Moi : Salut les gens ! Bienvenue dans ce nouveau chapitre de ma fic omégaverse ! n_n

Ryuga : Je l'ai lu. Ça parle beaucoup, mais c'est normal.

Moi : Quelqu'un a vu Kyoya ?

Chris : Demande à Ryuga ! XD

Ryuga : *grogne* On s'est engueulés, il s'est barré je sais pas où.

Moi : *applaudissements sarcastiques*

Ryuga : Oh ça va hein…

Moi : Pour en revenir au chapitre d'aujourd'hui, oui ça parle ! Il se passera plus de trucs au chapitre suivant, et en plus il y aura des nouveaux persos ! n_n

Chris : Tu teases là !

Moi : Héhé, oui ! Disclaimer ? ^^

Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !

Moi : Merci Chris ! Bon chapitre les gens ! ^^


Réponse aux reviews :

Ryuga Atsuka : Le froid c'est nul, et en plus il fait humide chez moi donc le froid est encore pire XD
J'ai un RyuGin sur le feu, mais j'ai du mal à l'écrire parce que j'ai du boulot… ^^'

Marius : De manière générale, ne pas se moquer des petits ! Ils sont teigneux la plupart du temps XD
Julian est en fait…le frère caché de Barbie ! Tin tin tiiiiiiin ! XD
Oui, American History X a pour toile de fond le racisme ! La scène du trottoir…brrr, j'ai mal rien que d'y repenser, même si le film est génial ! X)
Ryuga et Kyoya vont pas se pécho tout de suite, on fait monter la sauce avant ! XD
P.S : La bataille des cavaliers ! J'étais tellement heureuse que Bakugo remette un peu Monoma à sa place XD
Re P.S : (Moi : Kiddou m'a envoyé un message ! Law : Qu'est-ce qu'il veut encore ? Moi : Je cite : « Dis à l'infirmière de ramener son cul, j'ai besoin de son matos pour torturer la connasse de Maldeka ! ». Fin de citation. Law : *ricane* Il peut pas se passer de moi. Zoro : Je vais vomir, c'est trop mignon ! Law : C'est quel mot que tu comprends pas dans « Ta gueule l'algue » ?)

NekoGardenFox : Je ne fais jamais venir des persos juste pour un chapitre XD
Chaoxin est super accro à son mec, oui ! C'est mignooooon ! XD
J'ai de l'inspiration pour les conversations Messenger ! Ma conv' de potes du lycée est juste folle XD

LilyssLeri : Mais j'ai dit que Nile serait pas en couple dans cette fic, nom de Dieu ! XD
Ouais, Ryuga c'est un surveillant à la cool XD
L'autre bout de la Terre ? Euh…la Chine est littéralement en face du Japon ! C'est comme si t'étais en France et que ta moitié était en Angleterre XD
Bah en attendant jeudi, tiens ! Il y a ça ! X)

xBenou : Nile va être so lonely XD
Oui, Julian n'a pas de couilles ! Comme beaucoup de petits fils à papa qui se croient tout permis !
J'adore écrire leurs conversations Messenger ! XD


Désormais seul, Kyoya reste planté au milieu de la suite impériale. Il ne sait plus quoi penser, et ça le perturbe grandement. Ici, les gens sont plutôt bienveillants avec lui, ce qui commence à le rendre incertain quant à son sort. Il aimerait croire que finalement, l'empereur va le laisser repartir, mais ça lui parait bien trop beau pour avoir une chance d'être vrai.

-Ça ne sert à rien de me torturer l'esprit, pense finalement le vert en secouant la tête. Je verrai bien quand l'empereur reviendra pour parler avec moi. En attendant, j'ai bien le droit de me détendre un peu et de prendre un bain chaud. Mon Dieu, ça fait deux ans que j'en ai plus pris, l'eau des rivières ou des cascades est toujours froide…

