Salut tous le monde !

I'm back ! Après trois semaines de vacances et une belle allergie au soleil, je reviens vers vous ! Et je dois dire que je suis une droguée aux reviews parce que dès que je pouvais capter un peu d'internet, j'essayais de voir s'il y avait de nouveaux commentaires ! x)

C'est pourquoi je remercie particulièrement Vastrid, Valentine2905, Embrouillamini, EmmaUneLectrice, MomoTheDreamer, Amazaria, Annabet Lovegood, Juste Cllia et Elenna-Hellenika ! Ça fait plaisir de vous voir si nombreux même en vacances !


CHAPITRE XXIX

Celle qui était armée d'un sèche-cheveu

Mars 1979

Morgane frappa trois coups secs sur la porte du bureau de la chef de son service: Dorothé Smith, qui lui intima immédiatement d'entrer. La jeune femme ouvrit la porte et pénétra dans le bureau immaculé de blanc.

- Vous vouliez me voir? Demanda-t-elle en triturant ses doigts dans son dos, inquiète d'avoir fait quelque chose de travers.

Pour l'instant son dossier était impeccable, un sans faute. Bien évidemment elle avait perdu des patients, mais cela n'avait jamais été de sa faute, en tout cas pas aux yeux du système, et ses résultats étaient excellents. Même si elle manquait parfois de respect à des médicomages plus expérimentés, ses supérieurs avaient tendance à fermer les yeux car elle était efficace et les patients l'aimaient bien.

- Asseyez-vous Miss Kerrien, ordonna Mrs Smith le nez dans ses papiers avant d'enfin lever les yeux sur la petite blonde qui gesticulait nerveusement sur sa chaise. Avez-vous une petite idée de la raison de votre présence ici ?

- Euh ... Honnêtement pas du tout. Si c'est par rapport à Boudlock et ses mains baladeuses, c'était de la légitime défense !

- Ses mains baladeuses ? Répéta sa chef, étonnée avant de secouer la tête, préférant ne pas en savoir davantage, elle avait déjà eu affaire au cas Kerrien et le nombre d'anecdotes de ce genre rythmait la vie de leur service. Non, si je vous ai faite venir, c'est à la demande de certains de vos supérieurs. Ils trouvent que vous manquez de concentration et que vous semblez épuisée ces derniers temps.

Maudit Regulus ! Bougonna intérieurement Morgane en maudissant le jeune homme de la déconcentrer ainsi. C'était simple, elle passait son temps à penser à lui, à passer du temps avec lui et à bosser sa thèse sur la lycanthropie.

- J'ai conscience que jongler entre les études et le travail qu'il y a ici est difficile. Et je ne dis pas ça parce que je m'inquiète pour vous mais parce que vous mettez la vie de vos patients en danger et qu'il serait dommage de perdre une stagiaire prometteuse parce que celle-ci ne sait pas prendre le temps de respirer un peu.

Morgane se retint de ricaner, même si elle manquait de sommeil, Regulus lui permettait de bien prendre du temps pour elle.

- Vous savez, je suis passée par là moi aussi, reprit sa supérieure. On vous en demande beaucoup, vos heures dans le service, les heures supplémentaires car nous manquons de personnel, votre dossier de fin d'internat et votre vie privée si vous avez encore du temps pour en caser une là-dedans... Si vous ne relâchez pas la pression, vous allez craquer avant de recevoir votre diplôme.

- Je... Je vais faire plus attention, promit la petit blonde.

- Voilà enfin une bonne idée, approuva Mrs Smith d'un hochement de tête. Vous pouvez retourner travailler. Oh et, Kerrien! L'interpella-t-elle alors qu'elle ouvrait la porte pour sortir. Il me tarde d'avoir votre dossier entre les mains.

- Je vais faire de mon mieux pour qu'il soit à la hauteur alors, sourit Morgane avant de sortir pour aller voir son petit Jackson, le pauvre gamin n'était pas très en forme, ces derniers temps. Enfin, encore moins que d'habitude.


Morgane était en train de se retourner dans son lit, désagréablement vide. C'était idiot, mais elle avait pris l'habitude d'entendre la respiration régulière de Regulus. Ça la calmait, la berçait. Et là, elle n'arrivait pas à dormir. D'autant plus que Regulus était censé venir ce soir mais qu'il avait décommandé à la dernière minute. La petite blonde n'était pas assez idiote pour croire que sa mère l'avait retenu pour un repas en famille. Elle tendit le bras et attira son chat contre elle.

- Toi t'es le seul mec qui me laissera jamais en plan, pas vrai Stitch? Murmura-t-elle en le serrant contre elle.

Le chat se mit à ronronner et se cala contre elle, la réchauffant et la berçant. Au bout d'un moment, la jeune femme se sentit sombrer dans le sommeil mais elle se redressa dans son lit et attrapa sa baguette sous son oreiller lorsqu'elle entendit sa porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. Elle resta immobile, les yeux grands ouverts, dans le noir, puis décida de se lever. Personne ne pouvait entrer ici par magie, Regulus y avait veillé, et si c'était un cambrioleur moldu qui avait réussi à ouvrir la porte d'une manière ou d'une autre, elle n'aurait aucun mal à s'en débarrasser.

En entendant un coup dans la gamelle de Stitch et le juron étouffé mais reconnaissable de Regulus, Morgane se détendit et ouvrit la porte de sa chambre en même temps que la lumière faisant faire un bond de frayeur au jeune mangemort.

- Je peux savoir ce que tu fous là ? Siffla-t-elle.

- Je ...

- Tu crois que tu peux annuler et te pointer à trois heures du mat' pour tirer ton coup ? T'as cru que j'étais une poupée gonflable ou quoi ? Mini-Regulus ne se satisfaisait pas de Mary, c'est ça ?!

- ... T'es en train de me faire une scène ou quoi ? Demanda-t-il, ahuri.

