Moi : Hum…salut les gens ! J'espère que toutes ces histoires de coronavirus ne vous font pas trop flipper… Anyway, mon chapitre devrait vous changer les idées ! n_n
Ryuga : Alors c'est vrai ? Ta Fac est fermée ?
Moi : Jusqu'à nouvel ordre, ouais… Je continue de bosser depuis la maison, mais je vais avoir plus de temps pour écrire théoriquement ! ^^
Kyoya : Il fait vraiment chier ce virus…
Chris : Toi il te fait chier en tout cas ! XD
Moi : Bon, ce chapitre est toujours dans les feels, et dans l'ensemble il est mignon même s'il y a un moment un peu dur ! n_n
Kyoya : *fait la gueule*
Moi : Et on a passé les 1 000 vues sur Mon réconfort ! Youhou ! \^^/
Ryuga : Non mais aussi, si vous continuez à lire et aimer ses conneries, on va pas s'en sortir nous…
Chris : XD
Moi : Allez, disclaimer !
Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Kyo ! Bonne lecture les gens, et courage si vous êtes bloqués chez vous comme moi ! n_n
Chris : Au moins t'es là, et moi j'ai plus à supporter les deux râleurs tout seul !
Ryuga et Kyoya : On t'emmerde.
Moi : X)
Réponse aux reviews :
Marius : Tu trouves que Scott s'est pas emmêlé les pinceaux parce que t'as pas regardé les vidéos de Captain Hype ! XD Anyway, je te conseille vraiment de les regarder ! Même si tu connais bien FNAF, c'est super agréable à regarder, il explique super bien les différents mystères de la saga ! Pour l'instant, il s'est arrêté à FNAF 3, mais il va faire tous les jeux ! ^^
Ah au fait, des Final Fantasy, dans les grandes lignes il y en a 15, même si c'est plus compliqué que ça en vrai ! XD
Pauvre Kyoya, il en voit de toutes les couleurs XD
Je n'ai ni le code ni le permis, je suis une trop grande stressée de la vie et l'idée de conduire me donne des crises d'angoisse ! Tant pis, je marcherai et je prendrai le bus toute ma vie, c'est écologique en plus ! X)
Les yeux de Kyoya sont magnifiques, on comprend que Ryuga les adore ! *_*
P.S : Ouais, à chacun ses délires ! Je collectionne les canettes si je veux ! Faudra que je m'achète encore un soda Pokémon d'ailleurs, j'ai Carapuce et Salamèche, je dois compléter le trio des starters de la 1G ! XD
Re P.S : (Moi : Sinon, quelqu'un a des nouvelles de Marimo et Love Cook ? Law et Kidd : Non. Moi : J'espère que Nami leur a pas trop fait de mal, les pauvres ^^' Kidd : C'est bon, ils peuvent se débrouiller sans toi quand même ! Law : J'ai comme un gros doute, Eustass-ya. Moi : Moi aussi Kiddou, moi aussi…)
NekoGardenFox : Qui porte un costard quotidiennement ? Bah euh…mon père ? Mais bon, lui il est avocat X)
Dormir dans le bus, peu importe la position, ça fait maaaaaal ! Bonjour les courbatures après ! X_X
Toujours dans son bain d'eau chaude, Kyoya continue de parler avec Ryuga, dos à lui. Il est bien plus à l'aise qu'avant, principalement car il sent que le suppressant qu'il a pris fait son effet. Il se sent moins fiévreux, beaucoup mieux fiévreux, et ses douleurs ne sont plus qu'un vague pincement dans le bas de son ventre. Bientôt, ses chaleurs ne seront plus qu'un mauvais souvenir. Bientôt, il ne sentira plus rien, plus rien du tout. Le vert se sent peu à peu revivre, et c'est la sensation la plus agréable qu'il puisse exister dans ce monde. Ryuga est heureux de sentir Kyoya aller mieux, il pense vraiment du plus profond de son âme que le jeune homme ne mérite pas de souffrir. Il a déjà bien trop souffert. Ryuga le sait, un alpha comme lui ne pourra jamais vraiment imaginer ce que c'est, une vie comme celle de Kyoya. Ce qu'il pourrait imaginer sera toujours bien mieux que l'affreuse réalité.