Effectivement, il n'y a pas de sources naturelles d'eau chaude à Fängnis, donc ça fait deux ans que Kyoya se baigne dans l'eau froide des rivières ou des cascades pour se laver. Il n'est même plus sûr de savoir quelle sensation l'eau chaude procure sur la peau. Le jeune homme se dirige donc vers la porte que lui a indiqué l'argenté, située pratiquement juste en face de la porte d'entrée des appartements impériaux, et l'ouvre très prudemment. Il est toujours méfiant envers tout et n'importe quoi, c'est dans sa nature. Comme il s'y attendait, la salle de bain est pavée de marbre presque absolument partout, un marbre clair qui illumine un peu la pièce. Comme il se fait tard, le ciel devient de plus en plus sombre, les lumières de toute la capitale de Drächme se sont allumées, celles du palais comprises. Les petites lampes murales de la salle de bain éclairent donc la pièce. Alors qu'il s'apprête à se déshabiller, Kyoya remarque le grand miroir trônant sur le mur à sa gauche. Il n'a pas vraiment très envie de se regarder dedans… Bien sûr, le vert sait encore à quoi il ressemble, il a déjà vu plusieurs fois son reflet dans l'eau des rivières, mais il n'aime tout simplement pas se voir. Sa propre image lui renvoie un sentiment de honte et de dégoût envers lui-même.

Ignorant donc complètement le miroir, Kyoya quitte ses vêtements et grimpe jusqu'à la baignoire. Oui, grimpe. La baignoire est légèrement surélevée donc il y a des marches sur le côté. Assis sur le rebord froid en marbre, le jeune oméga tend le bras pour ouvrir le robinet. L'eau se met alors à couler, et rapidement elle se met à dégager des volutes de fumée, indiquant qu'elle est chaude. Kyoya place alors le bouchon pour retenir l'eau dans la baignoire et s'installe dedans. Pendant que l'eau remplit la baignoire, les pensées que Kyoya avait décidé d'occulter reviennent à la charge. Difficile d'en faire abstraction en même temps, ce sont des questions d'une grande importance. Pour le dire familièrement, le vert se demande très fortement à quelle sauce on va le manger. Si Ryuga, enfin l'empereur, Dashan et Tsubasa semblent ne pas lui vouloir de mal, on ne peut pas en dire autant de cet homme au regard glacial, Ziggurat. Ce n'est pas tant qu'il a l'air de vouloir faire du mal à Kyoya, c'est plutôt qu'il a l'air de très peu le considérer et que par conséquent, le vert ne doit pas s'attendre à la moindre once de respect venant de lui.

-Je ne suis pas dupe, marmonne Kyoya, se parlant à lui-même. Vu ma condition, ma…nature, je peux pas vraiment avoir de doutes sur ce qu'on veut de moi. Pourtant c'est bizarre… J'ai l'impression qu'il n'y a que ce Ziggurat pour me considérer comme un objet, et à côté l'empereur lui-même…il a juste l'air curieux à propos de moi. Putain, je comprends rien, je déteste ça…

Agacé, mais aussi effrayé, Kyoya se recroqueville dans un coin de la grande baignoire, les jambes repliées contre son torse. Il n'aime pas être comme ça, dans une position de faiblesse pareille, mais il n'arrive pas à s'en empêcher. Parfois, il a l'impression qu'en se repliant sur lui-même, il se rend moins accessible, que ça le protège. C'est débile, ça n'a aucun sens, mais ça a quelque chose de rassurant. Et puis être replié sur lui-même dans l'eau chaude de la baignoire, eh bien ça a quelque chose d'agréable. De toute façon, il n'y a personne pour le voir, alors il fait bien ce qu'il veut. Se relaxant tranquillement dans l'eau chaude, Kyoya entend la porte d'entrée de la suite s'ouvrir. Les réflexes de survie qu'il a adoptés depuis deux ans le font immédiatement se raidir et il se met sur ses gardes. Enfin, ça ne dure que quelques secondes, le temps qu'il se rappelle que Tsubasa devait revenir lui apporter des vêtements propres. En effet, l'argenté est revenu aussi discrètement que possible déposer des vêtements propres pour Kyoya sur le lit de la suite, et il repart rapidement et tout aussi discrètement.

Quelques minutes plus tard, Kyoya sort de la baignoire, ayant assez profité de l'eau chaude. Sur le meuble-lavabo, il attrape une serviette et se dépêche de se sécher. Un peu hésitant, il retourne dans la suite, la serviette nouée autour de sa taille. Il est toujours tout seul, mais un feu crépite désormais dans le foyer de la cheminée, donnant à la pièce un aspect encore plus chaleureux et agréable. Un feu ? Pourtant il n'a pas le souvenir d'avoir entendu Tsubasa allumer un feu quand il est venu lui apporter des vêtements. Est-ce que, comme pour les lumières de la ville, une énergie magique allume automatiquement un feu quand la luminosité se fait trop faible ? Ouais, ça parait un peu improbable, les lumières de la pièce se sont allumé AVANT le feu. Peut-être qu'il n'a simplement pas entendu l'argenté l'allumer, voilà tout. Peu importe après tout.

