Alors qu'elle s'était résolue à attendre patiemment que Ciel entre dans le café, elle finit par le contourner en voyant qu'il n'esquissait pas le moindre geste.
« Bon on ne va pas rester là toute là soirée ! »
Pour elle ne savait quelle raison, il semblait s'être assombrit. Elle leva les yeux au ciel. Oui il y avait du monde mais de toute façon on ne pouvait pas y échapper ici.
Il affichait une mine impassible mais sa mâchoire crispée en disait long. Elle préférait largement quand il avait des émotions humaines sur le visage.
Il observait les gens autour d'eux d'un air indéchiffrable. Elle se dirigea immédiatement vers les caisses et il la suivit bon gré mal gré d'un pas traînant.
« C'est encore pire que l'endroit de toute à l'heure »
« A part qu'ici on ne perd pas deux ans de notre vie pour tabagisme passif »
Elle sentait progressivement son organisme évacuer les grammes d'alcool de son sang.
« Je suppose que je devrais signaler cet établissement »
« Vous n'allez pas faire le gendarme quand même ? Ils s'amusent, tant qu'ils ne mettent pas le feu au building »
« Je me passerai de votre avis sur ce que j'ai à faire ou non Alexandra »
Elle lui lança un regard noir en voyant son expression inflexible. Elle avait horreur qu'on lui parle ainsi. Et il faudrait se mettre d'accord sur les noms à lui donner en public parce qu'elle commençait à être perdue.
« C'est à qui ? »
La serveuse les regarda en haussant les sourcils. Élise s'éclaircit la gorge.
« Nous »
C'était enfin à leur tour. La serveuse avait une queue de cheval haute pour ne pas être gênée dans sa tâche et mâchait un chewing-gum avec négligence. Elle semblait s'ennuyer ferme à servir les clients.
« Ouais bonjour je vous mets quoi ? »
Ciel fronça les sourcils, décontenancé par son attitude.
« Il vous reste du cheesecake ? »
« Oui, je vous met du chocolat avec ? »
« S'il vous plaît ! Je prendrai aussi deux cookies et une part de tarte aux pommes. Il y a beaucoup de monde non ? »
« Ben oui vous savez pas ? Les One D étaient en concert ce soir »
Elle soupira intérieurement.
« Je comprends mieux »
La serveuse grogna presque douloureusement.
« Et moi je suis coincée ici ... »
Une goutte coula du front d'Élise.
« Vous êtes une fan ? »
« Rah trop trop ... »
« Eh bien ils reviendront ne vous inquiétez pas »
« Mouais mais bon ... Une boisson ? »
« Un grand milk-shake vanille »
« Noté et pour monsieur ? »
Élise se retourna vers Ciel qui venait de comprendre qu'on s'adressait à lui. Son regard se porta successivement sur elle et la vendeuse et il cligna des yeux plusieurs fois.
« La même chose s'il vous plaît »
« Ça marche. La même boisson ? »
« Vous avez du thé ? »
Élise leva les yeux au ciel. Il n'allait pas ressortir sa manie obsessionnelle avec le thé ici si ?
« Ouais ! »
« Merci »
« Pas de problème, je vous prépare tout ça » Elle leur fournit leur commande et ils allèrent s'asseoir parmi les tables pleines.
Elle manœuvra difficilement pour bouger sa chaise au milieu de la foule. Une fois installée, elle lui lança un regard moqueur.
« En fait vous ne savez même pas ce que vous avez pris »
Une jeune fille derrière lui cria soudain d'enthousiasme sans raison apparente particulière et il serra les dents, horripilé, avant de se concentrer sur les pâtisseries qui semblaient lui donner la force de rester calme. Alertée, Élise regarda celle qui avait poussé une exclamation surexcitée. Elle la vit chuchoter quelque chose à l'oreille de son amie en montrant Ciel du doigt. L'autre tourna immédiatement la tête et se décala pour mieux le voir avant d'ouvrir la bouche et de se mordre la lèvre.
Une goutte lui coula du front tandis qu'elle les regardait, éberluée.
« Disons que je prends le risque de m'en remettre à vous »
Elle revint sur terre en sursautant.
« Charmée »
Elle le laissa broyer du noir dans son coin et commença à trier ses desserts.
« Vous faîtes quoi exactement ? »
« Je décide de l'ordre dans lequel je vais les manger »
« C'est si important ? »
« Oui. Je vais commencer par le cheesecake qui est plus doux au goût pour ne pas gâcher sa saveur »
Il haussa les sourcils, sceptique. Elle prit une bonne portion de son gâteau et la porta à sa bouche avant de soupirer d'aise. Elle se devait d'avouer qu'elle ne mangeait pas de la façon la plus élégante qui soit.
Ciel de son côté était plus posé. Elle s'agaça en voyant son air désapprobabteur.
« Laissez-moi savourer ce gâteau en paix. Vous m'avez fait vivre une horrible soirée vous le savez ? »
Il reprit une cuillerée raisonnable de sa tarte aux pommes et lui lança un regard narquois.
