Bien le bonjour voyageurs !
Commençons sans plus tarder par le réponse aux reviews du dernier chapitre :
Zak : Je me suis souvenue de où j'avais vu que le prénom "Claude" était commun en Fódlan ! En fait ce n'est pas Blathus qui le dit mais les développeurs quand ils ont annoncé, dans une interview, le vrai prénom de Claude xD Je dis pas le tilt que j'ai eu ! Alan Walker owi :3 Ah non ne te retiens pas ! xD Ah, je crois qu'il est un peu tard pour te dire ça vu qu'une semaine s'est écoulée x) Ouais ce fameux passage détestable où faut refaire monter tout le monde... pour rien xD Du coup dans ma fic eh ben Felix et Akkira ils se tapent tout le chemin les pauvres ! Alors pour Sylvain je joue en japonais et il dit "Ani ue" qui veut dire "grand frère", mais effectivement dans la traduction il ne dit pas "Grand frère" mais il dit "Miklan" ! Je n'aurais pas dû me fier à mes oreilles xD La même que toi, l'Épée du Créateur je l'utilise jamais xD A part pour les dernières maps. Héhé j'aime bien ton analyse pour le passage en italique :3 Mais pareil que toi pour Flayn xD On peut se balader un mois tranquille dans le Monastère à dragouiller les élèves, et elle pendant ce temps elle est enfermée xD Bon on peut aussi accéder à la mission rapidement mais perso je faisais mon mois complet, tant pis pour elle xD Ouais on la sait la vérité ! Héééé bien joué pour la maladie de Lysithea ! :D C'est bien d'elle que parle Claude. Ingrid reproche à Claude son côté trop nonchalant xD C'est trop drôle dans le soutien il lui baille au nez ! Oui Akkira est attachiante, contente que tu la perçois ainsi :3 Aaaaah Jeritza, alias le perso qui nous a retournés le cerveau xD Merci beaucoup pour tes remarques sur l'évolution d'Akkira, sur sa façon de parler, sur Claude aussi ça me touche énormément :3 *s'incline comme Petra le fait*
Mijoqui : Aha merci pour le "dur dur" xD Pour le "grand frère" j'ai répondu à Zak juste au dessus :3 D'accord avec toi, Mercedes est bien meilleure soigneuse qu'Annette mais comme Gilbert est présent on a décidé de mettre sa fille avec lui. Heureusement que Linhardt est là pour soigner tout ce beau monde xD Ils participent aussi ici (fin Akkira met pas trop de bonne volonté) mais ils doivent continuer leurs études aussi. Ce sont davantage les chevaliers qui sont réquisitionnés pour chercher. Pour les rumeurs sur le bourreau encapuchonné, elles ont toujours été présentes car Akkira a repris ses activités mais là ils font un rapprochement avec la disparation de Flayn. Mais oui maintenant que tu me le dis j'aurais dû rajouter un petit passage avant où le bourreau encapuchonné est mentionné par les Aigles ;) Tu m'as tuée avec le temps de recherche d'Akkira, j'adore la comparaison xD Ah ouais il est déçu *clin d'oeil clin d'oeil* T'entends ça Akkira ?! *l'inscrit pour une séance dans ton cabinet* Pauvre Claude, j'espère qu'il va pas tomber malade xD Il se pose beaucoup de questions sur l'Église, l'archevêque et sur l'histoire. Flayn être présente dans le Monastère avant qu'elle puisse intégrer une classe, du coup j'imaginais bien Claude aller la questionner. Et oui tu as raison, il ne sait pas grand chose à ce stade :) Si, Tomas parle des quatre décennies qu'il a passé au Monastère, sous-entendant dans sa phrase qu'il connait Flayn depuis tout ce temps :) Ouais pareil que toi, vu qu'on pouvait pas améliorer notre soutien avec je trouvais ça très louche ! Yeap, le coup de foudre apparait dans le soutien avec Flayn bien vu ! C'est quelque chose qui lui sortira aussi, Claude ce grand amoureux des secrets. Aloooors pour les soutiens de Jeritza et Byleth M ce sont les plus sexuels du jeu, y a tellement de sous-entendus xD Tu es né en septembre ?Merci beaucoup pour ta review et tes remarques :3 *te fais coucou car son bras va mieux*
Katt : Coucou ! Ouais pareil que toi c'est la map que j'aime le moins du jeux xD Tu m'as tuée avec Flayn, au moins ça, c'est dit xD Aaaaah ça me fait plaisir ce que tu dis par rapport au passage avec Claude, je me suis éclatée à le faire :3 et OUIIII fonce refaire sa voie, elle est trop bien ! Merci beaucoup pour tes compliments et ta review !
RAPPEL :
- Les dialogues rédigés en gras sont en brigilien.
- Les dialogues rédigés normalement sont en fódlien.
- Les mots que ne comprend pas Akkira sont rédigés comme ceci "? ? ?".
