chose normale.

Elle me considère un instant, émerveillée. Puis elle sourit malicieusement et passe sa main dans mes longs cheveux.

- Vous êtes devenue aussi adorable que Petra.

- Je ne suis pas adorable, je rétorque agacée.

- Oh si vous l'êtes !

Pour dévier son attention, je désigne les rouleaux de parchemin qu'elle tient dans sa main.

- C'est quoi ?

- Des ?. Par-tit-ions, articule-t-elle à nouveau voyant que je ne saisis pas.

Elle m'explique que c'est pour noter les sons musicaux et ainsi créer des mélodies. Je suis toujours médusée par le mode de vie des fódliens. A Brigid, nous comptons sur nos propres capacités cérébrales pour retenir une chanson. Parfois, en cas de trou de mémoire, l'esprit du Vent se montre clément et nous souffle l'air égaré. Dorothea poursuit son monologue et m'informe qu'elle aime bien faire ses courses au village en contrebas de la colline qui mène au Monastère. Mais oui la bourgade ! Je n'y ai jamais mis les pieds mais peut-être que...

- Avez-vous vu Claude ?

- Claude ? Lequel ? C'est un nom commun en Fódlan, il me semble que trois étudiants le portent ici.

Ah oui ? Je n'avais pas fait attention.

- Claude von Riegan.

- Vous le dites d'une façon...

- Insolite ? je complète en me souvenant du terme employé par le délégué des Cerfs.

- Oui, c'est tout à fait ça ! Hm... Non je ne l'ai pas aperçu au village. Pour quelles raisons le cherchiez-vous ?

Nous passons sous la herse et nous débouchons sur le marché où règne une cacophonie insupportable. Je supplie que cette dernière se rende utile et me fasse oublier aux oreilles de la brune, mais non, elle attend toujours une réponse. A tour de rôle sa mine évoque la surprise puis de nouveau la malice. Elle se penche près de mon visage pour que je puisse et l'entendre, et voir sa bouche.

- Vous sollicitez la présence de Claude pendant que ce cher Yurichou passe son temps dans l'Abysse. C'est inattendu, vous savez vous pourriez avoir le premier rôle dans une pièce de théâtre sentimentale.

Pour une fois je ne suis pas enchantée d'avoir saisi tous les termes employés. Depuis l'épisode du « charme » - ce mot me débecte tellement – de Yuri, Dorothea est persuadée que nous formons... comment dire ça sans lui vomir dessus ? Ah voilà : un duo sentimental. Mais plus que ça, j'ai surtout l'impression que son discours cache un sens qui m'échappe.

- Oui je solli... sollicite Claude, mais comment vous voyez ça ?

- Hm... Comme ça peut-être ?

Discrètement, elle me montre deux étudiants qui flânent non loin de là. Ils se tiennent très près l'un de l'autre, la fille a même passé son bras autour de celui de son « ami ». La répulsion saisit mes tripes. Moi ? Folâtrer comme ça avec Claude ? C'est l'une des suppositions les plus risibles que j'ai entendues depuis mon arrivée à Garreg Mach il y a quatre lunes. Profondément exaspérée par son insinuation, je lui lance de mon ton le plus acerbe :

- Et vous vous voyez pareille avec Ferdinand ?

Le joli minois de la brune se décompose. Ah, mince. J'ai utilisé le nom du rouquin au hasard pour qu'elle arrête de m'enquiquiner mais je crois que ce n'était pas le choix le plus adéquat. Elle recule et croise les bras sur son opulente poitrine, signe qu'elle souhaite placer de la distance entre nous. J'ignore ce qui s'est passé avec Ferdinand, mais je me sens... un peu mal de lui avoir parlé sur ce ton.

- Pardon, c'était...

Je m'interromps, ne sachant comment l'exprimer. La brune surenchérit :

- Non, c'est moi qui suis désolée. Je croyais avoir trouvé un sujet de discussion avec vous. En fait, je crois que j'aimerais que vous vous sentiez bien ici.

