Bonjour, bonjour :)

J'espère que tout le monde va bien et que vous passez une bonne journée.

Merci à Alaiis, Elenna-Hellenika, Ginger-Furie, Annabet Lovegood, EmmaUneLectrice , Dabede Dabeda, Forget-me-not, Stilandra Black, Nuit Noire Reflet d'Argent, Bichette & Vladivostok.

Je vous rappelle comment aller lire les réponses aux reviews anonymes: cherchez "Celles qui" dans la barre de recherche pour les forums.

Si vous avez un compte, je vous propose de vous abonner au forum pour pouvoir voir si il y a des nouveauté dessus, et surtout je vous propose de participer au forum... Personnellement j'ai des idées mais je ne vais pas me poser des questions, ou faire des choses en rapport avec moi propre fic avec Rukie vous voyez? On est un peu teubé mais il y a des limites à notre connerie XD. Enfin, vous faites comme vous voulez ^^. Mais si vous voulez, allez y faire un tour, si vous postez quelque chose, on y répondra! :)

Sur ce, bonne lecture, et on se retrouve en bas!


- CHAPITRE XVI -

Celle qui jouait avec la sonnette

Mogane était là depuis des heures, ou du moins était-ce l'impression qu'elle avait. Il y avait beaucoup de monde, ce qui lui avait permis de se fondre dans la masse. Morgane afficha une moue sévère en voyant quelqu'un prêt à lui adresser la parole, ce qui fit partir aussi sec le malheureux. Malgré elle, elle avait choisi une place qui lui permettait d'avoir toujours un œil sur Regulus. Juste pour être sûre qu'il allait bien. Bien sûr. Et une fois qu'elle lui aurait remis les effets de son père lorsqu'il viendrait à l'hôpital, elle n'aurait plus jamais à le revoir.

Tant mieux, pensa-t-elle en le voyant, droit et fier malgré le masque de froideur qu'il arborait devant chaque personne venue lui adresser ses condoléances. Tant mieux ...

Non mais franchement, qui essayait-elle de convaincre ? Elle n'avait pas envie de ne plus le voir. C'était peut-être un petit con, mais elle s'inquiétait pour lui. Et puis, elle ne pouvait tout de même pas le laisser s'enfoncer dans son rôle de mangemort puis le laisser crever comme un trouffion dans une grotte humide entouré d'inferi !

Bien sûr son intérêt pour lui s'arrêtait là, elle voulait juste le sauver. Parce que... il ne méritait pas de mourir comme ça. Il ne méritait pas de porter un tel poids sur ses épaules -ses larges épaules... humhum- seul et puis elle s'était promis de l'aider et avait décidé de s'y tenir. Elle avait continué à s'accrocher à cette idée, même lorsqu'il la repoussait, lorsqu'il la regardait de haut -bon d'accord, tout le monde le faisait à part les enfants... les petits enfants-, lorsqu'il ne la regardait même pas ou lorsqu'il lui balançait des choses blessantes à la tronche.

Peut-être que tout cela allait au delà du fait qu'il était son personnage favori... Elle ne doutait pas une secondes qu'Orion avait renforcé sa volonté de le sauver. Elle n'avait pas réussit à sauver le vieil homme mais elle avait les cartes en main pour sauver son fils, c'était la moindre des choses qu'elle pouvait faire et puis, peut-être qu'elle n'avait simplement pas envie de vivre dans un monde où il mourrait...

Morgane se gifla mentalement, c'était stupide comme pensée. Regulus ne faisait même pas partit de sa vie, c'était juste un mec, un sale con, qui pétait plus haut que son petit cul musclé et qui la regardait comme si elle était un parasite dans son champ de vision... Il fallait être maso pour vouloir faire partie de la vie d'un débile pareil.

Elle remarqua au bout de quelques minutes que les gens commençaient à bouger autour d'elle, alors c'était terminé? Probablement, vu que le cimetière se vidait rapidement.

La prudence aurait voulu qu'elle s'en aille, elle aussi. Son rôle s'arrêtait là. Mais elle ne pouvait pas. Elle se demanda un instant si quelqu'un ne lui avait pas lancé un sort, mais non. En voyant Bellatrix, Narcissa et leurs époux respectifs s'en aller, elle se remit à respirer normalement et décida de s'avancer vers la tombe qui venait d'être refermée.

Malgré tout, elle restait assez réaliste par rapport à Orion. Elle savait qu'il y avait eu "deux" Orion Black, celui qui avait élevé Sirius et Regulus, l'époux de Walburga, le chef de la famille de sang-purs Black, et celui qu'elle avait connu, coincé dans un lit d'hôpital, mourant. Peut-être que proche de la mort il s'était rendu compte que finalement il n'était pas supérieur aux autres de par son rang? Elle n'en savait rien, elle ne savait pas vraiment pourquoi un tel revirement. Tout ce qu'elle savait c'était qu'elle avait été heureuse de le rencontrer, heureuse de pouvoir connaitre le père de Sirius et Regulus et au fond, peut-être heureuse d'avoir de nouveau pu avoir une figure paternelle pendant quelques mois...

