Bonjour à tous,

Je tiens à m'excuser pour le couac du chapitre 4

Je sais que certains trouvent peut-être que ma fiction manque d'action et je vais essayer d'y remédier (après tout ce n'est que le chapitre 5). Afin de moins partir dans tous les sens, j'ai rédigé le déroulement de ma fiction du début à la fin afin de ne pas perdre le fil.

J'espère que ce chapitre ne vous semblera pas bâclé et moins bien écris (c'est mon impression bien que cela fait quelques heures que j'y travaille).

Bonne lecture et merci pour vos review !

Une fois à l'extérieur de l'enceinte du château, Alec rabattit la capuche de son manteau et traversa la Piazza dei Priori d'un pas lent avant de remonter la via Gusto Turazza. Le garde aimait se promener dans les rues de Volterra à cette heure de la nuit, lorsque les humains se terraient dans leurs demeures, attendant impatiemment que les premiers rayons du soleil ne viennent caresser l'horizon et embrasser leur ville d'une étreinte chaleureuse, chassant ainsi les démons de la nuit.

Alec ferma les yeux et prit une profonde inspiration, l'air était frais même si ça condition le rendait parfaitement insensible à toutes variations de température. Il leva les yeux vers la tour qui était sans doute l'élément architectural le plus emblématique de Volterra elle se découpait majestueusement dans la nuit étoilée, impertuable et solide du haut de ses six siècles d'existence. L'attention du plus imprévisible des Volturi se porta vers la plus haute fenêtre du bâtiment qui était par ailleurs celle de la chambre de Rose. La tentation de bondir jusqu'aux appartements de sa proie et de l'observer était grande mais le garde savait qu'Aro ne lui pardonnerait pas cette démonstration publique sans compter qu'Alec pouvait sentir la présence d'autres gardes en patrouille autour de lui.

« Voilà comment le redoutable Alec se retrouva planté aux pieds d'une tour observant langoureusement la chambre de sa belle », Alec se retourna afin de faire face à l'impudent qui osait ainsi se moquer de lui et se trouva nez à nez avec Demetri dont l'arrogance était placardée sur la totalité de son visage.

« Je ne fais que suivre les consignes d'Aro, il est d'ailleurs intéressant de souligner que notre Maître ait pensé à moi pour une mission portant exclusivement sur mes talents de séducteur plutôt qu'à toi », Alec leva les sourcils sans lâcher Demetri du regard. La rivalité entre les deux gardes avait toujours été très forte et le traqueur n'avait jamais dissimulé sont antipathie pour les jumeaux qui lui avaient volé son rang au sein des Volturi.

Demetri laissa échapper un ricanement, « uniquement parce que la gamine semble être tombée sous le charme de notre garde le plus spécial », le traqueur fit encore un pas dans la direction d'Alec et leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, « je n'ai pas de temps à perdre à jouer les babysitter, Alec, je préfère les missions qui requièrent plus d'habilité au combat que de talent à faire rougir une adolescente de quinze ans dont les hormones lui ferait même se pâmer devant n'importe qui ». Alec ne semblait nullement désarmé par les propos de Demetri et il se contenta d'adresser un regard compatissant à son rival.

« Tu connais comme moi l'attachement d'Aro pour Rose, si je m'attire les faveurs de la petite chérie du Maître, j'en récolterais les honneurs et les faveurs », siffla Alec qui reporta son attention vers la chambre de Rose d'où avait émané un petit cri, nulle doute que l'humaine était sujette à un de ses cauchemars. Corin lui avait un jour dit qu'elle en faisait pratiquement toutes les nuits depuis qu'elle était bébé et aux yeux d'Alec, le contraire eut été étonnant étant donné les conditions de vie de la jeune fille.

« Je crois que ta mission t'appelle », murmura Demetri à l'oreille d'Alec tout en s'éclipsant.