- Ouais! Et si ça te plait pas, tu dégages ! S'exclama-t-elle en élevant la voix.

- C'EST PAS BIENTÔT FINI CE BORDEL ! Cria la voisine du dessous.

- TOI LA GROGNASSE FRIGIDE, TU FERMES TA GUEULE ! Répondit Morgane en tapant des pieds sur le sol, exprès.

Cela sembla calmer la voisine puisqu'elle se tut et Morgane releva les yeux vers Regulus, énervée qu'il se pointe maintenant, alors qu'elle arrivait juste à trouver le sommeil. Elle était également en colère contre elle-même de s'être autant habituée à sa présence.

- Je t'ai demandé ce que tu faisais là? Répéta-t-elle en se frottant un oeil, fatiguée, la gorge désagréablement serrée.

Regulus resta silencieux, les yeux rivés sur un point derrière elle.

- Quoi? Le chat t'a volé ta langue? Pas possible, il était avec moi dans le lit, fit-elle, agacée qu'il ne lui réponde pas. Regulus! L'interpella-t-elle en claquant des doigts devant lui pour attirer son attention.

Ce qui fonctionna puisqu'il daigna poser les yeux sur elle, mais n'ouvrit pas la bouche, poussant Morgane à bout:

- HEY! C'est pas un hôtel ici! Et je suis pas ta pute! S'insurgea-t-elle en serrant la mâchoire pour ne pas se remettre à crier sur lui.

- ... Laisse tomber, je m'en vais, souffla Regulus d'une voix étrange qui interpella Morgane.

Elle lui attrapa brusquement le bras.

- T'es sérieux, là ? T'as cru que tu pouvais venir me réveiller et te casser ensuite sans donner la moindre explication ?

Il se dégagea brusquement en grimaçant et la petite blonde regarda sa propre main, horrifiée du sang qu'il y avait dessus.

- C'est quoi ça ?!

- Rien. Je m'en vais, annonça-t-il en faisant demi-tour.

- Tu vas nul part, gronda Morgane en lui bloquant l'accès à la porte.

Regulus tenta de la contourner, mais elle lui bloqua à nouveau la route, tentant en même temps de regarder du mieux qu'elle pouvait les habits de Regulus pour y trouver des traces de sang mais c'était difficile puisqu'il ne portait que du noir.

- Laisse-moi passer, ordonna-t-il, de la même voix étrange et légèrement rauque.

La petite blonde eut un léger rire sans joie:

- Tu déboules ici à pas d'heure, apparemment blessé, fit-elle en lui montrant sa main couverte de sang, et deux minutes après tu veux partir? Et je dois laisser couler?

- Tu voulais pas que je reste et t'as raison, siffla-t-il, c'était une mauvaise idée ! Maintenant pousses-toi si tu ne veux pas que je brise encore les barrières anti-transplanage.

- Prends la fuite et je te jure que ça sera plus la peine de revenir ! D'ailleurs, comme je doute que tu te sois fait ça, dit-elle en montrant à nouveau sa main couverte de sang, seul, je tiens à te prévenir que c'est pas la peine de venir chercher de la chaleur humaine après t'être battu, avec je le devine, des innocents ! C'est déjà suffisamment difficile de coucher avec un assassin, je veux pas à avoir à le soigner après les meurtres qu'il vient de commettre !

Le visage de Regulus se ferma complètement et Morgane fut certaine de voir un éclair de douleur traverser ses yeux, mais l'instant d'après, ses iris grises étaient redevenues froides, glaciales même.

- Tu n'as pas besoin de me lancer tout ça à la figure, fit-il, la mâchoire serrée. Et si c'est si difficile de coucher avec moi, pourquoi est-ce que tu le fais?! C'est pas comme si je te forçais.

Morgane se figea, abasourdie:

- Je rêve?! S'exclama-t-elle. Pour qui tu te prends? T'as pas le droit de me parler comme ça! Est-ce que je te demande pourquoi tu couches avec moi? Alors que si on en croit tes idéaux, je suis de la sous-merde! Est-ce que je te demande si tu te sens pas trop sale à chaque fois?! Je crois pas non! Espèce de gros connard!

- Je crois qu'on s'est tout dit alors, si c'est ce que tu penses de moi.

- Je ... T'as pas le droit de faire comme si c'était moi la coupable dans l'histoire ! Je te sign... S'arrêta-t-elle en le voyant transplaner sous ses yeux, la laissant en plan.

C'était pas vrai. Non. Il n'avait pas osé partir comme ça ? ... Si ? Ce n'était pas grave, se dit-elle en secouant la tête, comme pour sortir de sa stupeur. Il allait revenir, de toute façon. Quand il serait moins perturbé. Quand sa colère sera retombée. Il revenait toujours, pour une raison qu'elle ignorait, d'ailleurs. Ça ne serait pas différent cette fois-ci ...


Il était tard et la nuit était depuis longtemps tombée sur Londres, mais Kathleen était encore dans sa boutique, assise dans son atelier, son carnet de croquis à la main et des échantillons de tissus éparpillés autour d'elle. Ces derniers temps, son travail était devenu son seul exécutoire, puisque même ses missions avec l'Ordre tournait au désastre, songea-t-elle amèrement en crispant sa main sur son crayon, repensant un instant à Greyback. Soudain, la porte s'ouvrit et quelqu'un chanta:

- Heyooohhhhh!

- Oh! Morgane tu m'as fait une de ces peur! S'écria Kathleen en sursautant, lâchant son carnet, paniquée, pour attraper sa baguette, qu'elle rangea après avoir reconnu sa "soeur".

- Heyoh heyoh, je rentre du boulot! Tumtumtum tumtumtum heyoh! Heyoh! Chantonna Morgane en faisant un petite danse tout en s'approchant de sa meilleure amie.

- Ça fait pas mal de temps que t'es pas passée ici, sans raison... Fit remarquer Kat alors que la blonde s'asseyait, posant son énorme sac à côté d'elle.

