Moi : Salut les gens ! Bienvenue dans ce nouveau chapitre de ma fic omégaverse ! ^^
Chris : Euh…ils sont passés où tes cheveux ?
Moi : Chris, je les ai juste fait un peu couper, j'ai pas la boule à zéro non plus ! XD
Chris : Oui mais ça fait bizarre, j'étais habitué à te voir avec les cheveux mi-longs, et maintenant t'as une coupe courte…
Moi : C'est comme ça ! J'essaie des trucs, et parait que ça me va bien ^^
Ryuga : J'ai lu le chapitre. Tes lecteurs vont tellement te haïr, t'es au courant ?
Moi : Héhé, t'inquiète !
Kyoya : Je sais pas pourquoi, j'ai peur pour moi.
Moi : Allez, disclaimer ?
Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Ryu ! Bon chapitre les gens ! n_n
Ryuga : Vous allez la détester.
Kyoya : Et moi aussi je sens !
Réponse aux reviews :
Marius : J'ai une très belle collection de bouquins de Stephen King, et je ne perds jamais une occasion de voir un film adapté d'un de ses bouquins ! Bon, parfois ça me donne la sensation de jouer à la roulette russe, parce qu'il y a du très bon comme du très mauvais, mais voilà XD
Parfois, les parents voient leurs enfants comme des extensions d'eux-mêmes, c'est comme ça ! L'instinct parental, c'est pas automatique.
Kyoya est amoureux de Ryuga depuis un moment, c'est juste qu'il était dans le déni XD
P.S : Je suis obligée de limiter ma collection de goodies de manga/anime, la place n'est pas illimitée dans ma chambre ! XD
Re P.S : (Moi : Bien sûr que Traffy est à tomber ! Faudrait être un serial mytho pour dire le contraire ! u_u Law : *ricane* Moi : Et puis j'adore l'association jaune/noir, je trouve ça hyper beau ! ^^ Law : Et pourquoi donc, Wonder-ya ? Moi : Je sais pas, peut-être parce que je suis de La Rochelle XD)
NekoGardenFox : Bizarrement, ce sont souvent les pères qui frappent quand on fait des bêtises. Enfin, j'veux dire, quand j'étais petite c'était toujours mon père qui me mettait des fessées ! Les mères elles ont plutôt tendance à crier, et ça fait peur XD
Perso, j'aime pas trop Wattpad… J'veux dire, le site est hyper pro hein, mais je trouve que FFN est mieux foutu et plus intuitif ! Et plus « convivial » aussi, mais ça c'est une impression vraiment très perso XD
xBenou : J'essaie de voler un mochi à Ryuga, ça tourne mal ! Ça c'est du bon titre putaclic ! XD
Les hormones de Kyoya sortent de leur hibernation, héhé ! XD
Quelques jours ont passé depuis que Kyoya est arrivé à la capitale de Drächme, presque une semaine à vrai dire. Dans la capitale elle-même, la rumeur court comme quoi le prisonnier ramené quelques jours plus tôt par le bataillon de Dashan serait un oméga mâle, mais rien n'est venu confirmer cette rumeur pourtant vraie. Il faut dire que personne n'a jamais vu le prisonnier en chair et en os, personne hors du palais ne l'a même ne serait-ce qu'aperçu. Les habitants de la capitale n'ont donc même pas une petite idée de ce à quoi ressemble le prisonnier. Ce n'est pas vraiment étonnant, sachant que Kyoya n'est pas autorisé à quitter les appartements impériaux, pour sa propre sécurité. Le vert passe ses journées à vaquer entre la chambre de Ryuga et son bureau, allant et venant entre le canapé devant la cheminée et le balcon du bureau. À force de regarder la cour intérieure du palais et ses jardins absolument immenses, Kyoya se sent encore plus à l'étroit dans les appartements impériaux. Comme il aimerait pouvoir sortir, ne serait-ce que quelques minutes… Peut-être qu'il pourrait demander à Ryuga s'il peut l'accompagner dehors, juste une fois, mais en attendant il se contente d'observer les arbres prendre progressivement leurs couleurs automnales depuis le balcon.