Elle s'agenouilla devant et murmura en caressant les inscriptions du bout des doigts :

- Je suis désolée ... Tellement désolée ...

- Vous n'y êtes pour rien, lança la voix froide de Regulus derrière elle.

Elle se raidit. Morgane avait pourtant cru qu'il était parti avec tous les autres. Elle tourna son vieux visage vers le jeune mangemort, hésitant à utiliser sa voix, de peur de se trahir.

- Ne devriez-vous pas être au repas auprès de votre famille ? Demanda t-elle du mieux qu'elle put.

Ses yeux croisèrent les siens alors qu'un frisson lui parcourait l'échine. Merlin, qu'il pouvait la déstabiliser. Il écarquilla les yeux avant de froncer les sourcils, visiblement contrarié.

- Et vous, vous ne devriez pas être ici, dit-il froidement.

Morgane se concentra sur son esprit, sachant qu'il était le seul à pouvoir le lire et que s'il se rendait compte que c'était en réalité elle qui était cachée sous ce déguisement elle ne savait pas ce qu'il allait lui faire. Mais il ne serait probablement pas content de la voir ici.

- En effet, soupira-t-elle.

Mais elle ne bougea pas et continua à fixer la pierre tombale d'Orion Black sans rien dire. Voir Regulus devant celle-ci lui faisait mal. Elle savait qu'elle n'aurait rien pu faire pour lui mais quand même... peut-être qu'avec un peu plus d'efforts elle aurait pu le sauver? Elle secoua la tête et posa à nouveau ses yeux sur Regulus qui la fixait bizarrement. Sa respiration se coinça dans sa gorge, est-ce qu'il... est-ce qu'il savait que c'était elle? La panique s'empara d'elle et elle tenta maladroitement de renforcer les barrières qui entouraient son esprit.

- Tu ne pouvais pas t'en empêcher, soupira-t-il. Et moi qui pensait que tu ne serais pas assez stupide pour risquer ta peau ici !

Bon, visiblement, soit elle était une merde en occlumencie -elle espérait que non mais ce n'était absolument pas à exclure - soit il était vraiment doué pour lire dans sa tête. Ou alors il bluffait. Mais elle était certaine que non. Aussi abandonna-t-elle.

- Je devais venir, dit-elle simplement.

- Tu as hâte de te retrouver sous terre, toi aussi ? Gronda-t-il.

- Ne sois pas stupide ! Je voulais lui rendre hommage. Et Kat s'inquiétait pour toi, ajouta-t-elle en ne précisant pas qu'elle aussi.

- Je n'ai pas besoin qu'on s'inquiète pour moi ! Elle devrait plutôt se préoccuper d'elle-même et de son mec !

- Pourquoi dis-tu ça ? S'alarma aussitôt Morgane.

- J'ai entendu des trucs bizarres, marmonna-t-il en regardant autour de lui. Écoutes, dis-lui juste de faire attention. Maintenant casses-toi avant que...

- Regulus ? Appela soudain la voix de Léonide derrière eux. Oh, bonjour, ajouta-t-elle en voyant Morgane. Je m'inquiétais, Regulus, tu aurais du me dire que tu restais ici.

- Je n'y ai pas pensé, répondit-il froidement.

- Ce n'est pas grave, soupira la belle jeune fille -Merlin, ce que Morgane pouvait envier son physique en tout point parfait-. Maintenant viens, tout le monde se demande où tu es et comme je repars pour Poudlard demain, j'aimerais passer le reste de la journée avec toi.

- Tu rentres à Londres dans deux semaines, Léonide. On se verra bien assez souvent durant tes vacances, lui dit-il glacial.

- Je ... Je vais y aller, lança soudain Morgane en voyant le regard inquisiteur de la jeune Rosier sur elle. Miss, Mr Black. Encore toutes mes condoléances ...

La jeune -vieille- femme s'éloigna, consciente du poids du regard de Regulus dans son dos.

- Je ferais passer le message à Kat. Et n'oublie pas de venir récupérer les affaires de ton père à l'hôpital dans la semaine sinon ça finira à la poubelle, pensa-t-elle. Elle était sûre que Regulus était encore en train de fouiller dans sa tête.


Kathleen grogna lorsqu'elle entendit sa sonnette. C'était son jour de repos et celui de Gideon aussi, du coup ils avaient décidé de faire la grasse matinée... Ou de rester au lit toute la journée. Ces derniers temps, avec le succès du magasin et le nombre de mangemorts à traquer, ils n'avaient pas eu beaucoup de temps à eux. Ce qui expliqua la mauvaise humeur du rouquin en entendant la sonnette ...

