Moi : Salut les gens ! Aujourd'hui, c'est la Chandeleur, donc voici un nouveau chapitre à déguster avec une bonne crêpe ! n_n

Chris : Et du cidre !

Moi : Ouaiiis ! *^*

Ryuga : J'ai lu le chapitre. Pas grand-chose à dire, à part qu'il est sympa.

Moi : C'est déjà bien X)

Kyoya : Sinon, j'ai une question moi !

Moi : Ouiii ? ^^

Kyoya : Quand est-ce que tu comptes reprendre ton recueil d'OS ?

Moi : Euuuh…quand j'aurai le temps ? ^^'

Chris : T'es pressé de voir le chapitre de ta lune de miel avec Ryuga ou quoi ? XD

Kyoya : è_é

Moi : Allez, disclaimer ? n_n

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Ryu ! Bon chapitre, fidèles lecteurs ! n_n


Réponse aux reviews :

Marius : Les hormones de Kyoya, elles pètent les plombs à cause de Ryuga XD
Tu sais, des fois tu peux faire des rêves érotiques qui n'ont aucun sens, juste parce que ton subconscient a fumé le joint de trop XD
P.S : C'est vrai que c'est un sacré numéro, et c'est justement pour ça qu'on l'aime XD
Re P.S : (Moi : Sinon, il se porte comment le reste de votre équipage les gars ? Zoro : Qu'est-ce que ça peut bien te foutre ? Moi : -_- Sanji : Apparemment, c'est dur sans moi. Ma cuisine manque à Luffy ^^' Moi : Pas étonnant ça XD)

NekoGardenFox : Ryuga qui se doute pas des rêves que Kyoya peut faire à son sujet, c'est drôle quand même XD
Oui, il y aura un chapitre sur la soirée étudiante d'intégration ! n_n
Le père de Kyoya, toujours là pour péter l'ambiance !

xBenou : Oui, ça me plait de gêner Kyoya XD
Inspecteur Nile entre en action ! XD
Oui, Kakeru est adorable ! J'aime trop ce gosse, il est juste tellement chou ! XD


Le soleil se lève sur la capitale de Drächme, et la ville s'éveille doucement. Les rues commencent à devenir animées, les gens partent travailler, et la ville s'emplit de bruits de sabots sur les pavés et de conversations entre les habitants. Au palais, les gardes qui sont restés debout toute la nuit se font relevés par leurs collègues, et tant mieux parce qu'ils ont bien besoin de dormir. Dans les appartements de l'empereur, il règne un silence presque parfait, uniquement perturbé par la respiration régulière du jeune empereur de Drächme, qui dort encore. Dans la cheminée, il ne reste du feu de la veille plus qu'un tas de cendres que Kyoya fixe, comme si ça allait faire quelque chose. Oui, lui est réveillé, et il n'ose pas se lever. En même temps, s'il se levait, qu'est-ce qu'il pourrait bien faire ? Absolument rien, donc autant rester couché. Il a passé une plutôt bonne nuit, même si, à cause des réflexes qu'il a adoptés depuis deux ans, il s'est réveillé au moindre bruit suspect. Le vert s'en fiche un peu en réalité, il a dû dormir bien plus longtemps que d'ordinaire. Mais bon, en attendant, il est un peu dépendant du bon vouloir de Ryuga, et actuellement de son sommeil. Si l'empereur ne se réveille pas bientôt, le temps va être long. Très long. Et très chiant aussi. De plus, si on dit que la nuit porte conseil, elle n'a pas vraiment aidé Kyoya à répondre à ses questions. Il ne sait toujours pas ce qu'il va devenir, et ce que l'empereur veut vraiment de lui, et ça a le don de l'angoisser, et de l'agacer aussi.