Mon cœur se pince face à cet aveux. Tant de gentillesse, c'est comme avec Ashe. Je ne parviens plus à la regarder. Elle est capable de déblatérer de tels propos alors que je sens bien qu'elle est encore blessée par ma remarque. Au fil des jours, j'ai bien constaté que la jeune femme m'apostrophait assez souvent. Ses attentions, sa bienfaisance... Je ne les mérite pas. Si elle savait qui je suis en réalité... Ce que je compte faire à l'Empire, à ce territoire où elle a vu le jour... Comprenant que je suis inaccessible, elle m'informe qu'elle doit rendre la monnaie à Manuela et tourne les talons. Je zieute sur sa silhouette qui s'éloigne. Cette fille... Elle prend toujours un air enjoué avec Petra ou moi mais elle... Je ne parviens pas à l'exprimer. Je m'ébroue, puis je quitte le marché et grimpe l'escalier en de grandes enjambées. Je pénètre dans le vestibule et... oh ! Un étrange objet vient heurter ma botte. Des lunettes. Voilà bien quelque chose avec lequel j'ai du mal à me familiariser. J'entends alors la voix de Petra :

- Hm... Votre visage semble différent sans les lunettes.

- Oui, je les ai fait tomber à l'instant... C'est ? pour cette raison que je suis à leur recherche.

Je reconnais Ignatz. Ma cousine a raison, sa figure a effectivement changé sans cet accessoire. Je les saisis et les lui apporte.

- C'est ça ?

- Ah ! ? soit la Déesse ! J'ai craint un drame.

Le petit Cerf remet l'objet de sa convoitise sur son nez et... revoilà Ignatz. Petra et lui échangent quelques phrases par rapport à ses lunettes. Elle lui explique notamment que nous autres brigilènes n'avons pas besoin de ces verres. Sûrement possédons-nous une excellente vue. Ce qui est fort pratique pour chasser les bêtes sauvages qui rôdent dans les forêts de l'archipel, il faut bien l'avouer.

La Cathédrale tinte à l'autre bout du Monastère. Aussitôt, le grand blond des Cerfs déboule dans le vestibule, la bave au coin des lèvres. Il aperçoit son acolyte :

- Hé Ignatz !

- Oui Raphael ? marmonne Ignatz étrangement mal à l'aise.

- Vous croyez que je peux demander à la serveuse si elle peut me ? les plats des cinq absents ?

- Ah euh... Très bonne question.

Le blond paraît un peu perturbé par l'embarras de son camarade de classe mais le sourire ne délaisse pas son large visage. Il nous quitte à ces mots et escalade la vingtaine de marches qui le sépare du réfectoire. Quelque chose m'interpelle dans ses propos. Cinq absents...

- Dites... hm... Ina... Ignatuz...

- Ignatz, essaie à son tour Petra d'un air concentré. Dur à prononcer pour nous.

Oui ? fait le concerné timidement.

- Qui sont les absents ? je m'enquiers.

Il développe alors le sujet de manière plutôt courtoise et... je ne saisis pas grand chose. Même Petra semble assez perdue. Je lui demande de répéter avec des mots plus simples et il s'excuse pour sa maladresse. Je comprends alors un peu mieux. Toutes les six lunes, une réunion stratégique est organisée à Derdriu, capitale de l'Alliance de Leicester. Elle est administrée par les Cinq Magistrats du territoire global qui sont également de puissants seigneurs. Nous retrouvons tout d'abord le duc Riegan, gouverneur actuel de l'Alliance. Autour de ce dernier gravitent le duc Goneril, le comte Ordelia, le duc Gloucester et, plus récemment, le margrave Edmund. Voilà encore des statuts qui sont assez nébuleux pour mes maigres connaissances sur la noblesse. Chacun de ces seigneurs jouit d'un droit de vote au cours de cette réunion. Les héritiers des Maisons correspondantes y assistent également pour prendre connaissance de leurs futurs devoirs. D'où l'absence de Hilda, de l'exaspérant Lorenz, de Lysithea, de Marianne et de Claude. Evidemment ce dernier ne m'a pas prévenu de son départ imminent. Hmmm... A bien y réfléchir, ce comportement lui ressemble plutôt bien.

- C'est un sujet fascinant ! s'exclame Petra qui est toujours envieuse d'en apprendre plus sur le continent. C'est très...