Plus les jours passent, moins l'oméga a l'impression d'être captif. Il ne sait plus vraiment ce qu'il est, il a juste l'impression d'être à peu près à sa place. L'empereur le traite tellement bien, c'est comme s'ils se connaissaient depuis des années alors que ça ne fait même pas encore tout à fait une semaine. Le jeune souverain n'aime pas savoir Kyoya tout seul, à s'ennuyer dans ses appartements, alors il essaie de remonter le plus souvent possible pour le voir. Évidemment, ses conseillers, à l'exception de Tsubasa, ne comprennent absolument pas son comportement. Ils comprennent encore moins pourquoi l'empereur prend autant en compte l'avis de l'oméga captif concernant son propre sort. Ils ne se sont d'ailleurs pas privés de le faire remarquer lors d'une réunion, et se sont encore moins privés de rappeler à l'empereur que si Kyoya était encore dans ce palais, eh bien c'était pour la simple et bonne raison qu'il était un oméga et que le souverain devait avoir une descendance, et plus vite que ça. Et ça c'était terminé comme on pouvait s'y attendre : Ryuga s'était énervé et avait fini par partir de la salle du conseil en hurlant qu'il n'était pas un violeur et que jamais il ne toucherait Kyoya sans son consentement, point barre. En vérité, Ryuga s'était énervé tellement fort que Tsubasa, le plus observateur de tous, avait cru sentir l'aura d'alpha de l'empereur se manifester et ses canines s'allonger en crocs, ce qui n'était pas vraiment possible puisque le souverain était sous suppressants Alpha, comme tous les alphas du palais. Soit il avait rêvé, soit Ryuga était tellement hors de lui que sa nature d'alpha avait réussi à reprendre le dessus sur les médicaments. Vu le silence de mort qui avait suivi son éclat de voix, peut-être bien que Tsubasa n'avait pas du tout rêvé.
Suite à ce petit « incident », Ryuga était remonté dans sa chambre pour retrouver Kyoya et se changer un peu les idées. Au final, le vert était un peu devenu le confident de l'empereur. Il ne comprenait même pas la moitié de ce que Ryuga racontait quand il parlait de toutes ses embrouilles politiques et ce genre de choses, mais il aimait bien écouter le blanc parler. Il se sentait…normal comme ça, et aussi proche de l'empereur. Kyoya ne s'autorisait pas vraiment à considérer Ryuga comme un ami, parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher de se rappeler qu'il n'était qu'un prisonnier de guerre et Ryuga l'empereur de Drächme, mais c'était un peu ce qu'ils étaient. Ils étaient désormais amis.
Il y avait aussi Dashan. Kyoya ne s'autorisait pas non plus à le considérer comme un ami, mais au final c'est aussi ce qu'ils étaient. Le capitaine de la garde impériale s'était attaché à Kyoya, il passait le voir quand il n'était pas occupé ailleurs. Le brun était un peu moins protocolaire que Tsubasa, il s'autorisait par exemple à entrer dans les appartements impériaux pour tenir compagnie à Kyoya, et cela sans l'autorisation de Ryuga. En même temps, Dashan et Ryuga étaient amis, et le brun savait que l'empereur ne lui en voudrait pas de faire ça, encore moins si c'était pour rompre un peu la solitude de Kyoya. L'oméga était toujours content d'avoir un peu de compagnie, et Dashan était vraiment gentil. Il était un peu comme Ryuga, à la nuance près qu'il était extrêmement poli, mais genre vraiment. Un vrai gentleman. Rigueur militaire sans doute.
Au fil des jours, il avait bien voulu en dire un peu à Kyoya sur sa vie privée, hors du palais. Il n'habitait pas très loin, c'était plus pratique vu qu'il était au palais presque tout le temps, et revenait chez lui dès qu'il avait le moindre petit jour de repos. La principale raison de cet empressement à revenir chez lui était qu'il n'habitait pas seul. Il était effectivement en couple avec un jeune homme plus jeune que lui d'un an, un bêta du nom de Chaoxin. D'après lui, ça faisait trois ans qu'ils étaient ensemble, mais il n'était plus vraiment sûr en fait. Il avait légèrement perdu la notion du temps avec tout son temps passé au palais et hors du royaume, à mener ses troupes. Chaoxin étudiait les arts de la guerre, mais pas pour devenir soldat comme son petit-ami. Non, lui prévoyait plutôt d'écrire un livre à ce sujet. Autant dire qu'avec un compagnon à la tête de l'armée de Drächme, il avait de la matière pour son futur bouquin. Il prenait des notes par-ci par-là, et gardait toutes ses notes dans le tiroir de sa table de chevet. Depuis le temps, il avait bien vingt feuilles de notes, recto et verso. L'absence de Dashan lui pesait un peu parfois, beaucoup même, alors il passait le voir au palais dès qu'il pouvait. Quand ses études ne lui prenaient pas tout son temps quoi.
