Moi : Salut les gens ! Vous avez de la chance d'avoir ce chapitre aujourd'hui, j'ai cru que j'allais jamais réussir à l'écrire parce que j'aurais pas le temps ! XD

Kyoya : À chaque fois, c'est comme si le destin essayait de l'empêcher d'écrire, mais ça marche jamais…

Moi : M'en fous du destin, on ne m'empêche pas d'écrire comme ça ! u_u

Ryuga : Pour en revenir au chapitre d'aujourd'hui, vous allez encore vous taper des montagnes russes émotionnelles, mais il est cool.

Moi : Oh ça va, faut bien un peu d'action ! Et puis je continue de développer tout l'univers de cette fic ! n_n

Chris : Et ça c'est cool ! ^^

Kyoya : J'avoue que j'aime bien l'univers que tu développes dans cette fic.

Moi : Oh mon Dieu, Kyo m'a fait un compliment ! Il va neiger au mois de juillet ! XD

Kyoya : -_-

Moi : Bon, ne nous attardons pas ! Disclaimer ? ^^

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Ryu ! Bon chapitre tout le monde ! n_n


Réponse aux reviews :

Komachu : C'est pas notre dieu, c'est notre déesse ! XD
Le simple mépris qui passe par les yeux, je trouve ça mieux que la violence physique !

Marius : Si ça se trouve, on va se croiser pendant mes vacances ! X)
Tout le monde voulait que Kay se prenne une baffe visiblement ! XD
Oui, il reste Konzern ! La blondasse est toujours là ! X)
P.S : (Moi : Euh…des gens innocents ? On parle de prisonniers quand même XD Alyssa : Précisément, des prisonniers condamnés à mort ou à perpète, donc des bons gros connards ! Law : *ricane* Faut réfléchir avant de parler Maldeka.)

Jinwrite : Tu m'apprends des trucs ! Je savais pas que l'auteur avait dit que Kyoya tient plus de sa mère que de son père ! Je me coucherai moins bête ! XD
Oui, c'était une explosion impressionnante, et c'était très cool à écrire ! n_n


Quelques jours plus tard, la trace de morsure sur la nuque de Kyoya a terminé de cicatriser. Ce matin, le jeune homme retire donc la compresse qu'il a portée pendant la nuit, et ne va plus être obligé d'en porter. Bon, comme il ne peut pas voir sa nuque même avec l'aide d'un miroir, Ryuga est près de lui pour vérifier que c'est vraiment bien cicatrisé. En prenant ses précautions, le jeune empereur enlève la compresse et regarde l'état de la « blessure ». La marque n'arbore plus une couleur rouge vif, comme la mèche du souverain justement, mais plutôt une couleur rouge carmin. C'est ce qu'il faut. Maintenant, cette trace restera comme ça pour toujours.

-Tout m'a l'air bien Kyoya, ça a bien cicatrisé, dit Ryuga en souriant, appuyant doucement avec ses doigts sur les traces de dents qu'il a laissées plusieurs jours plus tôt. Ça te fait mal quand je fais ça ?

-Un peu, mais franchement c'est supportable, répond le vert en souriant. Personne ne va aller appuyer sur cette marque de toute façon.

-Si, moi, ricane le jeune souverain en laissant retomber la queue de cheval de Kyoya sur sa nuque. Tu sais très bien que j'aime bien mettre ma main sur ta nuque quand je t'embrasse.

-Oui bon okay, à part toi, reconnait Kyoya en ricanant à son tour. Mais t'appuies jamais si fort que ça.

Kyoya se retourne ensuite et se hisse un peu sur la pointe des pieds pour embrasser son alpha. Comme il vient de le dire, Ryuga ne peut pas s'empêcher de poser sa main sur la nuque de jeune homme, comme s'il était irrésistiblement attiré par cette marque de morsure qui représente physiquement le lien qui l'unit à son oméga. Bien sûr, ce n'est pas du tout la raison pour laquelle il aime faire ça, puisqu'il le faisait déjà avant d'avoir marqué Kyoya. C'est juste qu'il aime bien faire ça, et c'est comme ça. Rapidement, les deux amants rompent le baiser pour aller se laver dans la baignoire.

