Coucou tout le monde!
J'espère que ça va :)
Nous avons eu un petit imprévu prévu. Je m'explique, c'était prévu que Mila ne soit pas disponible ce week-end (elle vous dira peut-être pourquoi la prochaine fois) mais du coup on avait pensé pouvoir posté ce chapitre hier, mais imprévu donc finalement c'est moi (Rukie) qui m'en charge pour pas que vous attendiez lundi. Malheureusement comme c'était impossible de trouver un moment à la dernière minute (puisqu'on attend que toutes les reviews soient arrivées) pour écrire les bonus, il n'y en aura pas pour ce chapitre. Je vous invite à lire la partie la dessus à la fin du chapitre pour plus de renseignement.
Comme d'habitude, merci énormément pour les reviews, ça nous fait toujours plaisir. MomoTheDreamer, Ornithorinque, valentine2905, Alaiis, vastrid, Elenna-Hellenika, Juste Cllia, Amazaria, Vlad, Annabet Lovegood, EmmaUneLectrice , c'est gentil d'avoir pris le temps de commenter et pour ceux/celles qui n'ont pas de comptes, vous trouverez vos réponses ici (en enlevant les parenthèses, comme d'habitude):
(h)(t)(t)(p)(:)(/)(/)(cellesqui.)(forumactif.)(org/t106-reponses-aux-reviews-anonymes-du-chapitre-33-celle-qui-n-avait-meme-pas-love-actually#2075)
PS : Merci aussi à Rosevalyne (même si tu triches en donnant ta réaction sur le blog) ! D'ailleurs je ne peux que vous incitez à venir participer à ce dernier, ne serais-ce que pour voir les dessins illustrants la fiction (mais attention, on demande un minimum de participation !)
Bonne lecture!
CHAPITRE XXXIV:
Celle qui s'inquiétait
Dernière semaine de mars 1979
Le dos de Kathleen percuta violemment le mur derrière elle, lui coupant un instant le souffle avant qu'elle ne tombe à genoux. Gideon fit un pas vers elle, mais s'arrêta en voyant le regard de Kathleen. Il se raidit mais n'avança pas davantage.
- Relève-toi, tu serais déjà morte si j'avais été un mangemort. Ils ne te laisseront pas le temps de te reprendre, tu sais. Debout ! Ordonna-t-il sévèrement alors que la jeune femme se redressait finalement, les jambes tremblantes, alors qu'un désagréable mais presque familier goût de fer se rependait dans sa bouche: elle s'était mordue la langue lors de sa collision avec le mur.
En dégageant une mèche de cheveux châtains foncés collée par la sueur, Kathleen se demanda comment elle avait seulement pu croire que Gideon avait été sérieux lors de leurs tout premiers entraînements, tant le niveau qu'il lui demandait et lui démontrait était cent fois plus rude aujourd'hui. Elle bougea son bras en grimaçant, craignant un instant que les différents coups ne lui aient démis l'épaule.
- Je trouve ça particulièrement divertissant, fit une voix enjouée à sa droite.
Ni Gideon, ni elle ne tournèrent la tête vers Fabian qui était assis avec Benjy, un bol de pop-corn coincés entre leurs cuisses.
- Et moi donc, mais j'attends le moment ou Kat défoncera Gigi. Ça sera purement jouissif, lança Benjy, la bouche pleine.
- Vous allez vous taire?! S'indigna Gideon. C'est très sérieux, on vous laisse rester parce que... je sais même pas pourquoi! Vous n'êtes pas censé avoir un travail?!
- Si, le même que toi! Répondit son petit frère avec un clin d'œil.
Kat se remis en position et se racla la gorge, invitant Gideon à se reconcentrer. Les fiancés recommencèrent à se battre, sous les regards de leurs amis et frère qui se turent -par respect ou par peur de se prendre un sort, qui sait ?-.
Après qu'ils eurent terminés deux autres duels - qu'elle perdit également-, Gideon déclara qu'il était temps d'arrêter pour la journée. Kathleen ne tenta même pas de réclamer un autre duel tant elle était éreintée. Elle n'allait pas mentir, elle aurait bien apprécié avoir Morgane sous le coude pour la rafistoler un peu et lui éviter d'avoir des bleus dégoutant un peu partout qui la faisaient ressembler à un chef de gang. Malheureusement Morgane lui avait dit qu'elle ne pouvait pas se joindre à eux car elle avait trop de travail sur les bras pour l'hôpital et pour son dossier de fin d'étude. La brune allait devoir se débrouiller avec les crèmes et les potions qu'il lui restaient dans l'armoire à pharmacie de sa maison.
Elle jeta un coup d'œil vers Gideon qui portait une simple coupure sur la joue droite, unique trace de leur combat. A croire qu'elle était incapable de le toucher, pensa-t-elle en fronçant les sourcils, agacée de constater la différence de niveau qu'il y avait entre eux.
C'est un auror, un des meilleurs, se raisonna-t-elle en buvant de l'eau.
Heureusement, il était lui aussi couvert de sueur - moins qu'elle, elle devait le reconnaitre- ce qui montrait qu'il avait dû fournir un effort pour se battre contre elle, et elle en tira une certaine fierté.
- C'était bien, sourit Gideon en remarquant l'attention que lui portait sa fiancée. Tu t'améliores !
- Tu parles, soupira néanmoins Kathleen, pas dupe de la différence de niveaux entre eux.
- Je suis de l'avis de notre rouquin chéri, ma petite Kat' ! Tu as presque le niveau attendu des recrues pour la formation d'auror, assura Fabian en lui apportant une serviette pour qu'elle puisse éponger la sueur.
Gideon pouvait critiquer autant qu'il voulait la présence des deux compères, qui semblaient toujours traîner dans ses pattes, Benjy et Fabian étaient aux petits soins pour eux. Surtout pour Kathleen, d'ailleurs. Ils semblaient tous les deux vouer un culte pour celle qui avait accepté de se coltiner Gigi le rabat-joie pour le reste de sa vie.