- En effet, acquiesça-t-elle. J'ai un peu plus de temps libre depuis quelques jours, l'informa-t-elle d'une voix exagérément enthousiaste. Je rentrais quand j'ai vu de la lumière par ici !

- C'est bien, sourit Kathleen, ça me fait plaisir de te voir !

- Mais moi aussi, ma poule, moi aussi. C'est quoi tous ces échantillons de tissu ? S'émerveilla Morgane en regardant ce qui trainait sur le bureau avant d'apercevoir des croquis. Nan ? C'est pour ta robe de mariée ? Oh, Kat-chou, tu vas être tellement bellleeeeee ! S'excita la petite blonde en examinant tous les croquis.

- Je t'en prie, fais comme chez toi, surtout, soupira Kathleen avec un sourire désabusé. Mais si tu cherches les croquis des robes de demoiselles d'honneur, ils sont pas là ...

- Oh, fit-elle faussement déçue. Mais d'ailleurs, ça va sans dire que c'est moi, hein, ta demoiselle d'honneur et ton témoin ?

- Est-ce que j'ai vraiment le choix? Soupira Kathleen, faussement blasée.

- On a toujours le choix! S'indigna la blonde en entrant dans son jeu.

- Bon, puisque que tu es ma sœur, fit-elle en mimant des guillemets en prononçant le mot "sœur", j'imagine que dans ce cas oui.

- Je vais t'organiser un enterrement de vie de jeune fille... Tu m'en diras des nouvelles! S'exclama son amie en sautillant. J'ai gardé le numéro d'Andrew le stripteaseur et crois-moi cette fois-ci, je n'aurais aucune raison de ne pas me le faire! Annonça-t-elle avec des étoiles dans les yeux. Et puis... je pourrais choisir la déco de la soirée... acheter des pailles... des glaçons... tout pleins de choses de formes allongées si tu vois ce que je veux dire...

- Okay, je t'arrête tout de suite, Morgane, coupa Kathleen. Je veux la supervision et l'approbation de Lily pour chaque détail. J'ai l'intention d'inviter Joséphine, Molly et Gina et j'aime autant qu'elles gardent une opinion correcte de moi.

- Mais Kitkat, c'est pas drôle sinon ! Et puis on dira que c'est moi qui ai organisé, elles s'en douteront de toute façon ! Comme ça, c'est moi qui ai la honte et toi qui profite du spectacle du fessier torride d'Andrew ! Et puis, José' et Molly commencent à me connaître depuis le temps !

- S'il te plaît tant que ça, ce stripteaseur, pourquoi tu le contactes pas ? Sourit Kathleen.

Parce qu'il y a Regulus, pensa-t-elle malgré elle avant de se gronder. Il était parti. Et apparemment, malgré ce qu'elle avait cru, il ne comptait pas revenir. C'était très bien comme ça. Pourtant, ça lui pinçait le cœur et l'orgueil.

- J'aime qu'un homme ne voit que moi et que je sois la seule à en profiter. Lui il montre son corps à toutes les femmes qui ont assez de frics pour ! Non pas que ce soit un mal, il fait ce qu'il souhaite de son ravissant popotin!

- Donc tu veux juste lui fouetter les fesses avec une liasse de billet et à la limite lui rouler quelques patins s'il accepte? Résuma la brune avec un sourire en coin.

Morgane hocha frénétiquement la tête, tentant de s'imaginer la scène, ou de chasser le jeune Black de ses pensées, peu importe.

- Dans ce cas j'espère pour toi que tu ne te seras pas trouver un nouveau mec d'ici là, sinon faudra te contenter de lui fouetter les fesses, rit Kat avant de rapidement griffonner quelque chose sur son carnet.

La blonde haussa les épaules, elle n'avait pas vraiment l'occasion de faire des rencontres de toute façon, elle sortait dans des bars moldus de temps en temps avec Miriam lorsqu'elles finissaient le boulot en même temps et qu'elles n'avaient rien de prévu, mais sortir avec un moldu en cette période était une mauvaise idée. Et ces derniers mois, elle avait été trop prise à s'envoyer en l'air avec Regulus pour faire attention aux autres mecs, pour être tout à fait honnête...

Elle sortit de ses pensées en remarquant soudain un grimacement douloureux de Kathleen, une soudaine pâleur et un mouvement automatique vers son flan, ce qui l'alarma aussitôt.

- Ta cicatrice te fait encore mal ? S'enquit-elle en avançant vers son amie.

- Tout va bien, ne t'en fais pas, j'ai du faire un geste brusque et tirer sur la cicatrice, mentit la brune en se reprenant.

- Pas de ça avec moi, Kat. Ça fonctionne peut-être avec Gigi, mais moi je serais bientôt médicomage. Soulève-moi ce t-shirt tout de suite si tu ne veux pas que j'en parle avec exagération à nos chers amis et fiancé !

Kathleen jura contre l'opiniâtreté de son amie et souleva légèrement son haut pour que la blonde l'examine. Morgane fronça les sourcils en voyant la cicatrice aussi rouge qu'au premier jour.

- Je ne comprends pas, je l'ai examiné il y a deux semaines et elle était blanche et super bien cicatrisée ... C'est la première fois que ça fait ça ? Demanda-t-elle sérieusement en sortant un petit carnet de son sac à main pour prendre des notes.

- Non. Mais ça passe assez vite la plupart du temps pour que Gideon ne s'en aperçoive pas, soupira Kathleen.

- Et tu comptais m'en parler quand ? Gronda la petite blonde en mettant ses mains sur ses hanches, dans une posture moralisatrice façon Molly Weasley.

- Euh, je sais pas, bientôt? Tenta son amie avec un sourire hésitant.

