Moi : Salut les gens ! Bienvenue dans un nouveau chapitre de cette fic omégaverse, un chapitre trèèèèèèèès important ! *^*

Kyoya : *tire la gueule jusqu'au sol*

Ryuga : Fallait bien que ça arrive à un moment Kyo, tu le sais.

Kyoya : C'est pas une raison…

Chris : Tant que cette fic ne sera pas terminée, tu vas devoir subir Kyoya ! XD

Moi : Aujourd'hui, c'est donc le chapitre du marquage, héhé ! *wink wink*

Kyoya : -_-

Moi : Et on ne va pas plus s'attarder ! Disclaimer ?

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Ryu ! Bon chapitre tout le monde, je sais que vous allez l'aimer, héhé ~

Kyoya : Je vais finir par me pendre avec ma ceinture…

Chris : Oh bah non quand même, tu nous manquerais ! XD


Réponse aux reviews :

Komachu : Ce serait la gaffe du siècle de se planter de conv' ! Pour l'instant, ça m'est jamais arrivé ! XD

Marius : Moi aussi je suis devenue fan du DabiHawks, copine ! X)
Je ne cesserai jamais de faire du RyuKeru, héhé ! *_*
Dormir c'est le bien, dommage que je sois insomniaque ! ^^'
Moi aussi je veux goûter du katsudon au moins une fois dans ma vie ! Du porc pané et du riz quoi, ça doit être trop bon ! TT_TT
P.S : (Moi : Traffy, t'as des nouvelles de Kiddou ? Law : Non, toujours pas. Moi : Shit, je crois vraiment qu'il lui est arrivé quelque chose… Law : Et il est où l'algue ? Moi : Nami est venue le chercher dans la nuit… Il va prendre cher Marimo ^^')

NekoGardenFox : Des fois je laisse des reviews pendant mes insomnies, donc vers 1H30-2H du matin ! Voilà voilà XD
J'aime tellement Kakeru, il est trop mignon ! n_n
Ça m'avait trop manqué les conv' Messenger ! ^^


Deux semaines ont passé depuis que Kyoya a pris sa décision et qu'il en a informé son compagnon. L'hiver s'est bien installé, et la neige aussi, couvrant la capitale d'un épais manteau blanc qui semble figer la ville et son palais dans le temps. Il fait froid, très froid, comprenez par-là que les températures sont négatives presque tout le temps, donc l'empereur frileux de Drächme a très envie de passer ses journées devant son feu de cheminée avec Kyoya, ce qu'il ne peut malheureusement pas faire parce qu'il a ce qu'on appelle des « devoirs de souverain ». Cependant, depuis la journée de la veille, l'empereur quitte de moins en moins ses appartements, à part quand il n'a VRAIMENT pas le choix. Pourquoi donc ? Eh bien, parce que la veille, c'était le jour où Ryuga et Kyoya étaient censés reprendre leurs suppressants. Le souverain l'a fait, pas le vert, et maintenant ils attendent tous les deux que les hormones de l'oméga se réveillent et que sa chaleur commence. Ça ne devrait vraiment pas tarder, voilà pourquoi l'empereur essaie de rester autant que possible dans ses appartements. Ce serait vraiment la tuile que la chaleur de Kyoya commence alors que Ryuga est ailleurs en train de faire n'importe quel truc que sa fonction implique.

C'est donc Tsubasa qui se tape pratiquement tout le travail habituellement destiné au jeune souverain, et ça lui va très bien. L'argenté estime que ça fait partie intégrante de son travail de conseiller principal de prendre le relais quand l'empereur a autre chose à faire. Et puis là, c'est pas un truc pour lequel on va l'engueuler, c'est un peu son conseil qui le harcèle depuis des mois pour qu'il marque Kyoya. Donc bon, si on vient lui faire des reproches derrière, c'est vraiment que ses conseillers ont pour unique but de l'énerver.