Il en a assez de cette condescendance envers les omégas mâles. Le jeune souverain n'a jamais compris en quoi ils valaient moins que les autres êtres humains, et en fait il n'a jamais compris comment un être humain pouvait soi-disant valoir plus ou moins suivant son état d'alpha, de bêta ou d'oméga. Pour lui, la valeur d'un être humain se mesure à ses actions, à ses pensées et à sa manière d'être, pas à ce qu'il est de par sa naissance, ce qu'il n'a pas décidé d'être et qu'il ne pourra jamais changer. Ça lui semble tellement évident, alors que pourtant il y a très peu de personnes qui pensent comme lui. Peut-être que c'est parce que sa mère et son père l'ont élevé comme ça, dans cette façon de penser, que ça lui parait si évident…
Encore un peu plus tard, l'eau du bain commence à devenir froide et Kyoya se met donc à grelotter sans même s'en rendre compte. En revanche, Ryuga sent la peau de l'oméga se hérisser. En effet, à cause de la chaleur moite de la salle de bain, l'empereur a enlevé sa cape et sa chemise en cuir sans manches et les a posés près de lui. Il est donc torse nu, et il sent dans le haut de son dos la chair de poule de Kyoya.
-Kyoya, tu veux sortir de la baignoire ? Demande-t-il au jeune homme, pensant que peut-être il n'ose pas sortir tout seul à cause de sa présence près de lui.
-Euh oui, je commence à avoir froid, avoue le vert en se frottant un peu les bras. Et puis je me sens beaucoup mieux, je crois que le suppressant a complètement fait effet.
-Ne bouge pas, je vais te donner une serviette, dit le souverain en se levant pour aller vers le meuble-lavabo, sur lequel se trouvent les serviettes, bien pliées.
Kyoya ne comptait pas bouger de toute façon, il n'a pas vraiment envie que l'empereur le voit nu. Pas vraiment envie du tout même. Ryuga récupère la plus grande serviette qu'il y a sur le meuble, revient vers la baignoire, la déplie et la tient bien tendue sous les yeux circonspects de Kyoya.
-Tu peux sortir maintenant, dit le blanc après avoir tourné la tête vers le mur à sa droite.
Même s'il est un peu gêné, Kyoya laisse un mince sourire étirer ses lèvres. Il se sent bien en présence de l'empereur, il a la sensation que rien ne peut lui arriver tant que ce dernier est près de lui. Oui…tant qu'il est là… Sentant que de désagréables pensées commencent à prendre le dessus de son esprit, l'oméga secoue la tête pour se reprendre et se lève. Il enjambe le rebord de la baignoire, descend les quelques marches qui le séparent de Ryuga et se tourne pour laisser l'empereur l'envelopper dans la serviette. Si ce dernier a pris une grande serviette, c'est parce que Kyoya a dit avoir froid. Quand il sent le jeune homme saisir les pans de la serviette, il la lâche pour le laisser se sécher tranquillement. Cependant, avant de le laisser définitivement tranquille et de retourner dans la chambre, Ryuga frotte doucement les épaules de Kyoya à travers sa serviette, à la fois pour le réchauffer un peu et pour le réconforter. Il quitte ensuite la salle de bain, laissant le vert seul pour qu'il se sèche correctement et qu'il commence à se rhabiller.
Soudainement de nouveau seul, Kyoya sent un immense sentiment de malaise s'emparer de lui. Pourtant, Ryuga n'est pas loin, il est littéralement juste derrière la porte, probablement assis sur le canapé pour boire un verre ou allongé sur son lit pour réfléchir un peu. Mais rien à faire, l'oméga se sent d'un seul coup très mal. Il a mal au cœur, littéralement mal au cœur. Il a l'impression que son cœur est compressé, qu'il se resserre sur lui-même, ça fait tellement mal… Il n'a plus de fièvre, il le sait, mais il se sent bizarrement pris de vertiges et il a chaud. De l'extérieur, il semble sur le point de s'évanouir ou de vomir, il est même devenu légèrement livide. On pourrait presque croire qu'il est complètement ivre, alors que ce n'est pas du tout le cas…
Ayant peur de tomber à cause des vertiges, Kyoya s'assoit de lui-même contre un mur, en manquant tout de même de glisser et de se faire mal. Il respire très fort, tellement fort et tellement vite qu'il va se mettre à hyperventiler s'il ne parvient pas à se calmer. L'oméga ne comprend pas ce qui lui arrive, et le fait de ne pas réussir à respirer correctement le fait un peu paniquer. Et quand il panique, il n'arrive plus à réfléchir clairement. Concentré sur le fait de continuer de respirer à peu près normalement, Kyoya commence à se replier sur lui-même, ramenant ses genoux contre son torse, et se blottit dans sa serviette. Il n'a même pas eu le temps de se sécher correctement, il ruisselle toujours d'eau et ça lui donne froid. À nouveau, le jeune homme se sent complètement pathétique. Il est totalement pitoyable comme ça, en position fœtale contre un mur avec sa serviette, tremblotant à cause du froid et respirant aussi fort que s'il faisait une crise d'asthme. Comment tout a pu s'effondrer si vite… ?
