Bonjour ! Je suis désolé, ce chapitre arrive avec un peu de retard mais j'ai eu un blocage le concernant ! J'espère qu'il vous plaira. Merci à mes correctrices !
Réponses aux guest :
Adenoide : Oui, heureusement que Narcissa connaissait le don ^^ Merci pour ton commentaire !
Charlie Forrest : Merci énormément, ça me fait plaisir !
Miss MPREG : Eh oui, Blaise, Théo et Daphné n'en veulent pas vraiment à Harry ! Tu n'as pas d'inquiétude à avoir sur la sincérité de Drago ! Merci beaucoup ^^
Azuriel : Merci beaucoup et oui, il y a une suite, la voici !
FoxyCha : Merci, j'espère qu'elle continuera à te plaire !
Alice : Merci beaucoup ! Nous verrons si ton hypothèse est vrai ! Je remercie en ce qui concerne la qualité et oui, en effet, je suis très perfectionniste ^^' Je suis content si cette histoire te fait du bien durant cette période !
PS : J'ai commencé une nouvelle fanfic Drarry, "Two-faced", n'hésitez pas à aller lire :D
Chapitre 11 : Excuse et pardon
Le lendemain matin, ils se rassemblèrent tous dans la salle à manger de la demeure, pour prendre le petit déjeuner. Ron, Blaise et Théo discutaient tranquillement, essayant d'intégrer le reste de la tablée à leurs discussions. Si Hermione et Daphné se prêtaient au jeu, Pansy, elle, fixait silencieusement sa tasse de thé. Harry lui ne savait pas où se mettre. Il lançait des petits regards en coin à Drago, ses pensées le ramenant le plus souvent à la soirée précédente. Parfois Drago lui lançait une œillade discrète et un sourire timide étirait ses lèvres. Harry ne pouvait s'empêcher de le trouver adorable dans ces moments-là. Il croqua dans son toast beurré tout en répondant mollement à l'une des questions de son meilleur ami. Harry savait ce qu'ils cherchaient à faire : détendre l'atmosphère. Il avait conscience que Blaise, Théo et Daphné ne lui tenait pas vraiment rigueur d'avoir gardé son secret pour lui, mais Pansy avait plus de mal, il n'y avait qu'à voir son mutisme inhabituel. Quant à Drago... Même s'il lui avait redonné sa confiance, Harry ne savait pas quoi en penser. Est-il réellement sincère ? Ça, il l'ignorait. Il releva la tête en entendant Blaise soupirer fortement.
-Bon sérieusement, j'en ai un peu marre. On peut pas juste dire ce qu'on a sur le cœur et passer à autre chose ?
-Je suis d'accord avec Blaise. Il nous reste encore deux-trois jours ensemble et je préférais qu'on les passe à se détendre plutôt qu'à s'en vouloir les uns aux autres. Surtout que personnellement, je comprends le choix d'Harry.
-Et qu'il n'a pas choisi d'avoir ce pouvoir, renchérit Hermione en approuvant les paroles de Théo.
Tous les regards se tournèrent vers Pansy et Drago, excepté celui d'Harry. Pansy soupira en reposant sa tasse. Elle croisa ses mains sur ses genoux en prenant un air sérieux.
-Hermione et Daphné sont restées avec moi hier et m'ont fait prendre conscience de mon comportement. J'ai été odieuse Harry, j'en suis désolée. Je... Hermione a raison dans le sens où tu n'as pas choisi ce don et puis... J'ai aussi réfléchi. Te demander de ne pas utiliser ce pouvoir c'est comme te demander au final... Et bien de ne pas utiliser de magie. Ce don est une partie de toi comme notre magie est une partie de nous et je pense que nous en sommes tous dépendants. Je regrette...
-Je m'excuse également pour mon comportement démesuré, rajouta simplement Drago.
-Je... Merci. Je suis désolé de vous l'avoir caché aussi. Je ne veux plus que vous doutiez de la confiance que j'ai en vous, que nous avons en vous, affirma Harry en englobant ses deux meilleurs amis. On vous considère vraiment comme nos amis.