-Ryuga, ça va ? Tu veux pas aller DANS la cheminée aussi pendant que tu y es ? Demande Kyoya en gloussant, assis sur le canapé tandis que le souverain est assis juste devant la cheminée, vraiment JUSTE devant la cheminée.

-Si j'étais résistant au feu, j'irais dedans oui, répond le souverain en ricanant. Tu te sens encore…normal ?

-J'ai un petit peu mal à la tête et mal au ventre, donc je pense que dans quelques minutes ma chaleur va commencer, soupire le vert.

-Ne t'en fais pas, dit Ryuga en revenant s'assoir près de son amant. Ta chaleur commence, on fait l'amour, je te marque, tu reprends un suppressant, fin de la chaleur. Ça va aller.

-Oui, je sais, et je ne m'en fais pas pour ça, mais je déteste l'état dans lequel je suis quand j'entre en chaleur… Je vais pas être comme d'habitude, je vais être beaucoup plus…beaucoup plus soumis… Si tu pouvais oublier toutes les choses que je vais dire pendant qu'on fera l'amour, ce serait sympa…

-Allons mon amour, tu n'en sais rien. Tu ne peux pas savoir dans quel état tu vas être pendant l'acte vu que tu ne l'as jamais fait en étant en chaleur.

-Ouais ouais, je sais, mais j'ai comme une espèce de pressentiment…

-Bon d'accord, je te promets que j'oublierai tous les trucs potentiellement gênants que tu vas dire au lit.

-Merci Ryuga… Au fait, il va comment le mec qui pourrit dans les cachots depuis près de deux mois ?

-Pluto ? Hum… Tu tiens vraiment à savoir ce qu'il devient ? Je pensais…que tu ne voudrais plus jamais entendre parler de lui…

-Crois-le ou non, mais je peux être assez sadique quand on me fait du mal et qu'on essaie de bafouer mon humanité. J'ai…comme qui dirait la rancune tenace. Ce mec est un pourri de la pire espèce, et je sais qu'en plus il s'est comporté de manière dégueulasse avec Dynamis, c'est Dynamis lui-même qui me l'a dit, alors pitié, dis-moi qu'il souffre.

-Je vois. Eh bien, je n'ai évidemment pas été voir moi-même, mais d'après Dashan, il commence à ressembler de plus en plus à un cadavre. Dashan lui donne juste assez pour le maintenir en vie, mais vraiment juste assez. Cependant, avec l'hiver qui est bien là maintenant, il y a de grandes chances qu'on le retrouve un matin mort de froid dans sa cellule.

-Non ! Ne le laisse pas mourir comme ça.

Ryuga sursaute un peu, surpris par la réaction de Kyoya, et il est encore plus surpris en voyant l'expression dure, froide et pleine de haine qu'arbore le vert. L'empereur n'a jamais vu son amant comme ça, même quand celui-ci venait tout juste d'arriver à la capitale de Drächme. En même temps, quand Kyoya venait tout juste d'arriver, il n'éprouvait de la haine envers personne, juste de la méfiance. Mais Pluto… Pluto a réussi à déclencher une haine profonde dans le cœur de l'oméga. Le garde a réussi à se mettre à dos un jeune homme particulièrement rancunier, et qui n'a aucune pitié quand ça concerne les pourritures de ce monde.

-Comment ça « Ne le laisse pas mourir comme ça » ? Demande le souverain, sans trop comprendre. Ce n'est pas ce que tu veux ? Tu ne veux pas qu'il…meure ?

-Si, mais je te l'ai dit : je veux qu'il souffre, répond le vert, le regard glacial. Mourir de froid, d'une hypothermie, c'est bien trop doux pour une ordure comme lui. Mourir de froid, c'est comme s'endormir. C'est comme mourir dans son sommeil. Il ne mérite pas une si belle mort.

-C'est vrai que dit comme ça, je suis d'accord avec toi, gronde Ryuga, sentant un sentiment de colère s'emparer de lui. Il ne mérite pas si bien. Il ne mérite pas qu'on le laisse mourir aussi paisiblement. Mais qu'est-ce que tu proposes alors ?