- Tu n'es pas sérieux ? Ils en demandent pas tant à des étudiants fraîchement sortis de Poudlard ?! S'étonna Kathleen qui même en sachant qu'elle était loin de l'excellence des trois hommes savait qu'elle surpassait un nombre conséquent de sorciers et sorcières de sa promotion à présent.
- Bien sûr que si, enfin, de notre époque ! Depuis deux ou trois ans, ils ont revus les critères à la baisse, avec la hausse de mages noirs, on a besoin de main d'œuvre, expliqua Benjy. Heureusement, il y a quand même de sacrés bonnes recrues qui se détachent du lot moyen, comme James et Sirius !
- Ou même Frank ! Ajouta Fabian. Je me souviens qu'il avait impressionné les recruteurs !
Kathleen hocha la tête, attentive. Elle avait toujours su que les maraudeurs étaient extrêmement doués pour leur âge et elle se sentit fière pour eux que leur talent soit ainsi reconnu.
- Enfin, ne te repose pas sur tes acquis, tu dois travailler ta vitesse, reprit Gideon. Tes réflexes ne sont pas mauvais, mais il faut que tu ailles beaucoup plus vite et que tu développes plus tes muscles.
- Oui mon général !
L'auror rit un peu, mais cela lui faisait mal au cœur de voir l'état dans lequel se mettait sa fiancée. Il ne savait pas ce qui l'avait poussé à insister ainsi et même s'il comprenait l'urgence de sa demande, ça lui était difficile de l'entraîner comme il le faisait.
- Est-ce que je pourrais voir ta baguette, Kathleen ? Demanda soudain Benjy.
- Bien sûr, pourquoi ? S'étonna la jeune sorcière en lui tendant son arme.
- Ta technique laisse peut-être à désirer mais ta puissance magique est remarquable ! Expliqua-t-il en examinant de près la baguette de la jeune sorcière. Gideon m'en avait déjà parlé, mais c'est la première fois que je te vois faire de la magie.
- Morgane aussi, maintenant que j'y pense, ajouta Fabian. J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi doué pour les sorts de guérison ! Vot'Mamie Nova a dû vous gaver à la potion magique quand vous étiez petites !
Kathleen haussa les sourcils en l'écoutant tout en le regardant observer sa baguette, la faisant rouler entre ses doigts. La jeune femme se demandait parfois si cette puissance venait de sa baguette qu'Ollivander lui-même a jugé peu commune ou si Morgane et elle avaient vraiment hérités de dons particuliers en arrivant dans ce monde. Elle n'avait pas croisé de sorciers capables de produire aussi aisément qu'elles de la magie sans baguette, et même si les deux jeunes femmes ne s'étaient pas aventurées à exploiter ce potentiel qu'elles jugeaient difficilement contrôlable, il arrivait à l'occasion quelques petits incidents de magie involontaire. La brunette finit par soupirer:
- Bon, je vais aller prendre une douche parce que je me sens toute collante, ensuite on pourrait peut-être aller manger quelque chose tous les quatre? Il y a une super pizzeria en bas de la rue!
Fabian et Benjy levèrent la tête à l'entente du mot "manger" et "Pizzeria" et hochèrent la tête vigoureusement, tels les deux goinfres qu'ils étaient.
- J'irais après toi, approuva Gideon en lui souriant.
Kathleen récupéra sa baguette et monta à l'étage, les membres lourds, pressée de pouvoir faire couler de l'eau chaude sur ses muscles endoloris et de soigner la morsure de sa langue.
- C'est pas de la purée ça... C'est de la soupe à la patate... Murmura Morgane en observant les restes du diner qui trônaient dans l'assiette du petit Jackson.
- C'est pas bon, grimaça-t-il en contractant tout son visage.
- Ça je veux bien te croire sur parole! Répondit la blonde avec un petit sourire en observant la mine boudeuse de son jeune patient. Mais j'ai entendu dire que tes parents t'avaient apporté des bonbons de chez Honeydukes ce matin, tu ne t'es pas encore brossé les dents non? Pourquoi tu n'en mangerais pas un ou deux? Proposa-t-elle doucement.
Le petit garçon la regarda, les yeux légèrement vides, puis détourna rapidement le regard:
- J'ai plus vraiment faim.
- Oh, tu as déjà tout fini? Demanda-t-elle en cherchant le paquet de guimauves vide des yeux. Je comprends, c'est difficile de résister à la tentation... soupira-t-elle d'un air dramatique.
-C'pas ça, docteur Morgane, j'y ai pas touché, c'est promis ! S'outra faiblement le petit garçon. Mais même ça, c'est plus bon ...
Morgane fronça les sourcils. Elle n'aimait pas ce qu'elle voyait aujourd'hui. Jackson semblait déprimé et son état la préoccupait beaucoup. Alors qu'il allait mieux quelques jours encore auparavant, tellement mieux d'ailleurs qu'elle avait cru qu'il était sorti d'affaire, il faisait à présent une rechute pire que toutes celles qu'elle lui avait connu. Mais jamais encore l'enfant n'avait manqué d'appétit au point de refuser des bonbons.
- Est-ce qu'il y a quelque chose qui te ferait plaisir, Jackson ? Demanda-t-elle en lui caressant le front, beaucoup trop chaud à son goût.
- Je veux sortir d'ici, souffla le petit garçon, la lèvre inférieure tremblante et des larmes pleins les yeux. C'est tout ce que je veux, docteur Morgane ! Je veux voir le ciel et le soleil, et pas par la fenêtre ! Je veux jouer au quidditch avec mon Papa et mon grand frère ... et ... et t'avait dit que j'allais sortir, que j'avais des bons résultats et qu'même que c'était rien qu'des mensonges ! J'vais jamais partir, pas vrai ? Pleura-t-il pour de bon, le corps secoué de sanglots. Z'êtes tous des menteurs ! C'pour ça que ma maman elle a les yeux tout rouge à chaque fois qu'elle vient me voir ! Elle aussi, elle sait que j'irais jamais à Poudlaaaarrrdd !
