Réponse aux guest :
Sakura : Merci beaucoup ! Ne t'inquiète pas, je la continue, surtout maintenant que je suis en vacances ^^
Adenoide : Peut-être que tu es sur une bonne piste !
Juste pour le petit rappel de la famille Filipkovitch :
Nickolaï est l'oncle d'Harry. Il a pour enfants les jumeaux Nastya et Victor (Vitya) qui ont 20 ans, Alexei qui a 18 ans, Tatiana (Tanya) qui a 14 ans et Nina qui a 10 ans ~
Chapitre 13 : Vision
-Bon, cette première rencontre n'était pas si catastrophique que ça au final.
Harry grimaça en retirant son tee-shirt pour enfiler son haut de pyjama. Il ne pouvait pas nier qu'il s'était attendu à pire, mais tout de même. Leur présence n'avait pas eu l'air d'enchanter son oncle. Nastya avait calmement expliqué à son père que c'est elle qui les avait invité et ses frères n'avaient fait que défendre sa démarche. « Pendant des années aucun de nous n'a tenté de prendre contact avec lui car nous savions parfaitement que tu le désapprouverais mais Harry a besoin de sa famille, il ne peut pas tout gérer seul papa » avait argumenté la blonde sans baisser les yeux face à son père.
L'homme n'avait rien dit. Il avait simplement jeté un coup d'œil en direction de Harry et ce dernier avait aperçu un éclair de douleur dans son regard. Il avait demandé à Nastya et Victor de le rejoindre dans son bureau puis s'était éclipsé. Sa cousine s'était confondue en excuses avant de suivre son père et Victor lui avait simplement adressé un sourire désolé. Le trio d'or avait passé le reste de la soirée en compagnie d'Alexei et de Nina qui avaient tout fait pour les mettre à l'aise. Lors du dîner, ni Tatiana, ni Nickolaï ne s'étaient montrés. Mais Victor les avait rassuré en leur affirmant que les choses ne resteraient pas pareil le reste de la semaine. Harry soupira, toujours pas convaincu par les paroles de son cousin.
-Au moins, demain tu auras certaines réponses à tes interrogations, sourit Hermione en se collant à Ron.
Ce dernier déposa un tendre baiser sur le front d'Hermione avant de se mettre à lui caresser les cheveux. Harry acquiesça. Avant qu'ils n'aillent dans leur chambre, Nastya l'avait retenu pour lui dire qu'elle répondrait à une partie de ses questions le lendemain. « Il faut aussi que nous prenions un temps en ce qui concerne ton don » avait-elle renchérit plus sérieusement. Harry était impatient. Bientôt, une grand partie des mystères qui l'entouraient lui seraient révélés. Il s'allongea dans son lit et ramena la couverture contre lui. Hermione éteignit la lumière et ils ne tardèrent à s'endormir.
Seulement, quelques heures plus tard et pour la première fois depuis longtemps, Voldemort lui envoya une vision. Il marchait à travers les rues d'un village, accompagné de Nagini. Autour de lui une odeur atroce de fumée et de sang envahissait l'air. Il ne reconnaissait pas ce village mais il n'avait aucun doute sur le fait qu'il se trouvait en Angleterre. Tout en avançant, Harry aperçut des corps ensanglantés à ses pieds. L'un d'eux appartenait à un adolescent. Ses traits étaient figés à jamais dans une expression de terreur pure. Sa bouge formait un cri silencieux et ses yeux, éteints, étaient dirigés vers lui. Il se sentit frissonner mais ce n'était pas de la tristesse que ressentait Voldemort, loin de là. Il était envahi par l'exaltation.
« Regarde Harry, vois les monstruosités que nous commettons ensemble ».
Harry voulait lui hurler d'arrêter, de laisser ces innocents en paix, mais il n'était qu'un simple spectateurs, incapable du moindre geste. L'un des fidèles du mage noir s'approcha de lui, son masque cachant consciencieusement son visage. Il traînait par les cheveux une pauvre femme paralysée. Elle murmurait des appels au secours, trop faible pour crier. Voldemort s'approcha d'elle, caressant tendrement sa joue. Puis dans un souffle, il lui lança un doloris. La femme voulut hurler mais les sons qui sortaient de sa gorge étaient rauques et à peine audible. Voldemort éclata d'un rire froid.
