Coucou tout le monde!

J'espère que tout baigne pour vous et que si vous avez eu votre rentrée tout se passe sur des roulettes?

On voulait prendre le temps de vous remercier! On a dépassé les 400 reviews! En plus de ça on reçoit en moyenne 130-150 visiteurs uniques à chaque nouveau chapitre publié. C'est juste complètement dingue! On est incroyablement touchées par votre gentillesse et votre fidélité et vraiment, merci du fond du coeur!

Au départ cette fic n'était qu'un simple délire, délire qui ne devait même pas être publié, et quand on voit l'envergure que ça a prit, on ne peut qu'être surprise et émues. Savoir que la fic vous plait, savoir que vous nous lisez, ça nous rend réellement heureuses.

Un gros merci à EmmaUneLectrice, valentine2905, Danslesetoiles, Alaiis, Annabet Lovegood, Pandelfique, Nuit Noire Reflet d'Argent, vastrid, Stilandra Black, rosevalyne, Choubi ghetto, juju, Juste Cllia, Arya Lou & MomoTheDreamer, c'est toujours un vrai plaisir de lire vos reviews!

(h)(t)(t)(p)(:)(/)(/)(cellesqui).(forumactif).(org/t99-reponses-aux-reviews-anonymes-du-chapitre-31-celle-qui-allait-mourir#2022)

Bonne lecture!


CHAPITRE XXXII:

Celle qui était foutue

Mars 1979

Morgane tourna nerveusement dans un coin reculé du hall d'entrée du grand hôtel dans lequel avait lieu le gala de charité. Ces sang-purs et leurs manies de distribuer de l'argent pour se faire mousser, ragea-t-elle, agacée de faire partie des gens qui arrivaient toujours trop tôt, alors que visiblement Emmeline faisait partie de ceux qui arrivaient pile à l'heure.

Elle aperçut la belle quinquagénaire entrant dans le hall, une robe noire tombant jusqu'à ses chevilles mais laissant dévoilées ses épaules, lesquelles étaient d'autant plus mises en valeur que la sang-pure avait remonté ses cheveux dans un chignon sophistiqué. Morgane songea qu'elle aimerait être aussi belle et classe qu'Emmeline au même âge, lorsque celle-ci s'avança vers elle, un sourire ravi aux lèvres.

- Vous êtes en retard, signala la jeune femme en souriant malgré tout.

- Une sorcière n'est jamais en retard, Morgane. Ni en avance d'ailleurs. Elle arrive précisément à l'heure prévue.

Morgane ne put s'empêcher de rire.

- Tu es tout à fait ravissante, complimenta Emmeline en l'inspectant. Kathleen fait vraiment des merveilles de ses dix doigts !

La petite blonde ne pouvait qu'être d'accord. Sa meilleure amie lui avait trouvé une robe de la teinte exacte de ses yeux, une nuance particulière entre le gris et le bleu. Lorsqu'elle bougeait, on aurait dit que le tissu se transformait en une masse aquatique.

- Je suis sûre qu'elle lance un sort à ses créations, confia Morgane. Elle l'a jamais avoué, mais elle ne l'a pas nié non plus !

- Ce serait dommage de ne pas mettre son don pour la magie au service de la mode, n'est-ce pas? Sourit Emmeline en la guidant vers la porte qui menait à la salle dans laquelle avait lieu le bal. Détends-toi, ajouta-t-elle en posant une main rassurante sur l'épaule de la jeune femme.

Morgane secoua la tête, dépitée. Elle aurait bien voulu se détendre, ça oui, mais elle ne pouvait juste pas laisser derrière elle ce sentiment de mal-être qui s'était installé dans son estomac lorsqu'elle avait enfilé sa robe un peu plus tôt dans la journée. Elle n'était pas à sa place et commençait à un peu mieux comprendre ce que Kathleen pouvait ressentir, sauf que Kathleen avait une raison pour rester avec tous les sang-purs autour d'elle, Morgane n'en avait pas vraiment. Et pas grand chose ne l'empêchait de prétexter un soudain mal de coeur pendant la soirée. Rien sauf le risque qu'Emmeline commence à lui proposer de l'accompagner passer un test de grossesse ou une idiotie du genre.

- Je ne peux pas me détendre, grommela-t-elle finalement en tripotant avec appréhension le tissu de sa robe.

- Dans ce cas nous prendrons rapidement un ou deux verres d'alcool, la rassura la membre de l'Ordre.

- M'inciteriez-vous à la débauche, Emmeline ? Ricana Morgane.

La concernée eut un rire amusé, quoique gêné lui sembla-t-il.

- Non, mais il serait préférable que tu sois détendue ... J'ai parlé d'une femme fraîche, vivante et divertissante, quoique trop franche à certaines personnes de mon entourage, et il serait bien qu'ils ne voient pas une petite fille timide et mal à l'aise.

- Vous avez parlé de moi à vos amis ? S'étonna la jeune sorcière en attrapant un verre sur l'un des plateau que proposaient les serveurs.

Elle vit sa mère de substitution détourner le regard. Pas bon ça. Pas bon du tout.

- Emmeline ...

- D'accord, d'accord ! Céda-t-elle en daignant la regarder. Peut-être que je ne me sentais pas seule, en fait. Je voulais simplement que tu rencontres de nouvelles personnes, que tu élargisses un peu ton entourage ...

- ... Ça veux dire quoi, ça ? S'alarma Morgane en commençant à paniquer.

- Le fils d'une amie est là, ce soir. Un garçon très bien, avec une bonne situation, bien de sa personne. Sa pauvre mère désespère qu'il trouve un jour la femme qui lui faut. Il est assez ... libertin, dirons-nous, ce qui fait beaucoup de commérage dans la haute société ! Je me suis dit qu'une jeune femme libre et ouverte comme toi ...

- Nan mais c'est pas vrai ! Coupa Morgane. Emmeline ! Vous m'avez pas organisé un rendez-vous arrangé, quand même ?!

- Dis comme ça, ça serait vexant pour toi, alors disons simplement que tu vas pouvoir te faire un nouvel ami et peut-être plus, qui sait? Sourit doucement Emmeline.

- Vous êtes diabolique, s'indigna à voix basse la petite blonde, tout simplement diabolique. Je n'ai pas besoin de rencontrer de mec de la haute société, ça m'intéresse pas, d'ailleurs les mecs m'intéressent pas en ce moment.

- Allons Morgane, inutile de me mentir, lança la quinquagénaire en arquant un sourcil. Laisse-lui une chance, je pense sincèrement que vous êtes fait pour vous entendre.

- Je fais ça pour vous et aussi parce que de toute façon je suis coincée ici, grogna Morgane avant de siroter lentement son champagne.

Elle vit l'expression victorieuse qui s'afficha sur le visage d'Emmeline et leva discrètement les yeux au ciel, dans quoi est-ce qu'elle s'était embarquée en acceptant de venir? Au moins elle n'avait pas dit à Regulus qu'elle serait là, elle allait donc pouvoir voir un peu de surprise sur sa face de pet. Belle face de pet. D'ailleurs en parlant de face de pet ! Elle se tourna de nouveau vers Emmeline.

- Vous faîtes ça pour m'éloigner de lui, c'est ça ?

- Je fais ça parce que je m'inquiète sincèrement pour toi, Morgane, soupira-t-elle en comprenant immédiatement l'allusion à Regulus. Je te l'ai dis, je sais que c'est un bon garçon au fond. Mais je ne veux pas qu'il t'arrive malheur à cause de lui et comme ton jeune ami Remus, je pense qu'il serait effectivement préférable que tu mettes fin à ce qu'il y a entre vous, peu importe d'ailleurs la nature de cette relation !