-Kyoya ? Je peux entrer ? Demande Ryuga, toquant doucement sur la porte. Désolé, j'ai oublié de récupérer mes affaires. Après je te laisse tranquille, promis.
Toujours à deux doigts de l'hyperventilation, Kyoya sursaute en entendant la voix de l'empereur et tourne la tête vers les marches de la baignoire. Effectivement, les affaires du souverain sont encore là, bien pliées. Le problème, c'est que le vert n'est pas en état de répondre. Il n'a pas les idées entièrement claires, et il n'arrive pas à calmer sa respiration. Il ne va pas tarder à hyperventiler, il sent déjà qu'il prend des inspirations trop rapides et que son souffle commence à siffler. C'est douloureux… Même si la présence de Ryuga devrait l'apaiser, son espèce de crise ne veut pas se calmer. Il n'a même plus envie de voir le jeune empereur, il a peur que ce dernier le trouve pitoyable et le regarde avec dédain, mépris et agacement. Bien sûr, c'est idiot, Ryuga n'est pas comme ça, mais Kyoya ne contrôle plus ni son corps ni ses pensées. Inquiet de ne recevoir aucune réponse, le souverain toque à nouveau.
-Kyoya ? Tu vas bien ? Demande-t-il une nouvelle fois.
-Non… essaie de répondre l'oméga, mais sa voix est bien trop faible, aucune chance que l'empereur l'ait entendu.
N'ayant toujours pas obtenu de réponse, Ryuga commence à avoir peur. Il craint que le suppressant ait eu un effet secondaire et que Kyoya soit tombé dans les pommes. Un suppressant, que ce soit Alpha ou Oméga, pris pendant une période de ruts ou de chaleurs pour les stopper peut provoquer des effets secondaires allant d'une simple fatigue générale à des vomissements ou des évanouissements, particulièrement chez les omégas. La prise d'un suppressant pendant des ruts ou des chaleurs représente tout de même une perturbation hormonale relativement importante. Bien trop inquiet pour Kyoya, Ryuga décide de rentrer dans la salle de bain. Dès que ses yeux se posent sur le jeune oméga, replié sur lui-même contre le mur et blotti dans sa serviette, il ressent un petit soulagement mais qui s'efface très vite. Physiquement, Kyoya va bien, mais psychologiquement, clairement moins.
Le souverain s'approche de Kyoya, une expression peinée sur son visage, et se met à genoux devant lui. Le vert respire toujours aussi fort et rapidement, mais surtout il fuit le regard de Ryuga. Il n'arrive pas à s'en empêcher, il a l'impression d'être méprisable, d'être…fragile et faible… Bien évidemment, Ryuga ne le voit absolument pas comme ça. Jamais il ne le verra comme ça. Le jeune souverain n'est pas médecin, mais il sait reconnaitre une crise de panique quand il en voit une. C'est arrivé…quelques fois à Dynamis quand il venait à peine d'arriver dans la capitale de Drächme. Le plus important, c'est d'aider Kyoya à reprendre une respiration calme et normale. Ryuga s'assoit à gauche du jeune homme, le dos contre le mur, et l'attire dans ses bras pour l'apaiser. C'est le meilleur moyen de le faire se calmer, de l'aider à retrouver son souffle. Rien que le fait de sentir l'étreinte chaleureuse et réconfortante de l'empereur, ça fait du bien au jeune oméga. Il se sent moins paniqué, moins désorienté, maintenant il doit se concentrer sur le fait de réguler sa respiration.
-Ça va aller Kyoya, je suis là, je ne t'abandonnerai pas, dit Ryuga en lui frottant doucement les bras à travers la serviette qu'il a toujours sur lui, à la fois pour le réchauffer et le réconforter. Calme-toi, respire moins vite. Prends de longues inspirations, respire profondément.
