Bonsoir mes lecteurs préférés ! Je vous souhaite avant toute autre chose un doux et agréable week-end. Cette histoire s'achève bientôt : plus qu'un chapitre/épilogue après celui-ci. J'espère que vous aimerez l'avant-dernier morceau de cette fanfiction !

Charlybarbiche : oh là là, tes petits mots si gentils m'ont fait le plus grand bien, tu n'as pas idée ! :D Merci beaucoup pour ces retours, je suis très heureuse que mon travail te plaise. Sache que d'autres histoires vont bientôt arriver (j'ai prévu poster un OS dès la fin de cette fanfiction, puis j'ai une fanfiction complète et une autre que je ne saurais tarder de terminer qui attendent leur tour ensuite !) donc j'espère que tu es prête à continuer de me lire ! Ahah en effet, Cheryl a un peu trop bu et c'est pour ça qu'elle était à côté de la plaque dans le chapitre précédent ;) J'espère que ce chapitre te plaira !


Situation : continuité du chapitre précédent

PS : pardon pour les fautes, enjoy ! :)


Toni rouvrit les paupières en entendant la rousse fuir et ne comprit pas tout de suite ce qui venait de se passer.

Cheryl l'avait embrassée. Elle n'avait pas rêvé. C'était bel et bien arrivé. Mais, à présent, elle s'était enfuie de la pièce et Toni ne savait même pas pourquoi. Regrettait-elle son geste ? Pour sûr, Toni ne le regrettait pas. Elle avait encore le goût sucré de Cheryl au bord des lèvres. Un parfum de sirop d'érable dansait sur sa bouche et un sourire idiot l'accompagnait.

Elle resta plantée dans la cuisine, pensive, perdue dans un ailleurs où Cheryl l'avait embrassée parce qu'elle ressentait quelque chose pour elle. L'alcool l'aida bien à créer son scénario idyllique et elle s'enferma dans sa bulle en buvant quelques gorgées d'eau de temps à autre.

-Euh, Toni ? Tu vas bien ? Demanda Veronica, les sourcils froncés.

Elle avait quitté le salon pour aller chercher une autre bouteille de vodka dans la cuisine et avait vu Cheryl partir en courant. Elle l'avait interpelée mais la rousse ne semblait pas l'entendre et elle s'était précipitée en direction de la porte d'entrée. Veronica l'avait regardée faire sans rien dire, interloquée par son comportement. Cheryl venait-elle vraiment de quitter le Pembrooke ?

Elle se retourna et porta son attention vers la cuisine. Que s'était-il passé pour que l'héritière des Blossom s'enfuie si vite ?

Veronica fut surprise de découvrir Toni, visiblement perdue dans ses pensées, appuyée contre l'évier de la cuisine, à observer le ciel sombre par la fenêtre.

Cette dernière tourna la tête vers la brune et lui offrit un sourire un peu alcoolisé mais pas moins sincère.

-Cheryl m'a embrassée. Avoua-t-elle simplement.

Elle passa la pointe de sa langue sur ses lèvres, comme pour se prouver que c'était bel et bien arrivé et Veronica haussa un sourcil, interloquée.

-Et pour quelle raison ? Demanda-t-elle, curieuse, en s'avançant vers Toni.

-Je ne sais pas. Elle devait en avoir envie, je suppose. Avoua Toni, pas vraiment consciente des motivations de la rousse.

Veronica étouffa un petit rire. Son amie était aveugle, il n'y avait pas d'autre explication.

-Tu supposes ? Toni, ça fait plus d'une semaine que je te dis que Cheryl est à fond sur toi et quand elle t'embrasse, tu trouves le moyen de me dire que tu ne sais pas pourquoi elle le fait. Ouvre les yeux, s'il te plaît. Fais un effort.

Elle secoua la tête, amusée.