Ses narines remuent, sous le regard intrigué du garçon aux lunettes. J'imite ma cousine et...

- Du ragoût épicé aux poissons et aux navets ! révèle Petra d'un air de chasseuse affamé.

- Ton plat préféré, je commente.

- Ignatz, venez manger avec notre compagnie, poursuit Petra. Vous nous parlerez de l'Alliance. C'est très intéressant pour mes oreilles.

- Ah euh... Oui, volontiers.

Et nous voilà partis pour le réfectoire. Un clapotis familier fait dresser mon ouï. Après une accalmie de trois jours, les pluies diluviennes et abondantes de ce cycle lunaire reprennent avec encore plus de virulence. Je vois toujours dans les éléments des signes pour nous avertir d'un événement à venir.

Que va nous réserver cette fin de mois ?

/

Les pluies torrentielles devinrent d'indubitables cataractes et ralentir notre traversée des territoires du Royaume pour rejoindre la Tour de Conand. Le comté de Charon fut semé d'excavations boueuses et celui de Galatea nous inquiéta à cause de ses risques d'éboulement. Ils nous fallu pas moins de trois jours ternes et moroses pour rejoindre la destination indiquée par Rhea. Une bande de brigands avaient dérobé la Lance de la Destruction, une Relique de Héros. Un certain Miklan était à la tête de ces malfrats. Les rumeurs sifflaient à mes oreilles et me renseignaient sur son identité. Il s'agissait du frère aîné de Sylvain qui a été déshérité en 1177 parce qu'il ne possédait pas d'emblème.

J'avoue que leur histoire familiale me passait par dessus la tête à l'époque. Cependant, les événements qui suivirent, et ceux d'après encore, m'apprirent à ne pas sous-estimer l'influence que les emblèmes pouvaient avoir sur autrui. Pour moi qui je ne jurais que par l'honneur de mon peuple, je ne prenais pas assez conscience de la chance que j'avais eu d'avoir grandi dans un milieu où le port d'emblème n'était qu'un détail parmi d'autres. La vie que j'ai menée ensuite fut traversée par tant d'autres existences, tant d'histoires dramatiques que je ne soupçonnais pas. Et dans chacune d'entre elles, les emblèmes détenaient le rôle principale de leurs tragédies.

/

Nous nous plaquons tous contre l'une des façades de la Tour de Conand, les Aigles à gauche et les Lions à droite. Enfin, ça me parait aberrant d'utiliser le terme de « tour » pour définir un édifice aussi imposant. Et glauque soit dit en passant. A ce décor morbide s'ajoute des cascades pluvieuses qui se sont acoquinées avec la foudre.

Plaquée tout contre Edelgard, j'observe son visage impénétrable. Elle avait l'air un peu soucieuse pendant le trajet, je l'ai même vu converser avec Dimitri, ce qui n'arrive que très rarement à ma connaissance. Le nom de Luna a été évoqué. La future impératrice a même utilisé l'appellation « cousine », j'ignorais qu'elle détenait ce lien de parenté avec la frisée. Mais ici, sur le champ de bataille, plus aucune préoccupation ne subsiste. En territoire ennemi, à cinq mètres de l'entrée principale de la bâtisse insalubre, elle paraît plus sereine que jamais. Son nouvel accoutrement propre à la classe de brigand lui donne un côté plus acharné encore. Dans notre groupe, Linhardt et moi sommes les seuls qui n'avons pas passé le certificat de niveau intermédiaire. Lui par manque de zèle dans ses études, et en ce qui me concerne par crainte de l'échec. Quant à Hubert, je sens sa robe de mage effleurer ma main et me donner des frissons d'épouvante. Caspar a l'air d'un dingue avec sa tenue de pugiliste, néanmoins je dois reconnaître que Yuri dégage une certaine prestance, et ce même en voleur.

- Retirez tous vos capes, déclare Edelgard. Les escouades, tenez vous prêtes.