-L'idée la plus sadique que j'ai, c'est l'écorchement, rétorque Kyoya, toujours aussi froid, et ça commence à légèrement faire flipper l'empereur. Je sais que c'est extrêmement douloureux, qu'on peut y survivre des heures, des jours même parfois, et il ne mérite que ça.

-Kyoya, mais d'où tu sors des idées pareilles… ? Tu commences à me faire peur…

-Je ne sais plus si je te l'ai déjà dit, mais je fréquentais la famille royale de Fängnis quand j'étais plus jeune. Un jour, avec le fils du roi, on cherchait des livres à lire tranquillement, et on fouillait une énorme bibliothèque. J'suis tombé sans faire exprès sur un bouquin sur la torture et les méthodes d'exécution, et comme j'étais jeune ça m'a marqué.

-Eh bah, Ryo devrait penser à ranger ses bibliothèques pour éviter de traumatiser des gosses, dont le sien.

-Qu'est-ce que… ? Ah oui, évidemment que tu connais la famille royale de Fängnis, il y a les accords commerciaux… J'avais oublié…

-Je ne suis allé moi-même au palais royal de Fängnis qu'une seule fois, en fait je ne peux y aller que depuis que je suis monté sur le trône, avant c'était mes parents ou juste ma mère qui y allait. Ryo est un très bon souverain, mais bordel, qu'est-ce qu'il parle pendant les dîners officiels… Son fils aussi, un véritable moulin à paroles. Il a ton âge d'ailleurs, non ?

-Ouais, Gingka… Effectivement, c'est un putain de moulin à paroles, et oui, il a mon âge… Ça va faire 5 ans que je ne l'ai plus vu, ni lui ni son père… Parfois, je me demande si Ryo ou Gingka…se demandent où je suis passé…

-Si vous étiez si proches avec Gingka, il y a de grandes chances pour que ce soit le cas.

-J'étais pas proche que de Gingka, j'étais assez proche de Ryo aussi. C'est un homme bien, un homme avec des valeurs… S'il savait ce que mon père m'a fait, il serait dégoûté… Ils avaient beau être proches tous les deux, Ryo n'approuvait pas les propos de mon père au sujet des omégas mâles. Tss, je me demande bien quel genre d'excuse en carton il a pu inventer pour justifier ma soudaine disparition…

-Tu aurais envie de les revoir ? J'veux dire, Ryo et son fils.

-Pourquoi pas, ouais ? Ce serait…sympa…

-La prochaine fois que j'irai, je pourrai t'emmener si tu veux. Si je te marque, tu pourras sortir du palais, pour peu que je sois là moi aussi.

Kyoya sourit légèrement, appréciant l'idée de retourner au palais royal de Fängnis. L'oméga doit bien avouer qu'il se demande si en cinq longues années, le palais a beaucoup changé. Dans ses souvenirs, il était évidemment plus petit que le palais impérial de Drächme, mais il était assez chaleureux. La pièce avec toutes les bibliothèques remplies de livres était grande, lumineuse, et il y avait beaucoup de plantes dedans. D'ailleurs, il y avait aussi une serre attenante au palais, que Kyoya aimait beaucoup. Il doit aussi y en avoir une ici, au palais de Drächme. Il faudrait qu'il demande à Ryuga tiens.