Le visage d'Alec demeura impassible, il était évident que Demetri ne manquerait pas une occasion de se moquer de lui et le garde devait admettre que cette mission avait quelque chose de parfaitement risible. Il était connu pour sa cruauté, son manque complet d'empathie sur les champs de bataille et en dehors, Alec était l'incarnation de la mort elle-même et il était désormais réduit à surveiller une adolescente et l'initier à ce que sera sa vie dans trois ans. Le terrible jumeau poussa un profond soupir et regarda autour de lui avant de bondir vers la chambre de Rose. Aro serait sûrement furieux mais peu importe, après tout, il ne faisait qu'appliquer les ordres, ou presque.

Il était techniquement impossible pour un humain de voir un vampire se déplacer, surtout dans les rues peu éclairées de Volterra mais Aro avait toujours souhaité prendre le moins de risques possibles. Alec se retrouva bientôt perché sur la balustrade de la fenêtre de Rose, accroupit comme un animal prêt à bondir. Il jeta un rapide regard autour de lui avant de descendre de son perchoir et de se tenir debout à l'intérieur de la chambre de l'humaine. La pièce était richement décorée et il en émanait un mélange de luxe et de douceur, à l'image de la petite princesse d'Aro. Alec ne put s'empêcher de faire une comparaison avec ses propres appartements qui étaient a contrario froids et spartiates, voir dangereusement lugubres comme se plaisait à le souligner Corin. Rose était profondément endormie mais sa respiration lourde ainsi que son rythme cardiaque accéléré témoignaient de l'état d'inquiétude dans lequel elle se trouvait. Lentement, Alec marcha vers le lit et observa la jeune fille. Ses boucles blondes étaient étalées sur l'oreiller, son visage angélique était brillant et il était évident que l'épaisse couverture était de trop en cette saison. Le jeune homme se pencha un peu plus afin de voir l'objet que Rose tenait fermement dans sa main. Il s'agissait d'une étoffe en tissu sur lequel il pouvait y voir une broderie. Comme si elle pouvait sentir la présence du prédateur, la jeune fille s'agita et poussa un petit cri dans son sommeil. Qu'est-ce qui peut bien troubler tes nuits toi qui n'as rien connu des horreurs de la vie. Pensa Alec qui ne parvenait pas à détacher son regard de la jeune Rose. C'était la première fois qu'il avait l'occasion de l'observer de si près. Sa peau semblait douce et fragile comme un tissu de soie fine et ses longs cils blonds semblaient s'entrechoquer comme les ailes d'un oiseau, agités par des songes tourmentés. Alec ne put résister et il effleura la joue de Rose du revers de ses doigts. La jeune fille gémit au contact de la peau glacée d'Alec. La peau de Rose était telle qu'il se l'imaginait, chaude et tendre, fragile et délicieuse.

« On peut savoir ce que tu fais là ? », en entendant la question d'Afton, Alec ne put réprimer un soupir d'agacement.

« Cela ne te regarde pas, en revanche, je constate qu'un vampire peut entrer dans cette pièce et la tuer sans même que son garde attitré ne réagisse », tout en parlant, Alec pointait de son index le corps endormi de Rose.

« Peut-être parce que je sais que vous patrouillez dehors et qu'aucun vampire ne pourrait échapper à la vigilance des gardes les plus estimés du clan », répondit Afton sarcastiquement.

Alec fit quelques pas dans la direction d'Afton, « méfie-toi, tu n'auras pas toujours la protection de Chelsea », avant de reprendre d'un ton plus neutre, « Aro m'a chargé de la surveiller mais j'ai besoin de toi pour savoir quel est son planning, ses habitudes enfin, tu vois », Alec fit danser en cercle sa main gantée pour illustrer ses propos.

Afton leva les sourcils « et pourquoi je ferai cela ? » demanda-t-il.

« Peut-être parce que chacun sait ici qu'il est inutile de me contrarier » Murmura Alec à l'oreille d'Afton avant de tapoter sur l'épaule de ce dernier et de sortir de la chambre de Rose.

Une fois que les deux gardes furent hors de la chambre de Rose et que la porte fut refermée, Alec se tourna vers Afton.