« Vous vous y donniez à cœur joie quand vous dansiez toute à l'heure pourtant »
Elle tiqua et s'arrêta net dans son geste.
« Vous m'avez vu danser ? »
« Le contraire aurait été difficile. Je vous rappelle que c'est moi qui suis venu vous chercher »
Elle soupira, agacée. Qu'est ce qu'elle pouvait être stupide quand elle avait bu.
« Oubliez ça tout de suite »
Il fronça un sourcil.
« Pourquoi ? »
« J'aimerais préserver ma fierté »
Il se concentra de nouveau sur son gâteau.
« Et comment cela se passe ? La tâche n'est pas aisée »
Elle serra les dents.
Il est insupportable.
Elle le regarda quelques secondes, horripilée, tandis qu'il finissait tranquillement son dessert. Alors qu'il allait mettre une cuillerée dans sa bouche, elle passa rapidement la main sous sa cuillère et donna un coup brusque dedans.
Alors qu'elle escomptait une vengeance jouissive, le gâteau ne vint pas au contact de son nez. Il amortit le coup sans le moindre mal et lui lança un regard effrayant. Sa pupille changea de couleur pour devenir écarlate et menaçante, preuve qu'elle avait au moins réussis à l'énerver copieusement.
« Qu'est ce que vous avez essayé de faire juste à l'instant ? »
« Je croyais qu'il y avait une tâche sur la cuillère mais c'était une illusion d'optique »
Il plissa les yeux, menaçant.
« Je vous prierai de ne plus vous oublier de la sorte à l'avenir ou la prochaine tâche qu'il y aura quelque part ne sera clairement pas une illusion d'optique »
Parlait-il d'une tâche de gâteau ou d'autre chose comme du sang ? On ne pouvait jamais vraiment savoir avec lui.
« Je vais réfléchir à tout ça »
Il haussa les sourcils, très peu amusé, et elle mangea en silence. A quoi servait-il de ne pas la ramener chez elle si c'était pour être aussi froid ?
Elle s'appuya sur le dossier de sa chaise, les bras croisés.
« J'ai terminé »
Elle le préférait largement quand il jouait la comédie finalement. Dommage, ce Ciel là n'existait pas.
Il la regarda, une joue bombée par le gâteau et avala sa bouchée.
« Vous avez déjà tout mangé ? »
« Oui. Parlons un peu je m'ennuie »
Il soupira.
« Et de quoi voulez vous parler ? »
Elle fronça les sourcils.
« De … » Elle réfléchit. « Vous »
Il tiqua.
« Hm ? »
« Je ne sais rien de vous alors que vous en savez beaucoup sur moi, ce n'est pas équitable »
« Nous ne sommes pas non plus obligés de tenir les comptes là dessus »
« J'aime connaître mes maris voyez-vous »
Il soupira lourdement.
« Vous allez me la ressortir à chaque fois celle là ? »
« Elle est utile, oui. Quel âge avez vous ? »
Il roula des yeux, agacé.
« Qu'est ce que ça peut vous faire ? »
« Je sais pas on dit que l'amour n'a pas d'âge mais je trouve qu'il y a des limites pas vous ? »
« Mais c'est que votre humour touche le fond Debussy »
Elle l'ignora.
« Alors ? »
Il lui lança un regard ennuyé avant de soupirer.
« Cent vingt cinq ans, environ »
Elle écarquilla légèrement les yeux.
« Seulement ? Je pensais que ceux de votre espèce étaient plus vieux »
« Navré de vous décevoir »
Il ne le semblait absolument pas, il était retourné à son cookie et ne lui prêtait plus la moindre attention.
Quelque secondes plus tard, il s'essuya la bouche poliment et commença à se lever.
« Allons-y. Plus vite on sortira d'ici mieux je me porterai et plus vite vous pourrez rentrer chez vous »
Elle roula des yeux. Les gens parlaient autour d'eux, exaltés, et elle se sentit étouffer. Il écourtait son dessert pour avoir la paix maintenant ? Son ton s'assombrit. Évidement, dès que ça devenait intéressant il l'envoyait se coucher.
« Je peux rentrer à pied, merci pour le dessert »
Elle n'en pouvait plus qu'il se comporte de la sorte, à tout lui cacher et à être distant voir méprisant. Elle préférait rentrer seule en fin de compte, tranquille. Ça n'était de toute façon pas lui que ça dérangerait.
« Votre manoir est à une demie heure de marche vous savez ? »
« Un peu d'exercice ça éclaircit l'esprit »
« Et si vous tombez encore sur des gens peu recommandables ? »
« Je ferais attention et c'est tout »
Il la regarda, sceptique.
« Vous faisiez attention la dernière fois aussi »
Elle serra les dents, vexée. C'était sa faute à elle si elle s'était faite attaquée ? Que voulait-il lui rappeler, à quel point elle était faible ? Elle s'en passerait bien ce soir.
