Moi : Salut les gens ! Toujours en direct du confinement, même si je suis ENFIN sortie de chez moi il y a deux jours ! J'ai vu des gens putain, DES GENS ! TTvTT

Kyoya : Veinarde, nous on est restés ici…

Chris : Ouais…

Moi : Allez les garçons, c'est bientôt fini ! Faut tenir encore un peu ! Parlons plutôt du chapitre d'aujourd'hui ! n_n

Ryuga : Faites gaffe, vous allez vous taper un de ces ascenseurs émotionnels.

Moi : Oui, effectivement… Je vous préviens, au début y a des feels ! BEAUCOUP de feels ! Et après, bah vous verrez bien !

Ryuga : T'es qu'une sadique…

Moi : C'est pas nouveau ça ! Allez, on s'éternise pas ! Disclaimer ?

Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !

Moi : Merci Chris ! Bon chapitre les gens ! ^^

Kyoya : Par hasard, l'autre partie du chapitre, t'aurais pas encore un peu craqué ? -_-

Moi : Oh zut, je suis démasquée ! n_n

Kyoya : …Je te hais tellement.

Moi : Hihi n_n


Réponse aux reviews :

Komachu : Oui, t'as réussi oui ! XD
Ça chauffe même beaucoup, héhé ! *wink wink*

Marius : On aime tous le sexy time ! Désolée pour toi Maldeka ! X)
Pour résumer tout ce qu'il faut retenir de l'œdème de Quincke et tout ce bordel : ça fait gonfler les tissus de la tête, surtout de la gorge, donc c'est assez problématique ! XD
Le lemon devrait plus tarder, héhé ! *^*
P.S : Comme disait Jacques Brel : « Un homme qui n'a pas peur, c'est un fou, il faut l'enfermer ! » ! Voilà, fais-en ce que tu veux ! XD
Re P.S : (Moi : Bon, Marimo est à la sieste, Love Cook cuisine et Kiddou est aussi à la sieste… Enfin du calme ! Law : *toujours en train de lire* Dis plutôt qu'Eustass-ya est ivre mort dans le canapé. Moi : Roooh, faut pas dire ça comme ça ! Mais bon, il s'est quand même tapé une bonne partie de mon stock de rhum faut dire… ^^')

NekoGardenFox : C'est quand même triste que parmi le peu de filles dans MFB, y en a que deux que j'aime bien ! Y en a deux que je déteste, et le reste je m'en fous totalement ! XD
Le dortoir Oméga est et restera un mystère ! Imaginez ce que vous voulez ! XD
Nile et le café, une grande histoire d'amour ! XD


Quelques jours ont encore passé depuis l'entrainement équestre impressionnant de Dashan et la rencontre entre le petit-ami de ce dernier et Kyoya. Le mois d'octobre commence à toucher à sa fin et les températures ne vont pas en s'arrangeant, au plus grand désespoir de Ryuga, toujours aussi frileux. Il est encore tôt dans la matinée, mais l'empereur est déjà dehors avec Kyoya. Pourquoi ? Eh bien parce que le vert avait envie de prendre l'air de bon matin, et que le souverain ne sait pas lui dire non. De toute façon, il n'a pas de raison de lui dire non, enfin si mais sa seule raison de lui dire non est purement égoïste. Et puis…ça va lui donner l'occasion d'aller à un endroit de la cour qu'il a un peu trop esquivé ces derniers temps. Il ne peut pas fuir ses démons éternellement….

Pour l'instant, il est sous l'érable qui symbolise fièrement la famille impériale de Drächme avec Kyoya. L'oméga semble beaucoup apprécier cet arbre, il lui trouve un air majestueux et une aura…particulière. Ouais, cet arbre a vraiment quelque chose de magique pour Kyoya. La magie existe dans leur monde après tout, sous beaucoup de formes, alors pourquoi cet érable ne pourrait pas être magique ? Il est là depuis des siècles, voire des millénaires, personne ne peut en être véritablement sûr, il y a bien une raison à ça. Bien que l'automne soit bien là, et ce depuis un moment, l'érable n'a perdu à peine que quelques feuilles là où les autres arbres de la cour commencent à bien se dénuder. Kyoya est planté devant, observant les branches de l'arbre se balancer paisiblement dans le vent. Ryuga n'est pas très loin derrière lui, le regard un peu perdu dans le vide.