- Je suis sûr que c'est ta sœur, grommela Gideon en la serrant contre son torse.

- Quelle heure? Demanda la brune sans bouger.

- Onze heures, répondit-il.

- C'est probablement elle, soupira Kathleen. Je vais aller lui ouvrir sinon elle arrêtera jamais.

- Non. Elle finira par se lasser.

- Elle ne se lasse jamais.

Comme pour illustrer ses paroles la personne qui sonnait commença à faire le rythme de la B.O. de Star Wars avec la sonnette.

- Ok, grogna le roux en la lâchant à contre cœur. Mais moi je reste couché.

Kat haussa les épaules et sortit du lit en maudissant Morgane, bordel il faisait froid. Elle attrapa un t-shirt à Gideon et un short avant de les enfiler. Elle se dirigea vers la porte d'un pas las et l'ouvrit, prête à hurler sur son amie mais au lieu de tomber nez à nez avec Morgane elle tomba nez à nez avec une vieille femme.

- C'est moi, dit la vieille femme d'une voix qui ne collait pas du tout avec son visage.

- Euh ... C'est moi qui ? Parce que je reconnais ta voix, Mo', mais je ne sais absolument pas qui tu es censée être.

- Bah, n'importe qui, pourvu que ça ne soit pas moi. Tu me fais pas entrer ?

- J'invite pas les inconnus chez moi, répondit malicieusement Kathleen.

Morgane leva les yeux au ciel et lança un finite, retrouvant son aspect d'origine.

- Dommage, j'aimais bien être plus grande. Tu crois que je pourrais m'agrandir les jambes quotidiennement ? Dit-elle en poussant Kat pour s'installer dans le salon.

- Tu sais mieux que moi qu'il ne faut pas abuser des sorts de métamorphose, prévint la brune. Alors, que nous vaut l'honneur de ta présence ?

- Nous ? Gigi est là ? Et il vient pas me voir ? C'est quoi ce rustre !? ... A moins qu'il ne soit à poil ? Ajouta-t-elle en lui faisant un clin d'œil suggestif.

Kat sentit ses joues s'empourprer malgré elle ce qui arracha un sourire victorieux à Morgane:

- Oh oh oh! On a fait des cochonneries toute la nuit! Ça ne m'étonne pas de vous bande de petits obsédés sexuels! S'exclama-t-elle, suffisamment fort pour que Gideon puisse profiter de sa remarque. Tu t'es servie de ton cadeau d'anniversaire? Demanda-t-elle en baissant la voix.

- Non, et je ne m'en servirais jamais!

- Tch! T'es pas drôle!

- Je pense plutôt que je suis normale, ce qui n'est clairement pas ton cas!

- Je suis offusquée mais je vais passer l'éponge parce que j'ai un message de la part de face de Troll! Annonça Morgane, fière d'elle.

- Face de Troll? Répéta Kathleen, incrédule.

- Regucon, clarifia la blonde. Il veut que je te dise qu'il semblerait que ton cher et tendre soit menacé de mort, ou quelque chose comme ça.

- Rien de vraiment nouveau là dedans... Fit remarquer la brune.

- Certes, mais il avait l'air de vraiment s'inquiéter donc je pense que c'est du sérieux. Et ... il se pourrait que tu sois menacée toi aussi, ajouta la petite blonde en repensant aux menaces de Mary.

- Moi ? Pourquoi ? Quelqu'un a découvert pour mon rôle dans l'Ordre ?

- Qu'est ce que la face de troll sait exactement sur les personnes qui menacent Kathleen ? Demanda brusquement Gideon en ouvrant la porte de la chambre, vêtu à la hâte d'un simple short.

- Il s'appelle Regulus, soupira Kathleen, blasée.

- Tiens, salut Gigi ! T'as oublié ton t-shirt ? Demanda goguenarde Morgane.

- C'est bon tu vois des torses tout les jours, grogna celui-ci.

- Je vois même des nichons, étant donné que mon métier n'est pas de soigner uniquement des hommes. Même si ça ne me dérangerait pas huhu. Ricana la blonde. Bref, Regucon avait l'air inquiet pour votre... survie? Il n'a pas eu le temps de me dire quoique ce soit d'autre parce que sa pouffiasse est arrivée et a coupé court à la conversation, expliqua-t-elle à Gideon qui était appuyé contre le mur.

- C'est tout? Rien de nouveau dans ce cas.

- Euh t'es débile ou quoi? Si lui s'inquiète c'est qu'il y a vraiment une menace qui plane au dessus de ta tête pleine de cheveux roux! Je voudrais pas que tu meurs, ça ferait pleurer Kat, et je voudrais pas qu'elle se fasse buter non plus, ça me ferait pleurer moi, rétorqua Morgane. Je suis juste passée pour vous dire ça, si je suis là quand il vient récupérer les affaires de son père j'essayerais de lui faire cracher le morceau.