Bref, un nouveau jour se lève aujourd'hui sur la capitale de Drächme. Pour une fois, c'est Ryuga qui émerge en premier. Habituellement, l'empereur a vraiment du mal à sortir de son lit, allez savoir pourquoi. Il est juste comme ça, il aime rester au chaud dans son lit couvert de fourrures. En se levant, le souverain est étonné de constater que Kyoya dort toujours. D'un côté, ça l'arrange. Kyoya est toujours gêné d'être réveillé avant Ryuga, vu qu'il y a toujours ce moment de flottement malaisant où l'empereur doit sortir de son lit pour aller dans la salle de bain et où le vert se met à fixer le sol ou les murs en rougissant. Si Ryuga se décidait à arrêter de dormir nu, ça n'arriverait plus, mais il n'a pas l'air d'en avoir envie. C'est quand même un comble d'être aussi frileux et de n'arriver à dormir qu'entièrement nu… Profitant donc du sommeil de l'oméga, Ryuga passe la tête au-dessus du canapé pour vérifier qu'il dort bien avant d'aller prendre son bain. Le plaid dont Kyoya se sert comme couverture ne tient plus très bien sur le jeune homme, la faute à un sommeil probablement agité, et son torse est un peu visible. Le souverain est heureux de constater que les côtes de Kyoya sont bien moins visibles que presque une semaine auparavant, signe que le jeune homme se remplume doucement mais sûrement.
Alors qu'il s'apprête à partir dans la salle de bain, Ryuga remarque que les joues du vert sont un peu rouges. Il fronce alors les sourcils, perplexe. Est-ce que Kyoya aurait trop chaud sous son plaid ? Ce ne serait pas si étonnant que ça, après tout lui dort avec son pantalon. Enfin, le pantalon qui était au frère de Ryuga avant. Pour s'assurer que le vert va bien, l'empereur pose doucement le dos de sa main contre le front du jeune homme, mais l'enlève un peu précipitamment. Merde, il est brûlant… Là c'est pas juste qu'il a chaud à cause de son plaid ou de son pantalon, c'est autre chose. Est-ce qu'il serait…malade ? Non, bien sûr que non, il n'est pas malade. Ryuga vient de faire le lien dans sa tête. Une soudaine et très forte fièvre, ça ne peut vouloir dire qu'une chose pour un oméga… Le jeune souverain tire un peu le plaid de Kyoya vers le bas, histoire que ce dernier ait tout de même moins chaud, et se dépêche de filer dans la salle de bain. Il veut partir aussi vite que possible et laisser Kyoya tranquille. Ce sera sans doute beaucoup mieux de laisser l'oméga tranquille dans son coin, et c'est sûrement ce qu'il veut d'ailleurs. Installé dans la baignoire, profitant un peu de l'eau chaude, Ryuga se dit qu'il devrait demander à Dashan de venir monter la garde devant la porte de ses appartements. Pour en avoir déjà parlé avec Dynamis, qui est lui aussi son ami, l'empereur sait que les chaleurs ne sont pas du tout une partie de plaisir pour les omégas. C'est même tout le putain d'inverse. Si le vert a un problème, lui ne sera pas là pour l'aider, et pourtant il aimerait, mais il a ses obligations et il ne peut pas rester avec Kyoya toute la journée. De toute façon, il n'est pas franchement sûr que Kyoya aimerait qu'il reste. Pas du tout même. Mais ce n'est pas une raison pour laisser Kyoya totalement seul dans son coin. S'il a besoin de quelque chose, il doit pouvoir le demander et qu'on lui donne. Dashan sera très probablement d'accord de toute façon, il aime bien le vert et ne veut que son bien, tout comme l'empereur.