« De toute façon je ne vois pas en quoi j'aurais besoin de votre permission ou de votre avis pour rentrer »
Ils venaient juste de sortir du café. Il lui lança un regard plus froid que d'habitude.
« Bien. Bonne soirée »
« Bonne soirée »
Elle tourna les talons là dessus. Elle aussi elle savait être froide. Peu lui importait de ce qu'il ferait du reste de sa nuit. Elle ne supporterait pas plus son attitude hautaine et distante de la soirée. C'était comme si cela la blessait.
Quand elle pensait qu'elle avait cru qu'il était sincère pendant le repas. Ça lui avait presque plu, il pouvait être agréable à côtoyer quand il faisait un effort. Il souriait presque quand elle parlait, revenait sur ses pas pour voir si elle allait bien quand il ne la voyait plus et était même venu l'aider à se tenir droite dans l'ascenseur. Un mari attentionné hein ? C'était surtout un très bon acteur. Tant mieux pour lui, tant pis pour elle.
Jamais il ne se comporterait de cette façon de lui même. Il était incapable de jouer un rôle si éloigné de sa personnalité très longtemps comme elle avait pu le constater.
Elle se fraya difficilement un chemin à travers les passants. C'était insensé tout ce monde. Elle marchait d'un pas rageur vers les ruelles un peu moins peuplées pour respirer de nouveau.
Il devait être environ deux heures du matin si elle ne se trompait pas. Elle pressa le pas et longea les murs dans les ruelles sombres. Elle arriva finalement dans son quartier et souffla. Elle avait peu de chance de se faire agresser ici. Les lumières de son manoir étaient allumées, Abby devait surement elle aussi veiller tard. Elle sourit à cette pensée. Au moins il y avait Abby. Elle fut vite rendue et ouvrit la porte d'entrée qui lui résista. Elle soupira et chercha ses clefs dans les méandres de son sac. Elle n'avait pas prévenu qu'elle rentrait ce soir. Elle referma la porte d'entrée derrière elle en soupirant une nouvelle fois. Andrew devait dormir à cette heure-ci.
Elle enleva négligemment son manteau et le posa là où il ne toucherait pas le sol avant d'entamer péniblement l'ascension des marches. Elle ne se dirigea pas vers la chambre de son amie, éreintée.
Elle poussa péniblement la porte de sa chambre et baissa la fermeture de sa robe dans son dos avec la plus grande peine du monde avant de se déchausser et de s'écrouler sur son lit. Cette soirée avait été désagréable. Ça irait mieux demain, il fallait positiver.
Elle poussa un soupire d'aise avant de s'endormir en moins d'une minute.
OoOoOoO
Elle se réveilla doucement. Il faisait encore nuit bien qu'elle n'ait pas la moindre idée de l'heure qu'il était. Elle regarda son réveil et écarquilla les yeux.
Elle ne parvenait pas à tourner la tête. Les muscles de son cou ne lui répondaient pas. Elle voulu se relever, affolée, mais son corps n'obéissait pas à ses ordres incessants. Elle était comme immobilisée.
Un mouvement dans la pièce attira son attention et elle dirigea son regard devant elle au pied du lit. Une ombre noire s'y tenait, immobile, la scrutant silencieusement. Elle avait quelque chose d'humain dans sa forme et elle en eu la chair de poule. Elle voulu hurler mais le cri resta bloqué dans sa gorge. Elle sentit son cœur battre à s'en rompre la poitrine. Qu'est ce que c'était ? Pourquoi ne pouvait-elle pas bouger ?
La chose esquissa un mouvement vers elle et elle hurla muettement une nouvelle fois. Elle se fit violence pour bouger, pria ses muscles de lui répondre. Des frissons d'horreur lui secouèrent le corps. La chose se rapprochait d'elle. Elle ne distinguait rien dans l'obscurité, juste la masse noire humanoïde qu'elle formait. Était-ce un humain ? Hallucinait-elle ? Son lit ne broncha pas quand elle monta dessus. Si ça avait été un humain, il y aurait eu un poids.
Alors c'était un spectre ? Une entité ? Elle voulut hurler une nouvelle fois, en vain. Elle était prisonnière. Incapable de faire le moindre geste.
La forme se rapprochait lentement d'elle et elle frissonna. Le contact était comme un courant d'air froid sur sa peau. La chose remontait lentement sur elle et ses mains semblaient longer son corps. Même à cette distance proche, elle ne distinguait rien d'autre qu'une masse noire. Elle n'avait pas de visage. Elle écarquilla les yeux, tétanisée.
La créature émit un son, un râle rauque inaudible. Elle l'écouta, ne pouvant faire autre chose. Des mots se distinguèrent de ses murmures inintelligibles.
« … Pécheresse »
Elle écarquilla les yeux. La voix était faible et elle cru avoir rêvé.