Morgane s'assit sur le lit de Jackson et l'attira contre elle pour le bercer, tentant du mieux qu'elle pouvait de le calmer. Elle ne pouvait pas imaginer comment le petit garçon se sentait, un coup il allait bien et avait l'impression qu'il allait pouvoir sortir et une semaine plus tard il se sentait vide et n'avait la force de rien faire.
- Jackson, souffla-t-elle en continuant de le bercer d'avant en arrière, on fait tout ce qu'on peut, je te promets que je n'abandonnerais jamais.
Le petit garçon glissa ses mains dans son dos et s'accrocha à sa blouse, renifla dans son épaule et hocha la tête avant d'essayer tant bien que mal de se calmer.
- Tu es très très courageux. Beaucoup plus que les adultes qui sont dans les autres chambres tu sais, lui confia-t-elle en lui caressant les cheveux. Et j'ai pas le droit de te dire ça, alors il faut que tu me promettes que tu vas le dire à personne, mais t'es mon patient préféré, je t'aime beaucoup.
- Vraiment? Demanda Jackson en se détachant d'elle, les yeux gonflés et le visage ruisselant de larmes.
- Vraiment vraiment, acquiesça Morgane avec un grand sourire malgré les larmes qui menaçaient de tomber au coin de ses yeux.
- Alors je vais te dire un secret... t'es mon docteur préféré... murmura-t-il en rougissant.
La blonde eut un petit rire, lui ébouriffa affectueusement les cheveux et fût surprise lorsque le petit garçon lui colla un baiser bruyant sur la joue:
- Bonne nuit Morgane! Lança-t-il avec un petit sourire coin.
- Bonne nuit Jackson, je repasserais te voir après-demain dès que je reviendrais de mon jour de congé, c'est promis ! Joshua s'occupera de toi, s'il y a le moindre soucis, hésite surtout pas, lui dit-elle en se levant du lit.
- Il est gentil, mais il passe son temps à draguer les infirmières, confia le petit garçon.
- Pas vraiment étonnant! Sourit la petite blonde en ouvrant la porte. Dors bien et à dans deux jours !
Avant de fermer la porte après elle, Morgane s'attarda pour regarder le petit garçon s'endormir, les paupières lourdes. Elle aimait Jackson, beaucoup plus qu'elle ne le devrait, elle en avait conscience. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Ce gamin était bien trop adorable pour qu'elle résiste à ses moues enfantines. Si un jour, elle devait avoir un enfant, elle priait Merlin pour qu'il lui ressemble.
Elle referma doucement la porte, le cœur étrangement serré.
1er avril 1979
- Où sont mes petites terreurs ? S'exclama bruyamment Gideon en arrivant dans l'entrée du Terrier, déclenchant une nuée d'explosion de joie à tous les étages.
Kathleen ne pût s'empêcher de sourire en entendant le bruit des pas précipités dans les escaliers, se demandant qui de William, Charlie ou Perceval arriverait en premier. Certainement pas le pauvre Percy, encore trop petit pour tenir la distance avec ses frères aînés. Elle aurait plutôt tendance à miser sur l'aîné !
- Tonton ! S'écria Bill en arrivant, sautant directement des dernières marches dans les bras de son oncle auror.
La jeune sorcière sourit davantage. Elle aimait voir Gideon s'occuper de ses neveux, songea-t-elle en se penchant en avant pour éviter le pied de William, que son fiancé faisait tourner dans les airs.
- Ce que tu es grand ! Bientôt un homme, complimenta ce dernier en le reposant à terre, faisant bomber le torse de son neveu.
- Ne me le grandis pas trop, il n'a que huit ans ! S'exclama Molly en arrivant, l'un des jumeaux dans les bras.
- Bonjour! S'exclama Kathleen en souriant de toutes ses dents à sa future belle-soeur.
- Bonjour, bonjour, répondit celle-ci en les invitant à la suivre vers le salon. Fred est avec Fabian dans le salon et Arthur ne devrait pas tarder à rentrer du ministère, il avait une affaire urgente à régler, quelque chose à propos d'une douche d'acide... J'ai préféré lui demander de ne pas me donner de détails.
- Tonton Gideon! Tatie Kat! S'exclama Charlie en entrant dans le salon en même temps qu'eux, tenant fermement la main de Percy qu'il avait apparemment attendu.
Kathleen sentit son ventre se tordre agréablement en entendant cela, elle oubliait parfois qu'elle allait réellement faire partie de cette famille et même si certains membres de celle-ci n'étaient pas très -voir pas du tout- accueillant, ceux qu'elle appréciait le plus l'étaient. Et c'était le principal à ses yeux.
- Salut les amoureux! Lança Fabian qui était assis dans l'un des fauteuils qui ornaient le salon, le jeune Fred sur ses genoux.
- Tu étais vraiment obligée de l'inviter Molly? Demanda Gideon à sa soeur alors qu'il attrapait Charlie et Percy pour les lever dans ses bras sous le regard attendrit de sa fiancée.
- C'est notre frère, fit remarquer la mère des jeunes Weasley en souriant d'un air désabusé, qu'on le veuille ou non...
- Je suis juste là et je vous entend bande de bat-ons, fit-il en se reprenant sous le regard menaçant de Molly qui ne voulait pas que Fabian emploie son langage fleurit devant ses fils.
- Ca veut dire quoi "bande de bâtons" tonton ? Demanda immédiatement Charlie à Gideon qui fusilla son petit frère des yeux.
- Oh c'est bon, me regardez pas comme ça tous les deux ! Je suis sûr que les deux terreurs dont on fête aujourd'hui l'anniversaire feront bien pire que dire des vilains mots !
- Ne t'avise même pas de pervertir les jumeaux avec ta mauvaise influence ! Gronda Molly. J'ai déjà du mal à les tenir en place alors qu'ils marchent à peine, je n'ai pas besoin que tu me compliques la tâche !