Finalement, après plusieurs minutes à ne rien faire, Kyoya en a assez et décide de se lever. Il en a marre de ne rien faire, ça va contre ses habitudes et sa nature. Oui, il est le genre de personne qui ne tient pas en place et qui ne peut pas rester trop longtemps sans rien faire. Le jeune homme quitte donc le canapé, prenant soin de bien replier le plaid avec lequel il a dormi, et s'étire en se dirigeant vers la fenêtre de la chambre. Elle doit sans doute offrir une très belle vue. En allant vers la fenêtre, Kyoya ne peut pas s'empêcher de jeter un œil à Ryuga, toujours endormi. En même temps, la fenêtre est plus proche du grand lit à baldaquin que du canapé, elle est même juste à côté. L'empereur est visiblement assez remuant dans son sommeil, puisque son corps est presque entièrement sorti de sa couette, ou plutôt de ses nombreuses fourrures qui lui servent de couette. En fait, il n'y a plus que la jambe droite et l'entrejambe du souverain qui sont encore cachées sous les fourrures, tout le reste de son corps est visible. Même si Kyoya sait que c'est pas vraiment correct de mater les gens dans leur sommeil, encore moins les empereurs qui se montrent plutôt cools avec vous, il n'arrive pas à décoller son regard du corps de l'alpha endormi. C'est donc lui qui est à l'origine de l'expression « gaulé comme un dieu » ? On dirait bien en tout cas.

-Tss, nan mais qu'est-ce que j'ai dans le crâne moi ce matin ? Pense Kyoya en secouant la tête.

Probablement de la curiosité, mais ça le vert n'y pense même pas. Se désintéressant enfin de son hôte endormi, Kyoya se place devant la fenêtre et observe l'horizon. En contrebas, il voit une partie de la cour intérieure du palais, puis les rues, les maisons et les commerces qui s'étendent autour, et enfin les plaines verdoyantes et les champs qui entourent la capitale de Drächme. Il n'y a pas à dire, cet empire est véritablement florissant, beau et agréable à vivre, mais le jeune oméga n'arrive pas à l'apprécier à sa juste valeur. Il ne se sent pas à l'aise ici, il veut juste…partir. Il ne peut pas dire qu'il aimerait rentrer chez lui, il n'a pas plus de « chez lui » depuis deux ans, alors tout ce qu'il veut c'est partir. Enfin…est-ce vraiment le cas ? Vivre à l'état sauvage n'est pas une partie de plaisir, c'est dangereux et ça lui fait perdre son humanité petit à petit. Ici, il est en sécurité, et s'il décidait de rester, alors il pourrait rattraper tout ce qu'il a perdu depuis deux ans, à commencer par ses facultés à lire et écrire qui se sont dégradées au fil du temps. Mais encore et toujours, la même question lui revient : qu'est-ce que l'empereur veut de lui ?

En parlant de lui, le jeune empereur de Drächme est en train de se réveiller. Les rayons du soleil passant par la fenêtre, et qui ne sont pas obstrués par le corps de Kyoya, viennent de s'installer sur son visage et le tirent de son sommeil. Se redressant sur ses coudes, Ryuga se frotte les yeux pour bien se réveiller et sent une présence assez proche de lui. Oui, c'est la présence de Kyoya qu'il sent, mais il ne s'attendait pas à ce que le jeune homme soit près de la fenêtre. Il pensait que le vert était tellement fatigué qu'il dormirait beaucoup plus longtemps que ça.

-Kyoya ? Tu es déjà levé ? Demande le jeune souverain, actuellement en train d'essayer de remettre de l'ordre dans ses cheveux blancs en bataille.

-Hein ? Euh, oui, répond Kyoya, arraché soudainement à ses pensées. Je ne savais pas quoi faire, alors je me suis dit que je pouvais peut-être profiter de la vue en attendant que tu te réveilles…

-Hé, je ne te reproche pas de t'être levé, c'était juste une question, réplique Ryuga après avoir bâillé. D'ailleurs, tu as le droit de me réveiller si tu te réveilles avant moi et que tu t'ennuies.

-Je trouve…que ça ne se fait pas d'arracher quelqu'un à son sommeil pour un désir personnel, dit le vert en fronçant les sourcils, perplexe. Ce serait égoïste.