- On ne fait pas cracher le morceau à un Mangemort aussi facilement, fit remarquer Gideon.

- Ça c'est parce que tu n'as pas mon immense charme et ma classe internationale.

- Heureusement, grogna le roux.

- Hey ! S'outra la petite blonde en le regardant. C'est pas sympa ça ! Moi je m'inquiète pour ta petite tête et toi, tu critiques ma génialissime personne !

- Si tu pouvais t'inquiéter pour ma petite tête quand on ne sera pas occupés, la prochaine fois, j'apprécierais !

Morgane eut un regard coquin alors que Kathleen rougissait doucement.

- Je vois, mes cochons, je vois. Mais t'aura pas l'air con, un jour, si Voldy le chauve frappe à ta porte pendant que tu es occupé ! Je sais pas quelle baguette magique tu lui montreras, mais ça risque de le faire rire ... Peut-être une idée, ça, le faire mourir de rire ! Ricana la blonde.

- MORGANE !

- J'ai compris, je m'en vais, bande d'ingrats ! Dit-elle en claquant la porte.

- Me regarde pas comme ça, Gideon ! Entendit-elle Kat s'exclamer. Je te jure que je n'ai jamais rien dit sur ... ta baguette magique.


Le bureau que Morgane partageait avec Joshua et Caroline était vide, à son grand soulagement, lorsqu'elle avait passé la porte pour prendre son déjeuner. Non pas qu'elle ne les aimait pas mais elle avait ouï dire que des rumeurs circulaient sur sa personne et elle n'avait pas vraiment envie d'en savoir plus pour le moment. Elle était à présent rageusement en train de mâcher un brownie -gracieusement offert par Peter la veille-, malgré ses efforts pour rester loin des rumeurs Caroline était venue lui annoncer que tout le monde cherchait des raisons pour sa rupture avec Ian (pourtant ça commençait à dater), certaines étaient saugrenues au possible -sérieusement, Ian qui la surprenait dans un bar lesbienne? Où est-ce que les gens aillent chercher ça?- et d'autres la dérangeaient, et pas qu'un peu, comme celle qui disait qu'elle l'avait largué parce qu'elle était tombée sous le charme d'un membre de la famille d'un patient... C'était n'importe quoi mais quand même, ça l'agaçait fortement. Clairement la personne qui avait parlé de ça ne pouvait être que April -peut-être de manière innocente sans penser aux répercutions? Ou pas!- et la personne qui lui aurait fait tourné la tête était forcement Regucon.

- N'importe quoi, grommela-t-elle en levant ses jambes pour les appuyer sur son bureau.

- Parler seule n'est pas un des premiers signes de folie ? Demanda la voix de Joshua derrière elle.

- Mais je ne parle pas seule, puisque tu es là, Josh' de mon cœur, dit-elle avec une moue aguicheuse.

Hélas, depuis leur première rencontre, Joshua avait toujours semblé imperméable à son charme. Morgane lui avait alors demandé s'il était gay. Parce qu'elle s'imaginait bien avoir un meilleur ami homosexuel, c'était toujours des gentils. Il suffisait de voir Dumby ! Mais non, Josh' était aussi hétéro qu'il était intelligent, et c'était pas peu dire.

- Alors, qu'est-ce qui est n'importe quoi ? Questionna-t-il en s'asseyant sur son bureau.

- Mais je t'en prie, mets-toi à l'aise, grimaça la petite blonde.

- C'est ce que je fais, dit-il en souriant, amusé. Alors ?

- Ces rumeurs ! Eclata-t-elle alors. C'est de la connerie pure et simple, que dis-je, de la diffamation ! Je suis sûre que c'est cette petite peste qui veut foutre en l'air le peu de lien qui me reste avec Ian ! Si je pouvais, je lui tordrais le cou jusqu'à faire rentrer sa tête dans son cul ! Éructa-t-elle enfin. Mais arrête de rire Josh', c'est pas drôle !

- Morgane, Morgane, rit-il en secouant la tête de gauche à droite. Je suis plutôt surpris que tu ne l'ai pas encore fait pour être honnête. Mais bon, je vais te dire la même chose que toute personne dotée d'un minimum de sens commun dirait dans ce genre de situation: ignore-les, ils en valent pas la peine.

- Est-ce que t'as déjà eu des rumeurs sur toi qui disaient que tu étais en vérité moitié sirène et que ton copain était juste sorti avec toi parce que tu l'avais ensorcelé avec ta voix?! T'as vu la tronche des sirènes de Poudlard ?! Je trouve ça hautement insultant, je ne suis pas mi-thon mi-humaine!

- C'est vrai que ça va un peu loin mais il faut les comprendre, c'est pas tous les jours qu'on a des potins à se mettre sous la dent!

