Moi : Coucou tout le monde ! Voilà le dernier chapitre que je vous livre avant de partir en vacances ! n_n

Ryuga : Eh putain, quel chapitre ! S'il y en a qui ont réussi à deviner ce qui allait se passer, vous êtes officiellement devins.

Kyoya : Hein ?

Moi : Oui, ce chapitre est très important, mais il était clairement impossible de deviner qu'il allait se passer…ce qu'il se passe dans ce chapitre ! X)

Chris : Je suis hypé là !

Moi : Je te comprends Chris ! X)

Kyoya : Moi je m'inquiète…

Moi : Comme toujours Kyo ! Bon allez, ne perdons pas de temps, disclaimer ? ^^

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Ryu ! Bon chapitre tout le monde, j'ai adoré l'écrire donc j'espère que vous allez adorer le lire ! ^^


Réponse aux reviews :

Komachu : Ça fait du bien d'humilier ce bâtard de Julian ! u_u
Dessinatrice officielle des scènes marquantes de cette fic ! XD

Marius : J'ai beaucoup aimé écrire du point de vue de Ryuga, ça m'a changé ! ^^
Ce serait pas étonnant que Julian ait lâché quelques gouttes de pipi dans son caleçon, tellement il est trouillard ! XD
Oui, le père de Ryuga est super cool, et oui il s'appelle bien Ren ! ^^
P.S : (Moi : Kiddou ! Traffy ! Allez, faites vos valises ! Law : C'est déjà fait, Wonder-ya. Moi : Tu as emmené assez de livres ou tu veux qu'on aille t'en acheter d'autres ? Law : Non c'est bon. Moi : Okay ! Kiddou, toi t'es prêt ? n_n Kidd : J'essaie de ranger de quoi buter cette connasse de Maldeka dans ma valise ! Moi : Pauvre Maldeka X))

Jinwrite : C'est vrai que généralement, je n'épargne pas mes persos, mais j'aime bien aussi leur faire un passé plutôt tranquille ! Ça fait du bien à écrire ! X)
Oui, je sais que tout le monde attend de voir Ryuto ! XD
Tous ces compliments, c'est trop mignon ! ^w^


Quelques semaines après sa discussion avec Nile, Kyoya est de plus en plus perturbé. Parler de ses angoisses au sujet de cet héritier qu'il est censé donner à son amant l'a soulagé pendant quelques jours, mais en parler a aussi poussé Kyoya à y penser souvent, de plus en plus souvent. Cependant, comme il l'a dit à son ami aux cheveux bicolores, le vert n'a pas osé en parler à son compagnon quand celui-ci est revenu au déjeuner. Pourtant, Ryuga a posé beaucoup de questions. À travers le lien qui les unit, il a senti Kyoya se mettre en colère, puis il l'a senti angoissé et perdu, et ensuite détendu à nouveau. Mais le jeune empereur a eu beau poser des questions à son amant, inquiet pour lui, l'oméga est resté extrêmement vague et s'est contenté de répéter que ce n'était rien d'important et qu'il n'avait pas à s'inquiéter.

Les jours suivants, Kyoya est redevenu normal, alors Ryuga s'est dit qu'effectivement ce n'était rien d'important et qu'il s'était fait du souci pour rien, mais ça n'a pas duré. Au bout de plusieurs jours, l'angoisse est revenue chez Kyoya et son alpha l'a inévitablement ressentie. Mais une nouvelle fois, les questions du souverain, inquiet pour son compagnon, sont restées totalement sans réponses valables. Le vert s'est contenté de répéter inlassablement que ce n'était rien, qu'il était juste fatigué et que ça le mettait mal. Évidemment, Ryuga n'y a pas cru, sachant faire la différence entre un sentiment d'angoisse et un sentiment de mal-être provoqué par une grande fatigue, mais il n'a pas insisté. Insister ne servirait à rien, à part oppresser l'oméga et le mettre de plus en plus mal à l'aise. S'il y a quelque chose qu'il veut garder pour lui, c'est son choix. Malgré cela, le jeune souverain ne peut pas s'empêcher de s'inquiéter pour son compagnon. Kyoya dort mal, il a l'air en permanence préoccupé et il ressent de l'angoisse, et parfois de l'agacement, très souvent. Le seul moyen qu'il a trouvé pour se soulager, c'est d'être collé presque tout le temps à son alpha, se sentant apaisé par son odeur. Ryuga ne dit rien, il se contente de faire de son mieux pour apaiser son amant, mais il s'inquiète tellement. Il est certes capable de ressentir les émotions de Kyoya, mais il ne peut pas lire dans ses pensées pour deviner ce qui préoccupe le vert. Tout ce qu'il peut faire, c'est être là pour celui qu'il aime et attendre que ce dernier soit prêt à se confier, et il attendra aussi longtemps qu'il le faudra.