Le vert regarde sur le lit et trouve des vêtements bien pliés au milieu des fourrures. C'est son style de fringues, ce qu'il aime porter, les couleurs qui lui plaisent. C'est une heureuse coïncidence que le frère de l'empereur ait à peu près les mêmes goûts que lui, en plus d'avoir la même carrure. Kyoya ne perd pas une seconde et enfile les vêtements propres qu'on a la gentillesse de lui prêter. C'est vrai que ça fait du bien de mettre des vêtements qui ne sont pas sales et déchirés dans tous les sens. Maintenant il porte un débardeur kaki court, un pantalon en toile beige-gris, des bottes à lacets marrons, un gilet noir sans manches, des mitaines marrons et une espèce de bandeau sur le haut de son bras gauche. Il aurait aimé le remonter un peu plus haut, pour cacher sa saloperie de marque au fer rouge sur son épaule, mais il n'y arrive pas. Maintenant entièrement changé, le vert se rappelle soudainement qu'il a oublié quelque chose dans la salle de bain. Il y retourne à toute vitesse et fouille le tas de guenilles, enfin de ses anciens vêtements, pour récupérer un collier. Il le portait caché sous son t-shirt noir, surtout pour le protéger en fait, pour ne pas le perdre. Il n'a rien de spécial ou de transcendant, c'est juste un médaillon rond en acier, mais il compte beaucoup pour lui. Il a en effet appartenu à sa mère, c'est en quelque sorte la seule chose qui le lie encore à elle. Il l'avait trouvé à l'âge de 10 ans, en fouillant dans le grenier de sa maison. Il était juste curieux, normal pour un enfant de son âge, et il était tombé sur les affaires de sa mère par hasard. La mort de sa mère avait été un drame pour toute la famille, et son père l'avait très mal vécu. Il avait mis toutes les affaires de sa femme au grenier, pour les oublier.

Son médaillon de retour autour de son cou, mais cette fois au-dessus de son débardeur et non en-dessous, Kyoya retourne dans la suite et…ne sait pas quoi faire. Il n'a rien à faire de toute façon, à part attendre que l'empereur revienne dans ses appartements pour discuter avec lui. L'oméga jette un œil par la fenêtre, à travers les rideaux blancs à moitié transparents, et regarde le ciel sombre. Comme le ciel est dégagé, Kyoya voit les étoiles et la Lune presque pleine se dessiner dans la voûte. Même s'il fait sombre, les lumières de la ville éclairent l'extérieur du palais et polluent un peu le si beau ciel clair. Il se fait bien tard… Il n'a aucune idée de l'heure qu'il est réellement, mais il doit bien être plus de 21H. Ne sachant que faire, Kyoya s'assoit sur le canapé qui fait face à la cheminée et patiente en regardant le feu crépiter et danser. Le canapé est très confortable et un plaid est déposé dessus, bien plié. Il a l'air très confortable et très doux. Entre ça, les fourrures sur le lit et la cheminée qui a l'air d'avoir une place prépondérante dans la suite, Kyoya commence à croire que l'empereur doit être un sacré frileux. Il ne doit donc pas être ravi que l'été touche à sa fin.

Assis sur le canapé, le vert se sent un peu…comme une plante verte. Il ne peut rien faire, rien du tout. Il ne peut quand même pas fouiller dans les appartements de l'empereur ! Il y a bien une petite bibliothèque remplie de livres appuyée contre le mur à droite de la cheminée, mais Kyoya n'est pas sûr d'avoir le droit d'en prendre un pour le lire. En fait…il n'est même plus très sûr de savoir lire correctement. Ça fait quand même deux ans qu'il n'a plus touché un livre, et qu'il n'a plus lu de longs textes. Ça lui arrivait de se glisser dans des villages parfois…pour voler de la nourriture. Il n'en est pas du tout fier, mais parfois, quand on a vraiment trop faim, on met ses principes de côté et les réflexes de survie prennent le relais. Bref, quand parfois il se glissait dans un de ces villages, il se forçait à lire tout ce qu'il croisait. Il essayait de ne pas perdre ses capacités de lecture. Mais bon, il ne se leurre pas : il n'est plus capable de lire aussi bien qu'avant. Et ça le déprime sérieusement. Il a l'impression d'être débile, mais en même temps il sait qu'il n'y peut pas grand-chose. Il est retourné à l'état sauvage pendant deux longues années, ça laisse des séquelles, mais au moins il a fait de son mieux pour les minimiser.