- Tonton, tonton, ça veut dire quoi ? insista Charlie.
- Ça veut dire que t'es chiant, répondit William qui faisait des grimaces à Georges, que Molly avait posé sur un tapis d'éveil.
- BILL ! S'écria aussitôt sa mère.
Kathleen ne put s'empêcher de ricaner dans son coin, écoutant Molly gronder à la fois Fabian et son aîné, souriant doucement en remarquant du coin de l'œil Gideon rassurer Charlie -et inventer une définition bidon au nouveau gros mot- avant d'ouvrir grand les yeux en s'apercevant que Fred avait disparu des genoux de son oncle, ayant rejoins son jumeau -lequel s'amusait à lancer des jouets à la tête de Percy qui commença à pleurnicher.
- ... mais maman !
- ... mais Molly !
- NON ! Je ne veux plus rien entendre et ...
- OUINNNNNNNNNNNN ! Se mit à pleurer pour de bon Perceval en se tenant la tête.
Complètement dépassée et tétanisée, Kathleen observait l'agitation de la famille Prewett-Weasley d'un air estomaqué. Gideon, lui, semblait tout à fait dans son élément, abordant la chose avec un calme olympien.
- Toujours pas habitué aux enfants, pas vrai ? Souffla une voix dans le dos de Kathleen.
- Arthur ! Sursauta la jeune sorcière. J'arrive à gérer quand je les vois un par un, ou les deux plus grands, mais c'est toujours pas ça ... grimaça-t-elle.
- Ça viendra ! Rassura l'employé du ministère en souriant, hésitant à se mêler à la cohue qui régnait dans son salon.
- Pas sûre ...
- Mais si, mais si, insista-t-il, et c'est toujours plus facile quand ce sont les siens! Termina-t-il avant de s'approcher de ses enfants qui portèrent son attention sur lui.
Kathleen haussa les sourcils, elle ne savait pas trop ce qu'elle faisait de l'idée d'avoir ses propres enfants. Ça la rebutait beaucoup moins qu'auparavant mais de là à s'imaginer avec des gosses... Par Merlin, non, elle n'en était pas capable. De toute façon ce n'était pas vraiment la période pour en avoir donc elle n'avait pas besoin d'y penser! Se rassura-t-elle.
- J'ai dessiné un dragon sur un balai, tu veux voir? Demanda Charlie en venant vers elle après avoir salué son père.
- Oui bien sûr, sourit-elle.
A peine Kathleen eut-elle répondu que le petit garçon partit en courant pour aller chercher son dessin qui était Merlin sait où dans la maison.
- T'es de plus en plus à l'aise avec eux, et ils t'adorent, lança Gideon en passant un bras par dessus ses épaules, comme pour la rassurer.
- Si tu le dis, répondit-elle en haussant les épaules, glissant ses yeux sur la pièce remplie de rouquins.
Elle ne pouvait pas le nier, la famille Weasley faisait envie. Sa famille, pensa-t-elle en embrassant le cou de Gideon. Qu'importe Mrs Prewett. Elle avait envie d'être des leurs. D'être aimée d'eux, tous autant qu'ils étaient. Elle en était venue à adorer Percy, alors qu'avant d'arriver dans ce monde, elle ne pouvait le supporter. Le temps, la vie même, l'avait changé. En bien, espérait-elle.
- Au fait, Molly ! S'exclama la jeune sorcière en se détachant de son fiancé. J'ai les cadeaux des jumeaux dans mon sac ... et il y en a aussi de la part de Morgane ... je ne suis pas garante de ce qu'il contient ! Avertit-elle en lui tendant, après avoir sortit ses propres paquets.
Molly eut un rire puis ouvrit le paquet d'une main hésitante.
- Oh, elle leur a écrit un petit mot ! Comme c'est ador- ... commença-t-elle avant de se stopper. Bon, c'est l'intention qui compte, j'imagine, soupira-t-elle. J'ai l'impression de lire un truc venant de Fabian.
- Montre voir ! S'exclama le concerné en attrapant le mot pour le lire à voix haute.
Chers petits Fred et Georges,
Je sais bien que vous ne savez pas lire, mes petiots, vous savez même pas encore parler. Mais j'ai l'espoir que Molly gardera cette lettre pour vous la faire lire, quand vous serez plus grands !
Je place de grands espoirs en vous, vous savez ! Et je suis sûre que vos frères sauront faire bon usage de mon cadeau, en attendant que vous puissiez l'utiliser vous-même !
Bon anniversaire petits filous !
PS : un repas de famille avec Mamie-je-tire-tout-le-temps-la-gueule me semble tout indiquer pour le tester !
Molly fit tourner un cousin entre ses mains d'un air perdu et Arthur l'observa tel un professionnel.
- Par Merlin... Je n'ai jamais vu un tel artefact moldu...
Kathleen soupira.
- C'est un coussin péteur, expliqua-t-elle en regrettant déjà ses paroles. Il y en a deux on dirait...
- Ooooh! Fit Fabian en comprenant l'utilité de l'objet. C'est tout à fait ingénieux!
- C'est immature tu veux dire... Rectifia son frère en lui jetant un coup œil blasé.
- Tu n'as aucun humour, c'est affligeant!
- Et toi tu oublies d'être sérieux alors que tu te fais un peu vieux pour ce genre de choses Fab'.
- Personne n'est trop vieux pour l'humour! S'indigna le sorcier.
- Je veux l'essayer! S'exclama soudainement Bill en essayant de prendre le coussin des mains de sa mère.
- Non non, on va garder ça pour quand Fred et George seront plus vieux, fit sa mère.
- Morgane a dit qu'on pouvait les utiliser! S'exclama Charlie devant cette injustice.
- Mais Morgane n'est pas là! Argumenta Molly. Et puis imaginez que vous les cassiez?
- Vous pouvez les réparer avec la magie! Contra le jeune Bill.