Kyoya se concentre autant que possible sur la voix de l'empereur, s'y accrochant comme un repère, et se force à prendre des inspirations longues et lentes. La présence de Ryuga aidant, le vert arrive à se calmer assez rapidement et reprend une respiration normale. À peine quelques minutes après que l'empereur soit entré, la crise de panique de Kyoya n'est plus qu'un mauvais souvenir. Ryuga est soulagé d'avoir réussi à calmer le jeune oméga, mais un sentiment de culpabilité commence à se répandre dans ses veines. Il sait pertinemment que Kyoya a fait une crise de panique parce qu'il a laissé seul, et il ne peut pas s'empêcher de s'en vouloir. Il n'aurait pas dû le laisser, même si le jeune homme semblait aller mieux. On ne peut pas se remettre aussi vite d'un traumatisme comme celui qu'a vécu l'oméga, c'est impossible.
-Ryuga… Je suis désolé… dit Kyoya après avoir complètement repris son souffle, la voix un peu cassée par sa crise d'hyperventilation.
-Désolé ? S'étonne le souverain. Désolé de quoi ?
-D'avoir paniqué comme ça…sans raison, répond le vert, la tête appuyée contre le torse de l'empereur, au niveau de son cœur.
-Kyoya, déjà tu n'as pas à t'excuser pour ça parce que ce n'est pas de ta faute, et ensuite tu n'as pas paniqué « sans raison », rétorque Ryuga, utilisant sa main dans les cheveux de Kyoya pour lui faire tourner la tête vers lui et le regarder dans les yeux. Kyoya, tu ne dois pas essayer de nier ou même de minimiser l'impact psychologique que les actes de Pluto ont sur toi. C'est le meilleur moyen de créer un traumatisme. Il a fait quelque chose d'horrible, et pour l'instant tu n'arrives plus à rester seul parce que tu étais complètement seul quand c'est arrivé. Tu t'en remettras, tu arriveras à supporter la solitude ici à nouveau, et ça prendra le temps que ça prendra.
-Haha… Tu es sûr que tu auras la patience nécessaire ?
-Bien sûr. Je sais être patient quand ça vaut le coup.
-Mmh… N'empêche que tu vas encore t'attirer des ennuis à cause de moi…
-Alors ça, c'est bien le dernier de mes soucis. Et puis de toute façon, ne t'inquiète pas pour moi. Je vais bien finir par trouver le meilleur moyen de gérer cette situation.
Kyoya hoche la tête pour dire qu'il a compris, mais ça ne l'empêche pas de se sentir gêné que l'empereur soit si gentil avec lui. Parfois, il a l'impression de pas mériter sa compassion, et encore moins tous les sacrifices que ce dernier semble prêt à faire pour lui. Il n'a pas envie que Ryuga s'attire trop d'ennuis avec ses conseillers par sa faute. Le jeu…n'en vaut pas vraiment la chandelle après tout. Pas à ses yeux en tout cas. Maintenant que la conversation est terminée, Kyoya revient peu à peu sur Terre et rougit en percutant à quel point la situation est gênante. Il est toujours nu sous sa serviette, qui d'ailleurs se barre un peu au niveau de ses épaules, et comme Ryuga l'a pris dans ses bras, il est assis sur lui. Et cerise sur le gâteau, l'empereur est toujours torse nu. De l'extérieur, ça doit être très bizarre. Cependant, et même s'il est gêné, le vert n'a pas envie de bouger. Il se sent en sécurité comme ça, et sa tête étant appuyée contre le torse du souverain, il entend les battements calmes et réguliers de son cœur. Ça a quelque chose de…relaxant.
-Kyoya, tu devrais te rhabiller maintenant, lui suggère Ryuga. Tu vas finir par attraper froid.
-Ouais, pas faux, reconnait Kyoya.
L'empereur n'avait pas non plus envie de mettre fin à ce moment, il sentait bien que Kyoya l'appréciait et que ça le détendait, mais le jeune homme risque effectivement de prendre froid s'il reste comme ça trop longtemps. Il est toujours un peu mouillé après tout. L'oméga se relève donc et se dirige vers ses vêtements, qu'il a laissés en boule près des marches de la baignoire. Ryuga se relève juste après et se dirige à son tour vers ses affaires. Alors qu'il est en train de remettre sa chemise, le jeune souverain se rappelle d'une question qu'il devait poser à Kyoya et se tourne vers lui…avant de se retourner presque immédiatement dans la direction opposée en rougissant comme une tomate. Il pensait que Kyoya avait au moins déjà remis son boxer, mais il se trouve que non parce qu'il fallait que le jeune homme se sèche avant. Et ça, Ryuga l'avait oublié. Donc il vient de voir Kyoya nu. Enfin, il a tout juste eu le temps d'apercevoir la chute de reins du jeune oméga avant de se rendre compte de sa connerie et de retourner la tête dans l'autre sens, mais c'est déjà trop à son goût.