Même si ça fait plusieurs jours que Kyoya est marqué, le jeune homme n'est pas encore sorti des appartements impériaux, tout seul ou avec son compagnon, et Ryuga n'a pas encore entièrement repris toutes ses fonctions d'empereur. En fait, à cause du marquage, l'oméga a subi une espèce de petit contrecoup qui s'est caractérisé par une assez puissante sensation de fatigue généralisée. Du coup, ça fait plusieurs jours que Kyoya ne fait pratiquement rien d'autre que dormir ou rester allongé sur le lit sans dormir mais juste à se perdre dans ses pensées. Comme Ryuga n'avait pas envie d'abandonner Kyoya comme ça, il a continué de déléguer encore un peu le travail. Une pensée à Tsubasa, qui n'aura décidément jamais autant travaillé de sa vie dans un espace de temps si réduit. Heureusement, aujourd'hui le vert se sent mieux ! Il n'est plus fatigué du tout, au contraire il a bien envie de se dégourdir les jambes. Ryuga aurait bien continué de ne rien faire et de simplement rester dans ses appartements auprès de son oméga, mais là il n'a plus d'excuses. Bah oui mais ça suffit à un moment, il a un empire à gérer hein !

-J'en peux plus, je tiens plus en place moi ! S'impatiente Kyoya, déjà complètement prêt alors que Ryuga vient à peine d'enfiler son pantalon. Tu veux pas te dépêcher un peu ?

-Hé ho, ça suffit maintenant l'hyperactif ! Répond l'empereur en ricanant, s'habillant tranquillement à son rythme. T'as qu'à partir devant si t'es si impatient que ça. Je vais te rejoindre dans pas trop longtemps. Essaie de pas te paumer !

-Haha, merci saloperie, réplique Kyoya en levant les yeux au ciel avec un petit sourire. Bon, bah j'y vais, et je te laisse te débattre avec toutes tes couches de fringues !

L'oméga ricane et quitte très vite les appartements impériaux sous le regard à la fois amusé et un peu attendri de Ryuga. Pour la première fois, le vert met les pieds hors des appartements tout seul, vraiment tout seul. Il n'est pas escorté comme souvent, et Ryuga n'est pas non plus à ses côtés. Il est vraiment seul dans un palais absolument immense, dans lequel il n'a même pas encore tous ses repères. Mais là, clairement Kyoya s'en fiche. Il pourrait se perdre, il s'en foutrait aussi. L'oméga se retient de courir, alors qu'il en a vraiment envie, et se contente de trottiner dans les couloirs du palais en regardant partout autour de lui. De l'extérieur, on dirait qu'il découvre le palais, ce qui n'est absolument pas le cas. Il est au palais depuis bientôt trois mois, mais c'est comme si cet immense bâtiment si impressionnant était différent maintenant qu'il l'explore librement et seul. Perdu dans ses réflexions et sa fascination, Kyoya ne voit pas la personne qui marche face à lui et finit inévitablement par la percuter.

-Eh merde… pense Kyoya en se remettant du choc physique. Bravo Kyoya, première fois que tu sors tout seul et tu fais déjà des conneries ! Bon allez, dépêche-toi de t'excuser…

Kyoya relève la tête en se frottant l'épaule droite, le côté de son corps qui a percuté la personne, mais en voyant qui précisément il a percuté, il perd ses mots et les couleurs de son visage. Il reconnait cet homme… Il l'a vu lors de son premier jour au palais de Drächme, quand il n'était qu'un prisonnier… Cet homme si froid aux côtés de Ryuga qui le mettait mal à l'aise, qui le regardait avec dédain et mépris… Si ses souvenirs sont bons, il s'appelle Ziggurat. C'est l'un des conseillers de Ryuga… L'un de ceux qui passent leur temps à foutre la pression au jeune souverain concernant sa descendance, à lui reprocher sa soi-disant trop grande gentillesse, à commenter absolument TOUT ce qu'il fait pour chercher le petit truc qui ne va pas et qui leur permettra de faire remarquer à Ryuga qu'il devrait plus s'investir dans son rôle. Kyoya ne serait d'ailleurs pas vraiment étonné que ces conseillers-là disent du mal du jeune empereur dès qu'il a le dos tourné, beaucoup de mal. Le genre de réflexions qui blesseraient profondément Ryuga ou alors qui le feraient entrer dans une colère noire. Mais évidemment, c'est tellement plus facile de médire dans le dos du jeune homme que de lui dire les choses en face !