Ces dernières sont cachées dans les fourrées. Trois contrats ont été récemment signés avec la cheffe de guildes de Garreg Mach. Des soldats de Seiros sont présents pour servir Edelgard, des sœurs du Monastère secondent Hubert et enfin une milice marchande favorisera l'offensive de Linhardt. Ces attributions ne m'ont pas étonnée. Ces trois-là sont à la fois vifs d'esprit et de bons stratèges. La déléguée des Aigles de jais fait un signe à Caspar puis se tourne vers les Lions. Byleth l'informe par un geste univoque que l'assaut peut être lancé. Aussitôt, Sylvain, qui est juché sur un canasson, et Caspar détruisent la porte qui mène à l'intérieur. Le rouquin semble survolté aujourd'hui, sûrement parce que ce foutoir concerne un membre de sa famille.

Edelgard, Byleth et Dimitri qui est lui aussi pourvu d'une monture, pénètrent à leur tour dans la Tour. Quelques minutes plus tard, ils nous signalent que nous pouvons les rejoindre. Les escouades ferment la marche et viennent rejoindre leurs chefs attitrés. L'intérieur de l'édifice est presque aussi humide que l'extérieur. Il y fait si sombre que nous prenons tous quelques secondes supplémentaires pour nous y habituer. Je cligne des paupières. L'architecture interne est pour le moins... déroutante. Un chemin en spiral semble mener jusqu'au sommet. J'imagine qu'il va nous falloir l'emprunter pour trouver Miklan.

J'observe l'autre maison qui, comme nous, n'est pas au complet. C'est si rare de travailler en collaboration, ça me surprend encore de voir des Lions en tenues de combat. Surtout Annette. Elle qui est d'ordinaire si douce paraît prête à en découdre. Dedue est toujours aussi impassible, et Gilbert est également présent. Il capte mon regard et m'adresse un bref signe de tête. La voix du prince retentit :

- Ennemis droit devant !

Deux malfrats, munis tous les deux d'une hache, fondent sur nous. Byleth ne perd pas de temps. Il se sert de sa vitesse pour porter deux estocades qui mettent à terre son adversaire. Ses gestes incisifs ne m'ont pas trompée : on reconnaît bien là l'ancien Mercenaire. Notre déléguée n'est pas en reste puisqu'elle frappe violemment le deuxième antagoniste avec sa hache. Sa force est telle qu'elle l'envoie voler plus loin. Elle observe un instant le corps ensanglanté puis proclame :

- Prenons la formation établie précédemment. Yuri, Akkira...

- C'est bon votre Altesse impériale, je crois qu'il est inutile de gaspiller votre ?.

Votre « salive » ? Les propos tranchants de Yuri n'ont pas l'air de plaire à Hubert. Le loup, qui n'a pas froid aux yeux, poursuit tout de même en désignant l'adversaire inconscient de Byleth :

- Pourquoi ne le tuons pas tout simplement ?

- C'est l'archevêque qui décidera du sort des survivants, riposte Dimitri.

Yuri lui lance un regard dur mais ne rétorque rien. L'appellation de Rhea lui a cloué le bec, comme c'est étrange. Je sors de ma besace une corde et tapote le bras du loup pour qu'il vienne exécuter sa tâche avec moi. Il m'imite et nous traînons le corps inerte sur le côté pour le ligoter. En revanche le malfrat qu'a frappé Edelgard est décédé sur le coup. Ça ne surprend plus personne, les étudiants ne sont pas venus à Garreg Mach pour bailler au corneille. Seulement, certains sont encore récalcitrants à tuer et retiennent leurs coups. Ce qui n'est pas le cas de ma déléguée. Elle a bien compris que dans ce genre de situation périlleuse, il faut abandonner notre compassion. Sinon c'est la mort qui nous attend. Je me concentre sur le nœud. Les gestes de Yuri sont fébriles, bien loin de sa maîtrise habituelle.

- Le charmeur est effrayé ?

- Tu as l'air bienheureuse d'avoir ? ton vocabulaire.

- C'est quoi « enrichi » ?

- Je crois que j'ai parlé trop vite...

Je me penche vers lui.

- Tu es dangereux.

- Parce que toi tu ne l'es pas ? ricane-t-il crûment.

- Tu nous mets en danger, je corrige.

- Ça t'inquiète ?

