Bonjour à tous,
...
Mon ordi a replanté dix jours après =.=
Il m'a fallu une plombe pour me remettre dans l'écriture et du coup pour mettre un terme à l'attente qui dure depuis beaucoup trop longtemps, je publie le début du chapitre 3. C'est court, ça n'avance pas mais c'est mieux que rien. Je vous sentais trop impatient alors je me suis dit qu'il fallait que je vous mette quelque chose sous la dent :D Sachez seulement que je reviens souvent faire des petites modifications et que venant de poster ça un peu sans savoir quoi dire ensuite, il y aura sûrement des ajouts (sans jamais changer le fond de l'histoire, il va s'en dire)
Espérons que cela suffira à égayer ces temps compliqués. Je vous remercie pour vos commentaires très encourageant et chaleureux, je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant d'amateurs, ici.
Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une bonne lecture.
~Faeyll
Chapitre 3
En piste
.
Malgré la pluie battante et les vents violents, Arthur décida de partir à la recherche de Guenièvre. Ils n'avaient pas idée d'où elle pourrait être mais il n'allait pas attendre sagement au château. Pour autant qu'il sache, elle pouvait être gravement en danger. Alors, il avait suivi la seule piste – ou pseudo piste – qu'il pouvait considérer à cette heure et était parti chercher Venec qui, selon les dire de son beau-père, était au château le jour de la disparition de Guenièvre.
Léodagan avait insisté pour l'accompagner et Arthur n'avait pas fait de commentaire, il l'avait rarement vu aussi inquiet. Il était presque gentil avec son gendre...
Ça n'avait pas été facile ni plaisant avec la pluie qui les fouettait douloureusement le visage, la boue épaisse qui rendait les chemins dangereusement glissant et éreintant. Malgré les aléas climatiques, ils se sont rendu au marché espérant le trouver à vendre des esclaves ou ses éléments de tortures.
Sans grand étonnement, il n'y avait pas grand monde ce jour là et il avait été rapide de faire de bout en bout la place sans le trouver. Sous les conseilles de villageois, ils avaient cherché dans deux auberges de la ville, chez le tailleur où l'on disait qu'il s'était amouraché d'une jeune couturière, la taverne évidemment et même l'église. Décidant qu'ils ne le trouverai pas dans la ville, ils ont cherché sur tous les chemins où il lui était susceptible de mener une embuscade à des voyageurs.
Ils ont marché dans les chemins boueux toute l'après-midi avant d'enfin le trouver, seul, assis sur un rocher plat juste à un carrefour, trempé jusqu'aux os. Tout comme eux d'ailleurs.
- Bon dieu ! Mais où étiez-vous ? rabroua Léodagan.
- Une plombe qu'on vous cherche ! marmonna Arthur en s'approchant du brigand.
- Ah, c'est vous Sire ? d'un ton morne qu'ils ne lui connaissaient pas.
- Je ne suis plus Roi.
- Oh. Oui...
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda le Roi de Carmélide.
- Rien, j'attends.
Arthur échangea un regard avec son beau-père, un peu dérouté par la dépression visible dans son attitude.
- Vous êtes seul ?
Venec les avait habitués à ce qu'il soit accompagné d'une petite dizaine de gars qu'il entraînait pour être brigands.
- Ouais-ouais, les gars sont en autonomie. A voir comment ils se débrouillent quand je suis pas là.
- Et vous, vous les attendez là ?
Arthur fit de gros yeux à son beau-père, puis intervint avant même que Vénèc ne puisse songer à répondre à la question. Pluie ou non, ils n'étaient pas là pour s'inquiéter du bonhomme. S'il avait envie d'attendre ses crétins d'apprentis malfrats sous la flotte c'était son problème, Arthur avait bien assez pris l'eau comme ça et bien d'autres soucis pour vouloir s'inquiéter de son prochain rhume ou d'une baisse de morale.
- Est-ce que vous avez vu la Reine ?
- ...Pas aujourd'hui, d'un ton trainant.
- Elle a disparu dans la journée d'hier.
- C'est-à-dire ? demanda-t-il l'air très incertain.
- Qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans « disparu » ? grommela Léodagan. « Ça veut dire que personne ne sait où elle est, ni où, ni même quand précisément elle a été vu pour la dernière fois.
- Ah.
- C'est tout ce que vous avez à dire ? « Ah. »
- Eh bien... Vous me promettez de ne pas vous mettre en colère, de me mettre au cachot ou je-ne-sais-où ?
- Qu'est-ce qu'on est censé comprendre ? C'est vous qui l'avez emmené ? les yeux plissés de suspicions.
- Promettez, et je vous le dirais.