Bonne lecture ! On se retrouve à la fin pour le petit commentaire de l'auteure !
Chapitre treize
(É)changer
J'enfile mes bottes, les yeux rivés sur mes cahiers de cours et mes manuels. J'ai révisé jusque tard dans la nuit, je vais y arriver. Je suis l'une des dernières à passer le certificat de niveau intermédiaire tout simplement parce que je craignais l'échec. Mais celui-ci n'est pas concevable, je suis obligée de réussir, je ne peux pas me permettre de perdre et de prendre du retard sur les autres.
Je sors de ma chambre et suis accueillie par une petite brise fraîche. La lune de l'Arc expose un déclin de la température. Ce n'est pas encore assez marqué pour que je m'en plaigne. Quelques oiseaux piaillent au loin et un chat vient se frotter à mes jambes. Son pelage est orange mandarine et tigré. Il s'allonge et commence à mordiller ma chaussure. Aussitôt après, un autre matou vient s'accaparer mon autre pied. Il est beige et blanc et paraît plus docile. Je souris en m'accroupissant. Étonnement, malgré son air revêche, le premier félin se laisse caresser, et le deuxième aussi. Un petit bonheur assemblé, comme dirait mes aïeux.
- Est-ce que ce sera une bonne journée ? je susurre aux creux de leurs oreilles pointues.
Les deux chats finissent par s'apercevoir et se chamaillent gentiment. Ça se voit qu'ils ont l'habitude de jouer ensemble. Je me demande de quelles races ils sont ?
- Vous ne me ferez pas changer d'avis ! s'exclame une voix familière.
Je relève la tête et aperçois Ferdinand qui trimballe toutes ses armures d'un pas décidé. Il est suivi par... arf... par Hubert et ses ondes nocives. C'est fichu. Ça ne peut pas être une bonne journée si je repère ce type de si bon matin. Ce dernier rétorque d'une voix doucereuse :
- Dois-je vous rappeler que Dame Edelgard n'est pas votre rivale mais votre supérieure ? Alors laissez là s'entraîner en paix et cessez de l'enquiquiner avec vos provocations ridicules.
- Ridicules ?! C'est vous qui êtes ridicule ! Vous me faites la morale mais vous n'exprimez jamais votre opinion ! Moi au moins j'ai des convictions !
Je me frotte le menton tout en offrant mon autre main au premier chat pour qu'il puisse jouer avec. Je ne m'en étais pas rendue compte mais à force de côtoyer les Aigles, et même si je ne leur parle pas beaucoup, je parviens à mieux saisir leurs propos. Je grimace. Evidemment ce n'est pas la même affaire avec les Lions. Pourquoi Byleth m'a-t-il donc choisie pour aider sa Maison durant ce mois ? Raphael a l'air comme un poisson dans l'océan entouré de mes camarades. Et Felix... Bon lui il fait toujours la tête. Vraiment, j'ai dû mal à comprendre l'utilité de cet échange interclasse.
Je me redresse et me fais remarquer par le toutou maléfique qui a toujours son œil fourré où il ne faut pas. Arf.
- Oh, bonjour Akkira. Je ne m'étais pas aperçu de votre présence singulière. C'est fou ce que vous pouvez être discrète par moment, c'en est même ?.
- « Invraisemblable » ?
- Trop incroyable pour être réaliste.
Mon nez se fronce. J'ai toujours l'impression que ses phrases possèdent des sous-entendus. Il ne me laisse pas rétorquer et enchaîne :
- J'ai entendu dire que vous alliez passer le certificat pour devenir Voleuse. Je vous avoue avoir été un peu surpris par votre choix.
- Ah oui ? je fais froidement.
- Vos compétences en tant qu'archère ne sont pas ?. Vous êtes la meilleure de la classe dans ce domaine selon Dame Edelgard.
Je grince des dents. J'ai toujours un peu de mal avec les mots trop soutenus. Sois polie Akkira, sois polie.
- C'est gentil de la part d'Edelgard de...
- Dame Edelgard, me reprend-t-il aussitôt en me lançant des éclairs avec sa prunelle jaune impérial.
- …de me faire ces complimentations... compliments. Mais je préfère m'améliorer avec une épée.
Il se frotte le menton.
- Je vois. Alors pourquoi ne pas avoir choisi la classe de Mercenaire ?
Ce mot et sa suspicion me retournent l'estomac. Parfois j'ai l'impression qu'il est capable de lire dans mes pensées. Ce type est une telle nuisance pour mes projets. Comme il me met face à l'une de ses interrogations sournoises, je ne tarde pas trop pour répondre :
- Parce que je suis plus rapide que forte. Je serai plus utile en tant que Voleur... Voleuse.