Mais ça attendra une autre fois, là Kyoya commence à se sentir de plus en plus mal. Depuis quelques minutes, il commence à avoir du mal à respirer sans haleter légèrement, son cœur s'emballe, il a mal au ventre et à la tête et il commence à avoir bien trop chaud pour que ce ne soit que le feu de la cheminée qui lui fasse ça. Et puis il ressent aussi une certaine envie de sauter sur Ryuga, bien qu'il n'arrive pas à sentir ses phéromones. C'est parce qu'il est amoureux de lui qu'il a envie de lui sauter dessus à cause de sa chaleur, pas parce que c'est un alpha. Et rien que ça…ça change beaucoup de choses. L'empereur commence à sentir les phéromones de Kyoya s'affoler malgré ses suppressants et ça le fait sourire. Pas sourire d'amusement ou sourire de gêne, non non. Ça le fait sourire…eh bien, ça le fait sourire d'excitation et un peu d'impatience. Une fois qu'il aura marqué Kyoya, il pourra arrêter de se faire un sang d'encre pour des petites choses qui sont censés n'avoir presque aucune importance. Et puis bien au-delà de ça, il aime l'oméga et il est toujours partant à l'idée de faire l'amour avec lui.

-R-Ryuga… finit par dire Kyoya avec une voix un peu fébrile. Je vais…plus pouvoir tenir…

-Je sais, je le sens Kyoya, répond calmement le souverain. Attends quelques secondes s'il te plait.

-Comment ça… ? S'étonne le vert en voyant son amant se lever pour aller vers sa table de chevet, commençant à avoir les yeux embrumés et à se sentir perdre pied avec la réalité. M-Me laisse pas comme ça steuplait…

-J'vais pas te laisser dans cet état enfin Kyoya, tu le sais bien, glousse doucement Ryuga, sortant une boîte en carton rempli de mouchoirs de sa table de chevet et la posant dessus. Je sors ça pour essuyer ta nuque quand je t'aurai mordu, tu vas saigner.

-S-Super, ça m'fait une belle jambe… S'il te plait, je commence à me sentir…vraiment mal…

-Je sais Kyoya, j'arrive.

Le jeune souverain revient vers le canapé et prend Kyoya dans ses bras, sachant très bien qu'avec la douleur le jeune homme n'arrivera sans doute pas à marcher. En se retrouvant dans les bras de l'empereur, Kyoya se sent encore plus perdre la tête, entouré par son odeur d'alpha, faible à cause des suppressants mais quand même présente. Dès que Ryuga pose l'oméga sur les fourrures de son lit, ce dernier s'accroche de toutes ses forces au haut à manches longues que porte son compagnon et l'attire vers lui pour l'embrasser passionnément. L'empereur est un peu surpris car ce n'est pas le comportement habituel de Kyoya, mais il ne s'en formalise pas et répond très vite au baiser. Ryuga ne le voit pas car il a fermé les yeux pour mieux profiter du baiser, mais Kyoya est en train de virer au rouge tomate à toute vitesse. Pas parce qu'il est gêné hein, parce qu'il a très chaud. Très très chaud. Tellement chaud qu'il a envie de rompre ce baiser très vite pour passer à des choses plus sérieuses et pouvoir calmer cette douleur qui commence à lui tordre violemment le ventre. Et c'est ce qu'il fait.

-Ryuga, ça suffit… souffle-t-il, les yeux flous. J'en peux plus, prends-moi…

Ryuga ne peut s'empêcher d'écarquiller un peu les yeux, surpris d'entendre Kyoya parler comme ça, mais il est encore plus surpris de ne pas l'entendre se confondre en excuses et devenir rouge pivoine deux secondes après. Eh bien, l'oméga est vraiment dans un autre monde cette fois, ce qui s'explique sûrement par le fait qu'il se laisse emporter par ses hormones au lieu de lutter contre elles. Bien qu'un peu perturbé par l'attitude de Kyoya, qui n'est pas du tout celle dont il a l'habitude, le jeune empereur sourit et arrête de se prendre la tête. Kyoya lui a demandé d'oublier tout ce qu'il pourrait dire de gênant de toute façon, alors il va l'écouter et ne pas tenir rigueur de tout ce que son amant va dire de gênant au lit, enfin ce que Kyoya considère comme gênant.

-Il faudrait que tu sois moins couvert pour ça, ricane Ryuga, regardant avec envie mais aussi un peu d'amusement Kyoya se tortiller de désir sous lui.