-Cet arbre est vraiment magnifique, je me demande s'il est aussi beau au printemps, dit le vert à voix haute. Ah mais non, c'est vrai qu'il n'a ce beau rouge éclatant qu'en automne… Quoique ? Il n'a perdu que quelques feuilles comparé aux autres arbres normaux… Je suis sûr qu'il est magique et que ça lui permet de rester rouge toute l'année. Ryuga ? Il reste rouge toute l'année l'érable ?

Le jeune empereur ne répond pas, et cela surprend Kyoya. Intrigué par ce silence, l'oméga se retourne et regarde le souverain avec curiosité. Ryuga a toujours le regard perdu dans le vide, il ne semble même pas avoir entendu tout le monologue de Kyoya et semble encore moins avoir entendu ce dernier l'interpeller. Un peu inquiété par ce comportement inhabituel chez l'empereur, le vert se rapproche de lui.

-Ryuga ? Ryuga, est-ce que ça va ? Demande l'oméga en se plantant presque pile devant l'empereur.

-Mmh ? Oh euh, oui, répond Ryuga un peu distraitement, ayant enfin remarqué Kyoya. Désolé, je me suis perdu dans mes pensées, je suis un peu…préoccupé en ce moment… Tu m'as demandé quelque chose ?

-Oui, je t'ai demandé si l'érable était rouge toute l'année, dit Kyoya, l'air toujours un peu inquiet.

-Il reste rouge toute l'année oui, mais il est d'un rouge aussi puissant uniquement en automne, confirme le souverain avec un très léger sourire.

-Ryuga… Qu'est-ce qui te préoccupe ? Enfin, je sais que c'est indiscret de te demander ça, mais je me fais du souci pour toi… Ça ne te ressemble pas d'être comme ça, si perturbé…

-C'est rien, je vais bien… C'est juste que je dois…je dois aller à un endroit de la cour où je ne suis plus allé depuis longtemps et ça va être un peu douloureux pour moi…

-Oh… Tu veux que…que je te laisse tout seul ? Je peux remonter dans tes appartements si tu préfères et t'attendre là-bas…

-Non Kyoya, c'est trop dangereux que tu traines tout seul dans les couloirs… Ne t'inquiète pas, tu peux venir avec moi. C'est juste que ça va pas être très drôle quoi…

Kyoya hoche doucement la tête pour dire que ça lui va. Ryuga a vraiment l'air étrange, et quelque chose dit au vert que le jeune souverain va peut-être avoir besoin d'un peu de soutien moral. Il va même sûrement en avoir besoin. Ryuga pousse un petit soupir fatigué et fait signe à Kyoya de le suivre. Le jeune homme s'exécute et suit l'empereur avec un peu d'appréhension, se demandant ce qui peut autant l'affecter. Kyoya n'a pas l'habitude de voir Ryuga dans un état pareil, aussi…mélancolique alors qu'il est quelqu'un d'affirmé et d'assuré en temps normal. Pratiquement par réflexe, l'oméga se rapproche de Ryuga et lui prend la main. L'empereur sursaute légèrement, il s'était une nouvelle fois perdu dans ses pensées, mais il sourit un petit peu et serre la main de Kyoya dans la sienne. Ryuga n'a pas envie d'inquiéter le jeune homme, mais ce qu'il doit faire est très important…et très douloureux pour lui. C'est pour ça qu'il est si bizarre pour l'instant, mais il ira bien mieux après. N'empêche, Kyoya se demande vraiment ce qu'il y a dans cet endroit de la cour où le jeune souverain n'est plus allé depuis longtemps pour que ça le mette dans un état de mélancolie pareil.