Je ne guette pas d'autre élan de méfiance de son côté et pars en direction du réfectoire. Là-bas, je constate que la salle est déjà bien trop peuplée alors qu'il est encore tôt. Même si nous sommes dimanche, les étudiants se sont levés à l'aube pour rechercher Flayn. Je lorgne sur les fruits qui sont disposés dans des paniers immenses. Nous pouvons nous servir librement. Je ne me fais pas prier pour prendre en en prendre autant que peuvent supporter mes bras. Miam, les prunes de Morfis et les baies albinéennes me font déjà saliver. Ah mince, je mets de la bave partout.
- Oh ! Vous aussi vous aimez le sucré ?
Je me retourne, lentement, trèèèèès lentement pour ne faire tomber aucune de ces merveilles et découvre le garçon pistache. Je souris immédiatement, faisant écho au sien. Voilà l'unique et seul avantage d'intégrer la Maison de Lions ce mois-ci : je peux voir Ashe plus souvent. Ah, j'étais en train de baver. Je m'essuie le menton contre mon épaule.
- Non, je n'aime pas quand la nourriture est trop dans le sucre. En revanche j'aime les fruits. Surtout quand c'est saignant... Hm... Juteux plutôt ?
- Ah ah, oui c'est ça, rigole-t-il en rééquilibrant une poire qui se faisait la malle. C'est aujourd'hui que vous passez le certificat pour devenir Voleuse ? Je suis de tout cœur avec vous !
- De tout cœur ? je répète en haussant un sourcil.
- Ah hum... Ça signifie que je vous encourage.
Tellement gentil.
- Merci. Et vous je suis de tout cœur pour vos recherches.
Pas certaine que j'ai respecté l'expression mais au moins ça a le mérite de le faire rire. Nous nous quittons sur ces mots. Malgré la fraîcheur matinale, je préfère profiter du beau temps. Être à l'extérieur plutôt qu'à l'intérieur. Je navigue difficilement jusqu'à l'une des entrées, les yeux rivés vers mes fruits. Pas question d'en faire tomber un seul, ils sont si précieux ! Délicatement, j'extrais une main pour venir cueillir une prune de Morfis. Le fruit est tellement gorgé d'eau qu'il explose à moitié entre mes dents. Du jus dégouline sur mon menton et mon uniforme. Et éclabousse même des bottes noires plantées juste devant moi. Je soupire à l'idée de me faire un nouvel ennemi mais constate que ce n'est que Claude. Ouf.
Il jette à peine un coup d'oeil à ses chausses. Son attention est portée sur ce que je tiens contre ma poitrine. Aussitôt je le menace :
- Non Claude.
- Mais dites-moi, qu'avons-nous là ? Je crois bien que c'est mon fruit préféré !
- Je vous ai dis non.
J'essaie de reculer mais je ne le fais pas assez prestement, ayant peur de perdre l'un de mes trésors. Cette crapule profite que j'aie le bras gauche rempli de victuailles et la main droite occupée à tenir une prune pour me voler une pomme acidulée. Il croque dedans au ralenti et sans me quitter des yeux. Je plisse les miens. Cette fois, hors de question de lui laisser le dernier mot. Je gobe le restant de prune, en faisant exprès de me mettre du jus partout, et fais un pas vers lui. Je suis tellement emballée par ce que je m'apprête à faire que j'avale le noyau par mégarde. Avec mes doigts poisseux, je conquiers sa cape de délégué et essuie ma bouche dedans. Dans une lenteur toute calculée et sans quitter ses deux émeraudes. Son sourire est immense, taquin. Le mien pas moins.
Je le laisse là, regrettant juste de ne pas avoir pu lui cracher le noyau en pleine joue. Je me doute qu'il va trouver une astuce pour me rendre la pareille. Mais pour le moment je préfère savourer cette petite victoire.
/
Les craintes de ne pas être à la hauteur des attentes d'Edelgard, de ne pas pouvoir m'approcher de son cercle de confiance, d'être un véritable boulet dans mes missions... Tout cela fut balayé avec l'obtention du certificat de classe intermédiaire. Manuela fut presque étonnée que je réussisse aussi bien l'épreuve théorique. Certes, je faisais encore des fautes de langue et certaines réponses étaient erronées, mais mon niveau était en net progrès depuis le dernier examen. Pour l'épreuve pratique, j'ai dû affronter un chevalier spécialisé dans le domaine que j'avais choisi et je suis tombée sur la meilleure d'entre eux : Catherine. Cette dernière n'était jamais très tendre dans ses propos, ni dans ses estocades. De ma vie, et ça compte également pour aujourd'hui, je n'ai jamais plus croisé le fer avec une épéiste aussi douée qu'elle. Un monstre ambulant de puissance et de technique.
Le certificat de Voleuse en poche, j'étais loin de me réjouir. Alors que j'avais révisé à m'en rompre les cervicales, que je m'étais entraînée à m'en défaire les os. Je ne tirais aucune fierté. Quelque chose encombrait mon moral et me gênait. Et je ne parvenais pas à savoir ce que c'était.
Pour me changer les idées, j'essaie davantage de mon fondre dans le moule de cette Maison si étrangère pour moi. Celle des Lions de saphir.