Un petit sourire hésitant peignit chacun des visages présents. Narcissa arriva à ce moment-là, heureuse de voir que la situation s'était améliorée. Elle demanda à son elfe de maison de lui préparer une tasse de chocolat chaud qui ne tarda pas à lui être remis. Un silence apaisant s'était installé dans le salon, jusqu'à ce que Blaise ne l'interrompt d'une voix incertaine.
-On a le droit de te poser quelques questions dessus ton don, Harry ? Juste histoire de mieux l'appréhender.
-Vas-y, répondit le brun en reprenant un toast.
-Tu connais d'autres personnes qui ont ce pouvoir ?
-Ma mère l'avait, dit-il en jetant un regard en direction de Narcissa mais la femme ne semblait pas étonnée alors il continua. J'ai aussi une cousine du côté de ma mère qui le maîtrise.
-Mais je croyais que la famille de ta mère était moldue, s'étonna Drago.
-Ce n'est pas tout à fait le cas, Drago, intervient alors Narcissa. Lily a été adoptée par les Evans alors qu'elle était une enfant. En vérité, elle est la fille benjamine de Victor et Nadya Filipkovitch.
-Des Filipkovitch ?!
Les Serpentards comprirent alors la raison pour laquelle cette famille si célèbre avait contacté Harry. Cela n'avait rien à voir sa réputation de survivant. Pour des sang-purs comme eux, le nom des Filipkovitch était bien connu. Ils appartenaient à l'une des lignées sorcières russes les plus vieilles et assistaient souvent aux galas qu'organisaient les grandes familles de sang-purs. Drago se rappelait d'avoir déjà rencontré le fils aîné de Victor et Nadya Filipkovitch lors d'une réception, Nickolaï, et que l'homme lui avait laissé une impression bien étrange. Il était froid et charismatique et il ne se rappelait pas l'avoir vu sourire une seule fois durant la soirée. Quant à ses enfants... Drago n'avait jamais cherché à les approcher davantage, préférant rester auprès de ses amis avec qui il n'était pas obligé de feindre l'enfant parfait et gâté que tout le monde pensait qu'il était. Dire qu'il était choqué de savoir qu'Harry appartenait à cette famille serait un euphémisme.
Harry quant à lui serra son bol à présent vide, le regard vague. Plusieurs questions substituaient dans son esprit concernant la famille de sa mère. Peut-être que Narcissa pourrait l'éclairer avant qu'il n'aille chez cette branche de la famille dont il ignorait tout, si ce n'est qu'ils avaient grande réputation. Il posa alors la première question qui lui brûlait la langue et qu'il n'avait pas osé demander à Luna.
-Savez-vous pourquoi ma grand-mère l'a abandonné ?
Narcissa soupira tristement en caressant du bout de ses ongles parfaits la bordure de sa tasse.
-Non, je ne le sais pas. Mais Lily, elle, le savait. Elle n'a jamais voulu nous en faire part. Je me rappelle du jour où elle a appris qu'elle n'appartenait pas à la famille Evans. Elle venait de rencontrer Anya, son aînée qui, ayant atteint sa majorité, avait décidé de quitter son pays à la fois pour fuir sa vie là-bas mais également pour retrouver sa sœur perdue. Elles s'étaient retrouvée par hasard à Pré-au-Lard et si Lily n'avait aucun souvenir d'elle, Anya, elle, se souvenait parfaitement de sa petite sœur. C'est elle qui a tout avoué à Lily. Au départ Lily avait été réticente à la croire mais Anya avait achevé de la convaincre en lui montrant une photo d'elles ensemble enfants jouant joyeusement qu'Anya avait secrètement gardée toutes ces années. Lily nous avait demandé de la laisser seule avec sa sœur et nous avions respecté son choix. Seulement, le soir-même, nous avons dû chasser chacune de ses larmes du mieux que nous pouvions...