- Pourquoi vous avez rien dit à personne, au fait ? Ça vous aurait rapporté des points auprès de ce cheeeer Alastor Paranoïaque Maugrey !

Emmeline la regarda, surprise.

- Bien que ça fasse de moi ta complice pour ce qui pourrait être considéré comme une trahison, j'estime que ce n'est pas à moi de le faire, du moins tant que la vie d'aucuns membres n'est en danger ... Ah ! Le voilà ! S'exclama Emmeline en apercevant un visage dans la foule. Bien, respire à fond, reste calme et promets moi de faire un effort !

- Humf.

- Morgane, gronda Emmeline en fronçant les sourcils.

La petite blonde eut l'impression d'avoir de nouveau dix ans et de se battre contre sa mère, ce qui lui arracha une moue boudeuse.

- Ouais, je vais essayer ...

Morgane resta droite comme un piquet lorsque l'homme en question les rejoint, accompagné de sa mère. La petite blonde entrouvrit la bouche, stupéfaite:

- Vous avez oublié de me dire que c'était un putain de beau gosse... souffla-t-elle à l'adresse d'Emmeline, qui soupira discrètement, mais sourit tout de même.

Alors qu'Emmeline et la mère de l'inconnu se saluaient, la petite blonde en profita pour le mater ouvertement, se demandant si les sang-purs jetaient des sorts à leurs enfants pour qu'ils soient beaux. Il portait un costume taillé à la perfection qu'elle reconnu comme étant un costume de chez Kat -il avait donc des bons goûts vestimentaires, point bonus!-, ses cheveux châtains foncés étaient coiffés un peu négligemment sur son front, mais pas assez pour que cela soit choquant, et il avait de très beaux yeux bleus clairs. Son regard avait quelque chose de chaleureux, pétillant. Et même si sa façon de se tenir montrait clairement qu'il ne se prenait pas pour n'importe qui, il avait tout de même l'air sympathique. Tout à fait son genre, pensa-t-elle en le regardant de haut en bas, aussi discrètement qu'elle en était capable, tout en essayant d'écouter Emmeline lui présenter la mère du beau gosse, Mme McLaggen... McLaggen?!

- Putain, dîtes-moi pas que c'est pas vrai ?! Marmonna Morgane dans sa barbe inexistante.

Par Merlin, faîtes que ça soit pas le père de Cormac et qu'il soit pas aussi lourd et chiant que ce dernier, pria Morgane en adressant une prière au plafond.

- Tu dis, Morgane ? L'interrogea Emmeline, surprise de l'entendre marmonner.

- Que c'est un plaisir de vous rencontrer, se reprit la jeune fille.

- Mais nous de même ! Cette chère 'Line parle souvent de ses deux protégées. Quel dommage que votre sœur n'ait pas pu venir ...

- Oh, il faut pas lui en vouloir. Elle vient de se fiancer, mais depuis qu'elle a la bague au doigt, c'est à peine si elle a eu le temps de s'envoy... euh ... de voir son futur époux, se corrigea Morgane en songeant que ce n'était peut-être pas une bonne idée de parler de la vie sexuelle de sa sœur ici. Ils en profitent pour passer un week-end en amoureux.

- Bien sûr, bien sûr. Mais je manque à mon devoir, puis-je vous présenter mon fils cadet, Fergus McLaggen.

- Mademoiselle, salua le concerné en français.

La petite blonde le fixa, surprise. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus entendu quelqu'un parler français. Elle ne le faisait même plus avec Kathleen, ni même dans ses pensées. C'était ... agréable. Et très sexy ce petit accent, d'ailleurs. Morgane lui tendit sa main, sur laquelle il déposa un baiser, ce qui teinta ses joues de rose. Elle se gifla mentalement de rougir pour ça, mais en même temps, ce n'était pas le genre de situations dans lesquelles elle se retrouvait tous les jours et Fergus -malgré son prénom de merde- était à tomber par terre.

- Je peux vous offrir un autre verre? Proposa-t-il en faisant signe à un serveur de s'approcher d'eux.

- Ah, oui bien sûr, répondit Morgane en souriant avant d'attraper le verre qu'il lui tendait et poser celui qu'elle avait déjà vidé sur le plateau du serveur.

- Donc, commença-t-il après avoir bu une gorgée de champagne, Emmeline nous a dit que vous étiez interne à Sainte Mangouste, sous la direction de Dorothé Smith?

Morgane hocha la tête en signe d'approbation.

- Dorothé est une bonne amie de ma mère, elle était à Poudlard avec elle et Emmeline. Et la ministre de la magie également.

- Cool, répondit Morgane avec un sourire en coin, pas vraiment impressionnée. C'est une très grande magicomage, j'ai de la chance de l'avoir comme supérieure.

- En effet, une grande Dame. Un peu stricte, parfois, mais avec un cœur en or ! Sourit-il avant de jeter un coup d'œil vers sa mère et Emmeline qui s'étaient un peu éloignées. Entre nous, souffla-t-il en se penchant vers elle, Dorothé me faisait un peu peur quand j'étais petit !

Morgane le regarda, étonnée, puis éclata de rire.

- Je peux comprendre pourquoi je crois ! Déclara-t-elle pour ne pas le vexer. C'est la marraine de Joséphine et pourtant, même elle, pensait que Mrs Smith avait l'air d'un dragon.

- Joséphine ? Joséphine Bagnold ? Vous ... vous vous connaissez ? Dit-il d'un air surpris.

- C'est une bonne amie de ma sœur, oui. On va parfois jouer au Quidditch ensemble, enfin je dis "on" mais personnellement, je reste sur terre et je les encourage d'en bas !

- Je ne l'ai pas vu depuis longtemps, elle n'était pas encore joueuse la dernière fois, en fait. Elle va bien ?

- Elle louche sur le postérieur de ses coéquipiers. Euh ... Je veux dire, oui, elle va bien, se rattrapa Morgane avant de se détendre en voyant le sourire amusé du jeune homme face à elle.

- Emmeline a raison, vous êtes rafraichissante, lança-t-il avant de vider son verre d'une traite.

- C'est sûr que je ne suis pas comme toutes les... enfin, je ne suis pas une sang-pure déjà. Non pas que tous les sang-purs soient forcément coincés et tout ça, ajouta-t-elle d'un ton précipité, à voix basse.

- Disons qu'on s'ennuie assez vite avec les sang-pures qui sont très attachés à leur... statut, sourit-il.

Morgane lui rendit son sourire avant de remarquer que la nourriture était apparue sur le buffet, elle s'apprêtât à lui proposer d'aller manger quelque chose puis se reprit, se rappellent que Regulus lui avait répéter un bon nombre de fois que sa relation avec la nourriture n'était pas "classe". D'ailleurs, elle n'avait toujours pas vu Regulus. Elle avait eu l'impression d'apercevoir Mrs Black, mais très brièvement et son attention avait ensuite été accaparée par Fergus. C'était peut-être mieux qu'elle ne le voit pas, même si par curiosité elle devait bien admettre qu'elle avait envie de voir à quoi il ressemblait dans son environnement. Mais elle savait déjà qu'il serait trop beau pour que ça soit juste, et pour qu'elle puisse réfléchir comme quelqu'un ayant toutes ses facultés.