/
De toute évidence, Annette et Mercedes ne sont pas fan des épices.
Il faut dire que ce sauté de faisan à l'œuf est très relevé, pour le plus grand plaisir de mes papilles. Il s'agit d'un mélange de fines tranches de faisan, de chou haché et d'œufs battus, le tout sauté aux cinq épices. Ce plat que nous proposent les cuisiniers ce soir est un peu trop raffiné à mon goût, mais franchement je me régale. A tel point que les deux femmes m'ont refilé la moitié de leurs assiettes. J'apprécie le geste.
Je les observe tranquillement. Elles papotent gaiement, on voit tout de suite qu'elles sont des amies de longue date. Annette est constamment guillerette et Mercedes est la douceur même. Deux âmes complémentaires. Je croyais m'agacer de leurs bavardages mais finalement je crois apprécier leur compagnie.
- Ah mesdemoiselles, toujours aussi divines ! Puis-je prendre place à cette charmante table ?
Les deux femmes semblent habituées aux techniques de drague de leur camarade. Sylvain s'installe à côté de moi après m'avoir adressé un sourire. J'ai l'impression qu'il adresse le même à toute la gente féminine. Je rêve ou une trace de gifle est encore un peu présente sur sa joue ? J'enfourne une grosse tranche de faisan dans ma bouche tout en continuant mon expertise. On dit de lui qu'il change de partenaire toutes les semaines. Certaines s'en offusquent, comme sa dernière compagne visiblement. J'avoue avoir dû mal à comprendre leurs comportements excessifs. N'est-ce pas préférable d'être libre en toute circonstance ? De forniquer une fois ou deux quand l'envie se fait sentir mais d'éviter toute accroche sentimentale ? Personnellement, je ne me vois pas passer mon existence aux crochets de quelqu'un. C'est parfait si ce Sylvain est sur la même longueur d'onde que moi, je vais pouvoir mettre une option sur lui si un jour j'éprouve le besoin de copuler pour apaiser ma colère.
J'arque un sourcil et m'arrête de mâcher. C'est moi ou ça fait quelques temps que mes vices ne viennent plus me tenir compagnie à longueur de journée ? Cela concorde avec la suspension de mes activités de Bourreau encapuchonné étant donné qu'il ne m'était plus possible de sortir la nuit. Un grand froid s'insinue en moi, comme si mes vices m'avaient abandonnée. Mes compagnons d'infortune qui m'escortent depuis mon départ de Brigid. J'en ai la tête qui tourne. Je ne peux pas avoir tant changé, si ? La voix du rouquin me ramène à la réalité. Je pioche un bout d'œuf et tâche de ne pas avoir l'air trop suspecte.
- Vous savez j'aimerais vraiment apprendre à vous connaître. Savoir ce qui vous plaît, entre autres. Par exemple toi, Mercedes, qu'est-ce que tu aimes faire ?
- Oh moi ? Hm... Je crois que, par dessous tout, j'aime prier.
Je manque de peu de me trouer la joue avec la fourchette. J'ai bien entendu ?
- Depuis ma plus tendre enfance, j'aime me tenir au plus près de la déesse.
Ah misère oui, mes oreilles ne m'ont pas trompée... Le Lion semble réfléchir un instant avant de poursuivre :
- Tu as grandi dans les territoires de l'Empire, n'est-ce pas ?
- C'est exact. J'ai été élevée en partie au ? de la Maison Bartels.
- Bartels ? s'étonne Sylvain en reposant ses couverts. Excuse-moi s'il y a ? mais... Tu ne fais pas partie de la Maison Martritz ?
Mercedes nous explique alors que la Maison Martritz a été anéantie un peu avant sa naissance. Son père est mort alors que sa mère était enceinte d'elle. Sa génitrice n'avait nulle part où aller. Elle a donc épousé le chef de la Maison Bartels juste après la naissance de Mercedes. Un an plus tard, elle a accouché d'un hériter porteur d'emblème. Sa fille et elle ont fini par être écartées de la famille noble. Elles ont donc trouvé refuge dans une église du Royaume.
Je reste scotchée à sa bouche. C'est inimaginable d'être apte à conter une telle histoire avec le sourire. Cette fille... Elle est tenace, d'une façon que je ne soupçonnais même pas. Elle a connu la désolation, le rejet de sa nouvelle famille et la pauvreté. Sa mère et la déesse furent ses seuls repères pendant longtemps. Je crois... Pour la première fois, je crois que je comprends cette fascination que peuvent avoir les pieux envers cette divinité que loue l'Église de Seiros. Elle leur donne peut-être l'illusion d'une protection, mais au moins elle leur accorde un peu de bien-être. Je serre mes poings à m'en défaire les phalanges. J'ai l'impression d'avoir effectué un pas supplémentaire vers le changement. Merde. Saloperies de pensées incontrôlables.