Perdu dans ses pensées, regardant le feu dans le foyer de la cheminée, Kyoya n'entend pas les pas qui se rapprochent de la porte des appartements impériaux. Il sursaute donc un peu violemment en entendant la porte s'ouvrir. Ryuga rentre dans ses appartements avec l'air d'être très fatigué, et se laisse tomber la tête la première sur son lit, oubliant complètement qu'il n'est pas tout seul. Kyoya se retourne pour regarder l'empereur de Drächme, affalé sur son lit comme s'il n'en pouvait plus, et ne peut pas s'empêcher de pouffer de rire. On a toujours une image très classieuse d'un empereur, comme si c'était un être très différent du commun des mortels, mais au final c'est un être humain comme les autres qui peut lui aussi ne plus en pouvoir à la fin d'une journée. Et puis bon, Ryuga est encore jeune. Tellement jeune qu'il a encore des réflexes d'ado et qu'il pousse un grognement à la fois fatigué et agacé en direction de son matelas, un grognement qui est étouffé par les fourrures recouvrant son lit. Cette fois, c'en est trop pour Kyoya, qui n'arrive plus à se contrôler et explose de rire. Le jeune empereur se redresse alors, et ricane de manière gênée avant de se relever pour rejoindre Kyoya.

-Je suis désolé Kyoya, je t'ai laissé seul un long moment, s'excuse Ryuga en s'asseyant près de l'oméga, qui glousse toujours un peu. Mes conseillers ne voulaient plus me lâcher, j'ai cru qu'ils allaient jamais me laisser remonter. J'ai même pas eu le temps de dîner, alors j'ai demandé à Tsubasa de me ramener quelque chose. Oh, je lui ai demandé d'en ramener assez pour que tu manges aussi, je vois bien que tu as faim !

-C'est…gentil, merci, répond Kyoya, un peu calmé.

-C'est normal tu veux dire. Je ne veux pas te vexer, mais ça se voit que tu te nourris mal, dit l'empereur avec un air désolé. Je peux deviner la forme de tes côtes sous ton débardeur. Comment ça se fait que tu sois dans cet état ?

-Tss, longue histoire… soupire le vert.

Et Kyoya raconte pour la deuxième fois de la journée son histoire. Ryuga a l'air extrêmement choqué, mais il semble surtout soudainement mélancolique quand le jeune homme lui raconte que sa mère est morte. Ça lui rappelle sans doute la mort de ses propres parents, survenue l'année précédente. Au fil de son récit, Kyoya se retrouve de nouveau la main sur son épaule marquée sans s'en rendre compte. Raconter de nouveau cette histoire le renvoie d'un seul coup à ce qu'il est, et ça le rend méfiant à l'égard de l'empereur.

-Je n'aurais jamais cru qu'on puisse faire ça à son propre enfant… souffle-t-il, une expression choquée et dégoûtée sur le visage. Je sais qu'il y a des gens qui détestent vraiment les omégas mâles, mais je ne pensais pas que ça pouvait aller jusque-là. C'est immonde…

-On peut arrêter avec les politesses, non ? Demande Kyoya avec froideur et méfiance. Qu'est-ce que vous allez faire de moi ?

-Mmh… Si tu me demandes si je vais te laisser repartir d'ici, la réponse est non. Je ne peux pas te laisser t'en aller, répond l'empereur après un gros soupir.

-Haha, je ne sais même pas pourquoi je vous ai posé la question, ricane amèrement l'oméga en secouant la tête. Je sais très bien ce que vous voulez de moi.

-Non Kyoya, tu ne sais pas.

-C'est ça oui, prenez-moi pour un con ! Quand on est comme moi, on sait très bien ce que les gens veulent de nous.

-Puisque tu es si malin, vas-y. Alors, qu'est-ce que je veux de toi ?