« Monstruosité ... »
Elle n'avait pas rêvé cette fois, la voix était monté d'une octave.
« Tuer ! »
La voix était devenue aiguë, menaçante.
« La souiller... »
Elle distingua soudainement une main qui la prit à la gorge. Elle serra les dents pour contracter les muscles de son cou et avoir un peu d'air.
« S'échapper ? »
La prise se resserra et un rire aigu, sinistre résonna à ses oreilles. Elle se sentit étouffer.
« Je la trouverai partout »
Elle distingua soudain des lèvres étirées en un rictus hideux.
Un ongle noir et tranchant passa sur sa joue, creusant une entaille profonde dans la peau. Un liquide chaud se répandit aussitôt sur la partie droite de son visage.
Elle sentit soudain un poids sur elle. Comme si la chose s'appuyait sur sa poitrine. Elle lui pressait douloureusement les poumons et elle négocia une respiration difficile.
« … Câtin ! »
Une autre main se posa sur son cou et elle sentit sa peau brûler sous les ongles aiguisés.
Elle essaya de se dégager avec l'énergie du désespoir mais rien n'y fit. Son corps ne lui répondait pas.
« Couper … égorger … lui faire du mal »
La main descendit, la griffant toujours plus douloureusement. Elle arriva à son bas ventre et Élise se sentit paniquer encore plus. Qu'est ce que cette chose allait-lui faire ?
La main s'aplatit sur son ventre, presque dans une caresse et elle hoqueta de terreur. Elle la sentit soudain se contracter, les ongles lui lacérant la peau. Elle les sentis pénétrer et s'enfoncer dans sa chair et elle hurla sous la douleur tandis que le sourire fou s'agrandissait encore.
Elle se redressa brutalement, hurlant à s'en casser la voix. Quelque chose tomba près d'elle sur le lit et elle entendit un son familier. Un ronronnement. Hystérique, elle alluma sa lampe et guetta ses alentours, traumatisée. Le chat et elle étaient les deux seules présences dans la pièce.
« Un rêve... ? »
Le chat miaula et s'installa sur son torse. Elle serra les dents, la pression lui rappelant son rêve. Elle se détendit progressivement sous ses ronronnements. Trois coups furent frappés à sa fenêtre et elle se figea, sa main se crispant sur le tissu. Les coups recommencèrent doucement. Elle prit le chat dans ses bras sans trop savoir pourquoi. Ses yeux rouges la fixaient, apaisés et ses ronronnement reprirent. Elle s'approcha lentement de la fenêtre et tira faiblement le rideau. Sa main tremblait en tenant le tissu. Deux yeux rouges rencontrèrent les siens. Un sourire l'accueillit et elle souffla, rassurée. Elle ouvrit rapidement la fenêtre.
« Sebastian ? Pourquoi êtes-vous ici ? »
Il lui fit un clin d'œil avant de passer un doigt sur ses lèvres.
« J'obéis aux ordres de mon maître »
La présence du démon la rassurait sensiblement. Elle l'aurait presque pris dans ses bras. Au lieu de ça, elle se contenta de resserrer sa prise sur le chat qu'elle serra plus près d'elle.
« Ne sont-ils pas des créatures merveilleuses ? »
Il regardait le chat d'un air affectueux. Elle n'avait jamais vu autant de douceur et de bienveillance dans son regard qu'à cet instant.
« Il est à vous ? »
« Non, mais je ne désespère pas de le faire rester au manoir »
« Il repart toujours ? Il est déjà venu me voir, c'est comme si il me protégeait »
« Certains chats ont des particularités que les autres êtres vivants n'ont pas vous savez ? »
« Des particularités ? »
Son sourire s'étira.
« Ils ressentent et voient des choses que les autres ne peuvent pas percevoir »
Elle fronça les sourcils, caressant le chat. Elle frissonna avec les courants d'air.
« Entrez ne restez pas là »
« Cela ne vous dérange pas ? »
« Bien sûr que non. Au contraire »
« Que s'est-il passé mademoiselle ? »
Elle recula et rejoignit son lit, se serrant dans ses couvertures, comme pour se protéger.
« Quelque chose était avec moi et je ne pouvais pas bouger. Il me menaçait et au final il me tuait »
« C'est juste un mauvais rêve mademoiselle »
Elle le sonda, critique.
« J'ai ressentit la douleur. C'était vraiment comme si c'était réel »
« Vous semblez en pleine forme pourtant »
Elle baissa les yeux, perturbée.
« Je oui... Je ne comprends pas. J'ai dû rêver ... »
Elle se retourna vers lui pour lui sourire et il écarquilla légèrement les yeux.
« Qu'y a t-il ? »
Il fronça les sourcils et elle sentit un liquide chaud se répandre sur sa joue.
Elle passa sa main et la ressortit maculée de sang. Elle poussa une exclamation horrifiée et compressa la blessure pour retenir le sang qui coulait à grands flots.