Après plusieurs minutes de marche qui ont paru interminables pour Kyoya à cause de la tension qu'il y a dans l'air autour de l'empereur, les deux jeunes hommes arrivent dans une partie étrange de l'immense cour intérieure du palais. Une partie reculée, une sorte de petit jardin à l'écart de tout et qui ne ressemble en rien aux autres parties de la cour. Un grand arbre se dresse dans ce jardin, ses feuilles devenues d'un marron jaunâtre à cause de l'automne. Contrairement à l'érable « magique » du palais, cet arbre a commencé à bien perdre ses feuilles, recouvrant l'herbe encore un peu verte en-dessous d'un tapis marron.

Mais ce n'est pas cet arbre, aussi grand soit-il, qui attire l'attention de Kyoya dans ce jardin. C'est ce qu'il y a au pied de l'arbre qui donne des sueurs froides au jeune homme. Deux pierres tombales. Deux pierres tombales en marbre, l'une en marbre blanc et l'autre en marbre rouge un peu rosé. Beaucoup de fleurs différentes ont été déposées devant les deux tombes, certaines visiblement fraiches et d'autres sérieusement fanées. Kyoya n'a même pas le moindre petit doute concernant l'identité des deux personnes enterrées ici. Ce sont forcément les précédents souverains de Drächme, l'impératrice Sonya et son mari Ren, disparus un an auparavant. Voilà pourquoi c'est si dur pour Ryuga de venir ici et pourquoi il n'est plus venu depuis longtemps. C'est l'endroit où reposent ses parents… Là, Kyoya ne sait vraiment plus où se mettre. Il a la sensation d'être en trop, et surtout d'empiéter sauvagement sur la vie privée de Ryuga. Quand l'empereur s'avance vers les deux pierres tombales, lâchant la main de l'oméga, ce dernier fait plusieurs pas en arrière. Il a vraiment la sensation qu'il ne devrait pas être là…

Une fois devant les deux tombes, Ryuga se met à genoux et tend la main vers la pierre en marbre blanche, l'effleurant du bout des doigts, puis fait exactement la même chose avec l'autre pierre qui est en marbre rouge-rose. S'il n'était plus venu ici depuis si longtemps, se recueillir sur la tombe de ses parents, c'est parce que ça lui fait trop mal. Dès qu'il revient ici, ses parents lui manquent trop et il a soudainement le sentiment de ne pas être à la hauteur de son rôle d'empereur. Pourtant, paradoxalement, quand il vient ici il a la sensation de ressentir la présence de ses parents près de lui et ça lui fait du bien. Parfois, Ryuga se dit qu'il n'a tout simplement pas su faire le deuil et que c'est pourquoi venir ici lui procure tant de sentiments contradictoires.

-Salut papa, salut maman… murmure-t-il, un léger sourire sur le visage. Je sais, je suis pas beaucoup venu ces derniers temps, désolé… Je m'en sentais pas capable…

Kyoya, qui est à quelques mètres derrière, n'entend rien de ce que dit le jeune empereur puisqu'il parle à voix basse, et de toute façon c'est mieux qu'il n'entende rien. Ryuga doit être en train de dire des choses très personnelles, ça ne regarde en rien le jeune oméga. Pendant plusieurs minutes, les deux jeunes hommes restent là, dans le froid de la fin octobre, Ryuga en train de monologuer devant la tombe de ses parents et Kyoya le regardant simplement, attendant qu'il ait fini et qu'il se sente prêt à partir. Au bout d'un certain temps, Kyoya, qui n'entend toujours pas ce que le souverain chuchote, croit entendre des bruits étranges. On dirait le vent qui siffle, mais il n'y a que très peu de vent aujourd'hui, alors c'est impossible.