Bref, une petite minute plus tard, les deux jeunes hommes sont rhabillés et sortent de la salle de bain. Bon, Kyoya n'est pas complètement rhabillé, il est toujours torse nu, mais plus pour longtemps vu que le reste de ses vêtements est sur le canapé. Il fonce pratiquement dessus d'ailleurs, parce qu'il commence à avoir froid dans cette tenue. Pendant que le jeune homme termine de se rhabiller, Ryuga s'assoit sur le canapé. Avec le petit choc émotionnel qu'il a subi, il en a complètement oublié la question qu'il voulait poser à Kyoya tiens. Tant pis, ça lui reviendra sans doute plus tard. Enfin totalement rhabillé, le vert s'assoit à côté de Ryuga et pousse un petit soupir de soulagement. Il se sent mieux comme ça, couvert de la tête aux pieds. Il a la sensation d'être moins vulnérable. En plus de ça, ses chaleurs ont totalement disparu. Il a même du mal à croire qu'environ une heure plus tôt, il était encore plié en deux de douleur et à deux doigts du malaise à cause de la fièvre.
Regardant le gilet sans manches qu'il porte, Kyoya se rappelle que ce sont les vêtements du petit frère de l'empereur…dont il ne sait pratiquement rien. Il ne sait même rien du tout de lui, pas même son nom ou son âge. Est-ce que ça dérangerait Ryuga s'il lui demandait de parler un peu de son petit frère ? Eh bien, il n'y a qu'un seul moyen de le savoir.
-Ryuga, je peux te demander quelque chose d'un peu personnel ? Demande le jeune homme, pas aussi timidement que ce qu'il pensait.
-D'un peu personnel ? Répète l'empereur, surpris. Eh bien, oui, si tu veux. Qu'est-ce que tu veux savoir ?
-C'est juste à propos de ton frère, répond Kyoya avec un léger sourire. Après tout, c'est lui qui m'a passé ses vêtements, et c'est vraiment gentil de sa part, mais je ne sais absolument rien de lui…
-Ah, tu veux en savoir plus sur mon frère ? S'étonne le souverain aux cheveux blancs, agréablement surpris cette fois. Je comprends, c'est vrai que je ne t'ai rien dit de lui. En même temps, il n'y pas tant que ça à dire à son sujet. Mon petit frère s'appelle Ryuto, il a ton âge et c'est un bêta. Dans l'empire de Drächme, seuls les alphas peuvent monter sur le trône, et mon petit frère est donc entièrement libre de ses mouvements. Il reste un prince bien sûr, mais comme il n'a pas la pression d'un jour monter sur le trône, il peut faire ce qui lui plait, il n'a aucune obligation politique.
-Qu'est-ce qu'il fait alors, s'il n'a aucune obligation au palais ?
-Il mène des fouilles hors de la capitale avec une équipe du palais. Il s'intéresse à l'histoire passée de l'empire, il met à jour des ruines et trouve des objets de l'ancien temps. C'est pour ça qu'on ne le voit presque jamais au palais. De temps en temps, lui et son équipe reviennent pour donner les objets qu'ils ont mis au jour au musée de la capitale.
-Eh bien, ça semble être une véritable passion pour lui.
-Ça l'est. Cependant, ça ne veut pas dire qu'il est absolument tout le temps en train de fouiller des ruines quelque part dans l'empire. Entre deux fouilles, il aime bien rester au palais pour se détendre un peu et me voir. Et puis au-delà de ça, Ryuto est obligé d'être au palais pour certains évènements officiels. Même s'il n'a aucune obligation politique, il reste un membre de la famille impériale.
-Et…il est comment ?
-Physiquement, il me ressemble beaucoup. Il a la peau mate, les cheveux blancs avec une mèche rouge et les yeux dorés. Ce qui permet de nous différencier, c'est qu'il est plus petit que moi, qu'il a des yeux plus grands, des cheveux un peu plus longs et sa mèche rouge est à droite de son crâne, pas à gauche comme moi.