-Eh bah alors déshabille-moi, t'attends quoi ? Lui rétorque le vert, les yeux de plus en plus flous et embrumés. Je t'en supplie, dépêche-toi, j'ai mal…et je te veux… ~

C'est étrange cette manière de parler qu'a Kyoya quand il se laisse engloutir par ses instincts d'oméga en chaleur. D'un côté, Ryuga retrouve sa manière franche de dire ce qu'il pense sans détours, et de l'autre il le supplie et le presse de le faire sien. C'est comme s'il y avait deux facettes différentes du jeune homme qui se disputaient le contrôle de ses paroles. En tout cas, en entendant son amant dire qu'il a envie de lui, et vite, l'empereur sent des courants électriques particulièrement chauds parcourir tout son corps et commence à se sentir à l'étroit dans son pantalon. Il ne perd donc pas une seconde pour accéder à la requête de l'oméga et le débarrasser de ses vêtements, même si ça prend un peu de temps compte tenu de toutes les couches de vêtements qu'il porte. Une fois Kyoya entièrement déshabillé, Ryuga s'attèle à se débarrasser de ses propres vêtements, ce qui une nouvelle fois s'avère un peu long. Un peu trop long au goût de son amant d'ailleurs, puisque ce dernier se redresse et aide son compagnon à se déshabiller plus vite. Le jeune souverain trouve cette soudaine impatience de Kyoya à la fois amusante et excitante. Maintenant que les deux jeunes hommes sont nus, l'impatience de Kyoya atteint des sommets et Ryuga sent déjà ses canines commencer à s'allonger, excité par les phéromones de l'oméga qu'il arrive à sentir.

-Arrête…de me regarder Ryuga, geint le vert, souffrant et ne demandant qu'à être soulagé. Baise-moi et marque-moi, pitié ! ~

-L'impatience te rend vulgaire mon amour, ricane l'empereur, regardant son amant avec envie et amour. Mets-toi sur le ventre s'il te plait, il faut que j'ai ta nuque à portée…de dents ~

-Tout ce que tu veux, tant que tu me prends après… répond Kyoya en se tournant pour se retrouver le ventre contre les fourrures du lit, rouge à cause de la fièvre qu'il ressent.

-Tu crois vraiment sérieusement qu'on a fait tout ça pour qu'au final je me barre et je t'abandonne nu et excité sur notre lit ? Souffle Ryuga à l'oreille de son amant dans un ricanement suave. Hors de question ~

Le souverain passe alors sa main sur la nuque de son amant, poussant ses cheveux attachés en queue de cheval pour laisser sa peau libre d'accès. Kyoya tourne légèrement la tête pour regarder son compagnon, les yeux embrumés et se mordant la lèvre inférieure d'excitation, lui intimant du regard d'y aller parce qu'il n'en peut vraiment plus. Ryuga laisse un sourire en coin étirer ses lèvres et décide qu'il a déjà bien assez fait attendre l'oméga et que ça suffit.

Dans un geste à la fois tendre et sensuel, l'empereur se glisse dans l'intimité de son amant, provoquant un gémissement de plaisir mêlé à du soulagement de la part de l'oméga. À cet instant, la douleur dans le corps de Kyoya disparait instantanément et se transforme en un feu ardent qui semble le consumer avec une étrange douceur. Le jeune homme a la sensation sur le moment d'être en train de flotter au-dessus de son corps…et d'être complet. De son côté, Ryuga est étonné pendant une seconde de sentir que les chaires de son amant sont étrangement humides, et puis la seconde d'après il se rappelle que c'est normal puisque les omégas se lubrifient naturellement pendant leurs chaleurs pour faciliter leurs rapports sexuels.