- Au risque de passer pour un goinfre, cela vous gênerait-il si nous allions plus près du buffet ?

- Oh ! Et bien ... J'imagine que je peux faire un effort pour y aller, oui ! Déclara la jeune femme, d'un ton indifférent, intérieurement ravie.

Ils discutèrent durant encore de longues minutes, se goinfrant de mignardises et d'autres mets plus délicieux les uns que les autres. Fergus était drôle, sans prise de tête. D'une certain manière, il lui rappelait un peu Fabian. Sauf que McLaggen avait une légère prétention, propre à la majorité des sang-purs. Il lui parlait actuellement de Dumbledore avec qui il avait eu l'occasion de travailler au ministère lors de sa formation en justice magique, qu'il avait aujourd'hui finie, -bien qu'il ne travaille pas, n'en ayant pas "le besoin"- puisque le directeur de Poudlard était également le président du Magenmagot.

- C'est un bon directeur, mais il est très occupé et les élèves de Poudlard n'ont pas vraiment l'occasion de le voir régulièrement, disait à ce moment Fergus.

- Vous trouvez ? Il a pourtant eu le temps de venir à mon anniversaire ! Ahlala, son costume de Jules César était top !

- Vous plaisantez ?

- C'est quelque chose que je fais souvent oui, mais pour le coup, c'est du véridique ! J'ai des photos d'ailleurs, sourit la petite blonde.

- Et bien... Je suis impressionné pour le coup, vous m'en bouchez un coin!

- J'ai pleins d'anecdotes comme ça, se vanta Morgane en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, vous pensiez être le seul à connaitre des personnes assez importantes et/ou célèbres au sein de la communauté des sorciers? Demanda-t-elle sur le ton de la moquerie.

- J'avais peut-être espéré vous impressionner avec mes relations, mais apparemment c'est peine perdue, sourit-il.

- Oh vraiment? Demanda la jeune femme en arquant un sourcil.

- Oui, pour être honnête, ça me soulage un peu que vous ne soyez pas en train de boire mes paroles, même si je suis un poil vexé.

- Pas l'habitude hein? Ricana Morgane, se rappelant comme Regulus avait du mal à encaisser les moqueries qu'elle lui balançait à la figures -non pas qu'il les prenait toutes bien à présent, mais ça l'amusait plus que ça le vexait maintenant-.

- Non, c'est vrai, sourit-il. Mais mon orgueil de mâle saura s'en remettre. Pour être complètement sincère avec vous, je préfère ma place avec votre charmante compagnie que celle du pauvre bougre qu'il y a là-bas, entouré de filles qui boivent toutes ses paroles -encore qu'il doit pas en dire beaucoup- et qui le regarde comme le plat de résistance, ce que je comprends aisément vu la situation, lui dit-il en lui faisant signe de venir vers lui pour qu'elle puisse voir de qui il parlait.

Malheureusement pour elle, Morgane ne devinait que trop bien de qui il était question et un simple coup d'œil lui suffit pour voir six jeunes femmes, toutes plus belles les unes que les autres, agglutinée autour d'un Regulus au regard blasé. S'était-il senti observé ? Toujours est-il qu'il leva les yeux vers elle, avant de les écarquiller de surprise le temps de quelques secondes, pour reprendre immédiatement un visage impassible lorsque l'une des jeunes femmes, une petite -bon Morgane n'était pas objective- sang-pure aux cheveux châtains clairs, des yeux de biche bleus et au visage de poupée, l'interpella en souriant doucement.

- Entre nous, continua Fergus sans voir les lèvres pincées de la petite blonde à côté de lui, celle que je plains le plus, c'est Léonide, dit-il en montrant discrètement la belle et froide sang-pur un peu plus loin dans la salle, qui semblait affreusement gênée au côté d'un blond maigrichon, qui aux yeux de Morgane n'égalait en rien Regulus.

- Hein? Mais enfin... Commença Morgane avant de se rappeler qu'elle n'était pas vraiment censée connaitre les histoires de fesses des sang-purs. Pourquoi donc?

- Et bien... Commença Fergus qui semblait réfléchir à la meilleure manière d'expliquer la situation à sa partenaire pour la soirée. Disons qu'il n'y a pas beaucoup de raisons pour lesquelles Regulus Black aurait pu vouloir et surtout pouvoir rompre ses fiançailles avec elle, il a donc été assez aisé pour tout le monde de deviner pourquoi il n'est plus question de les unir par le mariage... Alors même si elle peut être avec celui dont elle semble s'être éprise, elle doit faire face à de nombreux quolibets à son propos. Et sa famille souffre de cela également.

- Je vois... souffla Morgane qui se sentit légèrement mal pour Léonide.

Après tout, même si elles ne pouvaient pas se voir, elle pouvait comprendre que celle-ci veuille passer ses jours avec quelqu'un qu'elle aimait plutôt qu'avec quelqu'un pour qui elle ne ressentait pas la moindre attraction. Même si elle voyait mal comment elle ne pouvait pas être attirée par Regulus, mais soit. Léonide était bizarre de toute évidence. C'était un truc de famille.

- Si les sang-purs cessaient leur manie des mariages arrangés, ce genre de situation n'arriverait pas, soupira Morgane. Enfin, je veux dire ...

- Je suis d'accord, coupa Fergus en souriant, amusé. A vrai dire, si vous vous promenez dans la salle, vous entendrez certainement des choses pas plus jolies à mon propos.

- Vous aussi vous vous êtes tapé Léonide ? Demanda crument la petite blonde avant de rougir.

Il éclata de rire.

- Pas mon genre, trop frigide. Mais je suis ... comme disent-ils déjà ... un libertin, pour les plus polis. Un dépravé pour la plupart.

- Et ça ne vous gêne pas qu'ils commèrent tous dans votre dos ?

- Non, très chère Morgane. Je les plains. Parce que leurs vies doivent être d'un ennui profond s'ils n'ont rien de mieux à faire que disserter sur la mienne. Vous ne pensez pas ?

- Je pense que vous avez bien raison ! Acquiesça Morgane. Et je pense aussi que ce vouvoiement me soûle et que je vais arrêter mes efforts pour ne pas être ... inconvenante !

- C'est une bonne idée ! Alors dis-moi ... Maintenant que nous sommes plus intime, tous les deux, lança-t-il dans un clin d'œil avant de se pencher vers son oreille, tu le connais d'où, Black ?

Morgane sentit sa gorge se serrer désagréablement et écarquilla les yeux de surprise.

- Voyons, c'est évident que vous vous connaissez tous les deux, il avait l'air extrêmement déstabilisé de te voir ici, c'est assez rare de le voir arborer une autre expression que "je-suis-Regulus-Black".

La blonde eut un petit rire étouffé et se décida à répondre:

- Je sortais avec son frère à Poudlard et dans une tentative vaine pour savoir pourquoi ils se détestaient autant je l'ai peut-être un peu harcelé. Ensuite son père a été un de mes patients jusqu'à ce qu'il ne décède. Et qui plus est c'est un client et ami de ma soeur.

