Bonjour, bonjour

Étonnamment la suite arrive très vite ^^ Je vais pas vous promettre une publication d'un chapitre par jour, mais pour le moment les mots viennent tout seul alors je vais pas vous en priver ^^

Alors voilà le second chapitre. Je voulais juste vous précisez que même si le début assez porté sur l'humour, il s'agit quand même d'une quête, un voyage un peu comme le Livre V, donc même si j'espère pouvoir garder le ton, il y aura quand même de l'épique dans son sens d'aventure dans cette histoire. En espérant que ça n'en déçoive pas ^^


Je remercie chaleureusement les deux premiers reviewers. Je n'attendais pas de réactions aussi rapidement, merci les gars.

DrTonks : J'ai entendu ton réclame ^^ alors voilà la suite ;)

jane9699 : Ah oui, je peux pas m'en cacher il va y avoir du Lancelot, espérant que je ne te déçoive pas trop...


Chapitre 2

Quand on en vient à regretter sa femme...

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- Quelle est la dernière fois que vous l'avez vu ? redemanda une énième fois Dame Séli.

- Pour la dernière fois, la nuit dernière lorsque nous nous sommes couchés !

- Vous ne l'avez pas revue depuis ?

- Bon sang, combien de fois est-ce qu'il faut que je vous le dise ? Non. Elle n'était pas là ce matin, réitéra Arthur en articulant doucement pour être bien certain que tout le monde comprenne bien.

- Ce midi vous voulez dire, rectifia-t-elle. Oui parce que monsieur perd sa femme en milieu de nuit mais ça ne l'empêche pas de pioncer jusqu'au déjeuner. Pour un peu vous seriez arrivé après Yvain !

- Mais merde ! Je suis plus Roi !

- Eh bien justement ! Vous ne pouvez plus faire ce que vous voulez !

- Merde.

Séli s'apprêtait visiblement à reprendre ses reproches, alors Arthur lui coupa la parole, haussant le ton d'un même temps :

« Merde, merde, merde et remerde ! MERDE ! Voilà ! C'est clair !?

Leodagan dévisagea Arthur, un mélange de consternation pour avoir perdu sa fille, de sidération pour avoir une réaction aussi enfantine et d'admiration pour avoir réussi si facilement à clouer le bec de sa femme. Bizarrement ça ne marchait pas pareil quand c'était lui qui enchaînait les « merde »…

- Mais vous Dame Séli, intervint Bohort, ne l'avez-vous pas vu depuis hier soir ?

- Evidemment que si ! C'est ma fille j'vous rappelle !

- Alors qu'est-ce que vous avez à me prendre la tête si elle a bien dormi dans notre plumard toute la nuit !

- C'est pas le propos ! Le fait est que si elle avait été enlever juste à côté de vous, vous auriez été capable de roupiller tranquillement sans même vous en apercevoir !

- Et qui viendrait enlever Guenièvre en plein milieu de la nuit !?

- Je vous f'rais dire qu'elle a été enlevée au milieu de la nuit !

- Ooh tout de suite ! railla Léodagan devant la conclusion tenue par sa femme.

- Oui tout de suite ! Si elle n'est pas dans son plumard c'est qu'on l'a empêché d'y aller ! Elle ne serait jamais partie en pleine nuit et encore moins sans prévenir !

- Je dis ça comme ça, mais elle est déjà partie sans prévenir pour rejoindre Lancelot, railla Arthur.

- Mais ce n'était pas en pleine nuit !

- C'est qu'avec cette tempête, je ne peux que m'inquiéter, acta Bohort alors que l'orage grondait violemment.

Arthur devait admettre que lui-même était inquiet à l'idée de savoir Guenièvre seule dehors en pleine nuit de tempête quand elle était du genre à pleurer à chaque bruit du tonnerre.

- Nous ferions mieux de la chercher, et nous seront pas de trop à quatre.

- Si ça se trouve vous l'avez simplement raté en faisant le tour du château, hasarda Léodagan, approuvant les dire de sa femme.

Elle était d'humeur sanglante il avait dit alors si en plus sa fille venait à avoir vraiment disparu, il avait tout intérêt à le surtout pas la contredire et à aller dans son sens, quoi qu'elle décide d'ailleurs.

Arthur en doutait pas mal. Il avait quand même passé une heure à traîner dans les couloirs, il aurait au moins rencontré quelqu'un qui l'aurait vu.

Ils s'étaient séparés.