Je hausse un sourcil. Est-ce que le sort de mes « alliés » m'inquiète véritablement ? Hubert, Caspar et Edelgard peuvent bien se faire empaler, ça m'arrangerait. Alors que d'autres... Je considère Gilbert qui brandit son énorme bouclier pour parer une flèche venue d'en haut. Je le revois évoquer le bois de cèdre, d'épicéa et d'érable qui m'ont servi à fabriquer un luth. Cordial et altruiste, voilà comment résumer cet homme que je connais à peine. Oui, lui, je crois que ça m'embêterait qu'il meurt. Yuri met fin à mes élucubrations en soupirant ostensiblement.

- Ce type, ce Miklan. C'est un criminel répugnant qui ne pense qu'à lui et qui trompe ses propres alliés.

- Tu le connais ? je m'enquiers un peu étonnée.

Il se relève et désigne notre groupe.

- Nous n'avons pas le temps pour ça, viens.

Au moment même où je me redresse, des hurlements furieux nous proviennent depuis l'entrée. Et merde, des renforts ! Deux épéistes s'en prennent directement aux personnes qui étaient restés en retrait, en l'occurrence Linhardt. La lame de l'un d'entre eux fait crier de douleur son escouade. Le jeune homme met de côté son dégoût pour la violence et envoie un nosferatu, un sort de magie blanche. Malheureusement, son attaque n'est pas assez offensive pour mettre à terre notre ennemi. Je dégaine mon épée en acier et me faufile, telle une ombre, entre les membres de la milice marchande. Mon adversaire étant déjà blessé, il ne m'est pas difficile de le mettre hors jeu définitivement. Felix désarme le second bandit et le projette sur le sol poussiéreux en le blessant salement.

Une sueur me coule le long de ma colonne vertébrale. Danger. Dans mon dos.

Je fais volte-face, prête à bondir de nouveau pour esquiver l'attaque mais...

CLANG

Mais Dedue s'interpose entre la flèche et moi. Son égide m'a protégée et m'a épargnée d'éventuelles blessures. Je papillonne des paupières, scandalisée. Aussitôt je me souviens d'une équation qui me pourchasse depuis des années.

Acte de charité = dette.

Je bredouille, les sourcils froncés :

- Pourquoi avez-vous...

D'autres bruits de pas viennent dans notre direction. Du coin de l'œil, je m'aperçois qu'Edelgard observe la scène. Je m'ébroue, je ne dois pas me déconcentrer. Je vais lui montrer que je ne suis pas une mauviette.

- Je m'en charge ! déclarons Felix et moi en même temps.

Le jeune Fraldarius fait à peine attention à ma personne mais sa langue qui gifle son palais me fait comprendre que ma présence l'agace. Byleth donne son assentiment et demande aux Lions de progresser dans leur ascension. Edelgard proclame les mêmes ordres, seulement elle ne part pas avec eux. Elle vient jusqu'à moi et désigne son escouade.

- Ces soldats de Seiros combattront à vos côtés. C'est à vous de les diriger à partir de maintenant.

Je reste estomaquée si longtemps qu'elle s'éloigne déjà.

- Attendez ! Je ne veux... je ne peux pas. Je combats seule. Je suis forte seule. Je ne suis plus faible comme avant.

Elle me dévisage et rétorque :

- Akkira, je sais reconnaître quelqu'un qui a de l'autorité.

De l'autorité. Je sais ce que c'est, nous l'étudions en cours avec Manuela. Seulement... Elle ne laisse pas de place à mes objections et poursuit calmement pour que je puisse comprendre :

- Vous agissez rapidement, vous venez de nous le montrer. Vous n'hésitez pas à prendre une décision quand ça vous concerne. Alors faites de même avec cette escouade. Dirigez-les.

Ses prunelles parme ne laissent pas place au doute. Elle souhaite que je fasse mes preuves, ici et maintenant. Depuis mon arrivée à Garreg Mach, je n'ai jamais brillé par mes compétences au combat, ni par mon intellect. Seulement Edelgard a noté que je faisais des efforts pour m'améliorer dans l'art de la guerre. A présent, je ne dois pas la décevoir. C'est une seconde chance qui m'est donnée pour me rapprocher de son appréciation, et donc de son cercle de confiance. Je finis par hocher la tête et elle me sourit légèrement.