-Ce que tous les alphas veulent de tous les omégas, votre Majesté. Me marquer pour que je sois à vous, et sûrement que je vous donne une descendance. J'vous le dis d'avance, c'est mort.

Le ton de Kyoya est soudainement devenu très agressif et il a insisté de manière bien provocatrice et acerbe sur le « votre Majesté ». Ses yeux bleus lancent des éclairs et fixent l'empereur avec défiance et hargne. Cependant, le jeune empereur ne semble pas lui en tenir rigueur et le regarde avec une neutralité totale. En fait, il a même l'air d'apprécier le côté tête brûlée et l'audace du jeune homme en face de lui.

-Tu as tout faux, dit Ryuga en se levant pour aller vers un meuble à gauche de la cheminée. Ça, c'est ce que la plupart de mes conseillers veulent que je fasse. Ce n'est pas ce que moi je veux. Enfin, pas tout à fait. Au passage, tu as une vision bien réductrice des alphas je trouve, mais bon, je peux comprendre pourquoi.

-Ce n'est pas…ce que vous voulez ? Répète Kyoya, véritablement choqué. Comment ça ?

-C'est un peu compliqué, soupire le jeune empereur, en train de fouiller le meuble, qui est visiblement le meuble dans lequel il range ses bouteilles d'alcool. Comme mes parents sont morts…prématurément, on me colle une assez grosse pression sur les épaules concernant ma future descendance. Je crois qu'il ne se passe pas un jour sans qu'on m'en parle. Il y a bien que Tsubasa qui me laisse tranquille avec ça, c'est pas pour rien que c'est lui mon principal conseiller. Sauf que bon…je veux bien que c'est important, et je veux bien que tout le monde flippe à cause du décès de mes parents, mais merde, j'ai que 21 ans et je suis sur le trône depuis à peine un an ! En temps normal, on me laisserait tranquille et on commencerait à m'en parler dans 3-4 ans, mais rien n'est normal quand ça me concerne…

Kyoya reste un peu abasourdi et ne sait plus trop quoi dire. Il s'en veut d'avoir été si méchant et agressif avec Ryuga, il aurait dû sentir que le jeune empereur est honnête et que ce n'est pas un manipulateur, mais c'est dur d'aller à l'encontre des habitudes qu'on a prises depuis deux ans. Le vert a du mal à se séparer de sa méfiance exacerbée. L'empereur de Drächme n'a pas de mauvaises intentions, il est juste coincé dans son rôle et ses conseillers ne veulent visiblement pas le lâcher sur un sujet dont il ne veut pas entendre parler. Finalement, Kyoya pourrait un peu baisser sa garde. Ryuga n'a vraiment pas l'air de lui vouloir du mal. En parlant de lui, l'empereur sort une bouteille remplie d'un liquide marron foncé et un tout petit verre. Ça doit être un alcool fort du coup. Il ramène la bouteille et le verre sur la table basse et se sert devant l'œil curieux de son invité/prisonnier.

-Tu en veux ? Demande Ryuga, ayant senti le regard du jeune homme sur lui.

-Je sais pas… répond Kyoya, qui n'a jamais bu la moindre goutte d'alcool dans sa vie. C'est quoi comme…alcool ?

-Du jäger, c'est un alcool à base de plantes, lui dit l'empereur en lui montrant la bouteille. C'est fort, ça se boit en shot. Alors, tu veux goûter ?

-Je sais pas si c'est une bonne idée, j'ai jamais bu d'alcool et en plus je suis à jeun depuis un moment… soupire le vert.

-Mmh, tu ferais mieux de ne pas tenter tant que tu n'as rien mangé, oui. Tsubasa ne devrait plus tarder.

Ryuga vide ensuite cul-sec son shot de jäger et le repose sur la table avant de se laisser pratiquement tomber sur le canapé. Kyoya se sent un peu mal à l'aise, il regrette toujours d'avoir été assez infect avec Ryuga alors que celui-ci est bienveillant avec lui. Peut-être qu'il devrait s'excuser… Le problème, c'est qu'il ne sait pas trop comment s'y prendre. Il n'a jamais demandé pardon à qui que ce soit depuis qu'il est tout petit, et encore moins à une personne aussi importante qu'un empereur.

-Hum…v-votre Majesté, je suis désolé pour tout à l'heure… finit-il par bredouiller, gêné.

-Mmh ? À propos de quoi ? Lui demande Ryuga.