Mercedes nous observe tour à tour. Si Sylvain et moi sommes soufflés, la petite rouquine ne paraît pas surprise, juste attristée. Elle devait avoir connaissance du passé de son amie. La jeune fille aux prunelles lilas reprend :
- Oh non, ne faites pas ces têtes ! Je ne suis pas à plaindre. Et toi Annie, dis-nous ce que tu préfères ?
- Ah euh... Oui bien sûr ! reprend vivement la concernée.
Pendant qu'Annette nous fait la liste de tous ses loisirs, j'entends le Lion murmurer « Les emblèmes, hein... ». C'est presque imperceptible mais je parviens à distinguer ces mots. Je lui jette un coup d'oeil rapide et suis un peu désabusée par ce que je découvre. Je ne pensais pas que Sylvain, qui est toujours d'humeur égale, puisse exhiber une mine aussi obscure. Le pire, c'est qu'il me rappelle quelqu'un... Réfléchis Akkira... Mais oui ! Edelgard a arboré le même regard lorsqu'elle lorgnait sur la Lance de la Destruction. D'où leur vient toute cette haine ?
Et une main fait irruption dans mon champ de vision. Au debout je crois que c'est une patte qui s'introduit dans mon assiette, mais non, il s'agit bel et bien d'une main humaine. Les doigts viennent chopper une tranche de faisan sous nos yeux estomaqués. Déjà, je me retourne mais il est trop tard. Ce que je découvre me sidère. Luna. Mais pas la Luna toujours si bien apprêtée qu'on dirait une poupée. Celle-ci est ô combien différente. La volaille qu'elle vient d'engloutir laisse des traînées de sauce au coin de sa bouche et sur son menton. Ses prunelles, qui ne me regardent même pas, analysent ses doigts gras avec une attention sordide.
C'est seulement que je percute.
Ma nourriture. Elle vient de me piquer ma nourriture.
Déjà elle fait volte-face mais mon instinct est plus rapide. D'une main, je saisis rudement son poignet, de l'autre le couteau. Mes doigts se referment en étau, prêts à lui briser l'os. Je la ramène vers moi pour que la table puisse cacher le spectacle. La lame complète le tableau en venant menacer sa peau laiteuse. Je sais pertinemment où se trouvent les points faibles du corps humain. Là, la veine radiale. Ici, l'artère ulnaire. Je les ai sectionnées tant de fois, si je les lui tranche assez profondément elle mourra dans les minutes à venir. Je lui lance mon regard le plus courroucé.
On ne vole la nourriture d'une brigilène. C'est une question d'honneur et de principe.
Elle plisse ses paupières mais ne paraît pas terrifiée alors que je pourrais lui ôter la vie en un instant. C'est comme si elle n'avait pas peur de la douleur. Ses lèvres se retroussent en un sourire glauque, presque bestial.
- Hé, c'est un peu dangereux ! commente Sylvain paniqué en désignant le couteau.
Comme il est assis de mon côté, il est le seul spectateur de la scène. Je relâche la frisée. Mes doigts ont laissé une empreinte sur son poignet blafard. Elle se détourne et sort du réfectoire, rejoignant l'obscurité de la nuit. L'adrénaline est encore présente. L'image de cette fille délurée fait frémir mes phalanges. Quel drôle de sentiment...
Je n'ai pas envie de la tuer comme un être humain. Mais de la chasser comme une bête.
/
Aujourd'hui, les trois Maisons de l'Académie des officiers et tous les prêtres et sœurs du Monastère sont réunis dans la Cathédrale pour effectuer un grand récital. Rhea, également présente, espère sûrement que nos implorations concernant Flayn parviennent jusqu'aux oreilles de la déesse. Est-ce que celle-ci va se montrer clémente avec la disparue ? Après avoir entendu le passé de Mercedes, j'aurais pu répondre « Peut-être ». Mais à présent, j'en doute fort. Par contre, à en juger tous ces croyants qui psalmodient leurs prières, l'Église de Seiros détient une véritable influence sur autrui. Leur foi ne me regarde pas mais je la trouve... malsaine, surtout depuis que j'ai feuilleté ce livre. Nous autres brigilènes vivons en harmonie avec les esprits de la Nature. Nous les remercions tous les jours mais nous ne subissons par leur emprise. J'examine la silhouette de Rhea. Les principes de l'Église prêchent contre les relations ouvertes avec les nations étrangères. Est-elle d'accord avec ce postulat ?
Claude m'avait déjà parlé des différents sièges sur le continent que possède cet organisme religieux. Et puis je suis tombée sur ce livre. Celui des « Cinq Commandements du livre de Seiros ».
« Tu ne doutes point de l'existence de la Très-Haute ni de Son pouvoir. Tu n'invoqueras point le nom de la Très-Haute en vain.
Honore ton père et ta mère, et les serviteurs de la Très-Haute. Tu utiliseras dignement le pouvoir conféré par la Très-Haute.