Une fois sorti de la salle de bain et tout habillé, Ryuga ne peut s'empêcher de venir vérifier une dernière fois que Kyoya va bien avant de partir. Il passe une nouvelle fois la tête au-dessus du canapé et voit le vert encore plus rouge qu'auparavant, remuant légèrement dans son sommeil. Il ne va plus tarder à se réveiller, la fièvre perturbe son sommeil et les douleurs doivent être en train d'en faire autant. Ryuga n'aime pas le voir comme ça, mais il sait qu'il n'y peut rien. Tout de même, il ne peut pas partir comme ça, comme un voleur… Rapidement, l'empereur se dirige vers son bureau, saisit une feuille vierge à la volée et un crayon de papier, puis retourne dans sa chambre. Il se met à genoux devant la table basse, pose la feuille dessus et commence à écrire à toute vitesse. Il veut partir avant que Kyoya ne se réveille, et ça ne devrait plus tarder alors il doit faire vite. Une fois son message rédigé, il le laisse sur la table, bien en vue pour que Kyoya ne le loupe pas, et jette un dernier regard au jeune homme. Plus le temps passe, plus il devient rouge. Il commence même à transpirer. Ryuga se sent vraiment mal de le voir comme ça, mais il doit vraiment partir. Il faut qu'il trouve Dashan avant d'aller en réunion. Avant de s'en aller, l'empereur embrasse doucement Kyoya sur son front bouillant, comme si ça pouvait l'apaiser d'une quelconque manière. Il se décide ensuite à partir, marchant très rapidement.
Les bottes de l'empereur claquent bruyamment sur les différents sols du palais. Il marche à grandes enjambées, l'air un peu renfrogné. Chercher quelqu'un de précis dans un palais aussi grand que celui de la capitale de Drächme, c'est toute une aventure. Une aventure chiante et frustrante, mais une aventure quand même. Heureusement, le souverain a bien une idée d'où peut être le capitaine de la garde. Quelques minutes après avoir quitté ses appartements, Ryuga arrive dans les écuries du château. Comme il s'y attendait, Dashan est bien là. Il y passe beaucoup de son temps libre, pour la simple et bonne raison qu'il est très attaché à son cheval, son bel étalon à la robe baie baptisé Zurafa.
-Oh, Ryuga ! S'exclame Dashan en entendant l'empereur arriver, se permettant de l'appeler par son prénom car ils sont seuls dans les écuries. Tu me cherchais ? Tu as besoin de moi pour quelque chose ?
-Oui, j'ai besoin de toi pour quelque chose d'important, Dashan, dit le souverain en flattant l'encolure de Zurafa. C'est…j'aurais besoin que tu ailles monter la garde devant mes appartements.
-Monter la garde devant vos appartements ? Répète le brun. Hum…Kyoya a un problème ?
-Tu sais très bien quel genre de problèmes ont les omégas, soupire Ryuga.
-J'aurais fait ça avec plaisir, mais je dois aller retrouver Chris… On doit former les nouvelles recrues, et moi je dois m'occuper personnellement de la formation de Nile. Il va faire un espion formidable. Je vais envoyer l'un de mes gardes, et quand j'en aurai fini avec tout ça, je prendrai le relais.
-Merci Dashan, répond l'empereur avant de partir pour rejoindre la salle du conseil.
-Capitaine ? Appelle une voix à l'autre entrée des écuries, celle qui mène vers la cour du palais, alors que Ryuga vient à peine de s'en aller.
-Pluto ? S'étonne le capitaine de la garde en reconnaissant les cheveux violets du garde. Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Tu écoutes aux portes maintenant ?
-Bien sûr que non capitaine, j'étais simplement en train de vous chercher et je pensais vous trouver ici. Je suis désolé de vous avoir importuné pendant une discussion avec sa Majesté, s'excuse Pluto en faisant son salut militaire.
-Ce n'est pas grave, nous avions terminé de parler de toute façon, dit le brun.
-Hum…je ne veux vraiment pas passer pour un fouineur capitaine, mais j'ai entendu la fin de votre discussion. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je pourrais aller monter la garde devant les appartements de sa Majesté. Je ne suis attendu nulle part, je n'ai rien à faire aujourd'hui.