- Molly, laisse-les essayer... Tenta Arthur.
- Toi! Tu veux juste voir comment ça fonctionne! S'agaça sa femme en fronçant les sourcils.
- Même sans être là elle fout le bordel, ricana Fabian, sacré Morgane!
L'après-midi passa sous les soupirs de frustration de Molly, qui a chaque fois qu'elle se levait pour aller chercher quelque chose retrouvait en revenant l'un des coussins sur sa chaise -et comme les enfants l'accaparaient beaucoup, elle s'asseyait à chaque fois dessus en oubliant de vérifier, déclenchant une nouvelle vague de fou rire chez les enfants et Fabian.
- Je me souviendrais de me méfier des cadeaux de Morgane, à l'avenir, déclara Molly en les raccompagnant à la porte.
- Sage décision, rit Kathleen. Rassures-toi, ce n'est pas méchant. Elle aurait pu les métamorphoser en coussin mordeurs de fesses ! Et tu n'étais pas la victime désignée pour cette farce ...
- Je ne pense pas que ma mère apprécie ce trait d'humour, ricana Gideon.
- Peut-être, mais ça ne lui ferait pas de mal de péter un bon coup, dans tous les sens du terme ! Allez, au revoir Molly !
- Tatie Kat, tatie Kat ! Tu as oublié mon dragon ! S'écria la petite voix de Charlie à l'intérieur de la maison.
Début Avril 1979
Regulus sortit de la boutique de Quidditch et se mit à déambuler sur le chemin de traverse, relativement peu fréquenté à cette heure de la journée. Il jeta un coup d'oeil vers le ciel gris de Londres, mais en même temps quand est-ce que le ciel n'était pas gris au mois de mars? Au moins cela reflétait son humeur générale depuis la journée qui avait suivi ce maudit gala de bienfaisance.
Il s'arrêta devant la porte de la boutique de prêt-à-porter de Kathleen Kerrien et hésita à entrer. Il se décida à passer la porte lorsqu'il vit que personne ne semblait être à l'intérieur malgré le panneau "ouvert" - il n'avait pas envie d'être maté par sa vendeuse nymphomane aujourd'hui-. Lorsque la cloche qui indiquait son entrée sonna, Kathleen apparut dans son champ de vision, en haut des grand escaliers et lui sourit de toutes ses dents.
- Regulus! Quel plaisir de te voir! Je ne m'attendais pas à ce que tu passes, t'as de la chance, il n'y a pas un chat aujourd'hui! Lui dit-elle en s'approchant pour le prendre dans ses bras.
Il lui rendit son étreinte un peu maladroitement, il ne comprenait vraiment pas pourquoi elle le prenait dans ses bras à chaque fois qu'elle le voyait, est-ce que c'était une coutume Française? Il fallait qu'il demande à Kerrien la prochaine fois qu'il...
- Ça va pas? On dirait que t'as vu un fantôme...
- Pourquoi je serais choqué de voir un fantôme? Demanda le jeune homme en se reprenant.
- C'est une expression moldue, expliqua son amie, ça veut dire que tu es blanc comme un linge et que ça n'a pas l'air d'aller, ajouta-t-elle en posant une main sur sa joue, le regard inquiet.
Regulus sut alors qu'il avait bien fait de venir quand il eut envie de se laisser aller contre cette main chaude et rassurante. Il y avait ce quelque chose de réconfortant chez Kathleen. Son sourire radieux quand elle le voyait que personne n'avait jamais eu, cette inquiétude à son égard, ses étreintes étranges. Toutes ces choses qui lui donnait l'impression de compter vraiment à ses yeux. Un sentiment qu'il avait appris à avoir aussi, au fil des semaines, auprès de sa sœur. Il grimaça. Pourquoi était-ce si douloureux d'y penser ?
- Je vais bien, dit-il, à l'opposé de ses pensées.
- Ne me mens pas, Regulus Black, gronda Kathleen en fronçant les sourcils. Je ne t'obligerais jamais à me dire ce que tu n'as pas envie de me confier mais je t'interdis de me mentir ouvertement !
Le jeune homme leva les yeux au ciel, mais ne commenta pas, à quoi bon?
- Comment vas-tu? Demanda-t-il pour changer de sujet.
- Bien! Répondit-elle en l'entrainant vers les canapés disposés dans un coin de la grande pièce principale de la boutique. Je ne te pose pas la question, étant donné que tu as l'air d'avoir le moral dans les chaussettes! Un peu de thé? Offrit-elle en sortant sa baguette et faisant léviter une théière vers eux.
- Oui, s'il te plait, accepta-t-il en hochant la tête, se calant dans les cousins moelleux du canapé.
Elle lui lança un rapide coup d'œil pendant qu'elle préparait le thé.
- Est-ce que je peux t'aider d'une façon ou d'une autre ? Je n'aime pas te voir comme ça ... souffla-t-elle en lui tendant une tasse bien chaude.
- Tu ... tu m'aides déjà, murmura-t-il sincèrement.
Sa présence l'aidait déjà à se sentir mieux. C'était différent du sentiment paisible qu'il avait après une mission pour le Maître, lorsqu'il rejoignait les draps et les bras de l'autre Kerrien, mais c'était mieux que l'air perplexe de sa mère et le silence froid qui régnait constamment au 12 square Grimmaurd.
- Kathleen ... Est-ce que tu as déjà eu envie de quitter Gideon ?
La brunette écarquilla les yeux, surprise par cette question. Lui-même se demandait pourquoi il lui avait demandé un truc aussi sentimental.
- Oui, finit par répondre sa meilleure amie, le surprenant. Plusieurs fois, même. Pas parce qu'il est trop protecteur, trop sérieux ou quoi, hein ! Non. J'ai eu envie de le quitter quand je me suis rendue compte que je l'aimais, quand il a commencé à devenir trop important à mes yeux, quand il m'a demandé de l'épouser ...
- Pourquoi ? La plupart des gens ne sont-ils pas heureux dans ce genre de situation ? Questionna-t-il en se donnant l'impression d'être un handicapé des sentiments.