-Quel âge avait-elle quand elle a été abandonnée ? Questionna Théodore, absorbé par l'histoire.
-Sept ans, répondit Harry en se souvenant des paroles de sa mère dans sa lettre.
-N'est-ce pas étrange ? Elle avait sept ans mais elle n'a plus aucun souvenirs de sa famille biologique ? Je veux dire, dans mon cas, je me rappelle parfaitement de certaines bêtises que nous faisions Astoria et moi à cet âge-là, comme la fois où nous avons demandé à notre elfe de maison de changer toutes les colombes de notre mère en crapaud. Alors ne pas se souvenir d'avoir été adopté me paraît irréaliste.
-Daphné n'a pas tord, s'étonna Hermione, je n'avais même pas remarqué ce détail en lisant la lettre.
Cette fois elle s'était adressé à Harry. Ce dernier avait les sourcils froncés, surpris lui aussi. C'est vrai ça, pourquoi sa mère n'avait-elle plus aucun souvenir ? Le visage de sa sœur n'aurait-il pas dû lui paraître familier lui aussi ? Il questionna Narcissa du regard mais elle aussi semblait confuse.
-Je crois que j'aurais plus d'explications à demander à mon oncle que prévu, soupira Harry.
Tous acquiescèrent, ne sachant pas quoi lui dire. Narcissa allait appeler un elfe de maison pour lui demander de débarrasser la vaisselle sale du petit déjeuner lorsqu'un hibou l'interrompit en entrant en grande pompe par la fenêtre ouverte de la salle à manger. Ron glapit en reconnaissant l'oiseau. Il s'agissait d'un Grand-duc du désert aux yeux brillants de sournoiserie. Pour l'avoir déjà vu auparavant, les lèvres d'Harry se courbèrent en un sourire. C'était Zip, l'oiseau que Fred et George s'étaient offerts en voyant à quel point leurs affaires étaient florissantes. Il était aussi malin et farceur que ses propriétaires et ne repartait jamais sans voler l'un des objets du destinataire de la lettre des jumeaux. Ron, pensant que cette dernière lui était adressée, cacha toutes ses affaires susceptibles d'être subtilisées mais il poussa un soupir de soulagement quand Zip s'avança vers Harry. Le brun caressa tendrement le hibou qui ferma les yeux de bonheur. Étrangement, Zip l'adorait et ne lui piquait jamais rien. Peut-être parce que les jumeaux le lui avait formellement interdit.
-De qui est-ce ? Questionna Drago en fixant étrangement la lettre.
-De mes frères, se lamenta Ron. Pitié dis-moi qu'ils n'ont pas encore inventé un truc totalement incongrue et qu'ils veulent que tu sois leur cobaye. Crois-moi Ry, si c'est le cas, alors refuse immédiatement. Je me rappelle encore de la fois où ils m'ont fait boire cette potion et que j'ai passé une bonne partie de la journée à draguer un sapin. Un putain de sapin, Harry.
Ron rougit sous les gloussements de ses amis, y compris de Narcissa qui s'amusait à imaginer la scène. Elle avait eu ouïe de la réputation des jumeaux Weasley par son fils et elle était certaine que Lily les aurait adorés. De son côté, Harry souriait, impatient de découvrir ce que lui réservait Fred et Geoges. Malheureusement, il déchanta bien vite.
« Cher Harry,
Nous avons pris la liberté de t'écrire cette lettre à la suite de la visite plus qu'étrange de notre adoré Maître des potions. Nous pensons que tu vois de qui nous parlons. Deux élèves de Poudlard ont été examinées après avoir attaqué un autre élève et les professeurs auraient découvert dans leur sang l'une de nos inventions qui, convergé avec d'autres liquides, peut donner une capacité de persuasion et de manipulation à celui qui l'administre apparemment. De ce fait on nous a interdit la vente de notre potion, nous étions outragés ! Surtout qu'utilisé à bon escient, elle permet de donner une odeur corporel atroce pendant une semaine à la personne de notre choix.