Elle avait eu une bonne intuition, la première fois où elle avait dit à son amie que la rousse n'avait d'yeux que pour elle. D'accord, elle avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, mais plus Toni lui parlait de Cheryl et plus elle sentait que le comportement de la rousse cachait quelque chose de plus profond que ce que la New-Yorkaise voulait bien y voir. Elle côtoyait suffisamment la jeune Blossom au lycée pour savoir qu'elle n'était vraiment pas du genre à être tendre sans raison. Elle voulait bien admettre que tout le monde était différent derrière les murs rassurants de sa maison, mais on ne pouvait pas changer tant que cela. Il y avait autre chose. Et cet autre chose, c'était tout bonnement des sentiments.

Veronica observa Toni sans rien dire et vit petit à petit l'ébriété laisser place à la prise de conscience sur son visage.

Vu le nombre de fois où Toni avait abordé le sujet de la rousse, Veronica avait fini par comprendre que les sentiments étaient partagés et que Cheryl n'était pas la seule à être sous le charme. Elles l'étaient toutes les deux, mais elles étaient aussi toutes les deux trop aveuglées par leurs émotions pour se rendre compte que tout ce qu'elles ressentaient était partagé.

-Oh mon Dieu. Soupira Toni, comprenant enfin que son scénario merveilleux n'était autre que la réalité. Cheryl l'avait bien embrassée parce qu'elle l'appréciait, et pas seulement parce qu'elle avait bu un peu plus que de raison.

-Oh mon Dieu. Répéta-t-elle encore, plus fort cette fois-ci, fixant Veronica dans les yeux, un air paniqué peint au fond de ses prunelles.

Un sourire malicieux orna les lèvres de Veronica qui secoua légèrement la tête.

-Oui, comme tu dis. Tu devrais peut-être aller la retrouver pour, je ne sais pas, discuter avec elle peut-être ? Proposa la brune à son amie.

Cette dernière hocha furieusement la tête et passa ses doigts dans ses boucles roses.

-Oui, tu as raison. Il faut … il faut que je lui parle … Annonça-t-elle, déterminée.

Veronica lui caressa gentiment le bras et lui tapota l'épaule pour qu'elle se mette en route.

-Allez, dépêche-toi, elle est partie du Pembrooke en courant donc tu devrais y aller avant qu'elle ne soit trop loin pour que tu puisses la rattraper. Lui intima la brune.

Toni la remercia et quitta la pièce en vitesse pour se diriger vers la porte d'entrée. Elle se retrouva sur le trottoir en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et scanna la rue du regard pour voir si elle arrivait à repérer un éclat de rousseur quelque part.

Ses yeux se posèrent un instant sur une forme au loin, recroquevillée au sol et elle laissa parler son instinct. Elle se mit à courir dans la direction et arriva en un rien de temps à la hauteur de Cheryl.

La rousse était assise sur le bord du trottoir, sa tête enfouie dans ses genoux qu'elle avait remontés contre sa poitrine et qu'elle enserrait de ses bras tremblants.

Toni reprit son souffle et se posa à côté de Cheryl, sur le bitume chaud. Elle expira, satisfaite d'avoir retrouvé la jeune femme.

Elle porta son regard doux sur elle. Elle n'avait toujours pas relevé la tête, visiblement inconsciente de la présence de Toni auprès d'elle.

Cette dernière lui caressa doucement l'épaule pour la rassurer tout en lui faisant comprendre qu'elle était auprès d'elle.

Cheryl sursauta et releva la tête en vitesse. Ses yeux emplis de larmes fixèrent Toni qui put lire tout le désespoir, la tristesse mais aussi l'espoir et la peur qui emplissaient ses prunelles foncées.

Toni lui offrit un sourire tendre et chaleureux pour tenter de l'apaiser. Le visage de Cheryl était rouge et gonflé par les pleurs. La New-Yorkaise amena lentement sa main jusqu'à la hauteur de la joue de la rousse et effleura avec délicatesse sa peau du bout des doigts. Elle sentit Cheryl se détendre et se laisser aller tout contre le creux de sa paume.