- Tch, de toute façon je suis au dessus de tout ça! S'exclama Morgane en croquant dans son brownie. Che chui trop chéniale pour eux!

- Voilà, ça te ressemble plus que de ruminer dans ton coin! Lui dit son collègue avant de lui frotter avec vigueur le haut du crâne en souriant.

- Hey! J'suis pas ton chien! Et attention à ma coiffure! S'écria la blonde en essayant d'aplatir ses cheveux sur le haut de sa tête en faisant la moue.

- Depuis quand t'arrives à coiffer le nid d'oiseau que t'as sur la tête, de toute façon ?

- Petit merdeux!

- Un peu de respect, je suis plus âgé que toi! Se moqua-t-il.

- Grand merdeux !

Josh' se dirigea vers la porte en riant, avant de s'arrêter.

- Au fait, j'oubliais la raison de ma venue. Les effets de Mr Black vont être récupérés dans l'après-midi ...

Morgane se força à avaler la dernière bouchée de son brownie, mais elle eut curieusement du mal à passer.

- Ah oui ?

- Tu vas pouvoir prouver que ce ne sont que d'horribles et diffamantes rumeurs, ajouta-t-il avec un regard qui en disait long sur ce qu'il pensait de ces rumeurs. Bonne après-midi !

Elle aurait bien aimé lui demander comment s'y prendre parce que les rumeurs dont elle avait été sujette à Poudlard n'avaient jamais réellement disparues, les élèves avaient juste fini par les oublier au profil de nouvelles rumeurs juteuses. Elle grimaça en se rappelant la période où tout le monde était persuadé qu'elle fricotait avec Regucon alors qu'elle était en couple avec Sirius.

Décidément, il ne lui posait que des problèmes, rumina-t-elle en sortant du bureau pour aller travailler. Si elle frappait Regulus très très fort dans l'entrejambe peut-être que ça suffirait? S'il repartait en hurlant de douleur et en se trainant par terre comme une larve ça calmerait les rumeurs sur leur liaison imaginaire. Après tout qui castrait son amoureux?

A moins qu'ils n'imaginent qu'en plus du reste, elle était une sadique adepte des punitions corporelles. L'espace d'un instant, elle s'imagina dans une telle situation. Si le remix de cinquante nuances de grey lui donnait envie de gerber son brownie, le corps de Regulus tel qu'elle l'avait imaginé lui donna soudain très chaud.

- Bah ... Docteur Kerrien, pourquoi t'es toute rouge ? Demanda une petite voix d'enfant, la ramenant à la réalité et à son jeune patient.

- Euh ... bah ... Tu sais ... Il fait chaud dans mon uniforme ! Prétendit Morgane, honteuse en finissant ses soins à toute vitesse.

Il fallait qu'elle se calme, bon sang ! Elle n'était pas en manque au point de fantasmer sur le premier venu, toute de même ! Et si le premier venu était Regucon c'était forcément une mauvaise chose. Regulus avait beau être relativement gâté par la nature ... Elle leva les yeux au ciel en entendant une petite voix dans sa tête lui souffler qu'elle ne pouvait pas se mentir à elle même et qu'il avait été sculpté par les dieux grecs.

- Tu as peut-être de la fièvre... Proposa Jackson en posant sa petite main sur le front de Morgane qui lui sourit de toutes ses dents.

- Si j'avais de la fièvre je ne pourrais pas te soigner, parce que je risquerais de te rendre malade, et ni toi ni moi ne souhaitons ça pas vrai? On veut que tu sortes d'ici en pleine santé! Lui dit-elle en passant son stéthoscope autour de son coup et sa baguette dans la poche de sa veste.

- Je suis pressé de pouvoir partir, fit le petit garçon avant d'afficher une mine triste. Mais tu vas me manquer.

- Toi aussi! Sourit-elle. Mais tu pourras venir me voir quand tu voudras, je suis sûre qu'on se reverra! Et puis... T'es pas encore sortit d'ici. Lui rappela-t-elle à contre-coeur.

Malheureusement, Jackson était frappé d'une maladie dont ils ignoraient tout. Par moment, il semblait aller mieux, mais la chute n'était que plus brutale par la suite. Elle espérait sincèrement qu'il puisse fêter Noël, qu'il soit assez en forme pour ouvrir ses cadeaux, songea-t-elle tristement en naviguant entre les chambres de ses patients, avant de se cogner brutalement à l'angle de deux couloirs.

- Non mais c'est pas vrai, vous voulez tous ma peau ou quoi !

- Personnellement, je m'en fou mais je suis sûr qu'on bâtirait un monument à ma gloire pour ce service rendu à l'humanité, lança une voix froide, dénuée de son sarcasme et son cynisme habituelle.

Elle redressa la tête, regardant Regulus, étonnée. Il semblait vide et fatigué. Ses joues s'étaient un peu creusées et même si, par habitude, il lui avait lancé une vacherie, le ton et le cœur n'y était pas.