-C'est une bonne idée, oui. Très bien, vas-y. Kyoya ne doit pas être au mieux de sa forme, s'il te demande quelque chose pour se sentir mieux, donne-lui ce qu'il réclame.
Pluto hoche la tête pour dire qu'il a compris, refait son salut militaire puis rejoint le palais en passant par la première entrée des écuries. Quand le garde passe près de son capitaine, ce dernier fronce les sourcils. C'est bizarre, Pluto n'a pas la même odeur que d'habitude… Dashan a presque l'impression de pouvoir sentir son odeur d'alpha. Il doit se faire des idées. C'est impossible qu'il puisse sentir les phéromones d'alpha du garde impériale aux cheveux violets, ce dernier prend des suppressants, comme tous les alphas du palais, lui compris. Il a dû rêver. Il n'est visiblement pas très bien réveillé.
En parlant de réveil, il y en a un qui vient de se réveiller d'une manière très désagréable. La douleur et la fièvre ont fini par arracher Kyoya à son sommeil, et ce dernier n'apprécie pas vraiment ce type de réveil. Depuis le mois dernier, ses chaleurs ne lui avaient pas manqué. Vraiment pas. Comme chaque mois, il a l'impression qu'on lui broie chacun de ses organes internes, qu'on les tord dans tous les sens et qu'on les brûle. Il a la sensation que son corps entier le brûle. Tout en se tenant le bas du ventre, le jeune homme se redresse, serrant les dents pour s'empêcher de gémir de douleur. Putain, que ça fait mal ! Ça fait tellement mal. Il pourrait jurer que pas une seule parcelle de son corps n'est épargné par la douleur, alors qu'il sait très bien que la douleur ne vient que d'un seul endroit. Comment c'est possible que la souffrance se répande comme ça, dans tout son organisme ?! Il se pose la question depuis qu'il vit cet enfer tous les mois, et il n'a toujours pas de réponse. Kyoya se rend soudainement compte que la chambre est particulièrement silencieuse. Il n'entend même pas la respiration calme et régulière de Ryuga. L'empereur serait déjà levé ? Après avoir balayé la chambre du regard, le vert se rend à l'évidence : oui, Ryuga est déjà parti. Kyoya se tourne donc sur le canapé, s'asseyant aussi confortablement que possible et remarque le mot de Ryuga en regardant la table. Intrigué, le jeune homme se penche en avant, grognant de douleur et serrant sa main contre son ventre, et saisit la feuille blanche pour la lire.
Kyoya, je me suis réveillé avant toi et au moment où tu liras ça, je serai déjà parti pour retrouver mes conseillers. Ça ne m'enchante pas vraiment, mais bon…
Je…je suis au courant pour tes chaleurs tu sais… Je suis désolé, c'est juste que tu avais les joues rouges quand je suis venu vérifier si tu dormais toujours, j'ai cru pendant un moment que tu avais trop chaud à cause de ton plaid. Je vais demander à Dashan de venir monter la garde devant la porte de la chambre, si tu as besoin de quelque chose, demande-lui sans hésiter.
Je sais…que la seule chose qui te soulagerait vraiment, ce serait des suppressants Oméga…mais j'ai pas le droit de t'en donner… Crois-moi, ça m'emmerde vraiment, mais c'est le conseil qui me l'a interdit. Je ne peux pas tout le temps faire l'inverse de ce qu'ils disent, je vais vraiment finir par me faire des ennemis, et ça te mettrait en danger. Je suis sincèrement désolé…
Je remonterai ce midi, comme d'habitude. Le canapé est confortable, mais tu peux aller sur mon lit si tu veux faire une sieste. Enfin, je ne sais même pas si dans ton état c'est envisageable… Désolé… Essaie peut-être de prendre l'air sur le balcon ? Mais bref, tu dois savoir mieux que moi ce qui te fait un peu de bien pendant tes chaleurs.
À tout à l'heure.