-Laissez ma mère ! Hurla un enfant en se précipitant vers la pauvre femme.
Il tremblait de tous ses membres et tenait du bout des doigts une baguette.
-En voilà un qui ne manque pas de courage, s'amusa Voldemort. Tu mériterais presque de rester en vie mais je me suis fait la promesse de ne laisser aucun survivant.
Sur ces paroles, il lança un Avada Kedavra à la femme dont la vie s'échappa aussitôt. Le petit écarquilla les yeux, traumatisé. Les larmes coulèrent sur ses joues alors qu'il s'époumonait en appelant sa mère. Voldemort se détourna de la scène, non pas par compassion pour l'orphelin mais pour s'adresser à l'un des mangemorts à ses côtés. Sous sa cape noire, il était impossible de savoir s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme mais la silhouette semblait bien frêle. Voldemort déposa sa main sur son épaule et rapprocha son visage du masque camouflant celui de son homologue.
-Tu voulais me rejoindre, alors je vais te laisser une occasion de faire tes preuves. Tue cet enfant.
La silhouette eut un mouvement de recul imperceptible. Son corps se tourna en direction de l'enfant. Elle hésitait. Harry la supplia intérieurement de ne rien faire mais la silhouette ne l'entendait évidemment pas. Il la vit lever sa baguette mais la vision se coupa aussitôt. Quelqu'un le secouait avec ferveur. Il ouvrit difficilement les yeux pour se retrouver face à ceux effrayés de Ron.
-Harry, Harry, ça va mon pote ? Tu trembles, attends calme-toi, respire bien. Oui voilà comme ça.
Ron tenait fermement ses épaules, ses yeux ne quittant pas un seul instant les siens. Au bout d'un moment, Harry parvint à se calmer mais les hurlements et les corps sans vie étaient toujours présents dans son esprit. Hermione vint se coller à lui et caressa la paume de sa main, les yeux larmoyants. Elle détestait le voir dans cet état, Harry ne le savait que trop bien. Surtout que cela n'était pas arrivé depuis longtemps. La porte de la chambre s'ouvrit sur un Victor ensommeillé.
-Tout va bien ? J'ai entendu de l'agitation. J'ai un sommeil plutôt léger contrairement aux autres donc un rien me réveille.
-Je… Pardon, j'ai fait un cauchemar.
Victor fronça les sourcils, toute trace de sommeil envolée et ferma la porte derrière lui. Il s'approcha d'Harry et s'assit auprès de lui. Ron se recula un peu de lui – par simple mesure de sécurité – tout en restant en contact physique avec Harry.
-Tu veux raconter ton cauchemar ? Enfin je veux dire… Mon frère et mes sœurs ont toujours eu besoin de parler après ça et… Donc si tu veux en parler… Enfin je sais que tu as déjà tes amis mais…
-C'est bon, ça me soulagerait je pense.
Harry sentit son cœur se réchauffer devant l'inquiétude réelle de son cousin vis-à-vis de lui. Enfant, il avait toujours rêvé d'avoir un membre de sa famille à qui confier ses inquiétudes mais ça n'avait jamais été le cas. Évidemment, maintenant il avait ses amis et pour lui, ils étaient comme de véritables membres de sa famille. Mais la sollicitude de Victor le touchait. Alors il se lança. Il raconta le massacre causé par Voldemort et ses sujets, les cadavres dans les rues, les pleurs, les cris. Le visage de son cousin et ceux de ses amis se figèrent d'horreur au fur et à mesure de son récit.
-Et tout ça, débuta Victor au bout d'un long silence, tout ça, ce n'est qu'un cauchemar n'est-ce pas ?
Harry n'osa pas répondre, alors Hermione le fit à sa place.