- Ton amabilité m'emplit toujours de bonheur, répliqua-t-elle, sarcastique.

Elle aurait aimé prendre des pincettes, après tout son père était mort, mais elle connaissait un peu Regulus et peut-être qu'il avait besoin que quelqu'un ne le traite pas avec pitié. Et puis il était bien trop arrogant pour qu'elle se retienne.

- Content de l'apprendre, répondit-il d'un ton plat.

- J'imagine que tu es venu récupérer les affaires de ton père. Suis-moi, je les ai gardé dans mon bureau pour m'assurer que personne ne les jette, lui dit-elle avant de partir vers son bureau, Regulus sur ses talons.

Il faisait malgré tout de la peine et elle ne pouvait pas s'empêcher de ressentir un petit pincement au coeur en voyant à quel point la mort de son père l'avait affecté.

- A propos de Kat ... Merci, dit-elle une fois dans son bureau, à l'abri des oreilles indiscrètes.

- Pas besoin de me remercier, répondit-il froidement. C'est ... mon amie. Je ne laisserais personne lui faire du mal si je peux l'en empêcher ...

Morgane fut émue un instant avant de froncer les sourcils.

- Ça veut dire quoi, ça ? Que si c'est trop tard pour la prévenir ou pour faire changer d'avis tes petits copains à capuches, tu ne feras rien ?!

- Ce n'est pas ce que j'ai dit, s'outra-t-il avec un peu plus de verve.

- Tu l'as pensé trop fort !

Le visage de Regulus se ferma et il croisa ses bras sur son torse:

- Je peux probablement plus l'aider que toi dans ton hôpital.

Morgane serra les poings, se retenant à grand peine de le frapper.

- Je crois que tu me sous-estime. J'ai sauvé beaucoup de vies, lui dit-elle, la mâchoire serrée.

- Pas celle de mon père, lui balança-t-il, acerbe.

- Alors on en revient encore à ça? Demanda Morgane en soupirant.

Elle n'avait même pas la volonté de se défendre, elle était consciente qu'il n'allait pas l'écouter de toute façon. Il avait besoin d'accuser quelqu'un et c'était tombé sur elle, elle n'avait même pas été le médecin en charge mais elle avait fait l'erreur de trop se rapprocher d'Orion. Probablement parce qu'elle n'avait plus de figure paternelle à ses côtés.

- Comment faire autrement ? Avant quand je te voyais, il n'y avait que la stupide copine de mon bâtard de frère qui n'a même pas eu le cran de venir à l'enterrement, mais maintenant, je vois celle qui n'a même pas pu sauver mon père, alors qu'elle avait juré de faire son possible !

- J'ai fait ce que je pouvais ! cria-t-elle dans un sursaut de colère. J'ai passé des heures à lire et à apprendre ce que je pouvais pour le sauver ! J'ai passé des heures à écrire les dernières volontés de ton père ! J'ai fait tout ce que je pouvais, pour faire venir Sirius à l'hôpital, pour le faire venir à l'enterrement ! J'ai donné tout ce que je pouvais pour que tu n'ai pas à subir ça ! Bordel, qu'est-ce que je pouvais faire de plus ?! HEIN ?! Dis-moi !

- LE SAUVER !

- Tu es injuste ... Je comprends que tu sois en colère, que tu en veuilles au monde entier, mais moi, j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir ... Tu as fait quoi, toi, pendant ce temps là, si ce n'est flirter avec ta pimbêche !

- Je t'interdis de ...

- Tu n'as pas à m'interdire quoique ce soit, Regulus Black ! Coupa furieusement Morgane. Tu es en colère ? BIEN ! Moi aussi ! Je suis en colère parce que depuis que tu as mis un pied dans cet hôpital, ma vie est en BORDEL ! J'ai quitté mon mec, j'ai perdu mon patient, je subis des railleries et des rumeurs à longueur de journée PAR TA FAUTE ! Si j'avais pu soigner ton père, je l'aurais fait ! Ne serais-ce que pour ne plus avoir à subir le regard dédaigneux de ta pouffiasse de fiancée, et je …