Sebastian se précipita vers sa salle de bain et revint avec des serviettes humides qu'il lui tendit pour arrêter le sang de couler.
« Mais enfin qu'est ce qui m'arrive ? »
Sa chemise s'imbiba lentement de sang qui formait des tâches pourpres de par et d'autre de son abdomen.
Sebastian lui lança un regard étonné et souleva sa chemise pour compresser les blessures. Ses mains gantées appuyaient fermement sur son ventre
« Qu'avez vous ressentit pendant ce rêve ? Était-ce matériel ? »
Elle serra les dents, retenant un flot de sang dans sa gorge.
« Tout d'abord non et progressivement j'ai sentis un poids m'étouffer »
Il fronça les sourcils.
« Il faut faire quelque chose mademoiselle ou l'hémorragie va vous vider de votre sang »
C'est à ce moment là qu'Andrew fit irruption dans la pièce. Le vieil homme écarquilla la yeux devant la scène et regarda Sebastian avec une haine mal contenue.
« Qu'avez vous fait à mademoiselle ?! »
« Non Andrew ! Ce n'est pas … lui »
Elle peinait à prononcer ses mots.
Elle se sentit défaillir et Sebastian la soutint. Elle resserra sa prise sur sa veste, se sentant faiblir.
« L'hôpital... Tant pis... »
Il acquiesça et la prit dans ses bras pour la porter jusqu'à l'hôpital le plus proche.
« Attendez ! »
« Andrew prends la voiture... »
Ce fut ses dernières paroles avant qu'elle ne sombre dans l'inconscience.
OoOoOoOoOoO
Des bips et autres sons répétés étaient tout ce qu'elle parvenait à entendre. Elle se sentait vidée de ses forces. Elle ouvrit les yeux difficilement et protesta faiblement contre la blancheur éblouissante des lieux. Tout était flou. Elle vit quelqu'un se pencher sur elle.
« Mademoiselle ? »
« An-drew … ? »
« Docteur, elle est réveillée ! »
Elle sentit du mouvement dans la pièce et un autre visage se pencha sur elle. On lui écarta la paupière et une lumière vint lui agresser la pupille.
Elle repoussa faiblement la main.
Elle entendit un bruit de scratch et on serra quelque chose autour de son bras. Le tissu se resserra sensiblement pendant quelques secondes avant de se relâcher complètement. On lui ouvrit la bouche et elle sentit un bâtonnet venir lui comprimer l'arrière de la langue d'une façon désagréable. Elle protesta faiblement.
« Il semblerait qu'elle soit tirée d'affaire »
« Merci mille fois docteur ! »
« Je ne fais que mon métier vous savez. Eh bien Alexandra, vous êtes une sacrée chanceuse »
« Docteur ? Qu'est ce qui m'est arrivé … ? »
« Vous avez perdu beaucoup de sang, heureusement vous êtes arrivée à temps, quelques minutes de plus et on vous perdait. Je suis très heureux de vous voir consciente »
Elle sourit.
« Mer-ci... »
Il lui sourit a son tour lâcha doucement sa main. Elle fronça le nez. Quelque chose lui rentrait dans les narines.
Elle voulu bouger mais on la maintint fermement allongée.
« Il serait préférable de ne pas vous lever avant quelques heures. Votre irrigation sanguine n'est pas encore tout à fait rétablie et il est primordial que le sang circule bien dans votre cerveau »
« D'accord »
« A plus tard Alexandra »
Il partit et Andrew s'approcha de nouveau d'elle. Le vieil homme avait de lourdes cernes sous les yeux.
« Mademoiselle si vous saviez comme j'ai eu peur »
Elle lui sourit.
« Merci d'avoir pris soin de moi Andrew ... Irréprochable comme toujours »
Ses yeux étaient humides et elle sentit les siens s'humidifier aussi à ce constat.
Il était sa seule famille restante. La seule personne qui veillerait sur elle jusqu'à la fin. Elle le connaissait depuis sa naissance, c'était son troisième grand père et le seul qu'elle ai connu.
« Dois-je prévenir ceux qui attendent dans le couloir de votre réveil ? »
« Qui attend dans le couloir ? Abby ? Sebastian ? »
« Mademoiselle Abigail est partie du manoir depuis avant-hier et je n'ai pas eu le temps de l'informer de votre état. Monsieur Sebastian est revenu il y a peu »
« Fais-le entrer, je lui dois une fière chandelle »
« Bien mademoiselle, je vous laisse récupérer »
Il sortit de la pièce et elle soupira. Ce n'était pas une tenue pour recevoir des gens. Les fils qui lui passaient dans le nez l'horripilaient et ceux qui entraient dans son bras tout autant. Elle se sentait gênée dans ses mouvements à cause d'eux.
La porte s'ouvrit sur Sebastian.
Il récupéra son éternel sourire malicieux en la voyant.
« Vous vous sentez mieux mademoiselle Élise ? »
« Oui. Merci infiniment »
« De rien mademoiselle. Même si » Il s'inclina. « Je ne suis pas celui qui doit être remercié »
Elle fronça les sourcils.