-Hum… Je suis désolé, je ne regardais pas où j'allais… Finit par lâcher Kyoya, voulant très vite partir. Excusez-moi…

Le vert essaie alors de passer à côté de Ziggurat, mais l'homme qui derrière ses lunettes cache un regard glacial et perçant attrape les mèches sur le front de Kyoya et tire vers le bas. Kyoya ne s'attendait pas à ça et se laisse plier en deux comme ça, grognant de douleur bien qu'il ait plutôt envie d'hurler de colère. Nan mais pour qui il se prend lui ?! Une fois la surprise passé, le jeune homme se met à se débattre, cherchant à faire lâcher prise à cet espèce de malade qui lui tire les cheveux, le forçant à regarder le sol pour une raison qu'il ignore encore. Il comprend quand il sent Ziggurat pousser sa queue de cheval pour pouvoir regarder sa nuque. Ça met l'oméga encore plus en colère. Il n'est pas un objet, merde ! Il pouvait pas simplement lui demander ?! Bon, il l'aurait sûrement envoyer chier parce qu'il n'est pas à l'aise pour parler de ça avec des gens qu'il n'aime pas ou ne connait pas, mais c'est pas la question !

-Mais lâchez-moi ! S'énerve Kyoya, essayant de bouger dans tous les sens pour faire lâcher prise à Ziggurat mais sans s'arracher les cheveux. Vous me faites mal espèce de malade ! J'suis pas un animal !

-Trois mois, dit simplement Ziggurat, ignorant totalement les cris furieux de Kyoya. Il aura fallu trois mois à sa Majesté pour faire quelque chose d'aussi simple que de te marquer. Vraiment, l'empereur se comporte comme un gamin capricieux ces derniers temps, et tout ça c'est ta faute.

-Ma faute ?! Hurle l'oméga en retour, commençant à avoir de plus en plus mal et à se sentir salement humilié. Parce que c'est moi qui passe mon temps à lui ordonner de faire des choses dégoûtantes qu'il ne veut pas faire pour de bonnes raisons ?!

-Tais-toi, espèce de moins que rien, répond le conseiller froidement, serrant encore plus fort les mèches de cheveux de Kyoya, le faisant encore plus souffrir. Je te préviens, tu n'as pas intérêt à continuer de faire le capricieux maintenant que tu es marqué. Tout ce qu'on te demande, c'est de donner un héritier à cet empire. Tes petites considérations d'oméga, ce n'est rien à côté de l'avenir d'un empire qui ne cesse de gagner en influence et en puissance. Ce n'est pas si compliqué ce qu'on te demande, alors tais-toi et fais ce que tu as à faire.

-Vous aussi je vous conseille de faire ce que vous avez à faire, Ziggurat, gronde froidement une voix derrière Kyoya que le jeune homme connait maintenant par cœur. Et ce que vous avez à faire, c'est tout simple. Soit vous lâchez mon compagnon, soit c'est moi qui vais vous forcer à le lâcher.

Un peu surpris par le ton froid et agressif de la voix qui vient de le menacer, Ziggurat sursaute légèrement et lâche immédiatement les cheveux de Kyoya. Le premier réflexe de l'oméga est de se redresser et de reculer le plus loin possible de ce taré qui vient de lui maltraiter le cuir chevelu et de le rabaisser. Ça ne lui avait pas manqué qu'on le traite comme ça, comme un objet ou bien un animal… Et encore, les animaux du palais sont bien mieux traités que ça, Kyoya en est sûr. À force de reculer, le jeune homme sent son dos taper contre le torse de quelqu'un d'autre, et il sait que ce quelqu'un n'est autre que Ryuga. Il a reconnu sa voix, et il sait que c'est forcément lui. Dès que Kyoya se retrouve contre le torse de l'empereur, ce dernier passe un bras autour de lui de manière protectrice, le serrant ainsi contre lui.

-Je peux savoir ce que vous foutez, Ziggurat ? Gronde à nouveau le souverain, le regard sombre, entouré d'une aura assez faible mais inquiétante. Qui vous a donné la permission de lever la main sur mon compagnon ?