- Ouais, bon, allez-y, fit Arthur.
- Bon. La Reine est venue me voir, hier dans l'après-midi. Elle voulait que je la fasse sortir du château incognito-
- Et vous l'avez fait ! cria Léodagan, hors de lui.
- Eh bien, elle m'a payé-
- Et vous n'avez pas jugé bon de prévenir qui que ce soit ?! lâcha Arthur tout autant en colère.
- C'est que… C'est le principe quand on demande à être incognito…
.*.
- Non mais dîtes Sire ! Vous aviez promis !
- Ne m'appelez pas Sire.
- Vous aviez promis de pas me mettre au cachot.
- Aah, mais c'est pas moi. Je ne suis plus Roi alors je peux plus mettre personne au cachot. Par contre... Léodagan, c'est une autre histoire.
L'homme en question approuva d'un geste vif de la tête.
- Parce que moi, je suis toujours roi.
- Bon techniquement, fit Arthur plus bas à l'intention de son beau-père, vous n'avez pas la légitimité de faire emprisonner quelqu'un dans les prisons de Kaamelott. Vous devrez le ramener en Carmélide.
Avant que Léodagan ne puisse répliquer son mécontentement, Venec se redressa alarmé par cette possibilité.
- Quoi ?! Je ne peux pas rester ici ni même aller en Carmélide ! Sire ! Mes gars vont s'inquiéter si je ne rentre pas et après ils vont garder pour eux leur butins et ça va devenir l'anarchie si je ne fait pas le partage.
- Si vous croyez que je m'en tamponne ! Dîtes-moi plutôt où vous avez emmené la Reine.
- C'est que… elle m'a fait promettre de ne jamais le dire.
- Et vous allez me faire croire que vous êtes un homme d'honneur, lâcha Arthur dans un rictus cynique.
- D'honneur peut-être pas mais je suis un homme de parole. On ne peut pas dire que ce soit votre cas.
Arthur secoua la tête laissant comprendre qu'il n'en avait strictement rien à faire. Aujourd'hui plus que n'importe quel autre jour, il n'avait plus envie d'être un homme d'honneur et de parole. Il avait suffisamment parlementé quand il était Roi de Logres à son goût. Maintenant, tout ce qui l'intéressait était sa femme et s'il devait devenir un homme sans foi ni loi pour la revoir alors soit.
Non pas qu'il ressentait réellement le besoin de sa femme pour vivre une vie comblée, c'était même, a priori, plutôt l'inverse mais il n'avait certainement pas envie de se farcir les lamentations ou remarques de ses beaux-parents jusqu'à ses vieux jours pour avoir été incapable de retrouver leur fille et qu'ils l'avaient perdu une seconde fois par sa faute. Et à ça, Arthur n'aurait pas eu grand-chose à répliquer.
- Vous allez nous le dire, où Léodagan testera ses derniers achats d'objets de tortures sur vous.
Venec souffla contrarié, piétinant légèrement le sol d'inconfort devant l'alternative.
- Dépêchez-vous, il n'attend que ça ! perdant largement patience.
- Bien, bien. Je l'ai emmené chez Caïus.
- Caïus ? Qu'est-ce qu'elle foutrait là-bas ?
- Je sais pas, j'ai pas demandé. Elle devait être de retour ce midi mais elle n'était pas au rendez-vous.
Arthur opina de la tête. Bon il ne comprenait toujours pas ce qu'il se passait mais au moins il avait un vrai début de piste.
- Dîtes, vous pouvez me relâcher maintenant ? Mes gars vont se faire du mourrons.
- Demandez à Léodagan !
Arthur partit des geôles avec la ferme intention de rejoindre le clan de Caïus et dénicher le fin mot de cette histoire. Il devait trouver sa femme au plus vite. Il était fatigué, encore tremper de son excursion dans la gadoue et voulait dormir sereinement dans son lit avec Guenièvre à ses côtés.
- Alors l'ami ! fit Léodagan dans un sourire rayonnant et donc définitivement effrayant. « Que direz-vous de tester quelques uns des objets dont vous m'avez loué l'efficacité ?
- Non mais c'est pas la peine... Je vous assure que je sais comment ça fonctionne.
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A SUIVRE
Voilà pour aujourd'hui, la chute n'est pas géniale, j'aurais voulu trouver mieux que ça. M'enfin, on a un début de quelques choses et j'espère que ça et vos commentaire suffiront à me remettre sur le chemin de la rédaction de cette fic.
Merci encore de votre soutient que j'espère encore pouvoir bénéficier pour ce chapitre. Je vous souhaite une bonne fin de semaine, soyez prudent et espérons-le à bientôt !