Tu ne tueras, ni blesseras, ni mentiras et ne déroberas point sans y avoir été enjoint par la Très-Haute.
La Très-Haute aime et protège tout ce qui est beau.
La Très-Haute ne rejette point l'amour, l'affection, la joie, la paix, la foi, la bonté, l'autonomie, l'humilité, la persévérance. »
La Très-Haute, la Très-Haute, la Très-Haute. Même sans le traduire j'ai compris dès la première ligne qu'il s'agissait de la déesse. Quel véritable bourrage de crâne. Pas étonnant qu'il y ait autant de moutons près à se plier en quatre pour l'honorer.
Après cet épisode, et souhaitant en savoir davantage sur ce sujet morbide, j'ai questionné Ashe qui, je sais, est croyant. Il m'a expliqué que le culte de la déesse existe depuis plus d'un millénaire. Saint Seiros est apparue pour la première fois à Enbarr. Ses miracles ont inspiré les cœurs purs pour fonder l'Église de Seiros. J'avoue que ça m'a un peu surprise d'apprendre qu'elle avait d'abord été établie dans la capitale de l'Empire. J'aurais plutôt parié sur le Royaume qui conserve depuis toujours de bonnes relations avec l'organisme religieux. Je souris intérieurement. Apprendre le fódlien ne me sert pas qu'à m'exprimer ou à écrire. Il me permet également de lire. Le savoir, que j'ai ignoré pendant des années, me permet d'avoir une meilleure vision de ce qui m'entoure. Ma joie s'éclipse, brouillée par mon refus de changer. Je ne devrais pas m'en réjouir...
- Dites Akkira, murmure Ashe.
Il se tient à côté de moi et a joint ses mains. J'imite chacun de ses gestes pour ne pas avoir l'air trop athée. Partout en Fódlan, ne pas croire en l'existence de la déesse est un blasphème.
- Oui ?
- Vous croyez que les défunts partent rejoindre le berceau de la Déesse ?
Je crève d'envie de lui dire que non, que les âmes de nos morts qui ont trouvé la paix sont guidées par l'esprit du Vent pour rejoindre la liberté la plus belle. Une douleur aiguë s'insère dans mon cœur. Mais... mais que les âmes des trépassés qui nous ont quittés trop tôt naviguent dans les limbes jusqu'à ce que quelqu'un réalise ce qu'ils n'ont pas pu accomplir. Comme mes parents. Chacun ses croyances, Ashe. Seulement, et justement parce que c'est toi, je veux bien faire un effort.
- Oui, je le crois.
- Et vous croyez que... Lonato repose en paix malgré ce qui s'est passé ?
Cette fois je le regarde plus attentivement. Les lunes ont passé depuis cet épisode. Entre temps, j'ai appris que Lonato était le père adoptif du garçon pistache et qu'il l'avait élevé aux côtés de son fils Christophe. Ce dernier est décédé depuis des années. Il aurait comploté pour assassiner l'ancien régent du Royaume, le roi Lambert. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui « La Tragédie du Duscur », mais je n'en sais pas plus à ce sujet.
Prestement, je pose ma main sur l'épaule d'Ashe et la retire pour ne pas qu'on se fasse enguirlander.
- Je l'espère.
Je l'espère pour toi. Le garçon pistache ouvre les yeux, un beau vert qui me remercie.
- Vous êtes gentille, Akkira.
/
Le mois se termine bientôt et Flayn est toujours introuvable. Si la situation s'éternise trop, Seteth n'aura plus de cheveux. Tout le monde s'y est mis à présent. Les loups sont même sortis davantage de l'Abysse pour donner un coup de main. Même Hapi qui est toujours totalement désintéressée par ce qui se trame autour d'elle, a l'air assez préoccupée par cette affaire.
Et puis voilà que Byleth et Dimitri nous convoquent dans la classe des Lions pour une mission de la plus haute importance. Dedue se tient debout juste à côté d'eux. Tout le monde est présent, exceptée Luna qui est punie pour une raison qui m'échappe. Tant mieux pour sa vie, je n'aurais pas pu empêcher ma flèche de se ficher dans son buste. Le désir de la chasser est toujours aussi pénétrant.
Le délégué attend que nous soyons tous présents pour nous expliquer la teneur de cette réunion exceptionnelle :
- Une révolte gronde dans la région de Duscur.
A cette mention, je sens Ingrid se crisper à côté de moi. Dimitri continue :
- Le vicomte Kleiman qui dirige le territoire en question a demandé à la capitale et à l'Église d'envoyer des troupes en renfort. Dedue et moi avons eu l'autorisation du professeur Byleth pour impliquer la Maison des Lions de saphir. Si, et seulement si vous le souhaitez.