-Haha, ce n'est pas faux. De toute façon, si ce n'est pas toi qui le fais, ce sera Tsubasa.

-Tsubasa ? Il vient te réveiller le matin ?

-S'il ne le faisait pas, je resterais au lit jusqu'à l'heure du déjeuner, minimum !

-Haha, sa Majesté a du mal à se lever ?

-Franchement, la perspective de devoir retrouver tous mes conseillers, qui pour la plupart me saoulent, afin de débriefer des trucs pour lesquels on a même pas besoin de moi, ça ne me motive pas trop à me lever. Encore moins aujourd'hui, vu que le seul sujet de conversation ce sera toi, et je sens que ça ne va pas voler haut. Raaah, je préfèrerais largement retrouver Chris et me faire un bon 1V1 contre lui, ça me défoulerait !

-Chris ? C'est qui ?

-Ah oui, c'est vrai que tu ne le connais pas. C'est le maître d'armes du palais. Accessoirement, c'est aussi mon ami.

Ryuga ponctue sa phrase d'un soupir fatigué et se laisse retomber la tête en arrière dans ses oreillers en grognant. Clairement, la journée qui l'attend ne l'enchante guère. Son attitude d'adolescent contrarié amuse une nouvelle fois Kyoya, qui pourtant n'arrive pas à se détendre totalement. Ce sentiment de malaise et de méfiance ne veut pas s'en aller, bien que tout indique qu'il peut accorder sa confiance à Ryuga. Le vert sait bien pourquoi ce sentiment ne veut pas partir cependant. Tant qu'il n'aura pas de réponse à la question qui le tourmente depuis la veille, il aura toujours ce blocage. Il doit obtenir une réponse à tout prix.

-Ryuga ? Je peux…te poser une question ? Se hasarde à demander l'oméga.

-Mmh ? Bien sûr, lui dit le blanc, toujours dans son lit. Qu'est-ce que tu veux savoir ?

-Si tu ne veux pas de moi…ce que je croyais que tu voulais, alors qu'est-ce que tu attends de moi ? Demande finalement Kyoya après avoir quand même bien hésité.

La question semble mettre le souverain mal à l'aise puisque celui-ci se raidit et ne répond pas immédiatement. Il a l'air de chercher ses mots, ce n'est pas pour rassurer Kyoya. Au contraire, il a la sale impression que Ryuga lui cache quelque chose, et…qu'il lui aurait peut-être même menti. Si l'empereur lui a effectivement menti quant à ses réelles intentions, le vert ne lui offrira pas de seconde chance. Il a la rancune sacrément tenace, et il avait commencé à accorder sa confiance à Ryuga, alors il ne lui pardonnera pas un coup pareil. Kyoya déteste qu'on tente de le manipuler.

-Je crois que ce n'est pas le bon moment pour en parler… finit par soupirer le jeune empereur en se grattant la nuque. Ecoute, ce matin tu vas aller faire le check-up dont je t'avais parlé hier soir, c'est le plus important pour l'instant. J'enverrai Dashan te chercher, je n'veux pas que tu traines tout seul dans les couloirs du palais, et de toute façon tu ne sais même pas où est le complexe médicale. Je…je répondrai à ta question tout à l'heure, quand je reviendrai pour le déjeuner. Je te le promets.

Cette fois, pour Kyoya, le doute n'est plus permis. Soit Ryuga cache quelque chose dont il ne veut pas parler, soit il a menti. Dans les deux cas, ça encourage le jeune oméga à rester sur ses gardes et à ne plus lui accorder aussi facilement sa confiance. Le vert hoche quand même la tête pour indiquer à son interlocuteur qu'il a compris, et retourne se poser sur le canapé. Bien qu'encore un peu dans le brouillard du sommeil, Ryuga a bien senti qu'il vient de jeter un froid et que Kyoya est en train de se refermer comme une huître. Même si l'empereur s'en veut un peu, il décide de ne pas en tenir compte. Ce n'est pas vraiment étonnant que le jeune homme réagisse comme ça, il n'a pas des masses confiance en lui, et il ne lui accordera pas sa confiance du jour au lendemain. La confiance, ça se mérite et ça se gagne. Et pour l'instant, Ryuga ne peut pas vraiment dire qu'il mérite la confiance du prisonnier. Oui, Kyoya est toujours considéré comme un prisonnier, même s'il a quitté les cachots.