-Ça va Kyoya… ? Demande le jeune empereur en souriant, caressant les cheveux de Kyoya. Ça t'a calmé ? ~

-Ouais, ça va beaucoup mieux… souffle Kyoya, souriant. J'ai plus mal… Mais tu comptes pas t'arrêter là quand même ? ~

-Bien sûr que non, tu me prends pour qui ? Ricane Ryuga, embrassant son amant sur l'épaule droite. Quand je commence, je termine ~

Les deux amants ricanent de concert et Kyoya se rend compte quand son compagnon commence ses va et vient qu'il ne ressent absolument aucune douleur. Pas la moindre once de douleur, pas même ne serait-ce qu'une petite gêne, seulement un intense plaisir. Il ne risque pas de s'en plaindre, au contraire il exprime tout son plaisir sans essayer de retenir sa voix, pour le plus grand plaisir des oreilles de Ryuga. Le jeune souverain n'est pas habitué à l'humidité des chaires de l'oméga lors d'une chaleur, mais il commence déjà à s'y faire, laissant des râles de plaisir s'échapper de sa gorge et aller s'échouer dans les oreilles du vert. Ses mouvements sont grandement facilités par le lubrifiant que sécrètent naturellement tous les omégas en chaleur, et sans s'en rendre compte il accélère progressivement. Kyoya le sent lui, et le volume de ses gémissements augmente proportionnellement. Maintenant que sa douleur et sa fièvre se sont calmées, le jeune homme a un peu retrouvé sa tête et profite bien plus de l'instant, sans impatience et sans précipitation. Au contraire, il a envie que ça dure le plus longtemps possible tellement il se sent bien.

Sans trop s'en rendre compte non plus, Kyoya cambre un peu le dos, faisant ressortir sa nuque comme s'il voulait instinctivement l'offrir à son alpha, enfin futur alpha. Ryuga le voit, et cette fois il en est sûr : ses crocs d'alpha sont sortis. Mais pourtant, il ne ressent pas encore l'envie de le mordre. Ce n'est pas maintenant qu'il doit mordre. Il ressent juste l'envie d'être le plus possible lié à son oméga, de lui faire ressentir le plus de plaisir possible. Dans un geste qui parait pratiquement être un réflexe tant il est rapide, le souverain attrape la main droite de Kyoya avec sa propre main droite et entrelace leurs doigts avec tendresse. En sentant Ryuga faire ça, le vert sourit et laisse l'empereur serrer sa main avec toute sa tendresse, mais il ressent aussi l'envie irrépressible de lui exprimer son amour.

-R-Ryu…Ryuga ! ~ Essaie d'appeler l'oméga, ce qui est difficile avec sa voix qui vrille à cause de tout le plaisir qu'il ressent.

-Oui… ? ~ Répond le souverain, un peu perdu dans son propre plaisir, cognant de plus en plus fort dans le corps de son amant.

-J-Je… ! Je… ! ~ Tente d'articuler Kyoya avant de sentir une intense décharge de plaisir le secouer brusquement. AAAH ! ~ J-JE T'AIME ! ~

Un peu gêné d'avoir crié comme ça alors qu'il essayait juste de dire « je t'aime » à son compagnon, Kyoya rougit un peu en jetant un regard à Ryuga, mais il a surtout les yeux embués par des larmes de plaisir qui commencent à couler de ses orbes bleues. Le jeune alpha laisse un sourire légèrement attendri se dessiner sur son visage, mais très vite le sourire attendri se transforme en un sourire un peu carnassier qui révèle les crocs d'alpha du souverain.