Dame Séli avait décidé de passer par toutes les chambres, bien décidé à ne pas simplement passer la tête mais bien à allumer les lumières et à fouiller jusque dans les pots de chambre si elle en jugeait nécessaire.

Arthur avait beau souligné qu'il y avait nombre d'invité de marque dont ils pouvaient se permettre de réveillée si tardivement et abruptement mais la dame avait été plus que clair quant au fait qu'elle en avait strictement rien à cirer le ciboulot. Il avait pas insisté plus que ça. Ce n'était plus franchement son problème.

Léodagan pris les remparts et annexes. Arthur avait levé les yeux au ciel devant l'argumentation de son beau-père qui lui avait rabrouer les oreilles qu'il ne fallait pas s'étonné qu'il ne l'ait pas trouvé s'il n'avait pas cherché partout.

Franchement Arthur se demandait même si elle connaissait l'existence de la moitié des annexes du château. Il fut presque surpris de lui-même quand il vint penser qu'il connaissait Guenièvre mieux que ses propres parents – et c'était pas quelque chose dont il allait se vanter – parce qu'il était pratiquement certain que jamais elle ne serait sortie avec un orage pareil au-dehors. Mais bon, le Roi de Carmélide semblait convaincu qu'il trouvera sa fille au milieu des mortiers et des catapultes.

Bohort se vu le devoir de parcourir les jardins. Evidemment il avait tenté de se désister en proposant une énième connerie qu'il n'avait même pas fait l'effort d'écouter. Léodagan avait haussé le ton et lui avait dit qu'il n'avait pas le choix, qu'on ne lui donnait pas le choix. Il avait même eu le culot de dire que c'était son « Roi qui le lui ordonnait ». Arthur avait, dans un soupir fatigué, une énième fois répété cette phrase qui vraiment commençait à lui taper sur le système et lui donnait une fâcheuse envie de s'autofrapper :

- Je ne suis plus Roi.

- Non mais je parlais de moi, je suis toujours roi, moi.

Bohort avait résisté jusqu'à ce que Dame Séli l'accuse d'avoir la trouille de sortir avec ce vent. Le pauvre chevalier avait fini par céder en criant aux mécréants. Arthur devait reconnaître qu'il avait un peu de peine pour Bohort qui, bien qu'il appréciait les jardins, devait jamais avoir autant redouter de s'y rendre.

Quant à lui, il devait se taper une seconde fois les couloirs. Il était ravi… Il était parti alors que Léodagan et son épouse se crêpaient le chignon, sans grand espoir de réellement retrouver sa femme. Il décida de parcourir le plus de couloir avant de se rendre à nouveau dans leur chambre dans le cas improbable qu'elle s'y soit couchée.

Il lui sembla particulièrement étrange de se sentir déçu lorsqu'il entra et qu'il réalisa qu'il n'y avait personne. Il pouvait bien prétendre que c'était parce qu'il n'avait pas le moral ni l'envie de repartir à sa recherche – lui qui l'avait récupérée il n'y avait pas si longtemps que cela, non sans grand plaisir il l'admettait mais tout de même. Ou que c'était parce que son absence supposait qu'il allait de nouveau se farcir les ralliements de ses beaux-parents mais c'était se mentir. Vraiment, il devait être tombé bien bas pour qu'il ressente l'envie d'avoir Guenièvre près de lui.

Ils cherchèrent pendant près d'une heure supplémentaire sans résultat. Personne n'avait trouvé la Reine. Cette fois c'était un fait.

La Reine avait disparu.

.*.

- Bon, reprenons, fit Léodagan. Qui a été la dernière personne à l'avoir vue ?

- Vu qui ? demanda Perceval qui n'avait pas tout compris.

- Il me semble avoir échangé quelques mots dans la cour de l'Eglise en fin de matinée, affirma Père Blaise.

- Vous vous souvenez ce qu'elle faisait ? demanda Calogrenant.

- Elle mangeait il me semble.

- Ah oui. Elle était sensée recevoir sa livraison de pâtes d'amandes.

Arthur se félicita d'avoir au moins retenu ce fait qu'il n'avait d'abord émit que comme supposition.

- Ah bon ? s'étonna son père

- Comment ça, ah bon. Ça doit faire des jours qu'elle en parle !

Pas qu'il l'ait vraiment écouté mais Arthur savait que dans son impatience, Guenièvre avait tendance à se répéter.

- Non moi elle m'a parlé de pain de messe, fit Yvain.