Soupirant, Ryuga se lève enfin et va dans la salle de bain pour se laver, laissant Kyoya seul dans la chambre. Assis sur le canapé, celui-ci décide de se rhabiller. Comme il s'est lavé la veille au soir, il n'a pas besoin de prendre un autre bain ce matin. Entièrement habillé, Kyoya se lance dans une observation minutieuse de la pièce, chose qu'il n'a pas faite hier et qui pourtant est plutôt importante. La chambre de l'empereur dispose de quatre portes : celle de l'entrée, qui mène au reste du palais, celle qui mène à la salle de bain, et deux autres dont Kyoya ne connait pas l'utilité, disposées de chaque côté du lit de l'empereur. L'une d'elles donne peut-être sur un placard, ou quelque chose comme ça, mais l'autre alors, aucune idée. Sa curiosité ayant été piquée, l'oméga a bien envie de vérifier par lui-même où mènent ces deux portes. Il ne devrait pas, fouiner c'est mal et il pourrait s'attirer des ennuis, mais il n'est actuellement pas dans un bon état d'esprit. Il est un peu énervé à l'encontre de Ryuga, et ça lui donne envie de défier son autorité. C'est un jeu dangereux, mais après tout Kyoya est habitué au danger et il ne pense pas risquer trop de choses en allant voir ce qui se cache derrière ces deux portes.

Malheureusement pour la curiosité et l'envie de défi de Kyoya, Ryuga a déjà fini de se laver et ressort de la salle de bain, serviette nouée autour de la taille. Le vert ne s'attendait pas à ce que ce dernier soit si rapide et se retrouve contrarié de ne pas pouvoir fouiner. L'empereur se dirige vers son lit et récupère ses vêtements, qu'il avait laissés sur le sommier du bas du lit. Kyoya ne sachant pas où regarder pendant que le souverain s'habille, il fixe le tas de cendres dans la cheminée d'un air agacé. Non, il ne décolère pas. Au contraire, il se monte un peu la tête et ça le met de plus en plus en colère.

-Bon…j'y vais, Kyoya, dit Ryuga, une fois entièrement habillé. Tu ne vas pas rester seul trop longtemps, ne t'en fais pas, et tu n'as pas à t'inquiéter pour ton check-up. Tu trouveras même peut-être…un peu de réconfort et de soutien là-bas.

Le ton qu'a employé l'empereur a quelque chose de tellement mélancolique et coupable que Kyoya sent sa colère s'envoler immédiatement. Toujours assis sur le canapé, il se retourne pour regarder Ryuga et se sent profondément mal face à l'expression extrêmement coupable qu'arbore celui-ci. Kyoya se rend soudainement compte qu'il n'a pas pensé un seul instant que le souverain pouvait effectivement lui avoir menti…mais pas de gaieté de cœur. Et clairement, là Ryuga a l'expression de quelqu'un qui a menti mais qui ne voulait pas et qui désormais se sent coupable. Putain, mais comment il peut se montrer aussi dur avec le jeune empereur ? Il n'a rien d'un manipulateur, il fait des choses qu'il ne veut pas faire et ça a l'air de lui peser.

-Merci, Ryuga, répond précipitamment le vert alors que Ryuga pose la main sur la poignée de la porte de sa chambre. C'est…merci d'autant te préoccuper de moi.