-Moi aussi je t'aime mon Kyoya ~ Rétorque l'empereur en essuyant les larmes de Kyoya de sa main libre. Et je crois que je viens de taper dans ta prostate ~

L'oméga hoche légèrement la tête pour confirmer ce que vient de dire Ryuga, et la seconde d'après il est en train de crier son plaisir parce que son amant cogne rapidement et fortement dans ce point si sensible de son intimité qui lui fait voir des petites étoiles. Ça y est, il se sent perdre la tête… Il n'arrive plus à avoir la moindre pensée cohérente, il se laisse juste sombrer dans le plaisir, fermant les yeux pour démultiplier les sensations. L'alpha aussi se laisse porter par le plaisir, n'ayant pour but que de grimper au 7ème ciel avec son amant. Ryuga ne pense même plus au fait de marquer le jeune homme parce qu'il a la sensation que quand ce sera le moment, il le fera instinctivement. Le souverain laisse juste ses gémissements de plaisir emplir ses appartements avec les cris de plaisir de Kyoya. Cris de plaisir qui deviennent de plus en plus forts et de moins en moins contrôlés. L'oméga le sent, il est bientôt à la limite de son endurance. Il faut qu'il le dise vite à son amant, encore faudrait-il qu'il arrive à articuler au milieu de ses cris.

-R-Ryuga, j-je vais… ! ~ Arrive-t-il à dire au milieu de tous ses cris, jetant un regard embué par les larmes de plaisir à son amant.

L'empereur ne répond pas, il se contente de sourire rapidement pour dire qu'il a compris, puis se plaque contre le corps tremblant de l'oméga pour avoir le visage en face de sa nuque, y laissant mourir les souffles de sa respiration qui se fait de plus en plus erratique. L'alpha passe également sa main gauche, sa main qui n'est pas liée à celle de Kyoya, sous le corps de son amant pour saisir son sexe tendu et le caresser avec un mélange de sensualité et de tendresse. Kyoya ne s'attendait pas à ce que le souverain fasse ça et laisse un petit cri aigu de surprise lui échapper quand il sent sa main chaude s'enrouler autour de son érection pour s'en occuper, mais la surprise ne dure qu'une malheureuse seconde pour céder très vite sa place à encore plus de plaisir. Cette fois c'est trop, c'est vraiment trop. Kyoya sent toutes ses forces l'abandonner et se cambre brusquement, jouissant dans un cri qui traverse ses cordes vocales en lui donnant la sensation de les déchirer une par une.

Au moment exact où ce cri commence à sortir de la bouche de Kyoya, au moment où tous ses muscles se contractent, y compris ses chaires, Ryuga sent une force presque surnaturelle lui hurler l'ordre de mordre maintenant. C'est le moment. Le souverain ouvre la bouche et mord sauvagement l'oméga à la nuque, enfonçant profondément ses crocs d'alpha dans la peau légèrement pâle et laiteuse de son amant, et une demi-seconde après, il jouit en lui en sentant ses chaires humides compresser son sexe. Comme Kyoya atteint le pic de son plaisir pile à ce moment-là, la douleur de cette morsure n'est pas aussi forte qu'elle devrait l'être, effacée par une montagne de plaisir.

Tentant de reprendre son souffle, Kyoya sent l'odeur d'alpha de Ryuga l'envelopper comme une douce couverture réconfortante et ressent un sentiment d'apaisement incroyable. Alors ça fait ça le marquage ? Il n'aurait jamais cru… Le vert laisse échapper un gémissement quand il sent son amant à la fois se retirer de son corps encore tremblant à cause de son orgasme et retirer ses dents de sa nuque. Il sent un liquide chaud et un peu épais couler sur sa nuque, son cou et le haut de son dos, et il sait que c'est son sang, mais il s'en fiche totalement. Kyoya préfère laisser ce doux sentiment d'apaisement qu'il ressent infuser chaque parcelle de son corps. Ryuga est quant à lui vite ramené sur Terre en voyant le sang de son amant couler de la morsure qu'il vient de faire. Le jeune alpha sépare leurs mains entrelacées pour attraper des mouchoirs et essuie le sang qui perle à grosses gouttes, grimaçant un peu à cause du goût métallique qu'il a dans la bouche, dû évidemment à quelques gouttes de sang restées sur ses dents. Peu à peu, les deux se remettent de cet intense moment. Kyoya est calmé pour plusieurs heures, il ne sait pas combien mais il pense pouvoir dire environ quatre, et il commence à retrouver toute sa tête.