Mais Morgane ne pu terminé sa phrase car elle vit Regulus s'approcher d'elle, la mâchoire serrée et les yeux lançant des éclairs. Elle recula d'un pas, se cognant dans son bureau et avant qu'elle ne puisse sortir sa baguette pour se défendre, il lui empoigna le bras pour l'immobiliser. Et ce qu'il fit ensuite ne faisait partit d'aucun scénario qui aurait pu lui traverser l'esprit : il posa ses lèvres sur les siennes. Mais l'action n'avait rien de romantique, ou de doux, et le baiser n'avait rien d'innocent. L'une des mains du jeune homme était placée à l'arrière de son cou pour faire basculer sa tête et l'autre tenait fermement sa hanche pour la maintenir contre lui. Morgane sentit ses genoux trembler sous son poids, personne ne l'avait jamais embrassé comme ça, jamais avec autant de force, de passion et son coeur n'avait jamais autant été au bord de l'explosion. Et avant qu'elle ne puisse vraiment enregistrer ce qu'il se passait, Morgane était en train de répondre au baiser avec autant de ferveur que lui. Elle s'agrippa à son cou, glissa une main dans ses cheveux et colla son corps contre le sien, se hissant sur la pointe des pieds, les yeux fermés, profitant pleinement du moment alors qu'une alarme sonnait dans sa tête lui indiquant que ce qu'elle faisait était mal, mais elle l'ignora. Parce qu'elle, Morgane Kerrien était dans les bras de Regulus Black, et Merlin, qu'elle y était bien.


...

MOUHAHAHA

Voili-voilou

Donc, au menu dans deux semaines vous aurez: Des retrouvailles (forcées d'un côté), un bordel d'immondice, des larmes viriles, un peu de REMUS, du tripotage, et du vol de mignardise.

Si vous voulez poser UNE question à UN personnage dans votre review, faites, et ça sera mis dans le joli petit bonus qu'il y a après les chapitres :)

A la prochaine! ;D


- Oh non, pas encore ! Râla Kathleen en ouvrant les yeux sur le couloir blanc.

- J'ai un mauvais pressentiment, soupira Morgane à côté d'elle en avançant dans le couloir pour trouver les chaises devant la porte. Bah merde alors, regarde qui est là !

- Miss Kerrien ! Quel plaisir de vous voir toutes les deux ici, s'exclama la voix paternaliste de Dumbledore qui ne semblait pas plus perturbé que ça de se retrouver dans cet étrange endroit.

- Euh ... ouais ... C'cool de vous voir, mais il vous manque pas quelques poils à votre barbe ? S'étonna la petite blonde en remarquant un net dégradé au menton du Directeur de Poudlard.

- Oh ça ... C'est Tom, répondit le magicien en montrant du regard Voldemort assis à l'autre bout du couloir en train de fulminer. En se rendant compte que la magie ne fonctionnait pas, il a tenté de m'étrangler mais il semblerait que ce fascinant endroit ne tolère aucune violence, sourit-il.

Kathleen entendit que le mage noir marmonnait dans son coin des choses du style "j'aurais ta peau ... barbe à la con ... Maudit couloir". Elle eut presque envie de compatir avec lui. Presque. Elle remarqua alors la mère de Sirius et Regulus, assise dignement sur sa chaise, le regard froid malgré ses traits tirés.

- Hey, t'as vu il y a la mère de Sirius et Regulus. Fit-t-elle en donnant un coup dans les côtes de Morgane qui s'était lancée dans une discussion avec le directeur de Poudlard, elle semblait curieuse de savoir comment il prenait soin de sa barbe et quels produits il utilisait.

- Regulus? S'étouffa Morgane, les yeux tellement écarquillés que Kat cru qu'ils allaient s'échapper de ses orbites.

Tout le monde se tourna vers elle, la fixant bizarrement.

- Comment ce gnome connait-elle un de mes minio-partisants? Demanda Voldemort en la regardant avec dédain.

- Elle a soigné son père pendant qu'il était malade, avant qu'il ne succombe à la maladie malheureusement. Répondu Walburga avant de sortir un mouchoir.

Malheureusement sa voix fut couverte par celle de Morgane.

- Gnome?! C'est qui qu'il traite de gnome le résultats d'une expérience génétique entre les cellules de peaux des fesses de Michael Jackson et d'un serpent?!

Voldemort allait répondre -il envisageait en fait de lui lancer une chaise à la tronche- quand la voix l'appela : Tom Jedusor.

- Tss, Lord Voldemort, Seigneur des Ténèbres, ce n'est pas si dur que ça a retenir ! Grommela-t-il en se levant pour entrer dans la pièce.

Avoir Dumbledore si prêt et ne pas pouvoir le tuer lui avait mis un sacré coup au moral. Aussi s'installa-t-il sans entrain et regarda le journal, en se demandant quelle injure ce maudit carnet allait encore lui faire ! Il blanchit avant de foudroyer le papier des yeux :

As-tu couché avec Bellatrix ?

- Ma vie sexuelle ne regarde que moi, bande de pervers ! Et merci du cadeau, siffla-t-il. Cette femme est complètement folle, sadique et certainement masochiste ! Alors oui, c'est un bon élément pour les tortures mais ... Eurk !

La porte se déverrouilla et Voldemort se leva, soulagé, ça s'était mieux passé que la semaine précédente. Il ressortit et tomba nez à nez avec le gnome. Enfin il se retrouva menton à front avec elle.

- Hey! Poussez-vous. C'est à mon tour!