- Si, sûrement. Mais j'avais peur ... Tout à coup, il y avait quelqu'un d'autre dans ma vie, quelqu'un d'important. Plus important que n'importe quoi, que ma propre personne. J'ai eu peur de tout ce que ça impliquait, d'aimer. J'ai eu peur parce que c'était lui donner de quoi me faire du mal aussi, et j'ai été trop souvent blessé dans le passé pour faire facilement confiance aux gens, expliqua tristement Kathleen. C'est difficile d'aimer ... d'accepter l'autre entièrement ...
Étais-ce pour ça que ça faisait si mal ? Qu'avait-il cru, au juste ? Qu'avait-il espéré en confiant ainsi des choses si intime à Kerrien ? Qu'elle comprendrait ? Sottise ! Il ne lui avait donné qu'un moyen de lui faire plus de mal, comme Sirius l'avait fait. Les paroles que cette dernière lui avait balancé à la figure avant de le laisser derrière elle avaient été assez indirectes et il ne savait pas comment les prendre, ce qui était probablement ce qui le rendait le plus malade dans toute cette histoire. D'un côté il avait l'impression qu'elle ne voulait plus le voir car elle tenait trop à lui -et tout indiquait que cette hypothèse était la bonne-, d'un autre côté son attitude distante et très étrange et la présence de ce sombre crétin de Fergus au bal le forçait à croire que peut-être elle en avait tout simplement plus rien à faire de lui... Bon sang, ça ne lui ressemblait pas de manquer ainsi de confiance en lui! Se gronda-t-il en se giflant intérieurement sous le regard inquiet de Kathleen.
- Ce genre de questions venant de toi... Commença-t-elle, le ramenant à la réalité, c'est pas vraiment banal...
- Simple curiosité, se justifia-t-il un peu trop vite.
- J'en doute pas, sourit-elle d'un air moqueur, pas dupe une seule seconde. Je savais pas que tu avais une petite amie... Lança-t-elle d'un air désinvolte entre deux gorgées de thé.
- Parce que ce n'est pas le cas, répliqua Regulus d'un ton sec.
Ce qui n'était absolument pas un mensonge. Kerrien n'avait jamais été sa petite amie, elle avait été son "plan cul" et ensuite... quelque chose d'autre qui n'avait pas vraiment de définition étant donné qu'ils n'avaient pas mis de nom sur leur relation, mais il savait bien que ni lui ni elle n'étaient stupides, ils avaient arrêté d'être un simple "plan cul" assez rapidement, et malheureusement cela avait été totalement hors de son contrôle.
- Hum hum.
- Quoi "hum hum" ?! S'agaça-t-il, je t'ai dis que je n'avais pas de petite-amie ! J'ai le droit de m'intéresser à ta vie quand même !
Kathleen eut un petit sourire devant cet élan de colère qui l'agaça un peu plus. Pourquoi sa colère n'ébranlait-elle jamais son amie ? Il arrivait à faire peur à certains des plus horribles mangemorts quand il était dans cet état mais non, elle, elle souriait comme s'il n'était qu'un enfant faisant un caprice !
- Et bien je te remercie de t'intéresser à mes sentiments. Mais tu n'as jamais posé de questions pour rien, Regulus. Si tu n'as vraiment pas de petite-amie, ce que je veux bien croire, alors tu es amoureux d'une fille. Soit tu as envie de ne plus la voir parce que tu as peur, soit c'est elle qui est parti et tu essaies de comprendre pourquoi ...
Le jeune mangemort ferma les yeux de frustration. Il oubliait parfois que Kathleen le connaissait bien. Trop bien. Et que paumé comme il l'était, ça ne devait pas être difficile de comprendre ...
- Je l'ai vu embrasser cet espèce de connard, souffla-t-il. Le lendemain, elle m'a assuré qu'il n'y avait rien entre eux mais quelques heures plus tard ... elle m'a dit qu'elle ne voulait plus me voir, ou quelque chose s'approchant ... Alors je suis parti ... Je ... je comprends pas pourquoi ... pourquoi ça me rend dingue ... Ce n'est pas comme si j'étais amoureux d'elle ! C'est une chieuse, sans élégance, très loin de mon idéal féminin. Et Merlin sait qu'elle pouvait me gonfler quand elle s'y mettait ! Alors pourquoi je suis comme ça, Kat ? Demanda-t-il en levant ses yeux qu'il avait résolument gardé sur sa tasse de thé, serrée entre ses mains, pour les plonger dans les yeux d'une Kathleen surprise et peinée.
Cette dernière se leva de son siège et vint s'asseoir près de lui, lui faisant lâcher sa tasse pour la poser sur la table basse, avant de prendre les mains du mangemort entre les siennes.
- Je ne suis pas sûre d'être la mieux placée pour te parler de relations humaines, Regulus ... Mais je pense que tu te mens à toi-même, lorsque tu dis ne pas être amoureux de cette fille. Parce que ça ne ferait pas si mal, si tu n'avais pas de sentiments pour elle.
Regulus garda ses yeux fixés sur les mains de Kathleen qui tenaient les sienne. Amoureux de Morgane? Il avait déjà du mal à accepter l'idée de s'être attaché à elle alors ça... Ça lui paraissait aberrant, rien que l'idée était tirée par les cheveux. Pourquoi serait-il tombé amoureux d'elle? Et pourquoi sans s'en apercevoir?
- Je comprend pas, murmura-t-il, je comprends rien.
- Et bien, tu m'as l'air vraiment pas doué avec les sentiments humains, fit remarquer la brunette ce qui lui valut un regard noir de la part de son ami. Désolé, désolé, s'excusa-t-elle. Mais... est-ce que t'as confiance en elle?
- Oui, répondit le jeune homme en se disant que la soeur de Kathleen et celle-ci étaient probablement les rares personnes en qui il avait réellement confiance.