(Fred m'informe que je ne dois pas m'égarer lorsque j'écris, surtout que cette lettre est sérieuse, pardon Harry...).
Nous nous sommes donc questionnés sur qui pouvait être l'élève en question parce que, malgré tout, il s'était fait attaqué et qu'indirectement, nous étions responsables. Quand nous avons demandé des renseignements à notre belle rousse, elle nous a informé que seul élève qui aurait pu subir une attaque – elle n'était pas sûre de pouvoir qualifier ce qui s'était passé « d'attaque » - c'était toi. Nous espérons sincèrement que si c'est véritablement de toi qu'il s'agit, eh bien, que tu ailles bien. Auquel cas nous en somme vraiment navré Harry...
Nous ne pouvons pas faire grand-chose pour t'aider si ce n'est te donner les informations que l'on t'a déjà cité. Mais nous recherchons activement la liste des personnes ayant acheté notre invention pour peut-être découvrir la personne à l'origine derrière tout ça !
Réponds-nous vite pour nous informer de ton état !
Tes deux fidèles amis,
George et Fred »
-De la persuasion et de la manipulation ? Souffla Harry, les yeux écarquillés.
Alors Lisa et Millicent n'en avait pas totalement après lui, elles avaient été manipulées ? Mais par qui ? C'était la grande question. Il espérait que les jumeaux pourraient l'aider à obtenir la réponse. Il demanda un bout de papier et une plume à Narcissa et aussitôt, un elfe de maison se matérialisa avec tout le matériel nécessaire. Il rassura les jumeaux sur son état en leur demandant de ne pas s'en vouloir et les remercia de l'aider. Il noua la missive autour de la patte de Zip, qui, voyant le visage grave d'Harry, n'hésita pas à s'en aller aussitôt pour transmettre la réponse à ses maîtres. Sans un mot, il donna la lettre à Hermione qui la lut avec sérieux, de même que Ron qui s'était penché au-dessus de son épaule. Voyant l'incompréhension des autres personnes présentes, Harry se figea. Mais le regard de Drago le convainquit de tout leur expliquer. Alors il raconta les deux attaques et ce qui était arrivé à Millicent. Les réactions furent à peu près toutes les mêmes. Choc et confusion.
-Ce n'est pas le genre de Millicent, murmura Pansy, blême. Jamais elle n'aurait attaqué de son propre chef et encore moins à Poudlard. Elle n'a pas assez de courage pour ça. Elle n'est pas une mauvaise fille, elle est juste aveuglée par les idéaux de ses parents mais je sais à quel point la marque l'effraie.
-D'après les jumeaux, elle a été manipulée.
-Il y a de fortes chances que ce soit cela, confirma Drago. Mais sache Harry que tu n'as pas à t'en vouloir pour ce qu'il s'est passé, dans cette situation il ne s'agissait que de la légitime défense.
-Tu as une idée de qui pourrait être derrière ça Harry ? Ce qu'il se passe est très grave.
-Je n'en ai pas la moindre idée Madame Malfoy... Mais je compte bien le découvrir. Je n'aimerais pas que cette personne étende ses manipulations et ses attaques à des personnes qui me sont proches.
-Et nous t'y aiderons, n'est-ce pas ?
L'ensemble des Serpentards acquiescèrent aux paroles de Drago. Un elfe de maison vint prévenir Narcissa qu'un dossier important venant de son mari l'attendait dans son bureau et la femme se retira, non sans un regard inquiet en direction de son filleul. Elle se sentait responsable de lui à présent que Lily n'était plus là et le savoir en danger n'était pas pour le rassurer. Déjà que Voldemort était à ses trousses, si en plus un de ses camarades en avait après lui, cet enfant ne connaîtrait jamais la tranquillité. Elle pria intérieurement pour que Lily veille sur son fils de là où elle était.