-Et au niveau de sa personnalité ? Il est comme toi ?
-Non, pas vraiment. On a la même façon de penser, mais il est beaucoup plus enjoué que moi. C'est un peu une boule d'énergie, il est toujours de bonne humeur et toujours motivé pour faire ce qu'il a prévu de faire. J'avoue qu'il amène beaucoup de joie et d'énergie dans ma vie.
-…
-Kyoya ? Ça va ? J'ai…j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?
-Non non, c'est juste que…ça me rappelle mon propre petit frère… Il était…il est comme ça, enjoué et plein d'énergie.
-Oh… C'est vrai, je me souviens que tu m'as un peu parlé de lui quand tu m'as raconté ton passé. Il s'appelle Kakeru, c'est ça ?
-Oui. Aujourd'hui, il a 16 ans. La dernière fois que je l'ai vu, il en avait 14. Il me manque. Ça me tue de ne pas savoir ce qu'il devient, s'il va bien… Quand j'ai été obligé de partir, Kakeru était trop jeune pour que sa nature ne se soit révélée, et je…je suis mort d'inquiétude à l'idée qu'il puisse être comme moi et que mon père lui fasse subir les mêmes choses qu'à moi. Je ne supporte pas l'idée qu'il puisse lui faire autant de mal, et que moi je ne puisse pas l'en empêcher !
La voix de Kyoya se brise sur sa dernière phrase, mais pas de tristesse ou de chagrin. C'est la colère qui empêche le jeune homme de parler correctement. Une profonde colère teintée d'une pointe d'inquiétude. Face au ton soudainement hargneux du vert, Ryuga tourne la tête vers lui et laisse un petit hoquet de surprise lui échapper quand il le voit en train de pleurer de rage. Cela ne dure pas longtemps cependant, Kyoya sent bien vite les larmes rouler sur ses joues et les essuie d'un revers de la main avant de respirer profondément pour se calmer. Il gère visiblement mieux sa colère qu'une crise de panique.
-Kyoya, tu sais très bien que c'est hautement improbable que ton petit frère soit un oméga comme toi, le rassure Ryuga en lui frottant amicalement l'épaule. Les omégas mâles sont extrêmement rares.
-Je le sais bien, mais je n'arrive pas à m'empêcher de m'inquiéter, soupire l'oméga avec un léger sourire gêné. J'ai toujours été un grand frère protecteur, je suis presque sûr que c'est parce que j'ai perdu ma mère jeune. J'aimerais tellement savoir comment va mon frère, même juste recevoir une lettre de lui me rendrait heureux…
-Tu le reverras vite, j'en suis sûr, dit l'empereur, souriant un peu à son tour. Peut-être même plus vite que ce que tu crois.
Kyoya sourit un peu plus franchement, remerciant ainsi Ryuga de le soutenir psychologiquement. Le vert aussi espère revoir son petit frère très vite, et après tout ce n'est peut-être pas un espoir si fou. Kakeru devient grand, et tous les deux étaient tellement proches qu'il est très probable que le cadet ait envie de retrouver son aîné. Ouais, ils finiront bien par se retrouver un jour… Peut-être que Ryuga a raison et que ce jour n'est pas si éloigné que ça après tout.
Tout le reste de la journée, Ryuga est resté auprès de Kyoya. Évidemment, comme ils en ont l'habitude, ils ont déjeuné ensemble, mais l'empereur n'est pas reparti après. Il est resté avec le vert et les deux ont tranquillement discuté tout l'après-midi. Dashan et Chris sont aussi passés dans la journée pour prendre des nouvelles de Kyoya, celui-ci ne pensait pas qu'ils le feraient mais ça lui a fait plaisir. Il ne connait pas encore très bien le blond, l'alpha de Dynamis, mais il est très gentil. Tout ça a vraiment fait du bien au jeune oméga, il a réussi à ne plus trop penser à l'agression qu'il a subie le matin même. Il n'a pas pu la faire complètement disparaitre de son esprit, c'est impossible, mais il a réussi à la reléguer au second plan.