-Pas tout à fait… Harry a… Enfin, lui et Voldemort sont en quelque sorte liés. Ce qu'il voit, ce sont des visions.
-Je vois, dit-il d'un air sombre.
Il s'installa confortablement sur le lit d'Harry et força ce dernier à s'allonger. Il intima à Hermione et Ron de rejoindre eux aussi leur lit et commença à fredonner. Sans savoir vraiment comment, la mélodie apaisa un peu le cœur d'Harry. Ses paupières se firent plus lourde mais il lutta contre le sommeil. Il craignait de revoir les scènes se reproduire encore et encore dans ses songes. Il refusait de voir à nouveau les lueurs éteintes dans les yeux des cadavres et le sol jonché de sang. Mais une caresse sur ses cheveux le détendit.
-Dors Harry, chuchota son cousin, je resterais jusqu'à ce que tu t'endormes.
Il reprit son fredonnement et au bout de quelques minutes, Harry parvint enfin à se rendormir.
Lorsqu'il se réveilla le lendemain, Harry se trouvait dans un état second, entre le sommeil et la réalité. Ron et Hermione dormaient toujours serré l'un contre l'autre et Victor avait disparu. Le brun vint à se demander s'il n'avait pas réveillé tous les événements de cette nuit. Il se leva sans un bruit pour ne pas réveiller ses amis et se dirigea vers la salle de bain. Une fois face au miroir, il examina ses traits. Ses yeux étaient rouge et gonflés, signe qu'il avait pleuré dans son sommeil. Ses cheveux étaient encore plus ébouriffés qu'à l'habitude et ses vêtements étaient froissés. « Je n'ai pas rêvé, tout s'est bel et bien réalisé… Tous ces gens… Ils sont tous morts ». Harry se sentait mal. Si seulement il connaissait le moyen d'arrêter Voldemort. Il avait assisté au massacre sans pouvoir rien y faire et la culpabilité rongeait son cœur. Il ferma les yeux et inspira profondément. Il devrait envoyer un hibou pour prévenir Dumbledore de ce qu'il avait vu. En espérant que le bilan des personnes décédées ne soit pas aussi important qu'il le craignait.
-Harry, comment tu te sens ?
L'adolescent ouvrit les yeux. La silhouette de sa meilleure amie se reflétait dans le miroir. Son état était peut-être meilleur que le sien mais il était évident qu'elle non plus n'avait pas si bien dormi. Harry haussa les épaules. Il voulait se réfugier dans les bras d'une personne et déversait toute sa rage contre l'homme horrible qui avait massacré un village sans aucune pitié. Seulement, Hermione n'était pas la personne qu'il voulait. Il aurait préféré que Drago soit là. Harry adressa un sourire teinté de chagrin à Hermione à travers la glace.
-Allons retrouver ma famille, d'accord ? Ça me changera les idées.
Il accompagna ses paroles de gestes et sortit de la salle de bain afin de récupérer ses affaires. Il retourna dans la pièce annexe pour se préparer le temps qu'Hermione réveille Ron. Une fois prêts, ses amis et lui descendirent en silence. Personne ne savait quoi dire. En entrant dans la cuisine, ils trouvèrent une Nastya pimpante de vie. Elle allait et venait, préparant le petit-déjeuner avec une énergie étonnante. Assis à table, son jumeau la fixait attendri. Lorsqu'il les repéra, Victor se leva vivement avec un air inquiet.
-Harry…
-Tout va bien, le rassura Harry bien que tous deux savaient que ce n'était pas le cas.
-Vitya m'a raconté pour cette nuit, intervint Nastya, soudainement moins rayonnante. Cela dure depuis longtemps ? Ces visions je veux dire.
-Je ne sais pas trop quand elles ont commencé… Je voyais déjà des choses enfants mais…
Les jumeaux russes échangèrent un regard. Ils semblaient pouvoir communiquer sans aucune parole. Un peu comme les jumeaux Weasley. Nastya déclara à Harry qu'ils se pencheraient sur la question mais qu'avant cela, lui et ses amis devaient manger. Lors du déjeuner, aucun autre membre de la famille ne vint les rejoindre. Nastya leur expliqua qu'Alexei avait emmené Nina tôt ce matin faire les magasins. D'après elle ces deux-là étaient aussi proche qu'elle et Victor malgré leur différence d'âge. Tatiana n'avait pas quitté sa chambre mais cela n'était pas étonnant d'après son cousin tant elle avait l'habitude de dormir tard.