En fait, ça ressemble plutôt à des espèces de pleurs… Des pleurs ? Ça ne peut quand même pas être ce qu'il croit… Le jeune homme reconcentre son attention sur Ryuga, dos à lui, voit ses épaules se soulever irrégulièrement et constate que les bruits viennent de sa direction. Kyoya n'en croit ni ses yeux ni ses oreilles. C'est le souverain qui est en train de pleurer ? Le vert ne devrait pas être étonné, dans cette situation beaucoup de gens pleureraient, mais il n'avait encore jamais vu Ryuga pleurer. Il l'avait déjà vu triste, mais il ne l'avait encore jamais vu craquer. L'empereur renvoie une image tellement forte, tellement impressionnante…que l'oméga avait oublié qu'il n'était qu'un être humain comme les autres et qu'il pouvait lui aussi pleurer et se retrouver dans une position de « faiblesse ».

Kyoya ne sait pas trop placer des mots sur ce qu'il ressent, mais il est presque certain de sentir son cœur se fissurer. Il aime Ryuga, il l'aime sincèrement, et ça le met infiniment mal de voir ce dernier au plus bas, triste et malheureux. Sans pouvoir se contrôler, le jeune homme se rapproche de Ryuga jusqu'à être juste derrière lui. Il semblerait que le jeune souverain ne l'ait même pas entendu puisqu'il ne se retourne pas, mais maintenant que Kyoya est plus près, il entend distinctement les sanglots et reniflements pourtant étouffés de l'empereur. Ça achève de briser le cœur de l'oméga, il a presque l'impression qu'il pourrait se mettre à pleurer lui-même face à la détresse de Ryuga. Presque comme un réflexe, il s'accroupit et enlace le souverain dans le dos. Les étreintes, c'est un des seuls moyens de réconforter quelqu'un dans la tête de Kyoya. En tout cas, c'est comme ça qu'il consolait son petit frère quand ils étaient plus jeunes, et ça a toujours marché, donc ça vaut le coup d'essayer.

En sentant Kyoya dans son dos, Ryuga sursaute un peu. Il n'avait pas entendu le vert arriver dans son dos, alors il s'attendait encore moins à ce que celui-ci l'enlace. La présence du jeune homme fait cependant beaucoup de bien au jeune empereur, il se sent moins seul face aux…fantômes de son passé. Du revers de la main, Ryuga essuie les larmes sur ses joues et reprend son souffle pour se calmer. Il n'avait pas envie de pleurer avec Kyoya à côté, mais il était presque sûr que de se retrouver ici, face à la tombe de ses parents, ça le ferait craquer. C'est toujours si difficile, et habituellement il vient seul parce qu'il veut que personne ne le voit comme ça, mais…mais finalement il est heureux d'avoir quelqu'un pour le soutenir moralement pour une fois. Surtout si c'est Kyoya, pour qui il éprouve la plus grande tendresse, mais surtout un amour sincère. Ryuga se relève doucement, l'oméga lâchant du même coup son dos, mais il se retourne presque immédiatement pour prendre le jeune homme dans ses bras. Il ne s'en rendait pas compte avant, il ne s'en est pas rendu compte pendant près d'un an, mais il ne peut pas porter le poids du deuil tout seul. Il a besoin de se reposer un peu sur quelqu'un, et Kyoya est déjà son confident, alors peut-être qu'il pourrait aussi lui apporter du réconfort en étant là pour lui dans ses moments difficiles.

Kyoya est surpris au début que Ryuga le prenne dans ses bras comme ça, mais ça ne dure que quelques secondes. Le jeune homme ne tarde pas à rendre son étreinte à l'empereur. L'oméga est très reconnaissant envers Ryuga en plus de l'aimer sincèrement, et il considère donc que c'est normal qu'il soit là pour lui. Après tout, l'empereur a tellement fait pour lui, il l'a soutenu du mieux qu'il pouvait, alors il peut parfaitement être là pour le souverain quand il en a besoin. De toute façon, c'est ce que Kyoya a envie de faire. Il a envie d'être là pour Ryuga, comme Ryuga est là pour lui. Il veut le soutenir, le soutenir du mieux qu'il peut du haut de ses 18 ans.