Elle avait dit tout cela en observant Regulus et ses groupies. Celle aux cheveux châtains et aux yeux de biches semblait très insistante et tentait d'accaparer toute son attention, ce qui avait l'air d'agacer les autres filles. Morgane sentit son coeur se serrer dans sa poitrine lorsqu'il posa ses yeux sur celle-ci et l'écouta lui dire quelque chose avec un entrain modéré. Morgane n'allait pas mentir, cette fille était très belle, comme toutes celles qui étaient autour de lui. La blonde fronça les sourcils et se gifla intérieurement, est-ce que c'était de la jalousie? Non. Elle n'avait aucune raison d'être jalouse de ces filles, et elle n'en avait pas le droit. Pourtant ça la dérangeait. Elle n'allait pas se mentir, elle avait bien envie d'aller vers eux pour dire à ses filles de dégager. Mais ils avaient toujours été clairs, Regulus et elle. Pas d'exclusivité, pas de relation de couples, d'attachements qui pourraient mettre un tas de problème entre eux. Alors pourquoi son ventre lui faisait mal en voyant cette jeune fille obtenir un sourire -sincère, Morgane savait le reconnaître- de Regulus ? Elle tourna les yeux vers Léonide, laquelle avait la bouche crispée et ne pouvait s'empêcher de regarder dans la même direction que la blonde. La jeune Rosier avait elle aussi passé assez de temps avec le mangemort pour savoir reconnaître certaines de ses expressions.

- Et vous couchez ensemble depuis combien de temps ? Lança l'homme à côté d'elle, la faisant recracher le champagne qu'elle avait dans la bouche sur le visage de l'intéressé, qui ouvrit de grand yeux, surpris par la douche, avant d'éclater de rire et de sortir sa baguette pour nettoyer les dégâts pendant que Morgane rougissait de honte, bafouillant des excuses à toute vitesse.

- Pardon, mais ce que tu dis est tellement insensé que ...

- Oh je t'en prie, pas de ça avec moi ! Je sais reconnaître le regard d'un homme sur une femme. Et même s'il est plutôt discret, vu le nombre de regards que j'ai surpris, il est grillé. Alors soit tu le connais intimement, soit il a très envie de te connaître plus ... déshabillée.

- Et qu'est-ce qui te dit que c'est moi qu'il regarde, hum ? J'ai entendu plusieurs rumeurs comme quoi Regulus serait attiré par les hommes.

La jeune fille s'empêcha de pouffer de rire en disant ça, bien que difficilement. Elle était néanmoins consciente que si Fergus répandait la rumeur par sa faute, Regulus allait littéralement la tuer.

-Très sincèrement, je ne serais pas contre, mais Regulus Black est tout sauf gay, donc c'est toi qu'il regarde, contra le jeune homme en affichant un sourire.

Morgane fixa un instant son interlocuteur, notant avec admiration qu'il venait de lui avouer sa bisexualité sans aucun problème, se demandant si elle continuait à mentir ou si elle avouait qu'en effet, elle et Regulus couchaient ensemble depuis trois mois maintenant.

- Alors? J'attends une réponse et si je n'en ai pas, ça signifie clairement que vous êtes...

- Stop, stop, grogna la blonde en balayant la phrase de la main.

- Ah il nous a de nouveau regardé, l'informa Fergus. Soit il a très très envie de s'arranger pour que vous vous trouviez un coin sombre, soit... vous vous trouvez souvent des coins sombres!

- Par Merlin! Tu es... J'ai besoin de te rappeler que je ne suis pas une sang-pure? Demanda-t-elle, pensant que ça suffirait pour qu'il lui lâche la grappe.

- Morgane, soupira Fergus. Tu t'enfonces.

- Okay... Ça fait trois mois, grommela-t-elle, agacée d'être aussi transparente.

- Et bien, il cache bien son jeu, ce petit ... Et ... J'imagine qu'un nouveau partenaire ne vous intéresse pas ?

- Fergus ! S'exclama Morgane, le visage entièrement rouge.

- Ça va, ça va ! Rit-il. Je plaisantais ... Ou peut-être pas.

- Bon sang, c'est affreusement gênant, marmonna-t-elle. Merlin, ma propre sœur n'est pas au courant ! Tu ne dois rien dire, tu entends ?! A personne !

- Mais oui, Morgane, calme-toi, tu vas finir par attirer l'attention.

Il se mit à rire, passant une main dans ses cheveux alors qu'il secouait la tête, hilare.

- Quoi ?

- Je trouve la situation franchement cocasse. Emmeline qui essaie de nous caser ensemble, toi qui t'envoie en l'air avec lui ... D'ailleurs, j'imagine que c'est un lien de cause à effet. Il t'aime ?

- Ah non, là tu vas trop loin ! Ce n'est que du sexe, d'accord ? Rien d'autre.

- Vraiment ?

- Oui ! Affirma la jeune femme avec une détermination qu'elle était loin d'avoir dans sa tête.

- On vérifie ? Demanda Fergus avant de se pencher sur les lèvres de la jeune sorcière, qui ne résista pas, surprise.

Lorsque Fergus se recula, un sourire mutin aux lèvres, Morgane était rouge pivoine et balbutia:

- Mais.. maieuh...enfiiiiin Ferguuus!

- Il n'a pas l'air très content, lui confia-t-il en se penchant vers son oreille, replaçant une mèche de cheveux derrière celle-ci. Mais il le cache assez bien, c'est Regulus Black après tout.

- N'importe quoi, grogna la blonde en lui tirant la langue, les bras croisés sur sa poitrine.

La baiser du jeune homme n'avait pas été désagréable, loin de là, mais elle n'avait pas vraiment ressentit quelque chose de fort lorsque leurs lèvres s'étaient touchés -la surprise mise à part-. Cela n'avait strictement rien à voir avec les baisers qu'elle pouvait échanger avec Regulus... Cette observation lui retourna l'estomac. Qu'il y ait une différence était normal, elle pouvait le concevoir, mais là, c'était... ce n'était même pas comparable. Non pas que Fergus embrasse mal ou quoique ce soit mais... Elle n'avait même pas envie qu'un autre homme l'embrasse...

- Tu es passé du rouge au blanc à une vitesse impressionnante et j'ai un peu peur que tu me vomisses dessus pour être franc... Entendit-elle, ce qui la ramena à la réalité.

- Désolé, c'est rien, sourit-elle, reprenant contenance.

- A d'autres ! Raconte à tonton Fergus ce qui ne va pas ! Sauf si c'est pour me dire j'ai mauvaise haleine ou que mon baiser t'a écœuré, parce que je te croirais pas ...

Elle eut un petit rire.

- J'ai l'impression que tu es dans la merde, ma petite chérie, lui dit-il avec une affection étonnante dans la voix.

- Quoi ?

- Et bien, loin de moi l'idée de me vanter, je le fais souvent mais là n'est pas la question, bref. Ce que je voulais dire, c'est que j'embrasse comme un dieu ...

- Je crois que ta mère a oublié de t'apprendre la modestie, coupa Morgane.

- Possible oui, mais ne m'interromps pas, veux-tu ... Qu'est-ce que je disais ?

- Que tu embrasses comme un dieu ...

- Ah oui ! Donc, je vais oublié ta pitoyable performance, que nous mettrons sur le coup de la surprise, pour s'intéresser au fait que si tu n'as pas apprécié mes baisers à moi, alors soit tu es lesbienne, ce que je ne critiquerais pas, je trouve les deux sexes tout aussi intéressants l'un que l'autre, soit tu es drôlement entichée à ta petite étoile, expliqua-t-il en souriant.

- Tu dis n'importe quoi ... C'est juste ... Enfin ...

- Cherche pas, j'ai toujours raison. Enfin, du coup, laisse tomber la proposition d'un truc à trois, c'est pas marrant s'il y a que lui qui ...