- Tu me dois le respect le oompa loompa! Sinon je te Avada Kedavrate ta face de gnome!

- Ouais ouais! J'en tremble par avance. Ricana-t-elle en passant sous son bras pour entrer dans la pièce.

Elle s'assit, attendit et vit apparaitre la question:

Est-ce-que tu serais capable de recoucher avec Sirius juste comme ça. Comme des sexfriends ?

Morgane avala de travers:

- Je ne pense pas. Toussa-t-elle. La relation amicale qu'on a réussi à construire après notre rupture catastrophique me convient tout à fait et puis...

Elle repensa à ce qu'il s'était passé la veille avec Regulus.

- Bref. Voilà. Non.

La porte se rouvrit et la blonde se leva, satisfaite. Elle croisa Kathleen en sortant et leva le pouce.

- C'est des petits pervers mais les questions sont plus cool cette fois ! En tout cas, la mienne était facile !

Kathleen, pas convaincue, entra à son tour malgré sa crainte de laisser Voldemort et Morgane dans le couloir. Elle espérait que Dumbledore aurait l'intelligence d'empêcher Morgane de faire des conneries. A propos de Morgane, soupira-t-elle en lisant sa question :

Comptes-tu parler de tes visions à Morgane ou Gideon ?

- Je ... Je voudrais le faire, vraiment ! Insista la brune. Mais même si j'arrivais à en parler, ce qui est loin d'être le cas ... Gideon ne me croirait pas. Il est convaincu que ce ne sont que des cauchemars et que je n'ai pas à m'inquiéter. Concernant Morgane, c'est différent ... Elle me croirait ... je pense. Mais ... Elle a déjà trop à gérer, à s'inquiéter ... Je ne peux pas lui mettre ce poids en plus sur les épaules. C'est mon fardeau, pas le sien, soupira la brune avant de sortir.

- A mon tour! S'exclama Dumbledore en entrant à peine eut-elle passé la porte.

Il s'assit, apparemment ravi d'être ici et lu la question sur le journal:

Si tu avais la possibilité de sauver la communauté des sorciers toute entière contre la vie d'un seul homme, que ferais tu, comment procèderais-tu ?

- C'est une question difficile... Soupira le vieil homme. Tout dépend de la situation dans laquelle le monde est. En ce moment, la question ne se pose pas vraiment. Répondit-il d'une voix énigmatique mais imposante.

Apparemment le journal était aussi impressionné par Dumbledore que la plus part des gens car il posa la question suivante:

Est-ce que Gandalf est de votre famille ? Parce que il y a une ressemblance

- Je ne connais aucun Gandalf. Mais si il y a une ressemblance je suis certain qu'il est tout à fait charmant et fait tomber tout les hommes sur son passage.

Il eut presque l'impression d'entendre la voix qui avait appelé son nom pouffer de rire lorsqu'il sortit. La voix appela finalement Walburga Black, qui avança d'un pas digne dans la pièce, faisant fit de la grande brune qui empêchait la blonde de se jeter sur le seigneur des Ténèbres, qui venait de la comparer à un elfe de maison, un elfe de maison nain.

En lisant les lignes sur le carnet, elle eut un sanglot.

Parlez-nous de votre vision de la société sang-pur et de votre VERITABLE opinion sur Orion, s'il-vous plaît ?

- Je ... Je n'ai pas choisi d'épouser Orion. C'était un contrat que mon père avait passé avec la famille Black, commença-t-elle à expliquer. Quand on m'a appris pour les fiançailles, j'étais furieuse contre lui. On me mariait à un gamin plus jeune que moi ! S'agaça-t-elle. Mais Orion était ... gentil, en quelque sorte. Il n'a jamais levé la voix, même sur cet ingrat de Sirius ! Il était patient, avec les enfants ... avec moi. Il est devenu mon meilleur ami, sanglota-t-elle. Je ne sais pas comment je vais faire sans lui ... Heureusement que j'ai mon petit Regulus !

Elle entendit la porte se déverrouiller derrière elle mais ne ressortit pas immédiatement, prennant le temps de se calmer et de reprendre un visage calme et composé. Lorsqu'elle sortit toutes les chaises étaient étalées un peu partout, apparemment le seigneur des Ténèbres et l'interne qui c'était occupée de son mari s'étaient lancé dans une guerre sans merci en utilisant tout ce qui leur tombait sur la main, même si ils ne pouvaient techniquement pas se blesser. Elle écarquilla les yeux impressionnée -et effrayée elle devrait le reconnaitre- lorsqu'elle vit Morgane soulever une chaise et l'exploser contre le mur: lorsqu'elle rentrerait elle préviendrait Regulus ne plus insulter cette jeune femme si il tenait à ses membres, tout ses membres.

- JE VOUS PREVIENS VOUS ALLEZ REMBOURSER! Cria la voix!