-Désolé Kyoya, que tu aies vu…ça, s'excuse l'empereur dans l'étreinte. Mes parents…me manquent terriblement. Quand je viens ici, leur absence se fait vraiment sentir pour moi. J'ai la sensation…de ne pas être à la hauteur de ma mère, j'ai l'impression que je ne pourrai jamais aussi bien gouverner cet empire qu'elle… Je suis trop jeune pour tout ce qu'on me demande…

-Tu ne devrais pas être aussi intransigeant avec toi-même, Ryuga, lui répond Kyoya. Je ne suis pas vraiment au courant de tout ce qu'il s'est passé l'année dernière, ça tu le sais, mais ça se voit que ton empire se porte bien et qu'il est florissant alors qu'il est en guerre avec son voisin. Ce n'est pas donné à tout le monde d'arriver à gérer une situation si compliquée. Ne te dénigre pas Ryuga, tu es un très bon empereur et…et je suis sûr que tes parents sont fiers de toi.

-Merci Kyoya… Merci beaucoup. Tss, quand je pense que je vais pas tarder à rajouter une nouvelle année à mon compteur, dit Ryuga en secouant la tête avec un léger sourire. Le temps passe tellement vite…

-C'est bientôt ton anniversaire ? S'étonne le vert.

-Oui, bientôt. Dans un peu moins de deux semaines. Je vais avoir 22 ans.

-Et comment ça se déroule l'anniversaire d'un empereur ? J'avoue que je suis curieux de le savoir.

-Pff, je vais même pas vraiment le fêter, j'ai pas le temps… Je vais avoir le droit à des « Joyeux anniversaire votre Majesté ! » plus ou moins sincères, c'est tout. En plus, mes conseillers vont pas louper l'occasion de me faire remarquer que le temps passe et que je ne me plie toujours pas à mes…obligations.

-J'aimerais bien faire quelque chose pour toi, pour ton anniversaire, mais je peux pas… Je peux pas te faire un cadeau, je peux pas non plus te faire un gâteau, et de toute façon je sais pas cuisiner…

-Tu sais, un gâteau je vais en avoir un, j'en ai un chaque année. Mais…l'année dernière, je l'ai mangé tout seul dans mon coin et ça devait être l'anniversaire le plus déprimant de ma vie… Ce sera déjà un cadeau pour moi d'avoir quelqu'un comme toi avec qui manger mon gâteau.

Kyoya sourit dans les bras de Ryuga…puis percute soudainement que ça fait plusieurs minutes qu'il est justement dans les bras de l'homme qu'il aime. Le jeune homme se retient de rougir furieusement mais ne cherche pas à fuir des bras de l'empereur, parce qu'après tout il y est bien. Cependant, il commence à se sentir un peu bizarre. Le vert commence à avoir légèrement mal à la tête et au ventre. Il ne s'en inquiète pas pourtant et se dit que c'est temporaire et que ça va passer, qu'il est juste un peu secoué par ses émotions. Ryuga, qui lui est toujours aussi frileux même sous ses vêtements chauds, propose à Kyoya de remonter dans les appartements pour se mettre au chaud. Kyoya ne voit pas de raison de refuser et fait oui de la tête, toujours dans les bras du souverain. Ryuga jette un dernier coup d'œil aux deux pierres tombales, pousse un petit soupir puis se met à sourire et quitte le jardin avec l'oméga.

-Ah merde, maintenant que j'y pense, j'étais censé reprendre mes suppressants hier, dit soudainement l'empereur en se rappelant quel jour on est. Oh tant pis, je les prendrai au déjeuner, ça presse pas après tout.

-Tu les gardes dans ta chambre tes suppressants Alpha ? Demande Kyoya, tenant une nouvelle fois la main du souverain.

-Oui, dans un flacon en verre rangé dans ma table de chevet, répond Ryuga. Je devrais penser à faire pareil pour toi, ça m'évitera de faire des allers-retours tous les mois jusqu'au complexe médical…

-Je…dois les reprendre dans quelques jours les miens, c'est ça ? J'ai pas vraiment bien compté, désolé… s'excuse le vert en rougissant légèrement et en se grattant la nuque avec sa main libre.