- Fergus, s'il te plait ! Coupa Morgane. Je sais pas si tu te rends seulement compte du gênant que c'est d'avoir une conversation pareille avec un homme que je ne connais que depuis ... une heure ?

- Tu trouves ça gênant ? S'étonna le jeune homme.

- Pas toi ?

- Non. Enfin, j'imagine qu'il y aurait des raisons d'être gêné, mais j'sais pas ... C'est naturel, ça coule de source entre nous, non ?

- De quoi?

- On est un peu pareil non? Et regarde, on s'entend déjà très bien, alors malheureusement il ne peut pas y avoir quoique ce soit entre nous parce que j'arrive trop tard, tant pis, je m'en remettrais, hop, je m'en suis remis! Mais du coup nous pouvons être de bons amis non? Proposa-t-il en posant ses mains sur les épaules de la jeune femme.

- Oui, bien sûr... Sourit-elle.

- Parfait, donc, que comptes-tu faire?

- Et bien, on pourra se revoir si tu veux qu'on soit amis... Commença la blonde en inclinant la tête sur la côté tout en réfléchissant.

- Je ne parle pas de nous, mais de toi et du célibataire le plus populaire du Londres sorcier, l'interrompit-il en levant les yeux au ciel. Tu vas admettre avoir des sentiments pour lui? Ça te fera moins de mal.

- Fergus... Soupira Morgane en baissant les yeux. Je ne peux pas avoir de sentiments ou ressentir quoique ce soit pour lui, dit-elle d'un ton las. Ça serait douloureux et ridicule.

- Je ne saisis pas en quoi ça serait ridicule que deux personnes qui s'attirent mutuellement finissent par tomber amoureux ...

Morgane se mordit la lèvre, rougissante.

- Si tu le veux bien, je préfèrerais que nous ayons cette conversation lorsqu'il y aura moins de monde à pouvoir nous entendre ...

- Bien, nous en discuterons devant un thé ou quelque chose de plus fort ... M'est avis que j'aurais bien besoin d'une bouteille ou deux pour te faire cracher ce qu'il y a dans cette petite tête, dit-il en posant sa main sur le haut du crâne de la jeune femme, avant de secouer ses cheveux.

- Hey ! S'outra-t-elle alors, avant d'apercevoir un visage connu -et oh combien désagréable- dans la foule.

Morgane croisa le regard noir de la future belle-mère de Kathleen et fût surprise qu'elle ne vienne pas la saluer, ce n'était pas très poli de sa part. Elle remarqua ensuite la présence d'une jeune femme à ses côté et déduisit immédiatement qu'il s'agissait de l'ex petite amie mannequin de Gigi.

- Tu connais Mrs Prewett? S'étonna Fergus en suivant son regard.

- Moui, ma soeur est fiancé avec son fils ainé, Gideon, répondit-elle alors que les deux femmes disparaissaient de son champ de vision.

- Tu connais tout le monde ma parole, siffla le jeune homme, admiratif. Enfin j'imagine que tu ne t'envoies pas en l'air avec Fabian?

- Que-Non, bien sûr que non, je suis amie avec! S'outra Morgane en lui donnant un coup sur le bras.

- Surtout parce que tu ne peux pas, puisque tu es éprise d'un autre... Commença Fergus avant que la blonde ne l'interrompe.

- Je croyais qu'on venait de se mettre d'accord pour ne pas parler de ça ici! Fit-elle, la mâchoire serrée.

- Oui oui, ricana Fergus, amusé. Et donc, pourquoi n'est-ce pas ta sœur qui se tient auprès de Mrs Prewett au lieu de l'ancienne et oh combien ravissante petite amie de Gideon ?

- Tu connais Aislinn ? S'étonna Morgane.

- Tout le monde se connaît ou presque dans cette salle, si ce n'est de vue au moins de nom. Mais le couple du grand auror Gideon Prewett et de la mannequin la plus en vogue de Sorcière Hebdo avait fait du bruit, à l'époque ...

- J'ignorais que Gigi avait une telle renommée ! S'exclama Morgane avec une sincère surprise.

Elle savait qu'il était bon, costaud et tout ça, mais à ce point ?

- Moi je m'y connais pas trop, dans tout ça ... Confia Fergus. Mais il me semble que Maugrey, son instructeur, disait de lui qu'il était le meilleur de sa génération ... Dis-moi, tu n'aurais pas une autre sœur ? Questionna-t-il en changeant de sujet.

- Euh ... non. Pourquoi ?

- Parce qu'elle doit être drôlement jolie pour que Prewett soit passé de Falwey à elle et comme tu es pas mal dans ton genre mais malheureusement indisponible, j'espérais avoir une dernière chance, plaisanta Fergus en faisant une moue dramatique.

Morgane balança la tête en arrière et rit, gardant néanmoins son rire à un volume assez discret pour ne pas attirer l'attention.

- Si t'es encore libre dans quelques mois je suis sûre que je serais entièrement disponible à ce moment là, plaisanta Morgane en essayant de cacher l'acidité dans sa voix.

- Pourquoi donc?

- Parce que Mrs Black ne devrait pas trop trop tarder à trouver une nouvelle fiancée pour son fiston, tu ne crois pas? Expliqua la blonde avec un sourire forcé.

- Elle le laisse respirer pour l'instant, mais oui, cela me semble inévitable en effet. Après qui sait, peut-être va-t-il se rebeller, comme son grand frère?

- La blague! Lança Morgane en plissant les yeux. On parle de la même personne là? Même si il en avait envie, il ne le ferait pas, il ne peut pas laisser sa mère dans l'embarras et il tient trop à son nom de famille pour ça.

- Ne sous-estime jamais ce qu'un homme est prêt à faire pour une femme, Morgane. Tu pourrais bien être surprise ... Certains renient leurs familles, d'autres deviennent doux comme des agneaux, d'autres encore se trouvent des forces insoupçonnées ...

Morgane le regarda d'un air curieux.

- On dirait presque que tu sais de quoi tu parles ...

- J'ai vu de nombreuses personnes changer par amour.

- Pas toi ?

- Moi ? Je cherche encore la personne pour qui je ferais pareils sacrifices ... Je pense que c'est comme ça que tu sais que tu aimes quelqu'un. Quand son absence est insoutenable ... qu'il ou elle te manque au point de ne plus avoir aucun goût pour rien. Quand tu comprends que tu serais prêt à abandonner tout ceux qui te sont chers, pourvu que ça soit pour cette personne ...

Morgane tourna la tête et croisa le regard gris de Regulus. Et soudain, elle eut l'impression de déchanter. Combien de fois s'était-elle retournée dans son lit, tâtant désespérément la place vide à côté d'elle, lorsqu'ils s'étaient disputés, la dernière fois ? Combien de fois avait-elle nié qu'il lui manquait ? Combien de fois s'était-elle dit, ces derniers temps, qu'elle ne pourrait jamais laisser partir Regulus seul dans cette grotte ? Quitte à tout perdre ? Même la vie ?

Je suis foutue, réalisa-t-elle, horrifiée.


Kathleen s'étira et sortit paresseusement du lit, cherchant grâce au fin rayon de soleil qui passait à travers le volet de la chaumière aux coquillages un vêtement quelconque à se mettre sur le dos. Elle avisa la chemise de Gideon au sol et l'enfila tout en secouant sa tignasse en désordre, avant de se diriger vers le salon, où son fiancé avait préparé un feu dans l'âtre de la cheminée. La journée allait être belle, mais le mois de mars était encore frais.

- Bien dormi? Demanda-t-il lorsqu'il entendit le parquet craquer sous les pieds de sa fiancée.