Ryuga sursaute car il s'attendait à ce que Kyoya l'ignore et se retourne vers le jeune homme, le regardant avec surprise. Kyoya a bien du mal à soutenir son regard, gêné et honteux de s'être une nouvelle fois montré odieux, et finit par détourner les yeux en rougissant légèrement.

-Je t'en prie, Kyoya, finit par dire l'empereur avec un petit sourire soulagé.

Le jeune souverain s'éclipse ensuite définitivement, laissant Kyoya seul avec ses pensées. Une fois seul, le vert pousse un soupir fatigué et se laisse tomber sur le canapé, la tête la première dans l'oreiller que lui a passé Ryuga. Le jeune empereur n'a pas mérité de se faire envoyer bouler comme ça, lui qui se montre si compréhensif et bienveillant avec son « prisonnier ». Plus il y pense, plus Kyoya se trouve ingrat, comme un gamin un peu pourri gâté qui ne sait pas reconnaître à sa juste valeur ce qu'on lui donne.

-Je suis un oméga, pour la majorité des gens je suis à peine à considérer comme un être humain normal, pense le jeune homme en serrant les poings. Alors que Ryuga…il me traite comme si je n'avais rien de spécial. Merde, il me traite comme son égal alors que je suis un putain de prisonnier, il ne devrait même pas être si laxiste avec moi ! Il mérite pas de subir mes sautes d'humeur et ma méfiance paranoïaque. Avec lui, je peux baisser ma garde.

-Kyoya ? Appelle la voix de Dashan derrière la porte des appartements impériaux, toquant en même temps contre le bois de la porte. C'est moi, Dashan ! Je viens te chercher pour t'emmener au complexe médical !

-D-Déjà ? S'étonne le vert, sursautant légèrement. Euh, j-j'arrive !

Kyoya se lève vite, ne voulant pas faire attendre le capitaine de la garde impériale, et se dépêche d'ouvrir la porte. Dashan se tient droit comme un i, les mains croisées dans son dos et le torse bombé, un grand sourire sur le visage. Son armure est rutilante, tellement bien nettoyée que les rayons de soleil qui se reflètent dessus aveuglent presque Kyoya. Le capitaine de la garde prend visiblement son travail très à cœur, et ça n'étonne absolument pas le vert.

-Bonjour Kyoya ! S'exclame le brun avec enthousiasme. J'espère que tu as bien dormi !

-Euh…oui, répond l'oméga, étonné par l'enthousiasme débordant de Dashan. Tu as été rapide dis-donc…

-J'ai croisé sa Majesté dans les couloirs, donc j'ai pu venir rapidement ! Explique le capitaine de la garde. Viens, suis-moi. Le complexe médical se situe assez loin des appartements impériaux, dans une aile pratiquement dédiée. Le docteur Hasama t'attend.

Kyoya hoche docilement la tête et suit Dashan dans le dédale des couloirs du palais. Alors il va enfin voir l'impressionnant complexe médical et scientifique du palais de Drächme. Il est curieux à propos de cet endroit, il se demande vraiment à quoi ça peut ressembler. Est-ce que les murs sont d'un blanc immaculé pratiquement aveuglant ? Est-ce que tous les gens qui y travaillent portent des blouses blanches elles aussi immaculées ? Il se le demande vraiment. Il n'a jamais vu un complexe médical de ses propres yeux…enfin si, au palais de Fängnis, mais il était tellement petit qu'il ne s'en rappelle pratiquement plus. Traversant plein de couloirs et empruntant plein d'escaliers, Kyoya laisse trainer ses yeux et aperçoit des gens qui discutent dans les couloirs. Ces personnes tournent la tête en entendant les bottes de Dashan claquer sur le sol dallé, et se mettent immédiatement à dévisager Kyoya. Celui-ci s'en rend très vite compte et déglutit péniblement. Tiens, ça faisait longtemps qu'on ne l'avait plus regardé comme ça, et ça ne lui avait absolument pas manqué. Inconsciemment, le vert se rapproche de Dashan. Le capitaine de la garde impériale sent le jeune homme se rapprocher de son dos et regarde discrètement en arrière pour essayer d'en repérer la cause. Quand il voit les gens qui trainent dans les couloirs et qui regardent Kyoya de travers, il laisse échapper un grognement agacé et leur lance vite fait bien fait un regard noir. Le brun étant impressionnant et intimidant, cela suffit à faire cesser les regards de travers, soulageant un petit peu Kyoya.