-Pour ce qui est de notre père, continua Victor en sirotant son café, il ne faut pas s'attendre à beaucoup le voir. Il est du genre solitaire et sors très peu de son bureau.
-Dire qu'à une époque, il était tellement différent, soupira Nastya.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'il change autant ? Questionna Harry avant de se rendre compte de son indiscrétion.
Mais les jumeaux ne lui en tinrent pas rigueur. Nastya lui répondit, le regard vague.
-Il a commencé à changer après la mort de ta mère Harry. Il était colérique, en voulait au monde entier mais surtout à lui-même. Il est devenu extrêmement froid et distant et la seule personne qui parvenait à briser le mur qu'il avait placé entre le monde et lui était notre mère. Seulement, sa mort a creusé une douleur encore plus profonde alors qu'il parvenait peu à peu à se remettre du décès de tante Lily. Après ça, on ne la plus jamais revu sourire. Il s'est renfermé sur lui-même et s'est plongé dans le travail. Les seuls moments où il redevient comme avant, c'est pendant les banquets organisés par les grandes familles. Mais ce n'est qu'un masque. Je pense que notre départ à Vitya et moi l'a encore plus déboussolé et nous nous en voulons un peu… Seulement Vitya a son métier et moi… Moi je suis mariée.
Le regard d'Harry se dirigea vers la main de sa cousine et il découvrit qu'en effet, elle portait une alliance. Elle semblait pourtant si jeune ! Nastya caressa tendrement la bague qui ornait son doigt et au fond de lui, Harry espéra que le mari de Nastya était quelqu'un de bien.
-Tu peux nous poser tes questions Harry, sourit Victor en voyant son cousin se tortiller.
-Nos parents, ils étaient si proches que ça ? Pourquoi ma mère n'est plus considérée comme un membre de la famille ? Pourquoi elle ne souvenait plus de sa propre famille ? Et pourquoi n'avoir pas pris contact avant ?
-Cela fait beaucoup de questions, soupira Nastya. Mais pour répondre à la première, oui, Tante Lily et notre père étaient très proches. Bien plus qu'il ne l'était avec Anya. Il considérait Lily comme un trésor et haïssait notre grand-mère de l'en avoir séparé. Alors quand Anya est parvenue à la retrouver, je crois que je n'ai jamais vu notre père aussi heureux. Il en a même pleurer en apprenant la nouvelle d'après notre mère. C'est elle qui nous a tout raconté. On était encore trop jeune pour comprendre. Mais l'affection qu'éprouvait notre père pour ta mère explique pourquoi il a autant souffert à sa mort. Enfin…
-Nous pensons qu'il y existe une autre raison encore mais il n'a jamais voulu nous le dire. Ce qui me fait rebondir sur le fait que nous n'avons jamais pris contact avec toi. A cause de cette autre raison, notre père a toujours voulu te tenir éloigner de lui. Pas parce qu'il ne t'acceptait pas mais je dirais plus par culpabilité. Lorsque notre mère évoquait ton prénom, père avait toujours le regard douloureux. Il nous a demandé de ne jamais prendre contact avec toi mais crois-moi, ce n'est pas l'envie qui nous manquait seulement… Après la mort de notre mère, on ne voulait pas le voir encore plus malheureux.
-Mais je connais les difficultés du don, je ne pouvais pas te laisser seul face à un don incontrôlable. Et je l'avoue, j'avais égoïstement envie de te rencontrer Harry. J'étais jalouse que Vitya ait eu cette chance lors du tournoi des trois sorciers alors j'ai sauté sur l'occasion lorsque tu nous a envoyé cette lettre.