Un petit sourire timide prit naissance sur les lèvres de Cheryl qui ravala le sanglot qui menaçait de s'échapper de sa gorge.

-Chhhh, tout va bien. Ne pleure plus, d'accord ? L'intima Toni.

Son cœur se serrait de voir la rousse si démunie et pleine de chagrin.

Cheryl hocha la tête et ferma les paupières avec force pour empêcher ses larmes de couler. Toni continua de caresser sa joue avec tendresse. Elle entendit la respiration de la rousse se calmer et vit les traits de son visage s'adoucirent. Elle décontracta petit à petit chaque parcelle de son corps et rouvrit les yeux quand elle fut presque tout à fait sereine. Un nouvel éclat brillait à présent dans ses prunelles. Quelque chose comme de la reconnaissance, mais il y avait une petite pointe d'émotion que Toni ne sut définir.

-Merci … d'être venue me retrouver. Murmura Cheryl.

Elle ne faisait pas encore suffisamment confiance à sa voix et à ses larmes pour hausser un peu plus le ton. Mais son sourire franc et sincère parlait plus à Toni que tous les mots qu'elle aurait pu prononcer.

La New-Yorkaise laissa sa main retomber le long de son corps pour laisser un peu d'espace à la jeune femme.

Une vague de mélancolie s'écrasa dans le regard de Cheryl avant que Toni ait pu dire quoi que ce soit et la rousse détourna les yeux.

-Je suis désolée de t'avoir … sauté dessus tout à l'heure. Je n'aurais pas dû, c'était très déplacé. J'ai été idiote et j'ai agi par instinct. Parce que … j'avais envie de le faire mais je … je sais que tu ne ressens rien pour moi et ce n'est pas grave. Je l'ai accepté. C'est juste que … ce soir, avec l'alcool, j'ai eu du mal à me contrôler. Avoua-t-elle, la voix tremblante.

Elle garda les yeux rivés sur la route. Ses larmes n'avaient pas recommencé à couler et elle en était la première surprise. Elle avait parlé si honnêtement, elle s'était montrée si vulnérable qu'elle se demanda quand était la dernière fois qu'elle avait ouvert son cœur ainsi.

Toni approcha ses doigts du menton de Cheryl et s'en saisit pour la forcer à la regarder.

-Cheryl, ne t'excuse pas s'il te plaît. Je … j'en avais autant envie que toi de ce baiser. Avoua-t-elle simplement, ses prunelles emplies d'honnêteté et de douceur.

La rousse ouvrit la bouche sans rien dire, un air surpris peint sur le visage. Ses lèvres tremblèrent un peu avant qu'elle ne réponde.

-C'est-c'est vrai ?

Elle s'étrangla sur ses mots, sentant les larmes remonter. Mais elle pouvait les percevoir dans le fond de sa gorge et elles n'avaient pas la même saveur. Celles-ci étaient tendres, elles avaient un goût heureux de nouveauté.

Toni hocha la tête, un sourire chaleureux dansant sur sa bouche. Elle s'avança lentement vers Cheryl, pour lui laisser le temps de comprendre ce qu'elle s'apprêtait à faire. La rousse n'esquissa pas le moindre mouvement et la laissa venir en fermant simplement les paupières.

Ses lèvres avaient le même goût sucré que lors de leur premier baiser, remarqua Toni. Cette pointe gourmande de sirop d'érable qui lui donnait une douce envie de gémir de contentement.

Elle sentit Cheryl sourire tout contre sa bouche et les doigts de la rousse passèrent dans ses cheveux, ce qui la fit frissonner. Toni laissa ses mains glisser le long de la taille de la jeune Blossom pour pouvoir l'attirer à elle.

Elles s'embrassèrent, sans bruit, en prenant le temps de se découvrir et d'apprécier la chaleur et toute cette affection émanant du corps de l'autre.