Ryuga
Kyoya soupire et repose la feuille sur la table avant de se laisser tomber en arrière contre le dossier du canapé. Alors Ryuga sait… De toute façon, ce n'est pas comme s'il aurait pu le cacher. Ce n'est donc pas une mauvaise chose que l'empereur s'en soit rendu compte tout seul. De plus, le vert se sent un peu…flatté que l'empereur soit aussi attentionné envers lui. Enfin, flatté n'est pas vraiment le bon mot. Disons que ça lui fait vraiment plaisir. Cela dit, déjà que le temps paraissait très long à Kyoya en temps normal, là il va lui paraître encore plus long. Il est un peu partagé en plus… D'un côté, il a vraiment hâte que Ryuga revienne parce qu'il n'a pas envie d'être seul avec ses chaleurs…mais de l'autre il a envie de rester tout seul dans son coin pour gérer ses chaleurs justement. Il n'a pas envie que Ryuga le voit dans un état tellement…tellement pitoyable. Ça finira par arriver de toute façon, mais il se sent tellement minable quand il est dans cet état. Plus que minable même.
-Bon, et qu'est-ce que je fais moi maintenant ? Pense le vert, yeux fermés et dents serrées pour contenir sa douleur. Jamais rien n'a réussi à calmer mes douleurs ou ma fièvre… C'est à peine si je peux bouger, j'ai l'impression de me prendre des milliers de coups de couteaux dans le ventre quand j'essaie de me lever. Peut-être que je devrais aller prendre un bain ? Argh, rien que de me trainer jusqu'à la salle de bain ça me parait impossible… Je déteste être un oméga putain.
Ça parait tellement être une épreuve pour le vert qu'il ne trouve pas le courage pour se lever et reste sur le canapé. Il a très envie de se mettre en position fœtale d'ailleurs. Il déteste cette position de faiblesse totale, mais il a l'impression d'avoir moins mal quand il se met en position fœtale. C'est peut-être juste une impression, mais même si c'est juste une impression, ça lui donne la sensation d'aller mieux et ça lui va. Kyoya laisse retomber sa tête en avant, respirant fortement à cause de la douleur et de la fièvre qui le mettent vraiment mal, et ses yeux tombent sur la coupe de fruit posée sur la table basse. Peut-être qu'un bon petit fruit frais lui ferait un peu de bien ? Il ne perd rien à essayer. Le vert se penche légèrement en avant tout en tendant le bras, grognant et grimaçant encore une fois à cause de la douleur, et réussit à saisir une poire bien verte et grosse. La poire a l'air bien juteuse, et tant mieux parce que c'est comme ça qu'elles sont bien rafraichissantes. Kyoya ne perd pas une seconde et croque dedans. La poire semble littéralement fondre sous les dents de l'oméga et celui-ci se retrouve avec du jus dégoulinant sur son menton. Pendant quelques secondes, Kyoya a la sensation que sa fièvre tombe et il se sent un peu mieux.
Malheureusement, une fois sa poire terminée, tout redevient comme avant. C'est même pire qu'avant, c'est comme si sa fièvre était devenue plus violente. Cette fois, c'est définitif : il va se mettre en position fœtale sur le canapé et puis merde. Il restera comme ça jusqu'à ce que Ryuga revienne pour le déjeuner. Le vert n'a même pas la force de se rhabiller un peu, il est toujours dans la même tenue que dans laquelle il a dormi. De toute façon, avec sa fièvre, il n'a pas vraiment envie d'ajouter des couches de vêtements sur lui. Kyoya décide donc de rester comme ça, torse nu sur le canapé, les joues très rouges et les couleurs habituelles de son visage commençant à se faire la malle. De l'extérieur, il a vraiment l'air au bout de sa vie. Replié sur lui-même, haletant comme un chien un jour de grosse chaleur estivale, le vert fait vraiment peine à voir. Dans sa tête, il est plutôt persuadé d'inspirer la pitié ou le mépris, voire les deux en même temps.
Alors qu'il est occupé à lutter contre son propre corps, Kyoya entend quelqu'un toquer à la porte des appartements impériaux. Pendant un instant, il panique un peu et se demande qui peut bien être venu jusqu'ici, et l'instant d'après il se rappelle que Ryuga avait écrit dans son mot qu'il irait demander à Dashan de venir monter la garde devant la porte. Le jeune homme pousse un soupir de soulagement et s'arrache du canapé, même si ça le fait souffrir atrocement. À moitié plié en deux, la main plaquée sur le bas de son ventre, Kyoya marche jusqu'à la porte et l'ouvre, se réceptionnant au dernier moment sur l'encadrement de la porte tellement il a du mal à tenir debout. Il n'arrive pas à se tenir droit et fixe donc le sol.