En cette matinée de janvier, Kyoya se retrouve pourtant seul avec ses angoisses et ses pensées, Ryuga étant à son habituelle réunion du conseil. Dehors, le temps n'est pas propice à une petite sortie qui permettrait de se rafraichir les idées. Il fait très froid, et la fin du mois de janvier approche, amenant avec elle de la neige et du vent, beaucoup de vent. En clair, c'est une mini tempête de neige qui se déchaine dehors. L'oméga est donc allongé sur le lit qu'il partage avec Ryuga, habillé assez chaudement malgré le fait que le feu qui crépite dans la cheminée réchauffe la pièce, fixant le plafond comme s'il pouvait y trouver des réponses ou un certain soulagement. C'est comme si son cerveau n'était pas capable de se concentrer sur autre chose que ces histoires de bébé. Et Kyoya a beau retourner le sujet dans tous les sens dans son crâne, il en arrive toujours à la même conclusion : oui, il aimerait bien avoir des enfants avec Ryuga, mais pas maintenant. Il n'est pas prêt pour ça. Alors pourquoi ça continue de le préoccuper autant ?! Pourquoi ça continue de tourbillonner dans sa tête ?! Pourquoi il ne se sent pas calmé ?! Il ne sait pas, et il n'y comprend rien…

Agacé et commençant à avoir mal à la tête à force de trop penser et trop réfléchir, Kyoya ferme les yeux, comme si ça pouvait l'empêcher de penser justement. Mais rien à faire, ça continue de tourbillonner dans son crâne, lui donnant la migraine. Pourquoi ? Pourquoi il n'arrive pas à se calmer ? Tout ce qu'il veut, c'est que ses angoisses et ses pensées se calment, qu'il puisse à nouveau être en paix. Il inquiète Ryuga en plus, et ça rend la situation d'autant plus insupportable. Oui, bien sûr que oui il devrait lui en parler, mais il n'y arrive pas. Il a…comme une espèce de blocage. Ryuga a déjà assez de problèmes de son côté, pas besoin d'en rajouter avec des espèces de crises existentielles débiles. Ouais… Ça c'est ce dont Kyoya tente de se convaincre, que ses angoisses ne sont que des crises existentielles qui vont lui passer. Cependant, il a bien du mal à se convaincre que ce n'est que ça…

Pendant plusieurs minutes, Kyoya reste comme allongé comme ça sur le lit des appartements impériaux, les yeux fermés, tournant comme pour essayer de fuir ce qu'il se passe dans sa tête. Ça l'épuise tout ça, il a tellement envie de dormir… Remarque, s'il s'endormait, au moins il pourrait fuir ses pensées.

-Kyoya ? L'appelle une douce voix féminine. Allez mon ange, rouvre les yeux.

Kyoya rouvre brusquement les yeux, perturbé par cette voix. Qui a bien pu entrer ici sans qu'il n'entende la porte s'ouvrir ? C'est la question que vous vous posez sans doute, mais ce n'est pas celle que Kyoya se pose. C'est la voix en elle-même qui perturbe le jeune homme. Elle lui semble…étrangement familière, et elle l'a appelé « mon ange ». Il n'y a…il n'y a qu'une seule personne qui pourrait l'appeler comme ça, mais c'est impossible que cette personne soit…là. Le vert se retourne pourtant dans la direction d'où est venue la voix, et il manque de s'étouffer en voyant la femme debout près de son lit, qui le regarde avec un sourire plein de tendresse et de douceur. Elle semble très jeune, à peine plus âgée que l'empereur, a de longs cheveux noirs un peu ondulés ramenés d'une manière élégante sur son épaule droite et des yeux d'un bleu qui rappelle l'océan qui borde les nombreux littoraux du royaume de Fängnis. Sa peau est pâle, mais avec une douce teinte rosée, et elle est vêtue d'une longue robe fluide bleu pastel. Elle ressemble à une fée, une nymphe, ou n'importe quelle créature légendaire dont la beauté est exceptionnelle…

-Bonjour mon Kyoya, dit la jeune femme, regardant Kyoya avec tendresse de ses yeux bleus.

Kyoya ne peut pas en croire ses propres yeux. Il reconnait cette femme…mais c'est impossible. Ça ne peut pas être…elle. Cette femme, c'est…c'est…

-M-Ma… Maman… ? Demande-t-il d'une toute petite voix, n'osant pas y croire lui-même.

Il n'y a pas de doute possible… Cette femme est sa mère, il la reconnait. Cependant, c'est complètement impossible qu'elle soit là devant ses yeux. Sa mère est morte il y a maintenant 16 ans, elle ne peut pas être là… Et pourtant, la jeune femme fait oui de la tête, souriant toujours avec cette incroyable douceur. Le vert se retrouve très décontenancé et vraiment perdu. C'est…C'est impossible. Soit il est en train de faire un rêve extrêmement lucide, soit il commence à avoir des hallucinations particulièrement réalistes, soit il voit des fantômes, et dans les deux derniers cas, il va devoir commencer à s'inquiéter pour sa santé mentale.