« Qui alors ? »
« C'est Monsieur qui m'a dépêché auprès de vous, d'ailleurs il est ici lui aussi »
Elle haussa les sourcils.
« Ciel ? Dans le couloir ? »
Il rit face à son incrédulité.
« Oui mademoiselle, puis-je le faire entrer ? »
« Allez-y … »
Il se dirigea vers la porte et le Comte en émergea quelque secondes plus tard, un air impassible sur le visage. Il la détailla du regard dès qu'elle fut dans son champ de vision. Elle détourna les yeux. Il faisait nuit dehors. Elle aurait préféré qu'il ne la voit pas dans cet accoutrement.
« Pourquoi avez-vous demandé à Sebastian de venir ? »
« Une intuition »
Elle fronça les sourcils et tenta de se redresser convenablement.
« Le médecin vous a dit de rester allongée , vous n'écoutez pas quand on vous parle ? »
Elle grinça des dents. Même alitée il se comportait durement avec elle.
« Dois-je rentrer au manoir monsieur ? »
Ciel se tourna vers lui d'un air neutre.
« Oui, tu as déjà pris assez de retard sur ton planning »
Le majordome s'inclina et sourit à Élise avant de se retirer à son grand regret. Paradoxalement, il semblait bien plus humain que Ciel.
Une fois seuls, ce dernier ferma la porte derrière lui et s'avança vers les cadrans qui indiquaient une multitude de données qu'elle aurait été incapable de déchiffrer.
« Votre tension est encore basse, vous seriez incapable de marcher si vous vous leviez »
Elle baissa les yeux.
« Qu'est ce qu'il m'est arrivé ? »
Il étudia son dossier quelques instants de plus et soupira finalement.
« Je me suis peut être trompé »
« Pour quoi ? »
Il regarda la feuille, pensif.
« Ce n'est pas forcément quelqu'un qui a lancé cette chose contre vous »
Elle fronça les sourcils, inquiète.
« Vous voulez dire qu'elle m'en voudrait personnellement ? »
Elle se souvint de la haine que la créature avait manifesté à son égard.
« Mais pourquoi, qu'est ce que j'ai fais de mal ? »
Il alla s'asseoir et resta muet.
« Ciel ? »
Il s'appuya sur l'accoudoir, comme lassé.
« Je ne sais pas »
De toute façon elle ne tirerait rien de plus de lui. Il réfléchit quelques minutes de plus et se leva, prêt à partir.
Il avait autre chose à faire que de rester à son chevet. Il avait une entreprise à gérer et des renseignements à transmettre. Elle durcit son visage, cachant parfaitement la pointe de regret qui lui pinçait le cœur.
« J'avais une dernière chose à aborder avec vous »
Elle releva la tête.
« Quoi donc ? »
Il fit volte face.
« Avez-vous vu son visage ? »
Elle fronça les sourcils. Il parlait du visage de ce qui lui avait fait tout ça ?
« Non, il souriait mais c'est tout ce que j'ai pu voir »
« Que vous a t-il fait exactement ? »
« Je ne pouvais pas bouger et il me menaçait et me griffait. A la fin, il me plongeait ses griffes dans le ventre. La douleur semblait vraiment réelle ... »
Elle tiqua immédiatement et souleva légèrement sa chemise d'hôpital. Elle peinait à voir correctement depuis le col de la chemise mais il n'y avait aucune trace de blessure sur la peau de son ventre. Elle avait pourtant bien eu une hémorragie.
« Vous n'avez pas de traces ? »
« Aucune... »
Elle s'inspecta comme elle pu. Cette chemise l'horripilait. Elle était nue sous le tissu et ne pouvait pas regarder par en dessous de la chemise. Enfin c'était physiquement possible mais pas avec Ciel dans la pièce.
Ce dernier fronça les sourcils en la regardant s'inspecter. Il semblait réfléchir.
« Me permettez vous de vérifier quelque chose ? »
Elle acquiesça lentement, méfiante.
Il s'approcha d'elle.
« Montrez-moi où cette chose vous a griffé »
Elle leva sa main, hésitante, et désigna sa joue.
Elle le vit s'approcher de quelques pas et sentit son regard balayer la zone avec attention, sans un mot. Il fronça les sourcils.
« Il n'y a vraiment rien »
« Mais ça semblait vraiment réel. Je ne pouvais pas bouger et j'ai sentis la brûlure de ses griffes et le sang a coulé de cette joue quand je me suis réveillée »
« Je suis désolé Debussy mais c'est improbable ce que vous me dîtes là »
« Mais non ! Il y avait aussi quelque chose dans mon cou ! »
Il soupira.
« Relevez la tête alors »
Elle s'exécuta et il recommença son inspection minutieuse.
« Je peux ? »
Elle hocha la tête lentement.