-Alors ça y est… murmure-t-il en tournant légèrement la tête vers l'empereur, la voix un peu fatiguée d'avoir tant crié. Tu es mon alpha, Ryuga…

-Eh oui, lui répond Ryuga en souriant, ressentant tout l'apaisement de son oméga. Je suis ton alpha, mon amour. Je ne t'ai pas trop fait mal en te mordant ? J'y suis allé…hum…un peu fort…

-J'ai senti que tu me mordais, mais ça m'a pas fait mal, le rassure Kyoya en souriant légèrement avant de se mettre à rougir un peu. Désolé pour tes fourrures par contre… Va falloir encore les faire laver…

-Mmh ? Un petit peu oui, mais ça va, il n'y a que moi qui les aies salies, dit le souverain en haussant les épaules, se laissant rouler à côté de Kyoya pour s'allonger sur son lit.

-Hein ? Qu'est-ce que tu racontes… ?

-Kyoya, tu n'as pas éjaculé. Regarde ma main gauche, il n'y a rien dessus. Tu t'en es pas rendu compte ?

-Non… Je suppose que c'est normal, enfin que c'est à cause de ma chaleur…

-Moi je suppose pas, je sais que c'est ça, c'est bien pour ça que je suis pas surpris. Et non, je ne tiens pas ça de Chris cette fois, j'ai feuilleté le livre de la mère d'Hikaru.

-Hé, j'avais rien dit hein !

-Tu l'as pensé très fort !

-Même pas vrai !

Les amants rigolent ensemble de bon cœur, puis Kyoya vient se blottir contre le torse du souverain et sourit en sentant les bras de son compagnon l'enlacer. Ryuga serre son amant contre lui, se sentant tout aussi heureux et apaisé que l'est son oméga. Ils vont rester comme ça un moment, après ils iront prendre un bain, et ensuite Kyoya pourra prendre un suppressant. L'empereur en profitera pour désinfecter la trace de morsure sur la nuque de Kyoya et lui mettre une petite compresse, le temps qu'elle cicatrise. Ce serait bête qu'une trace de morsure qu'il gardera tout sa vie s'infecte et lui fasse mal. Ryuga regarde le visage paisible du vert, pas endormi mais tout aussi paisible que quand il dort, et ressent une incroyable tendresse pour lui et une envie presque surnaturelle de protéger le jeune homme à tout prix. C'est normal, c'est parce qu'il est son alpha maintenant. Le souverain embrasse Kyoya sur le front et lui sourit. Maintenant, leurs destins sont liés pour de bon, et pour toujours.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Enfiiiiin, les voilà liés pour l'éternité ~

Kyoya : SUPER ! -_-

Moi : Arrête de râler Kyo !

Ryuga : En tout cas, savoir que Pluto va finir écorché, je dois avouer que c'est très agréable ! *ricane*

Moi : Il va avoir trèèèès mal ! *sourire sadique*

Chris : Effectivement, très mal ! X)

Moi : Sinon, j'ai une petite annonce à faire ! La semaine prochaine, il n'y aura pas de chapitre de « L'empereur et moi ».

Kyoya : *dans sa tête* YEEEEEEEEEEEEEEEEES !

Chris : Bah pourquoi ? :(

Moi : Dimanche prochain, on sera le 21 juin, et le 21 juin c'est la Fête des pères ! Et pour l'occasion, il y aura un OS ! n_n

Kyoya : *dans sa tête* Et merde…

Ryuga : Eh bah, ça sent encore l'OS dérivé de ta fic « Le prince dragon »…

Moi : Ah boooon ? ^^

Ryuga : T'es pas croyable…

Moi : Je sais ! Allez, laissez les reviews de l'amour, et à jeudi ! n_n

Ryuga : Salut.

Kyoya : Salut…

Chris : Bye bye ! ^_^

Moi : Je retourne à l'écriture moi d'ailleurs, héhé !