Morgane fit claquer sa langue contre son palais, clairement en colère:

- C'est pas une simple blessure! La réprimanda-t-elle. C'est une blessure de magie noire, mes connaissances dessus sont extrêmement limitées et en plus, c'est un sort qui a été inventé par Rosier, donc autant te dire que je sais pas du tout ce qu'il s'est passé et surtout, ce qu'il pourrait se passer. Et... Regulus et moi t'avions dit qu'il y aurait des séquelles!

- Je sais, je sais, grommela Kathleen, agacée de se faire ainsi remonter les bretelles. Mais vous avez extrait toute la magie noire-poison ou je ne sais quoi non?

- En principe oui, sinon tu ne serais pas là! Mais étant donné que personne n'a jamais survécu à ça, on ne peut pas savoir ce que cela va donner sur le long terme, lui expliqua-t-elle. A mon avis, ça va mettre du temps à bien guérir et ça va souvent s'irriter. La douleur disparaitra surement au fil du temps... mais ce n'est qu'une possibilité.

- Je m'étais simplement dit que vous ne pourriez rien faire de plus que ce que vous aviez déjà fait, soupira Kathleen. Je ne voyais pas l'intérêt d'inquiéter qui que ce soit ... Tu vas rien dire à Gideon, hein ?

- Tsss ! Siffla Morgane en la grondant des yeux. Emmeline a raison, tu fais n'importe quoi s'il y a personne pour te surveiller !

- ... C'est toi qui dit ça ? Ricana Kathleen.

- Je déconne pas avec ma santé et ma vie, moi, Mademoiselle ! Fit mine de s'outrer Morgane. Benjy m'a parlé de ta dernière mission avec Greyback, t'étais dans la zone de transplanage, pourquoi tu t'es pas barrée ?!

- Parce que mon boulot s'était de capturer Greyback, pas de sauver la peau de mes fesses, pour info. Et me reparle pas de ce fiasco, tu veux !

- Moi ce qu'il m'a dit c'est que ton boulot, c'était d'observer et d'appeler les autres, pas de l'attraper seule. Si tu tiens à crever, fallait le dire, on t'aurait pas soigner le soir du nouvel an ! S'exclama Morgane.

- Benjy ferait bien de garder ce genre d'information pour lui, marmonna Kathleen, agacée.

- Il les garderait pour lui, si toi tu me les disais... répliqua la blonde en plissant les yeux.

- C'est bon, c'est qu'un détail. Et j'ai pas envie d'en parler!

- Je pense que c'est parce que t'as rendu ça personnel, murmura Morgane en glissant son petit carnet dans la poche arrière de son jean.

- Personnel? Répéta son amie, en fronçant les sourcils, anticipant la direction que prenait leur conversation.

- Ouais, personnel. Par rapport à Remus, expliqua-t-elle. Sauf qu'il ne faut pas mélanger le privé et les missions, ça finit souvent en catastrophes.

- Je le déteste, il a détruit la vie de Remus, et la vie de sa famille, siffla la jeune femme aux cheveux bruns. Et celles d'un tas d'autres gens ! Il ne mérite pas de vivre !

- Je sais, soupira Morgane. Je sais, mais il faut garder la tête froide et tout le bordel. Enfin, moi c'est les speechs auxquels j'ai le droit régulièrement à l'hôpital, j'imagine que vous avez le droit à la même chose avec l'Ordre!

- Ouais... En parlant de Remus, il est passé à la boutique il y a quelques semaines et il y avait également Regulus... j'ai l'impression qu'ils se sont prit la tête, lui raconta Kathleen, changeant de sujet.

Oh Merlin, non ! Paniqua Morgane. Elle ne voulait pas que la discussion dérive sur le jeune Black.

- A-ah ouais ? C'est bizarre, je veux dire ...Regulus t'a sauvé la vie quand même et c'est pas le genre de Remus de s'énerver avec les gens, aussi mangemort soit-il.

- C'est ce que je ... Attends, tu as dis Regulus ? Remarqua soudain Kathleen en écarquillant les yeux.

- Euh oui .. Pourquoi ? C'est bien de lui dont on parle, non ? S'alarma Morgane, de peur d'avoir commis un impair.

- Depuis quand tu l'appelles plus Regucon ? S'étonna la brune.

- Ah ça ! Depuis qu'il t'a sauvé la vie, je suppose. Enfin, qu'il a essayé, parce que tu l'aurais vu dans le genre plante verte inutile ! Franchement ce garçon est pas doué, il a un de ces balais dans le cul, comme la majorité des sang-purs remarque ! Enfin, pas Gigi, ni Fafa, et pas Sirius, non plus. D'ailleurs, tu sais qu'on est allé dans un garage de pièce pour moto avec Sirius la semaine dernière? Il avait besoin de pièces ! J'ai tellement hâte de voir la moto volante, c'est tellement épique dans le livre ! S'enthousiasma Morgane en souriant.

La grande brunette avait écarquillés les yeux face à ce débit de paroles qui lui mit la puce à l'oreille plus qu'autre chose, mais comme elle n'avait absolument pas envie que Morgane revienne sur des sujets tendus pour elle, elle préféra ne pas insister sur ce que la petite blonde cherchait à lui cacher. Pour l'instant. Morgane quant-à elle poussa un petit soupir de soulagement lorsque sa meilleure amie décida de changer de sujet pour se mettre à insulter copieusement la tante de son fiancé. Il était vrai qu'elle appelait Regulus par son prénom, même si elle continuait à utiliser des surnoms parce qu'elle en était fière et pas question de les laisser tomber et elle avait été surprise que Kat relève la différence. Elle était également surprise de constater que quelque chose d'aussi simple montrait à quel point elle-même avait changé. Quelques mois plus tôt elle aurait préféré mettre ses doigts dans une prise plutôt que d'appeler Regulus par son prénom -sans même parler du reste-. D'un autre côté, elle ne pouvait pas décemment insulter constamment le mec avec qui elle couchait, ou ne couchait plus, se rassura-t-elle.