- Ah ? Je n'attendais pas une livraison d'Hostie. Remarquez, j'allais pas tarder à en faire alors…

- De quoi ? Arthur regarda tour à tour le Père Blaise et Yvain sans comprendre pourquoi on était passé de la confiserie à l'Hostie.

- Bon personne d'autre ? demanda Léodagan voulant faire avancer cette réunion de la Table Ronde

- J'ai vu ma femme parler avec la Reine, intervint Karadoc.

Ah.

Peut-être qu'ils avaient trouvé leur coupable. Mevanwi avait déjà essayer de tuer Guenièvre plusieurs fois. Arthur avait essayé de lui faire réaliser combien elle devait être méfiante vis-à-vis de l'épouse du chevalier et qu'il ne fallait pas prendre au sérieux ses tentatives de réconciliations comme sincère. Il n'avait cependant pas de mal à croire qu'elle était suffisamment naïve pour s'être fait avoir par cette femme.

- Quand était-ce ?

- Je ne sais pas… plusieurs jours.

- Bon sang ! râla Léodagan qui avait bon espoir de régler cette affaire. La prochaine fois donnez-nous les nouvelles de l'année dernière !

- D'un autre côté c'est comme tout, selon quand on part, l'année dernière ça change de jour.

Arthur soupira lourdement.

- Est-ce qu'il n'y a que moi qui a le sentiment que peut-être Lancelot puisse être responsable ?

- Ça me semble être tout à fait possible, mon oncle.

- Oui enfin à ce compte-là ça peut très bien être votre père, railla le Roi de Carmélide à Gauvain.

- Votre père est ici, Seigneur Gauvain ? s'étonna Yvain.

- Non pas que je sache.

- Le Roi Loth a interdiction de sortir de son château.

- Oui enfin ça ne l'empêche pas de venir essayer de retirer Excalibur…

- Dites Sire-

- Ne m'appelez pas Sire. Combien de fois faut que je vous le dise Perceval ?

- Ah oui c'est vrai. Non mais j'oublie.

- Vous savez c'est pas simple, intervint Karadoc.

- Qu'est-ce qui n'est pas simple ?

- Bah vous savez, vous qui êtes plus roi mais qui présidé une réunion de la Table Ronde. En plus nous on est un clan concurrent. J'ai pas bien compris pourquoi on est là.

- Vous êtes pas un clan concurrent, vous êtes indépendant, vous êtes toujours fédéré autour de Kaamelott et la quête du Graal.

- Mais du coup c'est Guenièvre le Graal ? demanda Karadoc.

- Heu… Non pas du tout.

- Quoi ? Mais elle pouvait pas le dire plus tôt celle-là ? Des années qu'on la cherche, elle pouvait pas dire que c'était elle !? fit Perceval visiblement mécontent d'apprendre la nouvelle.

- Dîtes, j'ai pas bien compris, c'était pas votre femme qu'on cherchait, Sire ? demanda Calogrenant.

- Ne m'appelez pas Sire... Et oui, on cherche ma femme. Je ne sais pas ce que le Graal vient foutre dans cette réunion.

- C'est parce que vous perdez votre temps a essayé d'expliquer des trucs à ces idiots qui ne comprennent rien.

- Oui, bon beau-père ce n'est pas le moment et ça n'aide pas.

- Non mais parce qu'en attendant, on ne sait toujours pas qui a vu la reine en dernier, marmonna Père Blaise derrière son pupitre

- Ah ! Mais j'avais pas compris ça moi ! Je croyais qu'on parlait de Venec !

Arthur ouvrit de grands yeux devant Perceval qui venait de s'exclamer.

- Hein ?

- Comment faites-vous pour tomber dans un quiproquo que vous vous créez à vous-même ? demanda Léodagan désespéré.

- C'est pas faux.

- Non mais sérieusement, Perceval, pourquoi vous nous parlez de Venec ?

- Eh bien je l'ai vu hier. Il ramenait une livraison au château.

- Venec ?

Arthur se demandait s'il pouvait vraiment se fier à une information donnée par Perceval. Il avait beau avoir toute la bonne volonté du monde, il était vraiment pas fiable pour... De manière générale, il était pas fiable.

- Mais quand était-ce, Seigneur Perceval ? demanda Gauvain.

- Un peu avant le déjeuner je dirais.

- C'est lui qui a livré le pain de messe !

- Mais c'est pas un marchant Venec !

- Bah d'une certaine manière quand même un peu, remarqua le Roi de Carmélide.