Je balaye la salle des yeux. Certains étudiants dont j'ignore les noms ont détourné les yeux, gênés. Apparemment, ils ne feront pas partie de l'excursion. Mais pourquoi ? Je semble être la seule à ne pas saisir. Le blond, qui a été attentionné avec moi durant tout ce cycle lunaire, s'aperçoit que je suis un peu perdue. Alors il ajoute :
- Dans l'armée du Royaume, beaucoup sont ceux qui vouent une haine profonde envers les duscuriens. Ces derniers vont se faire écraser. Notre mission est d'éviter que ce conflit ? en bain de sang.
Je vois. L'armée royale contre les duscuriens. Encore une histoire de conflit, et nous allons jouer les intermédiaires. Byleth s'avance et prend la parole. Il nous fait savoir que nous partons dans une heure. Que ceux qui souhaitent participer à cette quête périlleuse se rassemblent en bas des escaliers aux abords du marché. Il ajoute que Rufus, actuel régent du Royaume, a envoyé une missive à Rhea. Il accepte l'intervention des Lions si le prince est accompagné d'une escorte pour le protéger. Le blond paraît indigné. De toute évidence il apprend cette information.
- Mon oncle a donné cette instruction ? Vous êtes certain ?
- Oui, répond Byleth sans trop comprendre où il veut en venir.
- Mon Altesse pourra compter sur ma protection, intervient Dedue sans hésitation aucune.
Je fixe le garçon à la peau sombre. Je n'ai pas oublié...
- Très bien. Il nous faut une autre unité pour couvrir son flanc opposé. Je propose...
Je dénoue mes bras pour lever la main.
- Oui Akkira ?
- J'aimerais assister Dimitri.
Toute la salle est sidérée. Byleth affiche un faible sourire, ce qui est l'équivalent d'une joie éclatante chez d'autres. Il doit apprécier mon initiative et accepte verbalement. Ce qu'il ignore c'est que j'agis ainsi juste pour me rapprocher de Dedue. Je n'ai pas oublié qu'il m'a protégée pendant la mission à la Tour de Conand. Je dois m'acquitter de cette fichue dette et cette mission tombe à point nommé.
/
La place du marché est animée, on sent que le départ approche. Les étudiants qui partent avec nous sont en train de charger dans la carriole des vivres, de la vaisselle et surtout des couvertures. La révolte a lieu dans le région de Duscur. Avant de partir, j'ai consulté une carte de Fódlan. J'ai eu la chair de poule en découvrant qu'elle se situait tout au nord du Royaume, dans les montagnes de Faerghus. Autrement dit, dans un territoire où il doit faire au moins deux fois plus froid qu'ici. Je suis restée congelée sur place pendant au moins une bonne dizaine de minutes. Puis je me suis administrée une bonne gifle, j'ai rassemblé mes affaires et je suis passée dire au revoir à Petra avant de rejoindre le point de rendez-vous.
Je me sens un peu... lugubre depuis quelques jours. Je crois savoir pourquoi, non je SAIS pourquoi mais j'essaie, comme souvent, de ne pas creuser le problème. Car j'ignore quelles conséquences cela va occasionner. Pour cette mission, je me promets de rester à ma place, de m'acquitter de ma dette et de m'occuper de ma propre personne.
Et pourtant...
Pourtant ma résolution flanche dès que le délégué des Lions se trouve dans ma ligne de mire. Sans cogiter de prime abord, je lui fonde dessus en me glissant entre les élèves.
- Dites Dimitri.
Il sursaute, ne m'ayant pas entendu.
- Pardon Akkira, je ne vous ai pas vu approcher. Je vous écoute.
- Je ne comprends pas cette révolte. Pourquoi un tel conflit ?
Je me pince la cuisse. Et voilà, ça recommence. A chaque fois qu'il y a une querelle entre deux patries, je ne peux pas m'empêcher de vouloir en savoir plus. Pour pouvoir comparer ma situation à celle d'autrui. Je...
Je fronce les sourcils et griffe la peau visible sous l'ourlet de mon uniforme. Je sens quelques gouttes de sang venir abreuver mes ongles. C'est stupide. Je devrais me ficher de l'histoire des autres. Mon passé m'appartient, mon désir de vengeance est légitime tout comme ma haine de l'Empire. L'opposer à une autre guerre est superflu. Je suis l'ombre. Je n'ai pas besoin de savoir, ni de ressentir quoi que ce soit. Ni empathie, ni tristesse, ni crainte, ni joie...
« Vous êtes devenue aussi adorable que Petra. »
me disait Dorothea.
« Vous devriez rire plus souvent, c'est charmant. »
certifiait Claude.
« Vous êtes gentille. »
affirmait Ashe.
Je presse mes paupières. Arrêtez. Arrêtez, par pitié. Ne me donnez pas de qualités que je ne possède pas. Pourquoi... pourquoi est-ce si compliqué d'être dans ma tête ? Une main en ferraille vient saisir rudement mon épaule. Ma conscience bondit et rencontre deux billes azur. Dimitri. Ma mâchoire tressaille. Ce type... Il y a quelque chose chez lui...