- La terre appelle Morgane! Fit Kathleen en lui lançant un crayon à la figure.

- Désolé, je pensais à un truc dans ma thèse, je crois que j'ai fait une faute, faudra que je regarde en rentrant. Mais oui, tu as raison, Muriel est une harpie chauve sans dents et bien sûr je me ferais un plaisir de t'aider à l'emmurer vivante!

- Une proposition très charitable de ta part, sauf que là, j'étais en train de te dire que Xenophilius et Pandora sont venus chercher leurs tenues à la boutique cette semaine - ce qui a fait mourir de rire Georgina, ça va sans dire - et qu'ils ont appris pour mes fiançailles. Ils comptent donc m'amener un cadeau ce soir là ... Répéta une seconde fois Kathleen, un peu agacée.

- Sérieux ? Tu crois que ça sera un bébé sombral ? Ça serait tellement cool ! S'exclama Morgane en tapant dans ses mains.

- J'ai l'impression que cette histoire de sombral t'a fait grande impression !

- Un peu ouais, j'imagine tellement la tête de Regucon quand il a vu Xeno' dans son plus simple appareil montant à dos de sombral en chantant des trucs en elfique, entique ou en langage des hommes (1) ! Mouahaha !

- T'es con, ne put s'empêcher de rire Kathleen.

- Tes fiançailles vont être cools, parce que même s'il y a les prout-prout, t'as des gens à toi qui viennent, et faut bien reconnaitre que nous sommes tous incroyablement cool! Sourit Morgane avant de se lever. Je vais devoir te laisser ma poule, je suis certaine que Gigi va pas tarder à rentrer et moi je dois étudier un peu le dossier d'un nouveau patient!

- Comment va Jackson au fait? Demanda Kathleen en se levant à son tour pour la raccompagner jusqu'à la sortie.

- Pour l'instant ça a l'air d'aller un peu mieux, répondit Morgane avec un petit sourire. On continue à chercher et on est peut-être sur une piste.

- Ça serait super!

- Effectivement! Donne une tape virile sur la joue à Gigi de ma part et rentre bien! S'exclama la petite blonde en prenant son amie dans les bras avant de sortir de la boutique.

- Fais attention en rentrant! Et merci d'être passée!


Morgane était tranquillement en train de prendre sa douche, sa patronne lui avait exceptionnellement donné sa matinée, lorsqu'elle entendit la porte de son appartement claquer et des objets qu'on déplaçait.

Un voleur, s'outra-t-elle en attrapant une serviette puis son sèche-cheveu pour faire office de matraque, dès fois que son criminel soit moldu - ce qui était fort probable vu le quartier où elle résidait - et puisque de toute façon, sa baguette était encore sur le chevet de sa table de nuit. Elle ouvrit doucement la porte et s'approcha à pas de loup, avant de reconnaître le dos de son voleur, plongé dans son bordel de papiers en tout genre. Furieusement, elle abattit son sèche-cheveu sur le crâne de l'intrus, lui arrachant un hurlement de douleur.

- ... Putain de bordel de merde ! Jura-t-il avant de se tourner en blanchissant vers elle. Ah ... T'es là.

- Dis-moi si je me trompe, mais ici, c'est chez moi et t'y es pas voulu, aux dernières nouvelles. Si tu voulais tes stupides vinyles, fallait le dire, je me serais fait un plaisir de les casser puis de te les envoyer par hibou ! Siffla-t-elle furieusement en brandissant ce qui lui faisait office d'arme.

- C'était pas la peine de me frapper avec autant de forces! S'outra-t-il avant de se calmer, se rappelant probablement qu'il était entré sans autorisation dans une propriété privée. Ça aurait été louche de recevoir un colis de la forme de plusieurs vinyles et il t'aurait fallut plus d'un hibou. En plus je voulais pas que tu les casses, sauvage comme tu es, se justifia-t-il tout en continuant à se protéger le visage.

- Parce que rentrer ici et risquer de tomber sur moi c'est une bonne idée? Rétorqua-t-elle sans bouger, le menaçant toujours de son sèche cheveux, simplement vêtue de sa serviette.

- Non, mais meilleure. Maintenant, est-ce que tu pourrais poser cette masse rose et me foutre la paix?!

- T'es pas en position de me demander quoique ce soit, fit remarquer la petite blonde avec un sourire en coin.

- Je veux juste récupérer mes affaires et me barrer, s'agaça-t-il en baissant les bras, décidant -ou espérant- apparemment qu'elle ne le frapperait plus.

- Admettons, t'es venu assez souvent pour savoir que c'est pas là que je range les vinyles !

- Ranger est un bien grand mot, marmonna-t-il avant de recevoir un nouveau coup sur la tête. Mais arrête bon sang ! Je veux juste récupérer la lettre de mon père mais tu n'as pas dis où tu l'avais mise.

Morgane fronça les sourcils.

- T'aurais dû le dire. Même si on s'est engueulés la dernière fois, j'aurais jamais été contre la dernière volonté d'un patient et ça, je pouvais vraiment te l'envoyer par hibou, soupira-t-elle avant d'aller vers sa bibliothèque et d'ouvrir une édition du Hobbit.

L'enveloppe contenant les dernières paroles d'Orion à son fils était judicieusement placée à la fin du roman, à la mort de Thorïn (2). Elle la prit puis la tendis à Regulus qui s'était relevé. Le jeune homme s'approcha et fixa la lettre mais ne la saisit pas, Morgane fronça les sourcils et la secoua sous son nez:

- Allez, elle va pas te mordre! S'impatienta-t-elle.

Orion était mort depuis trois mois maintenant, elle pouvait comprendre que c'était difficile pour Regulus et peut-être que cette lettre étant la dernière chose que son père lui avait laissé, il avait du mal à se convaincre de la lire parce qu'il ne voulait pas totalement lui dire au revoir? Sauf qu'il n'avait pas le choix, son père était mort et enterré. D'ailleurs s'il savait comment leur relation avait évolué... Morgane préférait ne pas y penser!