- Non mais d'accord mais pourquoi Venec viendra kidnapper Guenièvre ça n'a aucun sens !

- Ah ça ! D'autant plus que je l'ai croisé dans les couloirs pas plus tard qu'hier ! Il m'a présenté les dernières nouveautés en termes de torture et il m'a bien dépouillé ce saligaud !

Arthur n'était pas certain de si Léodagan se plaignait vraiment ou non, c'était à peine percevable mais son beau-père avait le sourire. C'en était effrayant. Vraiment...

- Bon bah, qu'est-ce qu'on fait ? On va le chercher ? proposa Calogrenant.

- J'en sais rien voilà ! Je ne vois pas ce que Venec irait faire de cette gourde.

- Dis donc ! Je vous permets pas !

- Dites ! J'ai encore le droit d'appeler ma femme comme je veux ! Il se trouve que c'est une gourde et vous allez tout de même pas m'empêcher d'appeler un chat un chat non ! Bon. Dans tous les cas, Venec n'aurait aucun intérêt à kidnapper Guenièvre. A moins qu'il ne veuille la vendre comme esclave, ce qui serait vraiment très con !

- Oui, enfin on peut pas dire qu'il soit d'une intelligence exceptionnelle non plus...

- Eh bien il se trouve qu'il en a plus dans la cervelle que la plupart d'entre vous.

- Ou vous avez une préférence pour que ce soit Lancelot le coupable, sous un soupçon de reproche qu'Arthur ignora.

- Ça tombe sous le sens. Après avoir tué tous ses hommes, détruit son camp et récupéré Guenièvre, il a de quoi vouloir se venger.

- Mais j'croyais qu'il était mort moi… intervint Yvain.

- Présumé.

- Quoi ?

- On n'a pas de preuve.

- Mais parce qu'il faut avoir des arguments ?

- Mais non crétin, on dit qu'il est mort parce qu'on a pas de nouvelle mais on n'a pas encore trouvé son corps. Pas qu'on ait vraiment cherché ou qu'on s'en tamponne.

- Bon très sincèrement, combien de chance avons-nous que ce soit Lancelot ? demanda Arthur.

Lui devait avouer qu'il avait une préférence pour Lancelot que pour Venec. Au moins il était certain que son ancien chevalier ne lui ferait pas de mal. On ne pouvait pas en dire autant si Venec la vendait au marché aux esclaves.

- Sincèrement Sire, intervint Perceval, autant qu'on l'on peut trouver un navet dans une lutte à lapin.

- Mais dites, du coup je fais quoi de ma femme ? demanda Karadoc. Non parce qu'elle a vu Guenièvre, au moins depuis l'année dernière.

Arthur ne prit même pas la peine de répondre au Seigneur de Vannes et préféra se tourner vers Perceval dont il savait son aisance en mathématiques.

- Un navet dans une lutte à lapin… C'est-à-dire ?

- Aucune chance que ça arrive.

Arthur resta sans voix, incapable de déterminer s'il devait prendre en compte l'avis de Perceval. Ils n'avaient pas plus de piste qu'au début de cette réunion qui avait pris des plombs. Vraiment, Arthur en avait plus que ras le bol de cette réunion… Ils avaient perdu du temps, ne savaient pas où chercher ni qui. C'était quand même dingue que personne dans ce fichu château ne soit capable de dire où est passé la Reine de ce pays !

La retrouver était devenu une nécessité et ça n'avait rien avoir avec son inquiétude potentielle ou un improbable manque – enfin pour être honnête y'avait de ça. Non, non c'est qu'il ne pouvait plus se farcir une minute de plus cette bande de pseudo chevalier. Il voulait sa femme, dans son pieu maintenant ! Il était prêt à être aussi agréable qu'elle le voudrait pourvu qu'on arrête de lui mettre ces débilos dans les pattes !

Il jure, qu'importe qui a eu la connerie de lui voler sa femme, il allait le payer cher... Et il allait au moins lui rendre au double ce supplice.

- En parlant de lapin, souligna Léodagan, comment va Bohort ? Il s'est remis de sa mauvaise rencontre de la nuit dernière ?

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A SUIVRE


Voilà pour aujourd'hui.

J'espère que je ne me suis pas trop foiré pour retranscrire cette scène de Réunion de la Table Ronde. Si vous avez des remarques à faire, n'hésitez pas !

Merci d'avoir lu, n'hésitez pas à commenter, à faire vos critiques et à une prochaine pour la suite