-Dans quelques jours oui, ça va bientôt faire un mois depuis la dernière fois que tu en as pris. C'est pratique je dois avouer, toi et moi on prend nos suppressants pratiquement en même temps.

-C'est vrai. C'est simple pour compter au moins, enfin pour toi…

Tout en parlant, les deux jeunes hommes traversent le palais et ne tardent pas à rejoindre les appartements impériaux. Une fois qu'ils sont devant la porte, Ryuga l'ouvre et laisse Kyoya entrer le premier. Il se sent un peu bizarre lui aussi, un peu…étourdi. Il a presque la sensation d'être un peu ivre et d'avoir l'esprit légèrement embrumé. Le jeune souverain hausse les épaules et rentre en fermant la porte derrière lui, se disant que ça doit simplement être un manque de sommeil ou juste ses hormones qui sont un peu perturbées parce qu'il n'a pas repris ses suppressants Alpha. Il les a à portée de main, donc pas de quoi s'inquiéter si c'est ça.

Pendant que Ryuga se dirige vers la cheminée pour allumer un feu, Kyoya s'assoit sur le lit et tire un peu sur le col du pull épais qu'il porte. Il a chaud comme ça… Comme l'empereur va allumer un feu dans la cheminée, l'oméga décide qu'il peut enlever son pull. De toute façon, il a un t-shirt à manches longues en-dessous. Cependant, même sans son pull, Kyoya a toujours aussi chaud. Soudainement, ce qui n'était qu'un petit mal de ventre plus gênant que vraiment douloureux se transforme en une véritable torture pour l'oméga, le faisant pratiquement se plier en deux sur le moment. Kyoya étouffe le cri de douleur qu'il a failli pousser et écarquille les yeux en se rendant compte de ce qui lui arrive. Eh merde, ses chaleurs sont revenues avec un peu d'avance… Le vert est à deux doigts de se dire que ce n'est pas grave puisqu'il sait que Ryuga va lui donner un suppressant Oméga, et puis il déglutit en se rappelant que l'empereur a justement oublié de reprendre ses suppressants à lui…et que par conséquent ses phéromones vont l'exciter. Là, Kyoya a vraiment très envie de partir en courant, mais le problème c'est qu'il ne peut pas à cause de la douleur.

Ryuga, qui vient d'allumer le feu de cheminée, ignore encore tout de l'état de Kyoya juste derrière lui et se relève, posant la boîte d'allumettes qu'il vient d'utiliser sur le rebord de la cheminée. Il s'étire tranquillement, enlève sa cape version automne/hiver pour la poser sur le canapé et retourne vers Kyoya. Le souverain est étonné de le retrouver avec les mains plaquées sur son ventre, un peu tremblant et respirant fort, mais il n'a même pas le temps de lui demander ce qui ne va pas. Les phéromones d'oméga en chaleur du jeune homme réveillent assez violemment et pour de bon les phéromones d'alpha du souverain, lui donnant soudainement l'irrépressible envie de lui sauter dessus. Perturbé parce que c'est la première fois qu'un truc pareil lui arrive, Ryuga se mord la lèvre et répète en boucle dans sa tête « Ne fais pas ça, ne saute pas sur Kyoya, va récupérer tes médocs et vite ! » pour essayer de lutter contre ses pulsions, mais quand Kyoya relève justement la tête vers lui et que leurs regards se croisent, toute la bonne volonté de l'empereur disparait et il craque complètement.

Sans arriver à se contrôler, Ryuga saute sur les lèvres de l'oméga en face de lui et le plaque contre les fourrures de son lit. Là où la dernière fois, Kyoya avait fui et repoussé Pluto, allant à l'encontre de ses pulsions pourtant hyper violentes, cette fois il n'a vraiment pas la tête à dire non. Il ne veut pas coucher avec Ryuga, il n'en a clairement pas envie parce qu'il n'est pas du tout prêt pour ça, mais l'amour qu'il lui porte mélangé aux pulsions provoquées par ses chaleurs lui font complètement perdre la tête et lui donnent envie de se laisser faire. Les deux jeunes hommes perdent complètement la raison et n'arrivent plus à se contrôler, ni l'un ni l'autre. En quelques secondes, ils se sont débarrassés de leurs hauts et sont tous les deux torses nus, s'embrassant passionnément et sans la moindre once de contrôle. Leurs corps hurlent tous les deux leur envie de s'unir, mais leurs esprits disent « On ne devrait pas » sans arriver à se faire entendre.