Après encore quelques minutes de traversée de couloirs, Dashan s'arrête devant une grande double porte en bois. Sur la porte de droite, il est gravé : « Complexe médical et scientifique de Drächme ». Après avoir toqué contre la porte, le brun entre, et Kyoya le suit. Ce n'est pas tout à fait comme il avait imaginé. Dans l'entrée, l'accueil si on veut, le sol est carrelé, mais les murs ne sont pas d'un blanc à arracher la rétine. Ils sont d'un bleu pâle apaisant. Certaines des personnes faisant des allées et venues portent de longues blouses blanches, et souvent des lunettes de vue, tandis que d'autres ne portent simplement que des vêtements assez officiels et sobres. Les premiers doivent être des scientifiques, et les seconds des médecins. Dashan fait signe à Kyoya de le suivre et l'entraine plus loin dans le complexe, dans de nouveaux couloirs. Ils ne marchent pas trop longtemps, et s'arrêtent devant une porte toute simple ornée d'une plaque de couleur dorée portant l'inscription « Bureau du Dr. Hikaru Hasama ». Le brun toque doucement à la porte, comme s'il avait peur de déranger.

-Entrez ! S'exclame une voix féminine douce mais assurée.

Le capitaine de la garde impériale enfonce la poignée et laisse l'oméga qu'il escorte passer devant. Le bureau du docteur Hasama est agréable, même si les odeurs de désinfectant à base d'alcool ne plaisent pas vraiment au nez de Kyoya. Assise derrière son bureau, la jeune docteure est en train de relire quelque chose qu'elle vient d'écrire. Kyoya prend le temps de la détailler avant qu'elle ne termine sa relecture. C'est une très jolie jeune femme, elle doit avoir la vingtaine, avec des cheveux bleu azur mi-longs, attachés en couette basse pour les maintenir à peu près disciplinés, des yeux violets-bleus et une peau mat. Elle est habillée de manière très formelle, et une blouse blanche repose sur le dossier de sa chaise.

-Oh, Dashan ! Je me demandais quand est-ce que tu allais arriver, dit la jeune femme une fois sa relecture terminée, se levant de son bureau. Alors, c'est ce jeune homme qui anime toutes les conversations de couloirs au palais ?

-Oui, c'est lui, confirme le brun. Bon, moi je dois retourner à mon activités quotidiennes, je te le laisse Hikaru.

-Ne t'en fais pas, il est entre de bonnes mains, glousse Hikaru en détaillant Kyoya de la tête aux pieds.

-Je n'en doute pas, ricane Dashan.

Le capitaine de la garde impériale quitte donc le bureau de la docteure, laissant cette dernière seule avec Kyoya. L'oméga est un peu mal à l'aise. La jeune femme a l'air d'être gentille et très pro, mais Kyoya n'a jamais vraiment aimé les médecins, donc il est stressé. D'un pas léger, le docteur Hasama revient près de sa chaise pour prendre sa blouse, l'enfile en la laissant ouverte sur son petit ensemble chemisier blanc et jupe bleue, et revient se planter devant le vert.

-Bien, à nous maintenant. Commençons donc par les présentations, si tu le veux bien, propose la jeune femme avec un sourire très lumineux. Je suis le docteur Hasama, mais tu peux m'appeler Hikaru.

-Hum…moi je m'appelle Kyoya, répond le vert, toujours un peu mal à l'aise.

-C'est un joli prénom. Bien, Kyoya, avant de passer à la partie « examen médical », je vais te poser quelques petites questions. Si tu veux bien prendre place, lui dit la docteure en désignant le lit médical à quelques pas derrière eux.