Il avança sa main avec précaution et posa doucement ses doigts le long de sa jugulaire en laissant une distance raisonnable entre eux.
Elle se sentit frissonner sous le contact du tissu de son gant. Elle ne se souvenait pas l'avoir déjà vu sans gants. Les sourcils froncés, il semblait concentré.
Il retira sa main.
« Il n'y a rien. Même moi je ne remarque aucun stigmate »
Elle fronça les sourcils, découragée.
« Pourquoi ai-je perdu tout ce sang alors ? »
« C'est assez incompréhensible. Les démons peuvent posséder les rêves mais les blessures qu'ils y infligent ne peuvent être matérielles, enfin réelles. La seule explication sensée serait que vous n'ayez pas rêvé »
Un frisson d'horreur lui traversa le corps.
« Vous voulez dire que cette chose était vraiment sur moi et que j'avais perdu l'usage de mon propre corps ? »
« Mais si ça avait été le cas vous auriez les traces des blessures. Sans parler de votre ventre »
« C'était comme si elle voulait arracher ce qu'il y avait dedans … »
« Vous êtes sûre qu'il n'y a pas de cicatrices ? »
« Oui je suis presque certaine »
Il acquiesça et la pièce redevint silencieuse. Il regardait distraitement autour d'eux sans poser le regard sur elle.
« Je devrais vous laisser récupérer alors »
Elle acquiesça silencieusement. Elle ne savait pas pourquoi mais elle était mal à l'aise depuis quelques secondes.
Le regard de Ciel se posa sur sa table de chevet. Un bouquet de fleurs y gisait, fané. Comment avaient-elles pu pourrir aussi vite ?
Sa main s'avança vers les fleur et elle haussa les sourcils. Elle le regarda effleurer les pétales fanés sans un mot. Ces derniers reprirent soudain toutes leurs couleurs et les fleurs regagnèrent leur vitalité, comme fraîchement cueillies.
Elle écarquilla les yeux.
« Comment vous avez fait ça ?! »
Il haussa les épaules, désabusé.
« Elles étaient fanées »
Elle resta muette. Il ne lui avait pas répondu au final.
Il fit volte face et se dirigea vers la porte.
« Je vous souhaite un bon rétablissement et arrêtez d'aller à l'encontre de ce que vous dit le docteur, il connaît son métier »
Il partit et se retourna à nouveau.
« Et merci pour l'autre soir »
« … De rien »
Si ça lui avait rendu service, c'était déjà ça.
Il acquiesça.
« Je viendrai vérifier quelque chose chez vous quand j'aurai le temps »
« Bien, n'hésitez pas à entrer »
« Merci. Adams n'est plus au manoir ? »
Elle fronça les sourcils.
« Non. Andrew m'a dit qu'elle était partit il n'y a pas longtemps »
« Je vois. Bonne soirée Alexandra »
Il inclina brièvement la tête avant de disparaître derrière le battant de la porte. Elle cligna des yeux plusieurs fois, perturbée. Il voulait parler à Abby ?
Elle se rallongea sur son lit d'hôpital, clairement frustrée. Elle était bloquée ici et elle ne savait même pas pour combien de temps. Elle se sentit plonger dans un sommeil sans rêves.
OoOoOoO
« Alex ! »
Elle fut brutalement tirée de son repos et sursauta dans son lit.
« Ça va ?! Harling m'a dit que tu étais à l'hôpital ! »
Chris venait de débouler dans la chambre encore essoufflé, un bouquet de fleurs à la main.
Elle écarquilla les yeux et éclata presque de rire en voyant l'expression incrédule qu'il abordait.
« Oui ! »
« Mais qu'est ce qui s'est passé ?! »
« Je me suis coupée et l'hémorragie m'a durement malmenée »
« Mais comment tu as fait ton compte ?! »
« Je sais pas je ne suis pas bien douée non plus » Rigola-t-elle. Elle sentait son moral remonter en flèche.
« On m'a dit que tu pouvais partir ce soir ! »
Elle se redressa immédiatement sur son lit.
« Sérieusement ?! Trop bien ! »
« D'ailleurs partons d'ici en vitesse ! J'ai horreur de l'odeur des hôpitaux ! Je vais te ramener chez toi »
Il sortit rapidement de la chambre et partit héler une infirmière.
Elle sourit. Au moins elle allait pouvoir partir rapidement.
Il rentra avec une infirmière à ses côtés. Ils semblaient plongés dans une conversation. Enfin c'était surtout l'infirmière qui semblait décidée à faire connaissance.
« Oui j'accompagne la demoiselle, d'ailleurs vous ne pourriez pas débrancher tout ça ? »
« Je ne peux pas prendre cette responsabilité, je vais appeler le docteur »
Elle ressortit et ils furent de nouveaux seuls.
« Comment tu as su où était ma chambre ? »
« Ben j'ai demandé ton nom à l'accueil ! Je vois pas comment j'aurais fait autrement » se moqua-t-il gentiment.