Il ne restait qu'un jour avant leur départ pour la Russie. Harry avait envoyé un hibou à sa cousine pour lui demander si ses amis pourraient passer la semaine avec lui – il s'était excusé à de nombreuses reprises pour cette demande mais il n'imaginait pas partir sans eux – et à son grand étonnement, Nastya avait paru enthousiasme qu'il ramène de la compagnie. Elle semblait si enjouée dans ses lettres qu'il tardait à Harry de la rencontrer. Néanmoins elle lui avait adressée plusieurs mises en garde, notamment concernant son oncle. Elle l'avait prévenu qu'il risquait d'être un peu distant mais qu'Harry ne devait pas s'en formaliser, qu'il était toujours ainsi. Elle l'avait aussi prévenu que son frère pouvait être parfois lourd et qu'il ne devrait pas hésiter à le lui dire quand c'était le cas. Harry savait d'avance qu'il n'oserait pas. Enfin, elle lui avait transmis un porte-clé où figurait l'inscription « I love Russia » comme portoloin. Nastya avait précisé qu'il ne s'activerait qu'à une heure bien précise, de manière à ce qu'elle puisse tout préparer avant leur arrivée.
Il était si impatient qu'il commençait déjà à remplir sa valise. Il entendait les éclats de rire de ses amis à l'extérieur et même s'il regrettait de ne pas être avec eux, il devait être absolument prêt pour le lendemain. A l'aide de sa magie, il ramena à lui ses vêtements un peu éparpillés partout dans la chambre et ne fit même pas attention quand une ombre se glissa derrière lui. Il ne sursauta que quand il sentit un souffle près de son oreille.
-Eh bien Potter, on a eu peur ?
-Haha, très drôle Malfoy.
Même si cela avait été dit d'un ton ironique, Harry garda sa position, dos à Drago, priant pour qu'il ne voit pas à quel point il rougissait. Sentir son corps si près du sien le mettait dans tous ces états. Ils restèrent silencieux quelques minutes, Harry s'affairant à son rangement et Drago le fixant, un doux sourire aux lèvres. Il brisa finalement le silence.
-J'ai menti.
Harry se retourna enfin.
-Quand ça ?
-Quand je t'ai dit que je ne t'avais pas encore pardonné entièrement l'autre soir. Moi aussi j'avais pris le temps de réfléchir comme Pansy, et j'en étais arrivé à la même conclusion. Ce pouvoir fait parti de toi et tu n'y peux rien. Alors je t'avais déjà pardonné.
-Mais alors pourquoi..?
-J'aime bien faire mariner les gens, s'amusa Drago en haussant les épaules.
-Tu es le pire Malfoy.
-Je sais Potter. Et je sais également que parfois je n'en fais qu'à ma tête. Et que quand je désire quelque chose, je l'obtiens toujours. Même si je n'en ai pas l'autorisation.
Harry allait lui demander la signification de sa phrase mais se retrouva couper par une paire de lèvres sur les siennes. Le baiser était tendre, chaste, Harry se sentit fondre de l'intérieur. Il n'avait encore jamais ressenti une telle émotion et lorsque Drago se recula, il reprit possession des lèvres du blond dans un baiser plus avide, bien plus quémandeur. A cet instant précis, Harry comprit que jamais il ne pourrait se lasser d'embrasser Drago. La sensation était bien trop exquise. Néanmoins, ils durent se séparer, à bout de souffle. Tous les deux abordaient un rougissement bienheureux et se regardaient dans les yeux, un sourire aux lèvres.
-C'était...
-... Génial.
-Ça fait un moment que je voulais le faire, mais je n'étais pas sûr que ce soit possible entre nous deux... Mais si nous sommes des âmes-sœurs, alors pourquoi hésiter davantage ? Ça m'attriste juste de savoir que tu pars demain.
-Nous pourrons toujours nous envoyer des lettres, comme c'était prévu.
-Oui, mais je ne pourrais pas t'embrasser à nouveau.
-Et bien nous avons jusqu'à demain pour en profiter.
-On est un peu mièvre, non ?
-Complètement.