« Quel est son programme habituel ? » demanda calmement Alec qui se retenait pourtant d'utiliser son pouvoir sur Afton.

« Giulia lui apportera son petit déjeuner vers 8h00, Carlotta arrive, arrivait, toujours vers 10h00 », Alec dévisageait froidement son subordonné.

« Et ensuite ? », demanda le jeune homme.

« Demain c'est mercredi, elle a un cours de violon à 11h00, à Pise chez un professeur sénile, c'est moi qui me charge de la conduire et de la ramener », reprit Afton.

« De violon ? » Répéta lentement Alec en levant un sourcil aristocratique.

Afton fit une drôle de tête et il semblait hésiter avant de répondre, « c'est un cauchemar, Sulpicia insiste pour qu'elle apprenne à en jouer mais sincèrement, c'est criminel d'autoriser quelqu'un à jouer comme cela », le garde secoua la tête et fixa Alec, « tu veux nous accompagner ? ».

« Non », répondit froidement le jeune homme, « en revanche, je veux que tu me fasses un rapport sur chacun de ses faits et gestes ».

« Et qu'est-ce que j'y gagne ? » Demanda Afton sèchement.

« Le droit de ne pas être torturé. Que fait-elle après son cours de violon ? » Afton dévisagea curieusement son supérieur mais il savait qu'Alec Volturi n'était pas réputé pour son sens de l'humour ni sa patience.

« Elle déjeune à Pise puis elle rentre à Volterra. L'après-midi est consacrée aux études et à la lecture » Afton énumérait scolairement le programme de la jeune fille qui était par ailleurs organisé à la minute près, selon les exigences d'Aro.

« Tu m'en diras tant », répondit Alec avec un sourire machiavélique. Afton dévisagea son supérieur avec curiosité et effroi. Chelsea lui avait un jour raconté l'histoire des jumeaux et même si il voulait bien admettre que le fait de se faire brûler vivant par une foule en colère pouvait laisser quelques séquelles, l'impact que ces évènements avaient eu sur Alec et Jane dépassaient l'entendement. Si certains gardes pouvaient faire preuve de cruauté, aucun n'aimaient autant torturer et décimer leurs semblables que ces deux-là.

Alec descendit lentement les escaliers de la tour, étrangement, l'idée de séduire la jeune humaine lui était nettement moins désagréable depuis qu'il avait eu le loisir de toucher sa peau soyeuse. C'était le genre de détail qu'aimait Alec Volturi. Un regard, une attitude, une texture de peau. Il se laissait aisément attirer et captiver par un élément souvent invisible et insignifiant aux yeux d'un autre.

« Je trouve l'idée de mon époux grotesque et te voir ainsi sortir de la chambre de ma fille en affichant ce sourire satisfait me conforte dans mon idée que tu ne devrais jamais approcher quiconque doté d'un minimum de bonté et de grandeur d'âme », Alec sembla surprit au premier abord, il fit volteface et s'inclina respectueusement devant Sulpicia.

Comme Aro, Sulpicia possédait une présence royale et son apparence fantomatique lui conférait une présence presque irréelle. L'épouse de son Maître se tenait sur le palier de ses appartements, quelques marches au-dessus d'Alec. Elle était encadrée de deux imposants gardes. Sulpicia se tenait là, devant lui, dans toute sa majesté, le port altier et encadré par une épaisse chevelure noire, son regard laiteux et inquiétant planté dans les yeux d'Alec.

« Je ne tolère pas ta cruauté que mon mari semble pourtant trouver divertissante, l'idée de te savoir près de ma Rose me répugne et pourtant je dois l'accepter, mais sache, Alec, que je ne serai jamais loin, une larme versée par ta faute et tu subiras ma vengeance, me suis-je bien faite comprendre ? », Alec savait qu'il s'agissait d'une question purement rhétorique. Il s'inclina respectueusement tandis que Sulpicia regagnait son antre aussi rapidement et silencieusement qu'elle en était sortie.