- Bien. Rejoignez-nous dès que possible.

Elle repart et disparaît rapidement de mon champ de vision. J'examine les mines déconcertées des soldats à ma charge. Que suis-je censée leur dire ? Et si l'un d'entre eux avait participé à la guerre contre Brigid et Dagda ? Il est trop tard pour creuser la question car les bruits de pas sont tout proche. Felix agite la lame dans l'air puis garde une position défensive. Il est seul. Si l'enseignant des Lions l'a assigné à cette besogne, c'est qu'il doit avoir une totale confiance en lui.

Deux épéistes et deux mages apparaissent devant nous. Ils nous observent et se divisent en duos équilibrés. Je devine à leurs expressions malveillantes qu'il est inutile d'essayer de discuter avec eux. Ça tombe bien, ce n'est pas comme ça que j'ai appris à me battre. J'expire et fais le vide dans ma tête. Je rengaine mon épée

et sors mon arc.

Le mage décrypte mon geste et prend peur. Les bras braqués dans ma direction, il lance une incantation et aussitôt après une grêle tranchante fonde vers moi. J'esquive son attaque mais celle-ci percute un tiers de mes hommes. Un soldat qui n'a pas été heurté par la magie noire me lance un regard mi-interrogateur mi-désappointé. Je secoue la tête, dépitée d'avoir ce genre de responsabilité. Mais s'il faut passer par là pour gagner la confiance de la future impératrice... Je désigne le soldat du menton :

- Vous, dites-moi en deux mots votre spéciali... spécialisation.

- La charge.

Je souris, malgré moi. Clair et concis, j'apprécie. Je réfléchis aux termes à employer puis enchaîne :

- Suivez-moi. Et gagnez.

Et je m'élance au même moment que l'épéiste. Le sourire du malfrat s'élargit lorsqu'il note que je fonce tête baissée, arc en main. Il ne s'agit pas d'une arme qui s'utilise au corps à corps, sa jubilation est cohérente. Cependant, au bout de quelques secondes, je me jette au sol et exécute une roulade. Au même moment le reste de mon escouade me dépasse et se rue sur l'épéiste. Ça me surprend de l'avouer, mais je compte sur eux pour lui régler son compte. De mon côté, je me redresse en position accroupie. J'arme mon bras en direction du mage. Les bustes de mes hommes qui me dépassent encore devraient me pénaliser et m'obstruer la vue.

Cependant, il n'en est rien. Puisque je suis la flèche. Ce mage qui prépare un nouveau sort et qui va le lancer d'un moment à l'autre ne s'attend pas à mon attaque. Car je suis cachée à sa vue.

Mais voilà. Viser ma proie dans des angles improbables fut ma spécialité durant ces cinq dernières années.

Ma flèche part, frôle les jambes des soldats et la pointe vient se ficher dans le cœur du mage. Mort sur le coup. Je bande déjà à nouveau, cette fois vers l'épéiste. Et j'abaisse mon arc la seconde suivante, le sourire aux lèvres.

C'est inattendu. Je ne suis peut-être pas encore à l'aise pour diriger.

Mais au moins mes ordres ont été respectés.

« Suivez-moi. Et gagnez. »


Le petit commentaire de l'auteure : Akkira qui dirige sa première escouade... ma fifille grandit ! *se mouche bruyamment*.

Deux parties distinctes pour ce chapitre. La première, nettement plus calme au Monastère, montre qu'Akkira se familiarise avec de plus en plus de personnes même si elle a encore du mal à l'accepter. Seule la présence d'Ashe ne la fait pas culpabiliser à ce stade. Ensuite, place à la mission de fin de lune, et donc de l'action ! C'est vraiment top de faire deux maisons même si cela demande plus de préparation au préalable. *coucou les Lions* Vous vous en doutez mais les Lions participent à toutes les missions de fin de mois parce que Byleth est dans leur classe :3

Dans le prochain chapitre nous verrons la fin du combat contre Miklan et... Ah je n'en dis pas plus ! Portez-vous bien !

Prochain chapitre : Chercher

Ciaoossuuuuu !