Ryuga, le plus lucide des deux car ne souffrant pas physiquement de son état, arrive à penser assez clairement qu'il devrait s'arrêter. Il sait que Kyoya n'a pas envie de ça, qu'il ne le repousse pas simplement parce qu'il est guidé par ses pulsions, mais il n'arrive pas à s'arrêter… Lui-même est guidé par ses pulsions et, comme pour Kyoya, même s'il l'ignore, l'amour embrouille encore plus ses pensées et sa volonté. Sentir la douce peau du torse de l'oméga contre la sienne, plus chaude, ça le rend totalement fou. Il se sent perdre de plus en plus pied avec la réalité. Kyoya n'est pas en reste, il est même bien pire. Il a mal, très mal, et la fièvre est revenue. Son corps réclame désespérément un alpha, et là il a ce qu'il désire plus que tout à portée de main. Même si Kyoya n'est pas tout à fait d'accord avec ce qu'il se passe, il n'arrive pas à s'arrêter lui non plus. Il n'a pas envie de s'arrêter. Il commence à avoir envie de lâcher complètement prise, de se laisser faire, de se donner corps et âme au jeune et beau souverain. L'oméga se laisse emporter et s'accroche au dos de l'empereur, enfonçant ses ongles dans sa peau chaude et halée et le griffant un peu. La légère douleur des griffures ramène un peu Ryuga les pieds sur terre, et il se rend soudainement compte de ce qu'il est en train de faire, de ce qu'ils sont tous les deux en train de faire.

Précipitamment, le jeune empereur rompt le baiser et se décolle du corps tremblant du jeune oméga. En sentant le contact se rompre entre eux, Kyoya éprouve une douleur encore plus infernale que tout ce qu'il a connu avant. Son corps n'apprécie visiblement pas qu'on essaie de lui retirer ce qui pourrait lui apporter du soulagement et il le fait savoir. Le jeune homme a tellement mal que son seul réflexe est d'enlacer Ryuga pour le ramener contre lui, l'embrasser de nouveau et sentir son torse tellement bien sculpté contre le sien. C'est son seul moyen de se sentir mieux. La lucidité de Ryuga se fait la malle une nouvelle fois pendant quelques secondes, quelques secondes où il embrasse langoureusement Kyoya avec plaisir et caresse de ses mains la peau de son torse, mais elle revient presque tout de suite et il s'enfuit pratiquement vers sa table de chevet, dans laquelle sont rangés ses suppressants Alpha. Évidemment, Kyoya ressent de nouveau cette douleur infâme d'être séparé de l'alpha et essaie de le suivre, mais Ryuga le repousse aussi doucement qu'il en est capable dans son état.

Le souverain ouvre le tiroir de sa table de chevet à toute vitesse et en ressort un flacon en verre bouché par un bouchon en liège et rempli de petits cachets ronds, de couleur blanc bleuté et frappés de la lettre Alpha en majuscule. Ryuga ouvre le flacon sans aucune douceur, se dépêche de prendre un des cachets et fonce vers son placard à alcool pour prendre un verre. Il va ensuite dans la salle de bain, rempli le verre d'eau et avale sans attendre son suppressant. Contrairement aux suppressants Oméga, les suppressants Alpha ont un effet presque immédiat, et par conséquent Kyoya n'arrive plus à sentir l'odeur d'alpha de Ryuga d'un seul coup. Ça a pour effet de le calmer, mais il souffre toujours… Ryuga, légèrement calmé et ne sentant plus l'odeur d'oméga de Kyoya, revient vers le lit et pose son verre d'eau encore un peu rempli sur la table de chevet près du jeune homme puis se dépêche de se rhabiller.