Ils éclatèrent de rire mais bientôt les rires furent remplacés par des embrassades. Observant la scène à travers l'espace laissé par la porte entrouverte, Daphné et Blaise se tapèrent dans la main. Ils partirent en silence dans la chambre de Blaise avant de s'affaler sur le lit de ce dernier.
-C'était pas trop tôt, débuta Daphné, un sourire coquin au coin des lèvres.
-Grave. J'ai eu peur qu'avec la confrontation ça brise un truc entre eux, mais non. Heureusement.
-Maintenant on va se sentir seule avec Pansy. On est les seules célibataires !
Ils gloussèrent entre eux mais d'un côté, ils étaient soulagés. Drago était entre de bonnes mains, ils en étaient certains. Et ils étaient heureux pour leur ami.
Le jour J était enfin arrivé. Harry, Ron et Hermione avait remercié Narcissa et Drago pour leur hospitalité avant de saluer leurs amis. Au moment des embrassades, Pansy avait glissé une dernière excuse à Harry et Drago l'avait embrassé chastement, bien à l'abri des regards. A présent, ils se tenaient tous trois autour du porte-clé, le tenant fermement. A seize heures tapantes, ils sentirent la sensation habituelle d'être aspirée et se retrouvèrent projeté dans un lieu reculé de tout. Le sol était enneigé et une forêt dense semblait les entourer. Il faisait froid, si bien qu'en quelques minutes, ils se mirent à grelotter. La température n'avait rien à voir avec celle de la France. Un peu plus loin, ils aperçurent un manoir magnifique. S'ils avaient trouvé la demeure Malfoy immense, elle n'était rien à côté de celle-ci. Les murs étaient entièrement faits de briques rouges, donnant un aspect particulier mais accueillant au manoir. Après s'être jetés un regard, ils avancèrent vers la demeure.
A quelques mètres du manoir, jouant en dessous d'un arbre, une petite fille s'amusait à poursuivre un chien qui semblait prendre un malin plaisir à éviter les câlins de la fillette. Elle ressemblait à un ange aux yeux d'Harry. De longs cheveux blonds, des yeux bleu pâle, un teint de porcelaine. Il ne lui donnait pas plus de dix ans. Seulement, elle perdit bien vite son sourire lorsque le chien les aperçut, se précipitant vers eux à une vitesse folle. Il les sentit, comme pour s'assurer qu'il pouvait leur faire confiance, puis s'assit devant eux, la langue pendante. La petite se rapprocha à son tour, méfiante, et Harry s'accroupit face à elle en abordant un air qui se voulait rassurant.
-Bonjour mademoiselle, je m'appelle Harry. Et toi, comment t'appelles-tu ?
La petite plissa les yeux aux premiers mots mais son visage rayonna lorsqu'il prononça son prénom. Elle prit la main qui lui tendit mais ne répondit pas pour autant. A la place, elle montra le manoir, comme pour l'inciter à la suivre. Harry haussa les épaules et lui et ses amis la suivirent. Elle ne prononça pas un seul mot et Harry se demanda si elle comprenait l'anglais. Peut-être que non et c'est pourquoi elle ne lui avait pas répondu ? Dans tous les cas, elle semblait heureuse de sa présence, ce qui réchauffa le coeur du brun.
La petite dépassa la porte d'entrée et les mena un peu plus loin, vers une sorte de grange non loin du manoir. Lorsqu'ils entrèrent à l'intérieur, Harry fut impressionner par le nombre de toile de peinture qui gisaient ça et là dans la grange. Et au milieu de tous ces tableaux se trouvaient une femme de dos. Elle abordait une chevelure similaire à celle de la petite mais lorsqu'elle se retourna, Harry fut frappé par la couleur de ses yeux. Un vert exactement similaire au sien. La femme se releva précipitamment, accourant vers eux, un sourire lumineux sur le visage.
-Oh Harry, je suis tellement heureuse de te rencontrer enfin !
Harry n'avait aucun de doute. Il avait face à lui Nastya Filipkovitch.