- Excusez-moi de me montrer familier avec vous une fois encore, mais vous n'allez pas l'air d'aller bien.
- Si-si..., je balbutie en reculant. Ce... ce conflit.
Il me dévisage un instant supplémentaire puis reprend en baissant les yeux :
- Vous vouliez que je vous parler des origines de cette révolte si je ne m'abuse ?
Est-ce que j'en ai envie ? La réponse se faufile de ma bouche avant même que je creuse un peu plus ma spontanéité :
- Oui.
Dedue, qui n'est jamais très loin du prince, vient à notre rencontre après avoir correctement réglé le harnachement des chevaux.
- Si je peux me permettre votre Altesse, je pense que c'est à moi de raconter cette histoire.
- Dedue, tu n'es pas obligé...
- J'y tiens. S'il vous plaît.
Le blond considère son camarade avant d'approuver. Comme nous ne sommes pas très nombreux à avoir accepté cette mission, il me propose de monter avec lui dans la charrette qui lui est réservé. Quand il prononce ces mots, je sens bien que ce traitement de faveur ne lui plaît absolument pas. Il est le troisième délégué que je rencontre et lui aussi, comme les deux autres, me surprend. Dedue prend place à côté de son supérieur et moi en face. Les quatre carrioles qui constituent notre convoi se mettent en marche et nous voilà partis pour les Montagnes de Faerghus.
Nous ne disons pas grand chose la première heure. En fait, cela résulte de mon état. La tête plongée entre les jambes, je n'arrête pas de me dire que je n'ai rien à faire ici. En fait non, je ne me le dis pas, mais j'essaie de me convaincre.
De me persuader que mes vices sont toujours là, tapis au fond de moi. Qu'ils ne m'ont pas lâchée alors que mes projets sont encore loin de leur aboutissement. La colère, l'avarice, la luxure. Elles sont là, n'est-ce pas ? Elles sont justes... Elles se sont justes amoindries, mais elles sont là, non ?
De me persuader que je n'ai pas besoin de tous ces gens. Ici, seule Petra compte. Tous ces liens qui commencent à tisser leurs toiles dans mon cœur... Ce ne sont que des fils que je vais devoir trancher en accomplissant ma vengeance. Pourquoi je gaspille mon temps à m'intéresser aux autres histoires ? Aux autres pays ? A l'Église ? C'est...
- Tenez, vous devriez boire un peu.
Je relève brusquement la tête. Dimitri est agenouillé face à moi et me tend une timbale gorgée d'eau. Encore lui. Encore sa bienveillance, son humanité qui tente de me venir en aide. Mais il n'y a pas que ça... Ce type...Tandis que je me redresse petit à petit sans le quitter des yeux et que mes larmes glissent sur mes joues, quelque chose me frappe.
Furieusement.
Bouleverse toutes mes précédentes pensées. C'est la flèche qui atteint le blason si brutalement qu'elle le brise. C'est le tir d'un canon qui démantèle une barricade.
Tant de violence dans ses prunelles azur. Tant de colère, de rancœur, de sentiment d'incompréhension. Tant de solitude, de maîtrise de soi. Tant de hargne, de projets qui n'attendent qu'à être accomplis. J'ai l'impression de m'observer dans un reflet.
En hoquetant, je me tourne lentement vers Dedue qui m'examine. Lui aussi... Lui aussi il a vécu des horreurs, probablement pires que les miennes. Largement pire que les miennes. Comme tant d'autres dans ce Monastère. Ashe, Mercedes, Constance. Et Dorothea peut-être ? Et Bernadetta, qui reste enfermée dans sa chambre dès que les cours sont terminés ? Et Edelgard ? Et les autres ? Il n'y a... Tout mon visage frémit à cette pensée. Il n'y a pas que moi. Loin de là. Pour ne pas craquer définitivement, je me concentre sur la figure de Dedue. Elle est taillée dans le marbre et conte son histoire. Une histoire dramatique, tragique.
La Tragédie de Duscur.
D'un mouvement du poignet, je sèche mes larmes et les dévisage le plus sérieusement du monde. Ça suffit les mensonges, Akkira. Arrête de te fourvoyer.
Tu veux savoir. Tous ces gens, ces existences, ces passés, ces mystères, même ceux qui ne te concernent pas.
Tu veux savoir.
- Je veux savoir. Racontez-moi s'il vous plaît.
Le petit commentaire de l'auteure : Vous l'auriez compris, "échanger" fait référence à ce mois particulier où Akkira doit aider la classe des Lions. Mais surtout "changer" fait référence aux changements qui s'opèrent chez elle. Vous l'avez remarqué, la brigilène change petit à petit, elle évolue. Mais là, pour la première fois, elle assume ce changement. Elle ne fuit plus ses pensées, ni ce qu'elle est devenue. Elle assume enfin ! Le prochain chapitre sera consacrée à cette mission en question :3
Prochain chapitre : Protéger
Portez-vous bien ! Ciaossuuuu !