Kyoya hoche positivement la tête et recule pour s'assoir sur le lit médical tandis que le docteur Hasama retourne à son bureau pour prendre de quoi écrire. Elle saisit une plaquette en bois, y accroche une feuille, prend un stylo et revient vers son patient.

-Voilà, nous pouvons commencer, s'exclame-t-elle pratiquement d'un ton enthousiaste, debout devant Kyoya. Quel âge as-tu ?

-J'ai 18 ans, depuis pas si longtemps que ça, répond le vert, les mains accrochées au bord du lit sur lequel il est assis.

-Tu as une idée de la taille que tu fais ? Demande la jeune femme, tout en prenant en notes ce que l'oméga dit.

-En comptant mes cheveux ou pas ? Rétorque Kyoya avec un peu d'amusement.

-Haha, oui, en comptant tes cheveux.

-Je dirais…un peu moins de 1m80, quelque chose comme ça.

-Et ton poids ?

-Là par contre, j'en ai aucune idée… Mais je suis pratiquement sûr d'être en-dessous du poids recommandé pour ma taille et mon âge.

-Ce ne sont pas mes questions les plus importantes de toute façon, je vais te peser et te mesurer après. Tu as été malade quand tu étais plus jeune ?

-En dehors de la varicelle et de quelques rhumes en hiver, j'ai jamais rien eu.

-Et pendant tes deux années à l'état sauvage ?

-Comment vous savez ça ?

-Dashan m'a raconté que tu avais vécu les deux dernières années dans la nature. C'est la principale raison pour laquelle tu es là d'ailleurs.

-Mais comment il le sait lui aussi ? Je ne lui ai pas dit…

-Je ne peux pas répondre à ta question avec certitude, mais je pense qu'il tient ça de Nile.

-Ah oui, ça doit être ça…

-Donc ? Tu as été malade pendant tes deux ans dans la nature ?

-J'ai eu quelques indigestions parfois, c'est les risques de manger des trucs qu'on ne connait pas vraiment, mais j'ai pas le souvenir d'avoir été vraiment malade.

-Eh bien, tu as l'air d'être d'une constitution solide ! Des allergies ?

-Non, aucune.

-À quand remonte ton dernier vaccin ?

-Euh…je crois que j'avais 14 ans, mais je suis plus vraiment sûr…

-Donc normalement, tu es à jour. Je vais vérifier après de toute façon.

Alors qu'Hikaru note ce que son patient vient de lui dire, quelqu'un toque à la porte. Elle n'a pas l'air surprise puisqu'elle répond « Entrez ! » sans même relever la tête de ses notes. La porte s'ouvre sur un jeune homme portant une blouse blanche, fermée presque entièrement. Lui aussi a l'air d'avoir la vingtaine. Il a la peau mat, des yeux d'un bleu profond magnifique et des cheveux violet pastel très longs. Un petit sourire étire ses lèvres, lui donnant un air presque angélique tellement il semble bienveillant. Mais tout ça, c'est de l'ordre du détail pour Kyoya. Ce qui retient son attention, c'est l'odeur que dégage le jeune homme. Il n'y a pas de doute possible.

-C'est un oméga… murmure Kyoya, les yeux écarquillés par la surprise. Il est comme moi…

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Eh oui, il y a Dynamis et Hikaru ! n_n

Chris : Et on a parlé de moi, youhou ! \^^/

Ryuga : Je suis un peu OOC moi quand même…

Moi : Oui bah t'as des raisons de l'être ! Et je minimise autant que possible u_u

Kyoya : Moi je trouve ça trop calme, je sens qu'il va pas tarder à m'arriver une connerie…

Moi : Roooh, pessimiste ! Allez, on ne s'attarde pas ! Laissez les reviews de l'amour, et à jeudi pour un nouveau chapitre ! n_n

Chris : Salut ! ^^

Ryuga et Kyoya : Salut.

Moi : Et encore une bonne Chandeleur ! n_n