-J'ai été…agressif, je m'en veux, précise le vert, qui rougit à vue d'œil. J'avais pas de raison de l'être, pas avec vous…

-Oh, ça ? Haha, c'est pas grave, glousse le jeune empereur. C'est rafraichissant d'avoir quelqu'un qui me parle comme si j'étais normal. D'ailleurs, arrête de me vouvoyer s'il te plait, et appelle-moi Ryuga. Plus personne ne m'appelle par mon prénom à part mon frère, je commence limite à oublier comment je m'appelle…

-Quoi ? Pff… Hahaha, t'es franchement bizarre comme gars !

-C'est aussi ce que je pense de toi. Je ne connais qu'un seul autre oméga mâle, et il est très différent de toi. De ce qu'on m'a raconté, les omégas mâles sont censés être craintifs, dociles et de nature discrète, mais toi tu es tout le contraire.

-Je n'aurais pas pu survivre seul pendant deux ans si j'étais comme ça. Dans la nature, c'est la loi du plus fort. Les faiblesses, il faut les oublier, les pousser au plus profond de soi dans un endroit d'où elles ne sortiront pas. Il faut se construire une carapace.

-Hahaha ! C'est amusant, tu as une parfaite mentalité d'alpha, j'ai l'impression d'entendre Dashan ! Euh…désolé, toi tu dois pas trouver ça drôle.

-Disons que je trouve ça ironiquement drôle. Ça me fait rire jaune.

L'empereur de Drächme semble gêné d'avoir trouvé ça drôle qu'un oméga ait une mentalité d'alpha, et maintenant il ne sait plus quoi dire pour se rattraper. Kyoya non plus ne sait pas quoi dire, et les deux se retrouvent donc dans un silence qui les met encore plus mal à l'aise. Heureusement, cet instant de malaise est brisé par quelqu'un qui toque à la porte de la suite. C'est sans doute Tsubasa qui vient apporter le dîner, comme lui avait demandé Ryuga. Ce dernier se lève d'ailleurs comme un ressort pour aller ouvrir. Il ne tarde pas à revenir avec un très grand plateau sur lequel sont posés deux assiettes fumantes et de sets de couverts. Kyoya observe avec curiosité ce qui se trouve dans l'assiette qui est devant lui. Il est curieux, mais il est aussi et surtout affamé et il a très envie de se jeter sur la nourriture. Le plat dégage des volutes de fumée parfumées, et le vert pourrait presque entendre son estomac littéralement crier famine.

-Tu peux manger hein, t'as pas besoin d'attendre mon autorisation pour satisfaire ta faim, lui dit Ryuga en poussant son assiette vers l'oméga, tandis que lui se sert un autre shot de jäger. C'est du sanglier avec des pommes de terre, rien de bien extraordinaire mais ça remplit bien l'estomac.

Il ne faudra pas le dire deux fois à Kyoya, qui n'en peut plus et qui veut faire taire son estomac. Il attrape les couverts près de son assiette et se jette presque sur son plat, surtout sur la viande. Si ça avait été de la viande avec un os, du style des cuisses de poulet, il aurait mangé avec les doigts. Ryuga commence à peine à manger que Kyoya, lui, a déjà fini et s'essuie la bouche du revers de la main. L'empereur est impressionné par l'appétit du jeune homme, mais juste après il se rappelle que celui-ci ne se nourrit plus normalement depuis près de deux ans, et que c'est donc presque normal qu'il soit aussi affamé.

-Tu veux goûter maintenant ? Glousse Ryuga en tendant son shot au jeune oméga.

-Dans…ton verre ? Demande le vert.

-Eh bien, oui. Je n'suis pas malade, ne t'inquiète pas, ricane le jeune souverain.

-C'est…je traine dans des forêts et des grottes depuis deux ans, alors moi je suis peut-être malade sans le savoir, dit Kyoya d'un air gêné.

-Je te rassure, si tu avais une maladie contagieuse et plutôt sérieuse, ça se verrait. De toute façon, tu feras un check-up complet demain.

-Mmh…

-Hé, si tu veux juste pas goûter, dis-le ! Je t'oblige à rien moi.

-Je…je peux juste tremper mes lèvres dedans ? Ca me suffira.