La nuit est maintenant tombée sur la capitale de Drächme, et Ryuga et Kyoya s'apprêtent à se coucher. Cependant, le vert a l'air un peu préoccupé. Torse nu, prêt à se coucher, le jeune homme regarde avec une espèce d'appréhension le canapé sur lequel il doit dormir, comme toujours. Il dirige ensuite son regard vers Ryuga, en train de se déshabiller près de son grand lit, puis reporte à nouveau son attention sur le canapé. Kyoya n'a pas envie de dormir tout seul sur le canapé, il est angoissé par la simple idée de dormir. Il est persuadé que son esprit va totalement l'empêcher de s'endormir en lui rejouant les images de son agression. Il ne veut pas, il est tellement fatigué… Il a vraiment besoin de sommeil. Mais…mais il ne peut quand même pas demander à Ryuga de dormir avec lui, si ? Non, il ne peut pas… Il lui en a déjà demandé beaucoup, là ce serait vraiment dépasser les bornes. De son côté, l'empereur est maintenant torse nu lui aussi et jette un regard au jeune oméga. Il remarque immédiatement que ce dernier semble dérangé par quelque chose, et il a bien une idée de ce qui peut le déranger.
-Kyoya, quelque chose ne va pas ? Demande-t-il, même s'il a déjà sa réponse.
-Hum…c'est rien, c'est juste… commence le vert, hésitant à mentir pour ne pas inquiéter le souverain. Je… Oh, et puis merde. J'ai pas envie de dormir tout seul sur le canapé, j'ai peur de…de faire des cauchemars…
-Je m'en doutais, réplique Ryuga, un petit sourire en coin. Tu veux venir dormir dans mon lit ?
-Si…t'es d'accord, répond l'oméga en se grattant la nuque.
-Si je te le propose, c'est que je suis d'accord.
-Si tu pouvais éviter de dormir nu cette fois par contre, ce serait sympa… Je sais que c'est contre tes habitudes, mais voilà quoi…
La réflexion de Kyoya fait rire Ryuga, parce qu'évidemment celui-ci ne comptait pas dormir nu avec le jeune homme dans son lit. Vraiment crevé, le vert n'a pas le temps d'être plus gêné que ça et s'approche du lit de l'empereur en s'étirant et en baillant. Ryuga enlève juste son pantalon en cuir et se glisse sous les fourrures qui recouvrent son lit. Kyoya l'imite rapidement, mais n'ose pas vraiment s'approcher de l'empereur. Enfin, du moins il n'ose pas jusqu'à ce que les lumières s'éteignent dans le palais. Même si les lumières dehors sont encore allumées, la soudaine obscurité de la pièce provoque des sueurs froides dans le dos du vert. Sans réfléchir, il se décale jusqu'à se retrouver blotti contre le côté gauche du torse de Ryuga. L'empereur sursaute légèrement, un peu surpris, mais il sourit doucement dans le noir et passe son bras gauche autour des épaules de Kyoya d'une manière protectrice. Et dans l'obscurité, bercé par les battements de plus en plus calmes du cœur de Ryuga, le sommeil ne tarde pas à venir chercher Kyoya.
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Ouiiii, ils se rapprochent, c'est trop mignon ! n_n
Kyoya : Tu vas arrêter de me faire chialer ?! è_é
Moi : Kyo, rentre-toi dans le crâne que tu as failli te faire violer dans cette fic et que tu es à moitié traumatisé ! J'essaie de rester réaliste sur les réactions que ce genre d'agression peut provoquer ! u_u
Kyoya : *marmonne*
Chris : Laisse tomber, tu sais très bien qu'il prend la mouche très facilement XD
Ryuga : Ces histoires de Fac fermée, ça chamboule un peu tes plans Wonder, j'imagine.
Moi : Un peu ouais, mais mon rythme de publication ne va pas changer ! Comme je dois bosser à la maison, j'ai quand même certains horaires à respecter. Ne vous inquiétez pas chers lecteurs, vous aurez toujours votre dose habituel de mes écrits ! n_n
Kyoya : VDM putain, je me casse…
Ryuga : On doit limiter les déplacements inutiles, tu sors pas de cette baraque.
Kyoya : *ricane* Sinon quoi ?
Ryuga : Je te rattrape et je te ramène par la peau du cul.
Chris : *rigole*
Moi : Allez, stop les chamailleries les enfants ! Laissez les reviews de l'amour, chers lecteurs, et je vous dis à jeudi ! ^^
Chris : Ciao ! n_n
Ryuga : Salut.
Kyoya : *marmonne un truc qui ressemble vaguement à « salut »*
Moi : Quelle mauvaise tête alors ! X)