Harry ne savait pas comment réagir face à toutes ces informations. Alors ses cousins et cousines voulaient le rencontrer mais ils ne l'avaient simplement pas fait par crainte de la réaction de leur père ? Mais il ne comprenait pas… Pourquoi son oncle agissait-il ainsi ? Pourquoi ne voulait-il pas le voir alors qu'il aimait tant sa mère ? Il avait l'impression que plus on lui donnait de réponses, plus les questions apparaissaient. Harry se rendit soudainement compte que les jumeaux avaient évité ses deux autres interrogations. Il ne fut pas le seul car Hermione, avec sa curiosité habituelle, leur fit la remarque.
-Et qu'en est-il du fait que Lily ne soit plus considérée comme appartenant à la famille Filipkovitch ? Luna nous a dit que la mère d'Harry avait été reniée de toutes les manières possibles et que c'était pour ça que sa tante n'avait pas pu prendre sa charge, parce qu'il n'était pas possible de montrer qu'elles avaient des liens de sang.
Les jumeaux grimacèrent et Harry s'étonna de la haine qui déformait à présent leur trait.
-Tout ce qu'on sait nous proviens des dires de notre mère. Mais il faut savoir que notre grand-mère, Nadya, la mère de notre père et de Tante Lily, était une femme détestable. A l'origine, elle s'était mariée avec notre grand-père, Victor, uniquement pour sa grande richesse. La famille Filipkovitch n'est pas l'une des plus réputée pour rien. Mais finalement, notre grand-mère avait développé une obsession pour son mari telle qu'elle ne laissait aucune autre femme s'approchait de lui. Sauf que notre grand-père avait une affection toute particulière pour Tante Lily. Elle était son ange et elle était celle qui lui ressemblait le plus, tant physiquement que caractériellement. Nadya ne le supportait pas et en était venue à haïr sa propre fille. Elle était apparemment si horrible avec elle que notre père et Tante Anya devaient en permanence être avec Lily pour éviter que Nadya ne s'en prenne à elle. Elle a attendu la mort de Victor pour se débarrasser de sa fille. Elle a utilisé un puissant sortilège pour la renier magiquement et faire comme si elle n'avait jamais eu de lien avec cette famille. Elle l'a ensuite abandonné. Notre père et Anya l'ont haït plus que tout mais ils ignoraient où pouvait se trouver leur sœur. Ce n'est que lorsqu'elle est tombée gravement malade que Nadya a avoué avoir laissé Lily a une famille moldue anglaise.
-Mais c'est atroce, s'écria Ron avec violence.
-Et comment se faisait-il qu'elle ne se souvienne de rien ? Demanda Harry, au bord de l'explosion.
-Nadya lui avait lancé un sort d'Amnésie. C'était une sorcière redoutable et puissante.
Harry ressentit une colère immense contre celle qui avait été sa grand-mère. C'était peut-être horrible à penser, mais il était satisfait que cette femme ne soit plus de ce monde. Sa magie commença à crépiter, comme chaque fois qu'il était réellement énervé. Ron et Hermione tentèrent de le calmer mais dans ces moments-là, il n'arrivait pas à se contrôler. Aussitôt, il fut éblouie par une multitude de couleurs et un lien scintilla intensément. Il s'apaisa en quelques secondes. Il ne comprenait pas, comment cela était-il possible ? Il n'avait pourtant pas activé les liens ! Harry leva les yeux vers Nastya qui le fixait, gênée. Ce n'était pas de lui que venait les liens, mais d'elle !
-Mais… Comment ?
-Je pense que tu as déjà eu trop d'informations aujourd'hui, Harry, dit-elle en faisant disparaître les liens. On a tous besoin de se détendre je crois. Pourquoi ne pas rejoindre Alexei et Nina en ville ?
Harry comprit que ce n'était pas véritablement une question. En silence, ils terminèrent leur déjeuner et le trio d'or suivit les jumeaux à l'extérieur, en direction de la ville après s'être chaudement vêtus. Nastya avait raison, il avait besoin de digérer tout cela avant d'en savoir plus.