- Dans ce cas pourquoi tu doutes de ce qu'elle t'a dit? Si elle te dit que le fait qu'elle ne veut plus te voir n'a rien à voir avec le mec qu'elle a embrassé, alors c'est que ça n'a rien à voir non? Il y a probablement une raison et si tu sais cette raison tu peux peut-être trouver une solution pour la récupérer, à condition qu'elle veuille de toi.
Ce qu'elle disait avait du sens, mais il ne pouvait s'ôter l'image de la Gryffondor dans les bras de Fregus le crétin quelques jours plus tôt et celle-ci avait eu raison, il était réellement jaloux et ça altérait son jugement.
- Et je suis censé comprendre cette raison comment ? Elle ne veut plus me voir et je suis un Black, par Merlin, je ne vais pas ramper à ses pieds, s'énerva-t-il dans un sursaut d'orgueil, faisant lever les yeux de Kathleen au ciel.
- Tu as une idée du mal que peut faire l'arrogance en amour ? Demanda-t-elle, affligée. Il n'y a rien d'honteux à vouloir conquérir la personne qu'on aime. Peu importe la façon.
- Humfp. Mais j'ai jamais dit que j'aimais cette chieuse. Et si elle voulait vraiment de moi, elle ne m'aurait pas ... elle ... Non. Je n'irais pas la voir. Je vais me trouver quelqu'un d'autre et je n'y penserais plus, souffla-t-il d'un air convaincu.
- Reg ... soupira Kathleen, déçue.
- Quoi? Demanda-t-il un peu brutalement.
- C'est pas moi que tu essaies de convaincre ici, c'est toi... Et c'est toi qui aura des regrets, toi seul.
Regulus resta interdit face à ce que lui dit son amie et observa les passants par la grande baie vitrée, pendant que cette dernière observait son expression.
- Dis-moi, cette fille,la manière dont tu en parles... Ca m'étonnerait un peu de toi mais... C'est pas une sang-pure? Demanda-t-elle d'un ton hésitant, attirant à nouveau toute l'attention du jeune mangemort vers elle, plongeant ses yeux dans les siens pour y lire quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout: Kathleen semblait avoir une idée derrière la tête.
Une sourire moqueur fleurit sur les lèvres de Regulus avant qu'il ne s'esclaffe:
- Allons, Kathleen, tu me connais mieux que ça.
Kathleen prit un air gêné.
- Oui ... C'est juste que ... Une chieuse, sans élégance, tout ça, tout ça ... Pendant une seconde, ça m'a ... ça m'a fait penser à ...
- A ta sœur ? S'obligea-t-il à ricaner alors que sa poitrine était curieusement serrée. Elle serait heureuse de savoir la façon dont tu la vois, tiens ! Non mais franchement Kat, parfois je me demande ce qui te passe par la tête !
- Oh, à ma décharge, tu dois admettre que la description lui allait comme un gant, rit son amie en rougissant. Et puis, la dernière fois, elle t'a appelé Regulus, pas Regucon, alors ça m'a fait bizarre. Et cette tension sexuelle qu'il y avait entre vous, à un moment ...
Regulus se crispa mais fit de son mieux pour que ça ne se voit pas.
- Tu t'imagines sérieusement ta sœur et moi, en train de ...
- Non ! Coupa Kathleen. Je préfères justement pas imaginer. Excuses-moi d'avoir seulement pensé à elle. Donc, cette sang-pure ! Je la connais ?
- Non, répondit-il, le coeur au bord des lèvres, et ça m'arrangerait si on pouvait arrêter d'en parler.
- Oh, oui bien sûr, sourit son amie, compatissante.
Regulus écouta avec autant d'attention dont il était capable ces derniers jours son amie lui décrire son week end à la Cabane aux coquillages avec son abruti roux de fiancé tout en repensant à leur discussion. Il aurait pu lui dire que la fille dont il parlait était en effet Morgane. Bien sûr Kathleen aurait été fortement agacée que cela lui ai été caché pendant si longtemps, mais il aurait été soulagé de pouvoir enfin se confier à quelqu'un et elle ne l'aurait pas -trop- jugé. Cependant il savait que sa soeur ne voulait pas qu'elle soit au courant et malgré le fait qu'elle l'ai jeté comme une vieille chaussette, il ne pouvait pas mettre Morgane dans l'embarrât et la forcer à expliquer à sa soeur qu'elle avait fréquenté un mangemort pendant plusieurs mois. Il était bien conscient que ça la rendait malade et qu'elle se dégoutait elle-même.
Il ne pouvait pas l'en blâmer. Lui-même se dégoutait parfois après certaines missions. Il savait que tout ce mal, cette désolation était nécessaire pour permettre aux sorciers -aux vrais sorciers- de vivre au grand jour. Et lorsqu'enfin, les moldus comprendraient leur infériorité, tout ce mal cesserait. Le monde reviendrait à ceux qui le mérite, lesquels laisseraient bien sûr une place aux catégories moins bien loties qu'eux.
Il lança un regard à Kathleen qui parlait de la beauté de la mer avec les yeux dans le vague. Il la protégerait. Elle et ceux qu'elle aimait. Il ne pourrait peut-être pas lui donner la place que sa gentillesse méritait, mais il ne laisserait personne l'assouvir. Pas plus que Morgane, aussi odieuse eut-elle été.
Mais s'il ne le pouvait pas ? S'alarma une voix dans son esprit. Si les deux Kerrien mourraient dans cette guerre ... Arriverait-il encore à se regarder dans un miroir ? Pourrait-il défendre ses idéaux sans remords ni regrets ?
- Bonjour! Fit une voix enjouée alors que la porte du magasin s'ouvrit, faisant sonner la petite cloche , ramenant Regulus sur terre et faisant sauter Kathleen sur ses pieds.
- Bonjour Monsieur, s'exclama celle-ci en se dirigeant vers son nouveau client, laissant Regulus après lui avoir dit qu'elle reviendrait aussi vite que possible.