-C-Compagnon ?! Répète le conseiller, fronçant les sourcils et manquant pratiquement de s'étrangler. Avez-vous donc perdu la tête votre Majesté ?! Ce moins que rien n'est que…

-Le jeune homme que j'aime, et le seul que j'aimerai à tout jamais, le coupe à nouveau froidement Ryuga, l'air assuré. Et je me fous bien de ce que vous et les autres conseillers pourront dire. N'oubliez pas qui je suis. Je suis Ryuga Atsuka, l'empereur de Drächme, et dans notre beau royaume, je suis libre d'aimer qui me plait. Et si vous avez quelque chose à redire, c'est bien dommage, mais je n'en ai rien à faire.

-Très bien…votre Majesté, grogne Ziggurat en se redressant entièrement, essayant de reprendre une contenance pour palier le fait qu'il vient de se faire engueuler par l'empereur. Mais n'oubliez pas vos devoirs, votre Majesté. Cet empire…

-A besoin d'un héritier au plus vite, oui je sais ! Pas comme si vous me le répétiez dès que vous en avez l'occasion. Cet héritier, à force de m'en parler, je vais finir par le détester avant même qu'il existe, donc arrêtez de me rabâcher les oreilles avec ce sujet. Il viendra quand il viendra, et puis merde ! Et je vous jure que si je vous revois lever la main sur Kyoya, des mains vous n'en aurez plus.

Ziggurat a l'air de prendre la menace très au sérieux et déglutit un peu difficilement, mais il incline tout de même légèrement la tête en signe de politesse et s'éloigne. Kyoya n'arrive pas à retenir un soupir de soulagement en voyant cet homme horrible s'éloigner loin de lui. Pendant un instant, il…il s'est senti aussi vulnérable que quand…quand Pluto l'avait agressé. Il s'est senti tout autant incapable de se défendre, incapable de lutter, incapable de se faire entendre… Rien que d'y penser, le vert sent un profond sentiment de malaise s'emparer de lui et des sueurs froides courir le long de son dos. Dès que Kyoya commence à ressentir du malaise, Ryuga le ressent immédiatement aussi.

-Kyoya, mon amour, c'est fini, dit le jeune souverain en passant sa main dans les cheveux de Kyoya. Il est parti. Il ne peut plus te faire de mal. Je suis désolé, je n'aurais peut-être pas dû te laisser partir tout seul…

-Ryuga, ne commence pas à t'excuser s'il te plait, soupire le vert en prenant la main de l'empereur qui n'est pas dans ses cheveux. C'était pas une erreur de me laisser sortir tout seul. Comment tu aurais pu deviner que j'allais tomber sur ce Ziggurat et qu'il allait faire…ça ?

-Je n'aurais pas pu, c'est vrai, reconnait Ryuga. Mais ne ressens plus ce malaise alors, je t'en prie.

-Désolé, c'est juste que…ça a fait remonter des souvenirs, cette manière qu'il a eu de me laisser incapable de me défendre, avoue Kyoya, ayant l'air à la fois agacé et triste. Je me suis à nouveau senti…vulnérable.

-Je me doute, Kyoya. Qu'est-ce que…qu'est-ce que je peux faire pour que tu ailles mieux ?

-M'expliquer pourquoi tu te coltines des conseillers que tu détestes alors que tu peux les dégager quand tu veux, ça me changera les idées.

-Pff, les joies de la politique et de la gestion d'un empire… Quand ça concerne mes devoirs et tout ce qui nous concerne toi et moi, ils sont insupportables, mais question géopolitique et gestion d'empire, je suis bien obligé d'avouer qu'ils assurent. Sans eux, je ne serai pas capable d'aussi bien m'en sortir avec la gestion de Drächme. Je suis…encore très jeune après tout.

-Je suis sûr que dans quelques années, quand tu te seras habitué à tous ces trucs auxquels je ne comprends rien, tu n'auras plus besoin d'eux et tu pourras refaire ton conseil comme tu l'entends.

-Sûrement, mais en attendant je suis coincé avec cette bande de conseillers qui ont tous le double de mon âge et un balai dans le cul. Passionnant !

-Tsubasa doit se sentir un peu seul dans ce conseil, non ?

-Je ne crois pas, il s'en fiche un peu. Ce qui est important pour lui, c'est de bien faire son travail, et de ce côté-là il n'a pas à s'en faire.

-Vous vous connaissez depuis longtemps Tsubasa…et toi ?