- Très bien merci, et toi? Demanda-t-elle en allant se lover sur le canapé.

- Pareil, répondit-il en la rejoignant.

Kathleen soupira de contentement lorsqu'il passa ses bras autour d'elle et quelques minutes passèrent en silence avant qu'un sentiment de malaise ne s'installe au creux de son estomac, sentiment qui lui était devenu presque familier ces derniers jours. Elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à sa dernière vision, celle de...sa mort. Elle s'en rappelait dans les moindre détails et cela la hantait. Elle ne pouvait pas rester sans rien faire et si elle avait eu cette vision c'était que tous les entrainements qu'elle suivait ne suffisaient pas, alors elle avait pris une décision, la seule qui lui paraissait logique.

- Gideon, je voudrais que tu m'entraines au combat.

Elle le sentit se redresser un peu contre elle et leva le visage vers lui pour le voir froncer les sourcils.

- Les entrainements avec l'Ordre ne te suffisent pas? Demanda-t-il, ne comprenant pas sa requête.

- Il n'y en a pas assez, et j'ai l'impression qu'on ne me pousse pas assez dans mes retranchements, qu'on me sous-estime ou qu'on me protège, surement à cause de l'incident du nouvel an. Je veux m'entrainer en plus avec toi et que tu me traites comme tu traiterais un des stagiaires que vous avez en formation chez les Aurors par exemple, dit-elle d'un ton déterminé.

- C'est déjà ce que nous avons fait tous les deux, avant ... avant le nouvel an, répondit Gideon, ne comprenant pas l'insistance soudaine et l'humeur morose de sa fiancée depuis quelques jours.

Il avait mis cela sur le stress d'organiser le mariage et de la pression évidente que lui mettait sa mère sur le dos, mais il y avait, semble-t-il, autre chose qui la troublait.

- Les événements ... ont justement démontrés que cela ne suffisait pas. Gideon ... Tu es un excellent auror et combattant, dit-elle en prenant ses mains dans les siennes. Et je ne suis pas idiote, j'ai eu l'occasion de constater ton niveau en situation ... réelle. Cela n'a rien à voir avec nos séances d'entrainements.

- Je ne voulais pas te faire du mal, avoua-t-il. Tu es une sorcière douée, tu es bien plus puissante que tu ne le penses, je l'ai constaté. J'ai pensé que cela suffirait ...

- Non, ça ne suffit pas Gideon. Je vais mourir si tu ne m'aides pas ...

- Quoi ?

- Il faut se rendre à l'évidence, j'ai peut-être progressé mais les combats ne cesseront pas. Je DOIS être prête. Parce que je refuse que quoique ce soit nous sépare, tu entends ? Alors tu vas devoir faire un effort, Gideon. Il va falloir que tu fasses fis des blessures, du sang, de la douleur ... jusqu'à ce que je sois prête à les endurer et à les éviter.

Gideon pinça les lèvres et resta silencieux un instant avant de soupirer.

- Très bien, je t'aiderais à t'entrainer, céda-t-il.

- Sans retenir tes attaques?

- Sans retenir mes attaques, acquiesça son fiancé, crispé.

- Parfait! S'exclama Kathleen ravie. Allez, détend-toi, je te promets que tu ne me tueras pas!

- Je vois que tu as pleins de pensées morbides en ce moment, c'est l'idée de m'épouser qui te fait cet effet? Plaisanta l'auror.

- Hum, possible, peut-être que mon inconscient veut me faire passer un message, ricana Kathleen avant de déposer un baiser sur ses lèvres et se lever, sa main dans la sienne. Qu'est-ce que tu penses d'un pique-nique sur la plage ce midi?! Proposa-t-elle en souriant.

- Je pense que c'est une très bonne idée! Répondit Gideon en lui rendant son sourire avant de se lever à son tour et la suivre pour aller se préparer pour la journée.


Hop! Chapitre 32 bouclé! :D

Je ne vous dit pas ce qu'il y a dans le prochain, je vous laisse, en fonction de ce que vous avez pu lire ici, faire vos petites suppositions ;)

A la prochaine!

PS: Si jamais vous voulez, vous pouvez participer au forum de Celles qui, auquel vous pouvez accéder via le lien des réponses aux reviews anonymes par exemple (il faut retirer les parenthèses et les espaces, je sais que vous n'êtes pas stupides mais... je précises quand même)


Morgane cligna des yeux, perdue, et soupira bruyamment lorsqu'elle reconnu le couloir du style "salle d'attente de vieux docteur", elle avait réussi à passer entre les mailles du filet quelques fois, mais il semblerait qu'elle était de retour. Pire encore, elle reconnu la touffe de cheveux -d'accord, elle aussi avait une bonne masse de cheveux, mais elle essayait de les coiffer... parfois- noire de Bellatrix Lestrange, ce qui lui glaça immédiatement le sang. À côté d'elle se tenait Evan Rosier, droit et fier, ce qui réveilla en elle une forte envie de lancer une multitude de sorts avant de lui briser les mollets et le nez, pour finir par lui arracher les parties intimes avec une fourchette.

- La violence ne fonctionne pas ici, tout comme la magie, Morgane, fit une voix dans son dos.

La blonde se retourna brusquement et se retrouva nez à barbe avec Albus Dumbledore, surprise et soulagée.

- Mais elle a voulu me faire un deuxième nombril la dernière fois qu'on s'est vu, professeur ! Se plaignit Morgane avec une moue boudeuse, observant les deux mangemorts qui essayaient vainement de leur lancer des sortilèges. Hinhin, regardez-les ! Ils ne savent rien faire sans magie, ces deux imbéciles !

- Répètes un peu ce que tu viens de dire, la ... commença Rosier en faisant un pas vers elle, avant de s'arrêter et de blanchir considérablement.

La petite blonde fut surprise de voir que son regard chargé de haine n'était plus fixé sur elle, contrairement à Bellatrix, mais sur un point un peu plus loin derrière elle. Elle tourna la tête, se pencha pour observer qui arrivait derrière Dumbledore, et grimaça en voyant la démarche gracieuse d'Aislinn Fawley, qui discutait avec une Emmeline au visage froid. Les deux sorcières devaient sûrement se connaître de l'époque où la mannequin sortait avec Gideon, mais il était évident qu'Emmeline prenait le partie de Kathleen.

- C'est drôle, j'ai presque envie de faire une coalition avec Rosier, tout à coup ... marmonna la petite blonde.

- La violence entraîne la violence et n'est guère la solution, miss Kerrien.

- Ouais ouais, Maître Yoda, mais d'un autre côté, elle se souviendrait de rien après cette séance ! Je suis sûre qu'il doit y avoir un moyen que j'ai pas encore tester, songea Morgane en se frottant pensivement le menton.

- Morgane! La salua Emmeline, clairement soulagée de pouvoir détourner son attention de la mannequin aux jambes interminables qui semblait être un réel moulin à parole. Albus!

- Emmeline, fit Morgane en commençant par ignorer Aislinn, et euh... désolé je ne sais pas qui tu es, s'excusa-t-elle en offrant un regard penaud à la grande blonde vénitienne qui se tenait aux côtés de sa mère de substitution.

Celle-ci sembla franchement vexée que Morgane, qui à ses yeux devait avoir l'air d'une espèce de sans abris fan de musique moldue avec son jean troué et sa veste en cuir usée, ne sache pas qui elle avait en face d'elle, mais tenta avec difficulté de le cacher avant de se présenter.