-S-Salut Dashan, articule difficilement le vert, encore haletant et soudain pris de vertiges à cause de la fièvre. J'suis content…de t'voir…
Seul un ricanement répond à Kyoya. Quelque chose n'est pas normal… Ce n'est pas comme ça que réagirait Dashan. De plus, Kyoya sent quelque chose s'agiter en lui. Quelque chose de très puissant. Quelque chose qui lui donne l'impression d'encore plus perdre le contrôle de lui-même. Précipitamment, le vert se redresse presque entièrement, sa douleur se retrouvant comme projetée au second plan d'un seul coup. Il reconnait immédiatement le garde en face de lui, ce garde bizarre qui l'avait ramené jusqu'ici après sa visite médicale. Il s'appelle Pluto. Et ce ne sont ni le regard plus que mauvais de Pluto ni son sourire mesquin qui inquiètent fortement Kyoya. C'est son odeur… C'est un alpha, et Kyoya ressent l'irrépressible envie d'aller vers lui. Pourtant, il commence à reculer de plusieurs pas. Son instinct le plus profond, le plus bas possible, lui dit de faire tout l'inverse, mais l'oméga écoute sa tête plutôt que son corps, même si c'est vraiment difficile. Il ne devrait pas pouvoir sentir l'odeur du garde, il ne devrait pas se sentir attiré comme un aimant…sauf si…
-C'est…pas possible… souffle Kyoya en se sentant d'un seul coup hyper fiévreux et presque paralysé par la douleur, se rattrapant au pied du lit de Ryuga. C'est pas…normal… Tu…je devrais…pas pouvoir…sentir…ton…odeur…
-Non, c'est vrai, en temps normal tu ne devrais pas pouvoir, ricane Pluto. Les suppressants Alpha bloquent complètement tout ça. Mais bon, tu vois… J'étais censé reprendre les miens il y a quelques jours, mais je n'ai pas eu envie. Tu sais Kyoya, j'avais très envie de te revoir depuis la dernière fois. On dirait bien que je tombe…au bon moment.
Le garde termine sa phrase en faisant quelques pas pour entrer dans les appartements de l'empereur, puis referme la porte derrière lui. Kyoya sent de plus en plus son corps se dissocier de sa tête, et reste cramponné au pied du lit pour s'empêcher de tomber. Est-ce que c'est vraiment la réalité… ? Comment il peut se sortir de là ? Est-ce qu'il est seulement capable de se sortir de cette situation ? En voyant Pluto s'approcher de lui, avec l'air d'un prédateur qui aurait coincé sa proie dans un coin, Kyoya sent son cœur battre tellement fort qu'il a l'impression que celui-ci va exploser. Il n'a pas d'échappatoire…
À suivre…
Moi : Oui, je suis une très méchante jeune fille de peu de vertu ! Pour ne pas dire que je suis une pute XD
Kyoya : R.I.P. moi et mes fesses, youhou…
Chris : Et moi, j'arrive quand ?
Kyoya : J'sais pas si t'as remarqué, mais là je crois que t'es pas près d'arriver. C'est un peu pas le bon moment -_-
Moi : Détrompe-toi Kyo ! Chris, tu arrives dans le prochain chapitre ! n_n
Chris : Ouaiiiis ! \^^/
Moi : Bon par contre, vous aurez deviné que le prochain chapitre risque de ne pas être très drôle ^^'
Ryuga : C'est le mot, oui.
Moi : Préparez-vous psychologiquement du coup ! Et jeudi prochain, promis on s'amuse un peu plus ! ^^
Kyoya : J'aime pas beaucoup ta définition de l'amusement, je le sens pas…
Moi : Kyo, ça suffit la paranoïa ! Allez, laissez les reviews de l'amour, et à jeudi ! ^^
Kyoya : C'est ça, à jeudi…
Chris : Bye !
Ryuga : Salut.
Moi : Ah, et si vous voulez me taper, envoyez vos réclamations à Ryuga ou Kyoya ! Surtout Kyoya, je crois qu'il se ferait un plaisir de me taper à votre place XD