-Je…vais te chercher tes suppressants Kyoya, je vais faire faire vite, dit l'empereur en récupérant sa cape sur le canapé.

-J-Je… Je suis…désolé…Ryuga, répond l'oméga, la tête baissée, rouge de honte. Vraiment…désolé…

-Ne le sois pas Kyoya, ce n'est pas ta faute, réplique Ryuga en venant vers lui. C'est de la mienne… Tu ne pouvais pas prévoir que tes chaleurs auraient un peu d'avance, moi par contre je n'ai pas d'excuse. J'ai oublié de reprendre mes suppressants au bon moment, je ne peux blâmer personne d'autre que moi. Ne t'en veux pas s'il te plait…

Tout en parlant, Ryuga s'assoit près de Kyoya et pose sa main sur une des épaules du jeune homme, essayant de le réconforter. Mais il n'y a rien à faire, Kyoya est en train de mourir de honte intérieurement. Il a perdu le contrôle, il s'est comporté comme un animal et il a l'impression qu'après ça, il ne pourra plus jamais regarder le souverain dans les yeux. Remarquant le malaise de Kyoya, l'empereur soupire et ne peut pas s'empêcher de le prendre dans ses bras pour tenter de le réconforter. Malgré toute la honte qu'il ressent, le vert se sent mieux dans les bras de Ryuga, et il est aussi rassuré de voir que cet…incident ne semble pas perturber leur relation. Ryuga finit par lâcher Kyoya, voyant que celui-ci commence à moins supporter la douleur en lui et la fièvre qui lui tourne la tête, lui promet de revenir très vite et quitte sa chambre après avoir rapidement embrassé le jeune homme sur la joue.

Tout en marchant à toute vitesse dans le dédale de couloirs du palais, se dirigeant vers le complexe médical, Ryuga n'arrête pas de repenser à ce qu'il s'est passé. Oui, c'était mal parce que ni lui ni Kyoya ne voulaient vraiment ça…mais en même temps c'était tellement agréable. L'empereur ne peut pas s'empêcher de rougir et baisse un peu la tête en marchant, pour que personne ne le voit comme ça. Et qu'est-ce qui ce serait passé s'il n'avait pas réussi à s'arrêter, hein ? Ryuga le sait pertinemment…et cette pensée le perturbe. Elle le perturbe parce que ça ne l'aurait pas tant dérangé que ça. Agacé de lui-même, l'empereur secoue la tête en fronçant les sourcils, essayant d'oublier ça. Mais enfin, qu'est-ce qui lui prend de penser des choses pareilles ? Qu'est-ce qui lui arrive ? Lui-même ne sait pas…

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Vous pouvez m'en vouloir pour la déprime ET pour la frustration ! n_n

Ryuga : Et elle est contente en plus…

Kyoya : Je vais finir par avoir ta peau Wonder.

Moi : Je suis immortelle très cher, donc je te souhaite bonne chance ! X)

Kyoya : …

Chris : Tu m'expliques pourquoi les pierres tombales sont pas de la même couleur ? Je doute que ce soit juste pour faire joli…

Moi : Ce sera expliqué dans le prochain chapitre de la fic !

Ryuga : Youpi, on a hâte…

Moi : Bon, c'est ici qu'on se quitte ! Laissez les reviews de l'amour très chers lecteurs, et je vous dis à mardi pour de la franche rigolade ! n_n

Chris : Ouais, mardi on rigole ! \^^/

Moi : Ouais ! Salut les gens ! *fait coucou de la main*

Chris : Bye ! n_n

Ryuga et Kyoya : Salut…

Moi : Putain, vivement les vacances, que je puisse passer une semaine sans checker ma boîte mail étudiante toutes les dix minutes…

Ryuga : *ricane* Allez, on s'accroche, encore une semaine à tenir !

Moi : Je sais… TT_TT