-Depuis toujours ! Nos parents sont devenus amis bien avant notre naissance, quand les parents de Tsubasa ont déménagé d'Aquil pour venir ici.

-A…Aquil ? C'est quoi Aquil ? On ne dirait pas le nom d'une ville de l'empire…

-Aquil c'est un royaume voisin, au sud de l'empire. D'après les parents de Tsubasa, c'est un royaume composé majoritairement de forêts et de reliefs montagneux plus ou moins impressionnants mais surtout prédisposés à la présence de grottes et de grands oiseaux appréciant les reliefs escarpés.

-Je ne vois vraiment pas où c'est…

-Mmmh… Si on monte jusqu'à l'observatoire, je pense pouvoir te montrer la direction. Tu pourras même voir les reliefs montagneux si c'est assez dégagé.

Kyoya n'a même pas le temps d'émettre une potentielle objection, son compagnon lui a déjà pris la main et l'entraine vers une partie du palais qu'une nouvelle fois, le vert ne connait pas. Les deux jeunes hommes montent un nombre plutôt conséquent de marches, et ils arrivent à l'observatoire après une montée qui aura été plus longue que ce que Kyoya pensait.

La salle de l'observatoire est grande, très grande. À ce stade-là, il ne serait pas malvenu de dire qu'elle est immense. La pièce est en forme de dôme, un dôme que l'on peut apercevoir de l'extérieur, et sur les murs sont tapissés des cartes des étoiles. Beaucoup de cartes des étoiles. Kyoya n'en est pas sûr, mais il semblerait que toutes les cartes datent d'une époque différente, ce qui doit sans doute permettre aux astronomes de se faciliter la vie pour répertorier les étoiles. Mais à cette heure-ci, visiblement les astronomes ne sont pas là. La salle est vide, et les pas de Kyoya et Ryuga résonnent dans toute la pièce. L'empereur guide son compagnon vers une porte qui semble faite de ferraille et qui mène sur la corniche autour du dôme. On ne dirait pas, mais là Ryuga n'est vraiment pas ravi de devoir monter sur cette corniche. On arrive bientôt à la fin du mois de décembre, les températures sont clairement très froides et monter en altitude ne va rien arranger à ça, au contraire ça empire les choses. Quand le jeune souverain pousse la porte en ferraille, celle-ci s'ouvre dans un grincement qui ressemble presque à une plainte et un courant d'air glacé s'engouffre dans l'observatoire, faisant frissonner de la tête aux pieds Ryuga et Kyoya. Le souverain regrette déjà d'avoir eu envie de montrer le royaume d'Aquil à Kyoya alors qu'on est en plein hiver… Il n'aurait pas pu tout simplement attendre le retour des beaux jours ? Ce n'est pas comme si le royaume allait disparaitre du jour au lendemain. Mais bon, ça il fallait y réfléchir avant, maintenant il ne peut plus reculer. Les deux amants sortent sur la corniche, refermant la porte derrière eux pour que la neige ne rentre pas trop à l'intérieur, et Ryuga se dépêche de prendre la main de son oméga.

-Fais attention où tu mets les pieds, il doit y avoir des plaques de verglas sous la couche de neige, prévient l'empereur en guidant son amant vers la barrière au bord de la corniche.

-J'essaie, j'essaie, répond Kyoya en mesurant chacun de ses pas, serrant la main chaude de son compagnon dans la sienne.

Oui, Ryuga a beau avoir très froid, ses mains sont chaudes. Ça prouve qu'il a une bonne circulation sanguine. Une fois la barrière atteinte, le jeune souverain fait passer Kyoya devant lui pour le prendre dans ses bras, son torse contre le dos de l'oméga, et scrute l'horizon à la recherche du massif montagneux d'Aquil. D'après les parents de son conseiller principal et ami d'enfance, ce massif montagneux qu'on peut apercevoir d'ici n'est en fait que le début d'une chaine de montagnes appelée la Chaine des Aigles. Ce n'est pas vraiment étonnant qu'elle porte ce nom, la hauteur et les reliefs escarpés attirent les oiseaux de la famille des aigles qui y font leur nid. Malheureusement, aujourd'hui les nuages sont trop épais, probablement lourds de flocons de neiges, et Ryuga n'arrive pas à apercevoir ne serait-ce qu'un bout du massif rocheux.