- Cool, répliqua Morgane sans cacher son manque d'intérêt pour la profession de la mannequin.

Pour la petite blonde il n'y avait pas de métier qui valait mieux qu'un autre du moment où l'on aimait ce que l'on faisait, mais Aislinn était beaucoup trop imbue de sa personne pour qu'elle ai envie de s'intéresser à elle. Sans parler du fait qu'elle était l'ex de Gideon et que la mère de ce dernier se servait d'elle pour faire du mal Kat-chou.

- Je crois que vous devez connaître l'abruti là-bas qui essaie de trouver un truc pointu pour nous tuer -il peut toujours essayer, ce con, j'ai déjà cherché- vu le regard qu'il vous a lancé en arrivant ! Vous devriez peut-être aller le voir, non ?

Aislinn sembla perdre quelques couleurs lorsque son regard se posa sur Evan.

- Ce ... ce n'est qu'une simple connaissance ... J'aime mieux rester avec Emmeline, ça fait si longtemps que je ne l'ai pas vu ! Il faudra que Mrs Prewett refasse un repas, comme au bon vieux temps, ça serait si bien de tous nous revoir ! S'exclama-t-elle avec un entrain factice.

- Je doute que Gideon et Kathleen trouvent le temps pour un repas, avec le mariage à organiser, tout ça. Nous sommes en guerre, Kathleen-chérie a déjà du mal à trouver du temps avec lui, on ne peut pas leur demander ça, répondit Emmeline avec un sourire poli.

La blonde vénitienne grimaça quelque peu, en entendant l'affection dans la voix d'Emmeline pour celle qui semblait lui avoir "prit sa place". Elle serra inconsciemment son poing alors qu'une voix se mit à retentir dans le couloir :

- Bellatrix Lestrange, lâche-donc ce cadre, tu n'arriveras à rien avec ça. Et tu es priée d'entrer dans la pièce !

Morgane, Dumbledore, Aislinn et Emmeline s'écartèrent d'un même mouvement pour laisser passer une Bellatrix furibonde qui se dirigeait vers la porte. Celle-ci jeta un regard noir à Morgane qui déglutit, mais trouva quand même la force de lui offrit un bras d'honneur, parce que... juste parce que.

- Saloperie de minuscule sang de bourbe! Jura la mangemort en écrasant ses poings sur la table, une fois entrée dans la pièce. J'aurais sa peau!

- Pas aujourd'hui, ça c'est sûr, lança la voix, la narguant légèrement.

Est-ce que ton cher mari sait que tu as un gros crush (pour ton cerveau de sang-pur arriérée, ça veut dire que tu es amoureuse) de ton cher Maître adoré, j'ai nommé Voldemort? Si oui du coup il est pas un peu dégoûté de se faire éclipser par Face-de-Serpent?

- Je n'accepterais pas de me faire insulter de la sorte par un cahier! S'insurgea-t-elle. En frappant à nouveau sur la table, jetant le carnet de l'autre côté de la pièce avant qu'il ne réapparaisse devant elle immédiatement, la faisant pousser un cri de rage.

- Ce ne sont que de simples boutades, vous êtes si faciles à vexer vous les sang-purs, comme vous dites, soupira la voix, déjà fatigué.

- Le Maitre est sans nul doute, beaucoup plus attirant que mon époux... Murmura Bellatrix, le dos appuyer contre le fauteuil, un air boudeur sur le visage, mais je ne le cris pas sur les toits, je pense être assez discrète. Je me contente de lui promettre d'être toujours à ses côtés. C'est tout.

- C'est vrai que c'est discret, approuva ironiquement la voix avant que Bellatrix ne parte, un peu calmée, probablement grâce à l'évocation de son admiration pour le seigneur des ténèbres.

- Et puis, peu importe, que ça soit discret ou pas ?! Siffla-t-elle. Je suis sa plus proche partisane, lorsqu'il gouvernera ce monde -et il le fera- je serais alors son bras droit et alors ... Mais il faut d'abord que je discrédite Evan, souffla-t-elle sombrement avec une lueur folle dans les yeux. Le Maître a trop confiance en lui et sa sœur a failli mettre la honte sur la famille Black ! MA FAMILLE!

- C'est cela, je te laisse conspirer toute seule, envoie-moi plutôt celui que tu cherches à faire tomber !

Elle laissa la place alors à Rosier, qui lança un regard glacial vers son ex-petite-amie, alors que Morgane ricanait en entendant Bellatrix marmonner des trucs dans sa barbe inexistante.

- Ca y est, la Voix a réussi à nous la rendre encore plus maboule qu'elle ne l'était déjà !

- Morgane ! S'outra Emmeline. Fais attention à ce que tu dis !

- Oui, oui ...

En se penchant sur le carnet, se demandant bien ce qui avait allumé la lueur de folie dans les yeux de sa camarade, Evan déglutit.

Tu trouves pas ça con de vouloir tuer Kathleen pour une simple histoire d'amour qui a mal tournée? Je croyais les sang purs plus distingués que cela.

- Je ... Je ne sais pas comment vous avez entendu parler de ... ça ... Mais non, je ne crois pas que ça soit con. Vous n'avez pas la moindre idée de la douleur et de la colère que j'ai accumulé, en voyant ce rouquin se pavaner devant moi comme si le monde était à ses pieds ! Il pense m'être supérieur, cet idiot ! Mais il va comprendre, bientôt, très bientôt ... ce qu'est la douleur. Et on verra alors qui est le plus grand sorcier de nous deux ...

- A t'entendre, on dirait presque que tu n'en as rien à foutre, de la miss Fawley !

- Cette misérable garce ne reste en vie que grâce à son sang-pur, nous sommes trop peu pour qu'on se permet de gâcher notre sang. Mais je compte bien m'assurer qu'elle paye un jour pour ce qu'elle m'a fait, elle aussi ...

- D'un côté il y en a un qui veux tuer tout le monde, et puis de l'autre il y a celui est amoureux d'une née-moldue mais qui aime trop sa maman pour partir avec la née moldue, sans parler de la folle qui veut discréditer son pote... marmonna la Voix.

- QUI? UNE SANG DE BOURBE! HONTE SUR LUI! HONTE SUR SA FAMILLE! HONTE SUR SA VACHE! Hurla Evan en se levant si rapidement qu'il fit tomber la chaise.

- T'as vu Mulan?

- Hein?

- Non rien, sors, ordonna la voix, la porte s'ouvrant par magie brusquement alors que Evan continuait à demander qui était amoureux d'une sang de bourbe.

- Il va se calmer Porcinet? S'exclama Morgane en regardant Evan sortir de la pièce, tiré par une force invisible. Il crie comme un animal qu'on égorge. Tu m'étonnes que je suis végétarienne.

- Morgane, peut-être faudrait-il que tu cesses d'insulter les mangemorts, c'est juste une idée comme ça, proposa Emmeline avant d'entendre la voix prononcer son prénom et nom dans l'interphone. Ah, c'est à mon tour il semblerait.

- Bon courage, vous allez surement avoir une question d'amoooour! Les gens qui posent les questions sont de vrais romantiques!

- Ou peut-être sont-ils tout simplement curieux? Proposa Dumbledore avec un sourire.

- Les deux, trancha Emmeline avant de partir vers la porte.

Que pensez-vous de Morgane et Regulus ? Cela vous gêne-t-il qu'ils aient une "relation" ?