Le jeune homme se tourna vers la porte pour voir qui venait maintenant, alors que la boutique était vide, tout comme le chemin de traverse, et manqua de s'étouffer: Fergus l'abruti.
Est-ce que cette semaine pouvait s'empirer? -A part si le Maitre le faisait exécuter ou quelque chose comme ça, bien sûr-. Et pourquoi est-ce qu'à chaque fois qu'il venait voir son amie il croisait des personnes... imbuvables?
- La robe que votre soeur portait pour le bal de charité de samedi dernier était sublime, vous avez un talent immense, entendit-il Fergus complimenter Kathleen un peu plus loin.
Et le voilà qui lui faisait les yeux doux, en plus, cet espèce ******! S'outra Regulus en voyant le beau sorcier complimenter Kathleen sur sa capacité à rendre les gens beaux, capacité qu'elle n'avait pas besoin d'user sur elle car elle l'était déjà naturellement, blablabla. (Oh par Merlin, il n'avait vraiment pas besoin d'entendre comment "la robe océan mettait en valeur les formes délicieuses de votre soeur" "et la couleur! Un plaisir pour les yeux". Il avait de la chance de pouvoir encore voir!)
Le mangemort hésita entre son envie de prendre Kathleen sous son bras et de la porter loin de Fergus McLaggen (il lui avait déjà peut-être pris son plan cul qui n'en était plus vraiment un, pas question qu'il lui vole en plus sa meilleure amie !) et la nécessité de rester caché au fond de la boutique, de crainte que cet abruti crache le morceau concernant sa relation avec Morgane en l'apercevant.
- Je suis flattée par vos compliments, Mr, mais puis-je me permettre une question ?
- Je suis toute ouïe !
- Ma sœur vous a-t-elle éconduit trop gentiment pour que vous tentiez d'avoir l'autre Kerrien ? Sourit narquoisement Kathleen, ignorant que Regulus l'applaudissait dans son fort intérieur pour ne pas se laisser berner par le visage sans défaut de l'autre crétin.
- Vous êtes perspicace, vous ! Rit franchement Fergus. En fait, elle m'a bien dit que vous étiez fiancée, mais qui ne tente rien n'à rien, comme on dit. Et j'avais besoin d'un nouveau costume alors autant joindre l'utile à l'agréable, ajouta-t-il en lui faisant un clin d'œil.
- Oh, Morgane vous a raconté ma vie ce que je vois, constata Kathleen en soupira, ignorant le clin d'oeil du futur oncle de Cormac.
- Elle m'a simplement dit que ça ne servait à rien de tenter ma chance avec vous puisque vous étiez prise, avoua-t-il, et elle n'a pas voulu de moi malheureusement... soupira-t-il, faussement dramatique.
Regulus tourna complètement le visage vers son amie et son client, surpris d'entendre ça. Pourtant "l'explication Fergus" lui avait parût être la plus logique pour comprendre pourquoi la née moldue ne voulait plus le voir... Apparemment Kathleen était tout aussi surprise que lui.
- Pourtant vous êtes son genre... enfin je veux dire... Je vais chercher de quoi m'occuper de vous! Fit-elle, un peu gênée.
- Regulus Black. Lança Fergus lorsque Kathleen fût partie.
- McLaggen, se contenta de répondre la jeune homme aux cheveux de jais en se rasseyant dos à lui pour ne pas avoir à regarder son visage.
Mais c'était sans compter sur Fergus qui vint s'asseoir pile en face de lui, l'observant silencieusement avec un sourire un poil narquois qui irrita profondément le jeune Black.
- Quoi ? Ne tint-il plus au bout de quelques secondes pesantes.
- Oh rien, je suis surpris de te voir ici. Morgane m'a bien dit que tu étais un ami de sa sœur, mais je ne pensais pas que tu serais du genre à t'afficher ouvertement avec une née-moldue.
Regulus crispa la mâchoire, conscient que la née-moldue de la conversation n'était pas forcément Kathleen.
- Tu as mauvaise mine, continua Fergus. On dirait que tu dors mal, ces temps-ci ... J'espère que ce n'est pas à cause de moi ? Fit mine de s'inquiéter le beau McLaggen, une lueur hilare dans les yeux.
- Je vois difficilement en quoi tu pourrais troubler mon sommeil, McLaggen, siffla Regulus en lui jetant un regard d'avertissement en entendant les pas de Kathleen s'approcher.
- Non, tu ne vois pas, j'en suis persuadé, ricana Fergus en se levant pour aller à la rencontre de la créatrice. Ma couleur préférée, comment avez-vous deviné ?!
Regulus ne bougea pas, fixant un point sur le mur, priant Merlin pour que Kathleen se dépêche de servir McLaggen. Cependant il avait la très nette impression que celui-ci allait faire en sorte de trainer dans la boutique le plus longtemps possible.
Un chapitre avec pleins de personnages! (Mais pas les maraudeurs, faudra patienter un peu, je précise vu qu'ils sont réclamés assez régulièrement, on peut juste pas les mettre quand ils servent à rien et qu'ils n'ont rien à faire dans la scène malheureusement. Croyez-nous, on aimerait bien les voir plus aussi, mais pour l'instant, ils sont occupés x) James et Lily font leur bb, Sirius a sa moto, Remus cherche activement une bonne brosse et Peter veut ouvrir un restaurant).
Dans le prochain chapitre Fergus sera de nouveau là (avec son swagg et son sass habituel), ainsi que Morgane et John Travolta etc.
Pour ce qui est des questions du bonus, étant donné qu'on a pas pu les faire cette semaine, si vous en avez posé une il y a deux semaine et que vous en avez une nouvelle en rapport avec ce chapitre vous pouvez la poser, elle remplacera votre précédente, sinon vous pouvez simplement garder celle que vous aviez prévu pour celui-ci et nous le dire ^^
Je rappelle: UNE question, pour UN personnage par review (et PAS de question pour la voix, vu que ce n'est pas un personnage de la fic/HP)