- Bon, je la pose là, et quand tu te seras décidé à la prendre tu pourras également prendre la porte, tu sais où elle est, moi je vais m'habiller, annonça-t-elle en posant la lettre sur le plan de travail de la cuisine pour aller enfiler des vêtements le plus rapidement possible -pas question de le laisser fouiller dans ses affaires une nouvelle fois-.

Lorsqu'elle ressortit, il était assis dans le canapé, l'enveloppe fermée entre les mains, Stitch lové sur ses jambes.

- Parfois je me demande si tu fais même semblant de m'écouter, râla la petite blonde. Regulus ? L'appela-t-elle pour le ramener à la réalité.

Il se leva, caressa Stitch et récupéra silencieusement ses vinyles. Morgane mordit sa lèvre. Ça avait été douloureux de quitter Regulus la première fois, mais la colère avait aidé, de plus elle avait réellement cru qu'il reviendrait. Alors que là, elle le voyait récupérer ses affaires, comme s'il effaçait toutes les preuves, tous les souvenirs qu'ils avaient ensemble dans cet appartement. Elle secoua la tête, s'insultant copieusement de penser comme une midinette amoureuse. Elle s'approcha doucement de lui alors qu'il allait poser sa main sur la poignée de la porte et l'attrapa par la manche, le faisant se retourner, surpris:

- Ecoute, je-euhm... Hésita-t-elle, se demandant ce qu'elle était en train de faire. Je voulais m'excuser pour l'autre jour, je ne pense pas que tu sois un gros connard et bien sûr j'étais très en colère contre toi mais j'étais déjà énervée avant que tu arrives et tu as pris pour tout le monde alors... pardon.

En vérité, Morgane avait été énervée contre elle-même. Elle était folle de rage de constater qu'elle s'était autant habituée à la présence de Regulus et qu'elle s'était retrouvée coincée dans un espèce de cercle vicieux où elle avait besoin de le voir, parce que lorsqu'elle était avec lui, c'était l'un des seuls moment où elle n'était pas rongée par la culpabilité de, justement, passer du temps -et aimer passer du temps- avec un mangemort. Alors quand il avait débarqué au milieu de la nuit, lui rappelant qui il était, elle avait été si en colère contre elle-même -et contre lui- qu'elle avait tout simplement explosé.

Mais ces quelques jours sans lui, même si elle ne lui avouerait jamais, avaient été durs. Il lui manquait. Sa présence, sa moue renfrognée, sa respiration la nuit. Sa passion pour Star Wars. Son mauvais caractère. Ses sourires en coin. Tout ça lui avait manquait. Et maintenant qu'il était là ... Elle n'était pas sûre de vouloir le laisser partir pour de bon.

- Je sais que coucher avec moi, ça va à l'encontre de tes idéaux sur la pureté du sang et toutes ces conneries, mais faut que tu comprennes que ... c'est pareil pour moi. Et si j'arrive la plupart du temps à ne pas y penser quand tu es là ... Te voir revenir couvert de sang ...

- Je sais, souffla-t-il, maintenant de dos. J'aurais pas du venir, ce soir-là. C'est juste que ... j'arrive de moins en moins à dormir après ce genre de ... missions et curieusement ... il n'y a qu'ici que je dors bien.

Morgane sentit son cœur se serrer si fort dans sa poitrine qu'elle en eut mal et elle du se faire violence pour ne pas le prendre dans ses bras. Elle baissa la tête, constatant qu'inconsciemment sa main qui tenait la manche de la veste du jeune homme était à présent accrochée autour de son poignet, elle fronça les sourcils agacée que son corps agisse par lui-même, la trahissant de la sorte. Elle garda son regard fixé sur sa main, réfléchissant à toute vitesse. Elle n'avait pas vraiment besoin de lui... Ou au contraire si, elle devait bien se l'avouer, elle s'était habituée à sa présence, et elle appréciait l'avoir auprès d'elle. Mais est-ce qu'elle était suffisamment stupide pour essayer de le retenir? Et est-ce qu'il allait accepter de rester et continuer ce qu'ils... étaient? Elle n'était pas sûre de pouvoir encaisser un rejet de sa part.

- Moi aussi je dors mieux quand t'es là... je vois pas toutes mes interventions ratées... ou mes patients morts... ou Kat et les autres... murmura-t-elle, le visage rivé vers ses pieds, ses yeux la piquant soudainement désagréablement à l'évocation de ces souvenirs.

- C'est à mon tour de te demander ce que tu attends de moi, maintenant, Kerrien ... Souffla Regulus, toujours de dos en posant son front contre la porte de l'entrée. Tu me dis de partir, même si c'était sous le coup de la colère, et là je sens tout ton être me supplier de rester ...

Morgane se mordit nerveusement la lèvre. La raison voudrait qu'elle demande à Regulus de partir et de ne jamais revenir, maintenant qu'il avait récupéré ses effets. Son cœur, son être entier en revanche s'insurgeait à cette idée. Elle avait besoin de lui. Il était sa bouffée d'air, ce qui lui permettait de penser à autre chose qu'à ses patients, la guerre et tout le reste.

- Je ... Je suis pas sûre de pouvoir me passer de ton petit cul, tenta-t-elle de plaisanter.

- Je n'ai pas vraiment envie de rire, fit remarquer le jeune homme sans bouger.

Morgane ferma les paupières et les serra avec force. Elle ne pouvait pas lui dire la vérité. Peut-être qu'il valait mieux le laisser partir? Après tout il avait plein de filles beaucoup plus belles dans son entourage, beaucoup plus belles et surtout, avec un sang-pur. S'il avait besoin d'un plan cul, il en trouverait un autre en un claquement de doigt, il faisait tourner les têtes des femmes peu importe où il allait. Et sa mère allait probablement finir par lui trouver une nouvelle fiancée.