Heureusement que Ciel s'était occupé de toute la paperasse administrative parce que ça devait être un sacré bordel avec elle et Andrew ne connaissait pas toutes les subtilités de sa situation.
« J'ai pas les idées claires là »
« Tu es toute excusée en effet ! »
« Mademoiselle vous vous sentez mieux ? »
Le docteur venait d'arriver au seuil de la porte.
« Beaucoup mieux »
« Bien, débarrassons-vous de tout ça »
Il commença à la débrancher et elle grinça des dents de douleur quand il lui retira le cathéter du bras. On lui avait déjà enlevé les câbles de son nez semblait-il.
« Vos habits sont dans la pièce d'à côté et vos papiers ont été signés par votre tuteur, vous êtes libre de partir »
Andrew.
« Merci beaucoup, au revoir et bonne continuation docteur »
« Au revoir ! »
« Bon je te laisse t'habiller tu me rejoins sur le parking ! »
« Ça marche »
Elle s'habilla en vitesse et attrapa les fleurs ressuscitées de sa table de chevet avant de quitter la chambre. Chris la ramena chez elle rapidement et elle le pria de la laisser se reposer. Elle ne voulait pas qu'il reste regarder le manoir trop longtemps, elle n'avait pas le temps de lui expliquer.
« Bon la prochaine fois tu viens et je te paie un coup ! Allez repose toi bien à plus tard au boulot ! »
Elle lui sourit et lui fit un signe et il redémarra le véhicule en lui rendant son salut.
Heureusement qu'il était là pour elle et qu'il ne posait pas de questions … Elle savait que c'était un ami précieux. Elle devrait passer plus de temps avec lui.
Elle soupira et se dirigea vers sa porte, éreintée. Elle voulait passer un coup de fils à Abby avant tout. Elle monta douloureusement les marches avec l'aide d'Andrew et s'effondra sur son lit. Elle allait profiter qu'il fasse jour pour pouvoir dormir. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait ce soir mais elle ne pourrait dorénavant plus fermer l'œil la nuit. Elle scruta ses alentours avec anxiété avant d'attraper son portable. Elle composa le numéro de son amie et patienta. Au bout de quelques secondes, elle entendit la sonnerie. Elle fronça les sourcils. La sonnerie d'Abby sonnait depuis la chambre à côté. Elle se leva tant bien que mal, se sentant maladroite sur ses jambes. Le portable d'Abby était sagement posé sur sa table de chevet dans la chambre. Elle fronça les sourcils et l'attrapa. Elle refusa l'appel et constata le nombre impressionnant d'appels manqués.
Ses collègues ou son patron sans doute
Cette gourde l'avait oublié ici.
Elle fronça les sourcils. Elle l'aurait remarqué et serait venue le chercher normalement non ?
« Andrew ! »
Le majordome mit quelques minutes à arriver, sans doute occupé à l'étage inférieur.
« Mademoiselle ? »
« Abby, elle n'a pas téléphoné ? »
« Non mademoiselle »
« Mais elle est partie depuis quand exactement ? »
« La veille de votre arrivée, c'est à dire il y a près de quatre jours »
« Elle aurait largement eu le temps de se rendre compte pour son portable »
« Elle ne m'a pas prévenu de son départ mademoiselle »
« Que dis-tu ? »
« Je ne l'ai pas vu partir, c'était assez brusque »
« Elle n'a manifestement pas été au travail non plus ... »
« Serait-elle partie quelque part sans en avertir personne ? »
Elle sentit son cœur s'affoler. Et si c'était quelque chose de grave ?
Merci beaucoup pour ta review constructive Dream ^^
Oui tu vois ? x) Je trouve qu'elle pèse pas mal mais en même temps c'est vraiment une saleté cette Joyce xD Merci beaucoup ! Ah mais je ne perds pas la vraie histoire de vue, bien au contraire ! :P Oui tu as raison je n'avais pas remarqué que ça pouvait perturber ! J'aime bien mélanger les genres et c'est vrai que je veux montrer que Élise se sent, d'une certaine façon, en "sécurité" quand Ciel et Sebastian sont près d'elle et qu'elle oublie un peu ses peurs et ses soucis. Ils sont trop forts en même temps c'est normal non ? ;) Alors je t'avoue que à la base le premier passage où Élise était saoule devait être celui des deux derniers chapitres ! J'ai inséré après celui du bureau de Ciel pour montrer qu'il était certes distant et prit par ses obligations mais qu'il ne s'en fichait pas éperdument d'elle non plus, c'est surtout sa façon d'être (enfin ça a surtout montré qu'il n'avait aucune patience et que Élise pouvait être insupportable quand elle s'y mettait xD) mais elle ne s'en souvient pas tant pis pour elle :3 Eh ben garde la précieusement en réserve ta bombe parce que je sens que Joyce reviendra semer la zizanie xD Elle est chiante, il ne faut pas la sous-estimer x_x
A bientôt bisouilles !