-Le temps est trop couvert aujourd'hui pour voir les montagnes, mais le royaume d'Aquil est par-là, dit l'alpha en pointant son doigt droit devant lui.

-Ah oui, c'est complètement à l'opposé de Fängnis, constate Kyoya.

Effectivement, Fängnis est au nord de la capitale de Drächme, et plus simplement de tout l'empire, alors qu'Aquil est au sud. Ryuga raconte un peu à son amant comment est ce royaume d'après les récits des parents de Tsubasa, et Kyoya écoute attentivement. Des forêts épaisses de conifères, des forêts de feuillus comme à Fängnis, des massifs montagneux longeant tout l'océan et n'offrant donc pas à Aquil de beaux littoraux, et des lacs parfois très grands, souvent aux pieds des montagnes. Il semblerait qu'Aquil soit un très beau royaume.

-Il y a beaucoup de mines là-bas, pas étonnant avec autant de massifs montagneux, continue de raconter l'empereur en serrant Kyoya dans ses bras pour les réchauffer tous les deux. On a un accord commercial avec eux concernant les pierres et les métaux précieux. En fait, sans Aquil, la famille impériale de Drächme n'aurait pas de belles couronnes et tout ce qui va avec. Je crois que le royaume est un peu plus grand que le royaume de Fängnis, mais il faudrait que je vérifie sur une carte. En tout cas, aux dernières nouvelles, ce royaume se porte très bien depuis plusieurs décennies et est complètement pacifiste.

-Tu ferais un bon prof d'histoire, glousse Kyoya, qui apprécie entendre son amant lui raconter ce genre de choses qui lui permettent de s'évader un peu dans sa tête.

-Haha, moque-toi de moi, ricane Ryuga en retour. C'est pas de ma faute si j'ai bien appris mes cours.

-C'était pas méchant, c'était une constatation ! Se défend le vert en riant doucement, faisant bien se réchauffer le cœur de l'empereur. En tout cas, la vue est magnifique d'ici.

-Elle le sera encore plus au printemps. On verra des plaines verdoyantes à perte de vue, et les arbres de la cour seront en pleine floraison.

-Je te crois sur parole, Ryuga.

-Ah, quand je pense que c'est bientôt la fin de cette année et le début d'une nouvelle. Tout l'empire va faire la fête, sauf moi parce que je m'en fiche de changer d'année.

-Haha, et tu vas prendre quoi comme résolutions ? On est censés prendre des résolutions à la nouvelle année.

-D'habitude j'en prends jamais, mais maintenant que je t'ai toi, ma seule résolution ça va être de prendre soin de toi.

-Tais-toi, tu vas me faire rougir idiot…

-Je pense que tu dois déjà avoir les joues bien rougies par le froid.

Effectivement, les deux jeunes hommes ont les joues rouges à cause du froid. Ils ont intérêt à ne pas trop s'attarder sur la corniche de l'observatoire, sinon ils vont commencer à avoir les lèvres toutes bleues. Kyoya ne pense plus qu'à la nouvelle année maintenant. Nouvelle année, et nouvelle vie pour lui. Il devrait prendre quoi comme résolution ? Il n'en prend jamais habituellement, comme Ryuga. Bah, ce n'est pas grave. Il a encore plusieurs jours pour y réfléchir après tout.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! n_n

Kyoya : Enculé de Ziggurat… -_-

Ryuga : Et voilà qu'elle nous sort encore un nouveau royaume !

Moi : Yes ! Et si vous vous demandez, Aquil se prononce « Aqouile » ! X)

Chris : Non mais vraiment, d'où tu sors tous ces noms ?

Moi : Bah euh, j'invente en partant d'un mot qui existe ! Genre Aquil c'est juste dérivé d'aquila, le mot latin pour « aigle » ! XD

Kyoya : Finalement, t'as pas tout perdu de ton latin.

Moi : J'ai jamais appris ça en latin, c'est écrit sur le boulon d'Eagle ! XD

Kyoya : …Certes.

Moi : Bon, on ne va pas s'attarder, je suis d'anniversaire cet après-midi ! Laissez les reviews de l'amour, et à mardi pour du fun ! n_n

Kyoya : Salut.

Chris : Bye !

Ryuga : À mardi.

Moi : Allez, à la bouffe ! J'en peux plus moi, écrire ce chapitre m'a vidée de mes forces… x_x