Lorsque Morgane rouvrit les yeux, Regulus était toujours de dos, et elle avait toujours la main serrée autour de son poignet, accrochée à lui. Elle soupira doucement, et commença à défaire sa poigne avant de s'immobiliser:

- Regulus, pourquoi tu me tournes le dos? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

- Plus facile de pas m'immiscer dans ta tête si je vois pas tes yeux, grogna-t-il, et c'est aussi plus simple pour me casser directement lorsque tu me diras de me tirer.

- Depuis quand tu respectes mon intimité ? Ricana faussement Morgane, le cœur bien trop serré pour avoir la moindre envie de rire. Je ... Par Merlin, j'ai pas envie que tu t'en ailles, d'accord ? Céda-t-elle, excédée d'être si faible. Je sais que c'est malsain ce truc qui nous sert de relation, qu'il y aura certainement encore des moments où j'aurais envie de vomir en pensant à ce que tu fais et que ça sera pareil pour toi ... Mais là, tout de suite, je m'en fou. Pour une raison qui m'échappe, je me sens bien après nos ... ébats, alors si ... si tu veux rester ... Reste, souffla-t-elle à toute vitesse.

Regulus se retourna, forçant Morgane à le lâcher et lui fit finalement face, la surplombant de toute sa hauteur:

- Je suis pas certain que ça soit une bonne idée, lui dit-il en plongeant finalement ses yeux gris dans les siens.

Morgane soutint son regard:

- Donc tu ne veux pas rester? Demanda-t-elle en jurant intérieurement lorsque sa voix se brisa légèrement, laissant transparaitre un peu plus son mal-être.

Le jeune homme resta silencieux et Morgane soupira, passant une main dans ses cheveux blonds:

- Ecoute... j'ai jamais dit que c'était une bonne idée. Ça n'a jamais été une bonne idée, ça t'a pas empêché de m'embrasser la première fois, ni la seconde fois et moi ça m'a pas empêché de te courir après dans la rue en pyjama comme une conne. Il y a pas de bonne idée là... juste un choix à faire.

- Tu vas le regretter ... Souffla-t-il. Tôt ou tard, tu finiras par regretter.

- Peut-être, ouais. Et peut-être que Xeno va devenir Ministre de la Magie ! Mais pour l'instant, c'est pas le cas. Alors ... Si toi, tu désires toujours une naine au physique de gnome ...

Le coin gauche des lèvres de Regulus se souleva enfin en un rictus moqueur.

- Je reste, commença-t-il, à condition que tu me laisses pioncer tranquillement le matin, que tu ne me jartes pas de l'appart' alors que j'ai pas fini mon th-

Il fut stoppé par les lèvres de Morgane, qui tira un peu sur ses cheveux le forçant à pencher la tête, pour l'embrasser plus passionnément qu'elle ne l'avait jamais fait. Il pouvait bien exiger ce qu'il voulait. Il restait.


(1) : excusez la référence au Seigneur des Anneaux, j'ai pas pu m'en empêcher !

(2) : bis repetitas. Désolée à ceux qui ne savaient pas ! Ceci est un spoil xD

Dans le prochain épisode, soirée de fiançailles de Kathleen et Gideon et sortie dans un bar de Morgane et Miriam ! Voilà voilà ! A dans deux semaines, portez-vous bien !


- Déconnes pas James, tu sais bien qu'ils n'ont aucunes chances d'aller en finale, s'insurgea Kathleen en avançant dans le couloir aux côtés de son ami chevelu. Les gagnants, ce seront les Pies !

- Tu n'es pas objective, objecta Potter, buté. Ton amie en fait partie et tu es leur couturière, leur sponsor, quoi. Moi je te dis que -

- Dîtes-le, surtout, si on dérange, s'exclama soudain la voix de Sirius, lequel était nonchalamment appuyé contre un mur du couloir, en compagnie de Remus.

- Tu déranges, répondit simplement Kathleen en lui faisant un clin d'œil avant de faire mine de retourner à sa discussion avec James qui ricanait bêtement.

- Non mais sérieusement, coupa Sirius, écoutez !

Remus, James et Kathleen s'échangèrent un regard, interloqués.

- Je n'entends rien ... Et je pense pourtant avoir une meilleure ouïe que toi, lâcha Remus en regardant son ami animagus comme s'il était finalement devenu fou.

- JUSTEMENT ! S'écria le concerné en souriant. Pas de Voldy, pas de Regucon, rien ! La paix !

- Tiens, tu as adopté ce surnom, finalement ? Ricana James alors que la jeune femme levait les yeux au ciel.

- Surnom qui colle bien au personnage je trouve, Morgane l'a bien cerné, lança Sirius en haussant les épaules, sous le regard de Remus qui semblait vouloir dire quelque chose mais luttait pour garder le silence.

- Black!

- Hum, ça m'avait pas manqué! Je pensais avoir enfin la paix! S'exclama-t-il en se dirigeant vers la porte alors que ses amis le regardaient s'éloigner, commençant à discuter de sujets de questions loufoques que Sirius pourrait se voir poser.

Comment réagirais-tu si tu avais un coup de foudre pour une fille, genre vraiment?

Le jeune homme arqua un sourcil et croisa les bras sur sur torse, s'appuyant contre le dossier du fauteuil dans lequel il était maintenant assis:

- C'est quoi cette question? Je suis pas une midinette. Et je crois définitivement pas au coup de foudre. Je dis pas qu'on peut pas trouver quelqu'un très attirant au premier coup d'oeil, mais le coup de foudre c'est un truc complètement tiré par les cheveux.

- C'est pas une réponse.

- Bien sûr que si! Répliqua le jeune Black. Je suis en train de dire que j'y crois pas. Je vais pas aller voir une fille en mode "Je crois que tu es l'amouuuur de ma vie!". Donc je réagirais pas, puisque ça m'arrivera pas... Je peux sortir maintenant?