- Et bien, vous êtes effectivement de grands romantiques, semble-t-il, même si ça ne me concerne pas personnellement, sourit Emmeline. Je pense que Morgane et Regulus sont deux jeunes gens charmants, qui dans un monde parallèle où la pureté du sang et la famille n'aurait pas d'importance, auraient été parfait l'un pour l'autre. Mais les choses sont comme elles sont, ajouta-t-elle tristement. Je ne suis pas "gênée" qu'ils aient une relation, mais cela m'inquiète et me préoccupe. Je ... je n'ai pas eu la chance d'avoir des enfants et j'aime Morgane et Kathleen comme si elles étaient mes filles. Je ferais n'importe quoi pour qu'elles soient heureuses ! S'enflamma la belle sang-pure. Mais je ne prendrais pas le risque de perdre l'une d'entre elles. C'est pourquoi je préférerais que Morgane trouve un autre garçon qui ne la mettrait pas en danger. Cette petite se met déjà dans des situations pas possibles toute seule, alors !

- Je crois que c'est mon OTP, avoua la Voix d'un ton pensif.

- Pardon? Fit Emmeline, ne comprenant pas.

- Une relation impossible entre homme et une femme de deux mondes différents, littéralement, que tout oppose! C'est romantique, et il cache bien son jeu, mais peut être aussi agaçant qu'elle.

- Je constate que vous êtes, vous aussi, très romantique, mais je vais laisser ma place à la personne suivante, parce que vous m'inquiétez un peu... lança la sorcière en se levant lentement, quittant ensuite la pièce.

- C'est au Minimoy hyperactif, fit la voix avant qu'elle ne quitte la pièce.

- Morgane, il semblerait que ce soit à ton tour, annonça-t-elle lorsqu'elle rejoignit la jeune femme qui était en train de fixer avec insistance les chaussures à talons d'Aislinn.

- Elle fait déjà trente kilomètres de haut, pourquoi mettre des talons de cinquante centimètres hein? Grommela la petite sorcière, clairement jalouse.

- Un jour tu grandiras! Cria Bellatrix de l'autre côté du couloir alors qu'elle entrait dans la pièce.

- Biatchrix! Grogna Morgane en s'asseyant à la table avant de baisser les yeux sur le carnet:

Quand vas-tu avouer à Regulus que tu l'aimes (et à toi-même par la même occasion)?

Morgane sentit son visage et ses oreilles bruler et son coeur tambouriner dans sa poitrine:

- Ouais bah... déjà aimer c'est un bien grand mot, commença-t-elle en frottant ses mains qui étaient devenues moites contre son jean, et ensuite... je vais rien lui dire hein, pas envie de créer inutilement des problèmes.

- Haha ! On dirait que Fergus a réussi là où nous avons tous échoué depuis des mois !

- C'est à dire ? S'enquit Morgane, surprise.

- Te faire admettre à toi-même tes sentiments pour lui.

Morgane piqua un fard monstrueux, joua avec ses mains, marmonna un tas de trucs inintelligibles avant de conclure par un :

- Ouais bah maintenant c'est fait, donc foutez-moi la paix ! S'écria-t-elle en quittant la pièce à toute vitesse.

Elle claqua la porte derrière elle violemment, attirant tous les regards sur elle et ses joues rouges.

- Hum, euh ... Kate Moss, c'est à toi ! Dit-elle en montrant la porte à la jolie sang-pure.

- C'est Aislinn Fawley, corrigea la concernée, outrée que cette petite idiote ait déjà oublié son nom.

- Ouais ouais, OSEF !

- Morgane, soupira Emmeline en levant les yeux au plafond.

Aislinn passa devant elle, et l'espace d'un instant, Morgane fut tenter de tester sa capacité à éviter un croche-pied avec des talons de plus de vingt-cinq centimètres. Le seul regard d'Emmeline la figea néanmoins sur place, alors que la mannequin disparaissait dans la pièce.

- Z'êtes pas drôle Emmeline !

Comment tu fais pour être mince (si tu me dis que c'est le talent et tout je te fais rapetisser jusqu'à 1m30 pour que t'arrêtes d'être mannequin)

- Et bien... Commença Aislinn, un peu surprise d'être ainsi menacée, je fais attention à ma ligne et je fais du sport, répondit-elle simplement. Et je ne bois jamais d'alcool.

- Jamais?... Jamais? Répéta la voix, choquée.

- Oui, je ne vois pas en quoi cela est si choquant, lança la mannequin en fronçant les sourcils.

- J'ai juste tellement l'habitude de Kerrien et sa clique d'amis mecs qui finissent sur une table en chantant des chansons paillardes...

- On peut très bien s'amuser sans alcool.

- Je sais, je sais, tout le monde le sait, maintenant question suivante, fit la voix, la faisant baisser les yeux sur le carnet.

Connaîtrais-tu Léonide Rosier? Parce que je pense que tu t'entendrais bien avec elle. A moins qu'elle ne t'ai choisi comme modèle quand tu fréquentais son psychopathe de frère...

- Léonide... Oui, elle est... assez sympathique si l'on est dans ses petits papiers je dirais.

- Laisses-moi deviner, tu n'es plus dans ses petits papiers.

- Plus vraiment non, je suis morte pour elle maintenant, répondit la grande blonde vénitienne en passant une main dans ses cheveux, le regard lointain.

- Nostalgique ?

- De l'époque où je sortais avec Evan ? Ricana Aislinn. Certainement pas ! Je suis désolée que Léonide est tournée de cette façon, mais ce n'est pas mon problème, pas plus que ce que fait Evan aujourd'hui.

- T'es quand même au courant qu'il veut tuer la fiancée de ton ex ?

- Non, je l'ignorais, répondit simplement la jolie sorcière.

- Ca a l'air de te bouleverser ...

- Je vous l'ai dit, ce n'est pas mon problème. Gideon ... Si Gideon tient à elle autant que tout le monde semble le croire, et bien il ferait mieux de la quitter. C'est le meilleur moyen de protéger sa vie ! Dit-elle avant de se lever pour sortir.

Ce fût au tout du professeur Dumbledore d'entrer dans la salle et de s'assoir devant le carnet:

Comment le corps enseignant et vous preniez les blagues des Maraudeurs? Quelles étaient vos réactions?

Le directeur de Poudlard eut un petit rire et remonta ses lunettes en demi-lune sur son nez aquilin avant de répondre:

- Et bien... cela dépend un peu de quel membre du corps enseignant nous parlons! Personnellement, la plus part de leur blague me faisaient rire et ponctuaient mes journées, c'était très divertissant! Minerva par contre... elle aurait probablement souhaité que je sois un peu moins laxiste avec eux et que je ferme moins les yeux sur leurs écarts de conduite, même si ils ont une liste de punition qui défient l'imaginable, je l'ai d'ailleurs conservée. Quand à Argus, n'en parlons même pas, il aurait voulu les enfermer dans une cage et les donner en offrande au calamar géant! Se souvint Dumbledore avec un air nostalgique sur le visage. En fait, même si beaucoup se plaignaient d'eux, c'est très vide depuis leur départ ... Et Minerva adore ces quatre garçons, même si elle le cache bien !

Il sortit en souriant, se remémorant les années scolaires des Maraudeurs et fut surpris de voir Aislinn assise, pied nus et les lèvres pincées de contrariété, puisque ses chaussures étaient dans les mains de Morgane qui s'amusait -semble-t-il - à faire du lancer de talons aiguilles sur les deux mangemorts.

- Finalement, certaines choses ne changent jamais, conclut-il.