Ryuga hoche la tête positivement et Kyoya prend le verre. Il ne veut pas l'avouer, mais en fait c'est encore sa méfiance qui fait des siennes. Il a peur que l'alcool, comme il est fort, le mette dans un état second. Il se contente donc de tremper ses lèvres dans l'alcool sombre et rend son verre à Ryuga. Il passe ensuite sa langue sur ses lèvres et se retrouve parcouru de frissons. L'empereur ne mentait pas, c'est fort ! Ça lui donne une sensation de chaleur étrange… Ryuga le regarde avec amusement et descend son shot encore une fois cul-sec, puis repose le verre et le repousse un peu. Il ne faut pas qu'il abuse non plus, c'est fort et il va finir complètement ivre s'il ne s'arrête pas. Il aime le jäger, mais il n'aimerait pas finir complètement HS devant Kyoya.

-Il se fait tard, constate l'empereur une fois le dîner terminé, après avoir placé le plateau devant la porte de sa chambre pour qu'un garde le récupère. Le couvre-feu approche, c'est le moment d'aller se coucher.

-Je…vais dormir où ? Demande Kyoya.

-Sur le canapé. Pour m'être écroulé de fatigue dessus à plusieurs reprises, je peux t'assurer qu'il est confortable pour dormir, ricane Ryuga. Si tu veux un oreiller, je peux te passer un de ceux qui sont sur mon lit.

-Je veux bien, merci… répond le vert en rougissant légèrement.

Rapidement, les deux sont prêts à se coucher. Kyoya a arrangé le canapé pour pouvoir dormir dessus, ayant calé l'oreiller que Ryuga lui a passé contre un accoudoir et déplié le plaid qui se trouvait dessus, et l'empereur est quant à lui en train de se déshabiller. Kyoya n'a pas osé lui, enfin pas entièrement. Il a juste enlevé ses bottes et ce qu'il portait en haut, mais il a gardé son pantalon. Actuellement allongé sur le canapé, il entend le bruissement des vêtements que Ryuga enlève et éprouve l'énorme envie de s'enfuir. Il n'est pas à l'aise du tout.

-Bonne nuit, Kyoya, dit l'empereur. Si tu as besoin de quelque chose, réveille-moi.

Kyoya se redresse sur ses coudes et regarde dans la direction du lit, s'apprêtant à remercier l'empereur et à lui souhaiter également une bonne nuit, mais les mots bloquent dans sa gorge quand son regard tombe sur l'empereur lui-même. En effet, Ryuga a pour habitude de dormir entièrement nu, et visiblement que Kyoya soit là ne le dérange pas du tout. Le vert le remarque bien, il a le temps de deviner la nudité de son hôte avant que celui-ci ne soit entièrement sous ses draps et ses fourrures, et se recouche vitesse grand V en rougissant tout aussi rapidement.

-Merci, bonne nuit… marmonne-t-il de manière à peine audible, hyper gêné.

Les lumières ne tardent pas à s'éteindre dans le palais, mais celles de l'extérieur restent allumées, tout comme le feu dans la suite impériale. Ne trouvant pas le sommeil, Kyoya fixe le feu de ses yeux bleus. Les pensées tourbillonnent encore plus dans sa tête. Ryuga est quelqu'un de bien, un homme honnête et qui a du respect pour l'oméga qu'il est, et Kyoya l'apprécie bien. Mais, si comme il l'a dit il n'attend pas de Kyoya ce que celui-ci pensait, cela laisse une question importante en suspens. Une question à laquelle Kyoya n'a pas de réponse et n'en voit pas : qu'est-ce que Ryuga attend de lui ?

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Je m'excuse au sujet de l'orthographe du mot « jäger », je suis plus sûre de comment ça s'écrit ^^'

Ryuga : C'était nécessaire la fin ? -_-

Moi : Hihi, oui ! XD

Ryuga : Tss, pourquoi je demande encore… ?

Chris : J'avoue que je ne sais pas !

Moi : Comme je disais, le prochain chapitre bougera un peu plus, et on verra plus de monde ! n_n

Chris : Et moi, on me verra quand ?

Moi : Bientôt ! ^^

Chris : Yay ! ^^

Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à jeudi ! n_n

Chris : Salut !

Ryuga : Salut…

Moi : Si tu pouvais t'excuser auprès de Kyoya pour qu'il revienne, ce serait bien sinon !

Ryuga : *grogne de manière très contrariée*