- Et bien... J'imagine que oui...

- Pourquoi on me pose que des questions sur l'amour ou sur mon frère? Grommela-t-il en se levant, les sourcils froncés.

- Tu as déjà eu des questions sur d'autres sujets, cesse donc de faire ta victime, répliqua la voix alors qu'il passait la porte.

- Ouais, enfin, comparé aux nombres que j'ai concernant Regulus, c'est quand même ... Commença-t-il avant que la voix ne lui claque la porte au nez. J'y crois pas ! Vous croyez que ça va suffire à me faire taire ?! Je sais très bien que vous m'entendez encore ! S'égosilla-t-il alors que James se marrait, appuyé sur l'épaule de Kathleen.

Cette dernière avait le regard fixé sur Remus, curieusement tendu depuis la sortie bruyante de leur ami. Il dut sentir le regard de la jeune femme car il tourna la tête vers elle, surpris.

- Quoi ?

- Tu as un problème avec Regulus, Remus ? S'enquit-elle en repensant à la discussion houleuse qu'ils avaient semble-t-il eu dans son magasin.

- Pas plus qu'avec un autre mangemort, répondit-il en reportant avec indifférence -du moins c'était ce qu'il voulait faire croire- ses yeux sur Sirius qui commençait à injurier la voix de tyran et d'autres qualificatifs peu glorieux.

Kathleen préféra ne pas insister, ayant trop peur de recevoir une nouvelle leçon de morale de ses trois amis sur combien fréquenter ce mangemort était dangereux pour sa vie. Et pour une fois, elle fut ravie que la voix l'appelle à entrer dans la salle.

- Parce qu'en plus, vous m'ignor- s'outra Sirius alors que la porte se refermait dans le dos de Kathleen.

Elle eut un soupir de soulagement, appréciant le silence, puis se pencha pour lire la question qui lui était adressée.

Ne penses tu pas que dire à tes amis que tu as des visions pourrait aider l'ordre, par exemple?

Elle se mordit la lèvre, embêtée.

- Si, bien sûr. Si elles se révélaient toutes exactes, si j'arrivais à savoir exactement le moment où elles se réaliseront ... Ce qui n'est pas le cas. Du moins, je l'espère ... Parce que j'ai vu tellement de choses affreuses ... Et puis, d'un point de vue moins rationnel ... je pense que j'ai peur que l'on ne me croit pas. Le troisième œil est quelque chose qu'on est censé avoir dès la naissance ... Ils se demanderaient tous pourquoi je n'ai rien dis pendant si longtemps ...

Elle entendit la porte se déverrouiller et se dirigea vers l'extérieur, ne souhaitant pas se justifier plus longtemps. Lorsqu'elle passa la porte, Sirius semblait s'être calmé et boudait à présent dans un coin, ruminant dans sa barbe, alors que James et Remus se remémoraient la fois où leur professeur de soin au créature magique avait manqué de sa faire gober la fesse gauche par Merlin sait quelle créature.

- Potter.

James se dirigea d'un pas enjoué vers la pièce et pénétra dans la pièce, espérant trouver une question à propos de Lily:

Tu préfères Kathleen avec Gideon ou avec Remus?

- Je préfère Kathleen avec celui avec qui elle est heureuse! Répondit le jeune homme du tac au tac, un sourire aux lèvres. Je vois où vous voulez en venir, et bien évidemment je souhaite que Remus soit heureux et trouve l'amour et tout le bordel. Mais apparemment ça ne sera pas avec Kat! Conclut-il avant de sortir.

- Tu as l'air content, remarqua la jeune femme, quand il se rassit près d'elle.

- Je serais toujours content pour toi, Kat ! Sourit-il en lui donnant une tape sur l'épaule, alors que les yeux de la jeune femme s'écarquillaient.

- ... Euh ... Okay ? Merci, enfin, je crois ... Répondit-elle, perplexe, alors que Remus était appelé à son tour dans la pièce.

- Je t'aime mon Mumus, tu le sais ? S'écria James alors que le loup-garou passait la porte.

- ... Ouais, moi aussi, James, déclara-t-il, surpris, avant de fermer la porte.

Kathleen échangea un regard avec Sirius, lequel tourna son doigt à côté de sa tempe pour lui dire que leur ami avait apparemment perdu la boule. Le jeune Lupin, encore étonné par ce soudain amour de James pour ses amis, s'approcha de la table basse pour lire la question qui lui était destiné.

T'en pense quoi du fait que Regulus pense que tu es potentiellement intéressé par Kat?

Remus soupira et passa une main las sur son visage:

- Je pense qu'il ferait mieux de rester loin de Morgane et de Kathleen, même si elles n'ont pas l'air de vouloir écouter, surtout Kathleen. Et qu'il est peut-être plus perspicace que son frère, malheureusement, mais pas assez pour se rendre compte que s'être approché de Morgane lui retombera sur le coin de la gueule. Répondit le jeune loup, la mâchoire serrée et les sourcils froncés.

- Et bien... Heureusement qu'il n'était pas là aujourd'hui, fit remarquer la voix alors que Remus se dirigeait vers la porte pour rejoindre ses amis et partir.

- Non, en effet, heureusement.

- Bah Mumus, tu en fais une de ces têtes ! Tu veux en parler à Tonton James ? S'exclama le jeune Potter en venant à sa rencontre.

- Je trouve Tonton James drôlement affectueux, ces temps-ci, lança Sirius à Kathleen.

- Peut-être que Lily ne satisfait pas tous ses besoins de tendresse ... Ou alors, c'est les hormones.

- T'as raison, il a toujours été chiant en période de règles, ricana l'aîné des Black alors que James se tournait vers lui en criant : - Tu vas regretter ce que tu viens de dire, Patmol ! Avant de se jeter sur son meilleur ami.

- Ah, bah le peace and love n'aura pas fait long feu ... Soupira Kathleen.