-C'est pas possible… souffle Kyoya en se rasseyant sur le lit avant de mettre son visage dans ses mains. Je suis en train de délirer là, je perds la tête…

-Non mon ange, tu ne perds pas la tête, répond sa mère en s'asseyant près de lui, le lit ne s'affaissant cependant pas sous elle.

-Mais…tu es morte… rétorque le vert d'une toute petite voix, ces mots lui faisant mal, sortant le visage de ses mains pour regarder l'apparition de sa mère. Tu ne peux pas être là…

-Je ne suis pas…physiquement là, mon grand, mais j'ai toujours été auprès de toi tu sais, dit la jeune femme. Je ne suis jamais vraiment partie. J'ai toujours été là.

Kyoya voit alors sa mère tendre sa main pour pointer sa poitrine, là où est son cœur. En voyant cette main s'approcher de lui, le vert sent un pincement affreux lui tordre justement le cœur et, dans une espèce de réflexe, essaie de prendre la main de sa mère. Ses doigts traversent la peau et la chair comme s'ils avaient traversé de la fumée, de la fumée froide. Alors…c'est vraiment un fantôme qu'il a face à lui…

-Maman… Maman, ça a été tellement difficile sans toi… dit Kyoya, sentant ses yeux commencer à piquer.

-Je sais mon ange, j'en suis désolée… soupire sa mère, passant sa main sur le dos de son fils aîné. Kyoya sent la présence de la main de son dos, c'est froid…mais bizarrement réconfortant.

-Si tu ne m'as jamais quitté…tu sais ce qu'il m'est arrivé à cause de papa, hein ? Demande le jeune homme, insistant d'un ton acerbe sur le « papa », commençant à sentir les larmes monter fortement dans ses yeux.

-Oui… répond tristement la jeune femme, regardant vers l'épaule gauche de Kyoya, son épaule marquée au fer rouge. Si tu savais à quel point ça me fait mal de penser à ce que ton père t'a fait… Il n'a pas toujours été comme ça, tu sais.

-Tu veux dire qu'il n'a pas toujours haï les omégas mâles au point de scarifier à vie son fils, qui en est un, puis de le jeter dehors ?

-Bien sûr que non… Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, on dirait qu'il a perdu la tête après…ma mort.

-Perdu la tête, ça c'est pas peu dire…

-Kyoya… Mon ange, je suis tellement désolée de tout ce qui est arrivé… J'ai essayé de me battre, mais mon corps n'a pas voulu suivre… Ton frère… Je sais que Kakeru a culpabilisé, qu'il lui est arrivé de se dire que j'étais morte par sa faute… J'aurais tellement voulu pouvoir le réconforter en le prenant dans mes bras, lui dire qu'il n'y était pour rien… Tu sais, ton frère et toi, vous êtes les plus belles choses qu'il me soit arrivé. Mon seul regret, c'est de ne pas avoir pu vous prendre dans mes bras à chaque fois que vous étiez malheureux et que vous aviez besoin de votre maman…

La mère de Kyoya laisse une larme rouler sur sa joue, larme qui s'évanouit très vite, tandis qu'en face d'elle, Kyoya ne cherche même pas à retenir les larmes qui inondent ses joues. Ça faisait un moment qu'il n'avait plus pleuré, mais cette fois ce sont des larmes…qui lui font du bien. Le vert ne saurait pas l'expliquer, mais c'est comme si toute sa tristesse et sa peine d'avoir perdu sa mère partaient avec ses larmes. Après un petit moment à laisser libre cours à ses émotions, Kyoya essuie ses larmes du revers de ses manches et reconcentre son attention sur sa mère.

-Alors maman, pourquoi tu es là au fait ? Demande le vert, reniflant un peu à cause des larmes qu'il a versées.

-Tu le sais bien, mon ange, répond sa mère avec un petit sourire. Tu t'angoisses depuis des semaines à propos de ce bébé qu'on veut absolument que tu aies, mais tu n'en parles pas à ton compagnon, et ça commence à détériorer un peu votre relation. Tu ne sais plus quoi faire, et tu as besoin qu'on t'aide.

-J'irais pas jusque-là, mais je sais que Ryuga se fait un sang d'encre par ma faute, et il a franchement pas besoin de ça… soupire Kyoya. Maman, je ne comprends pas ce que j'ai… J'ai déjà parlé de mes angoisses à un ami, et ça m'a fait du bien, mais seulement pendant un moment… Je suis arrivé à une conclusion grâce à ma discussion avec cet ami, mais mes angoisses ne veulent pas me lâcher. Je ne sais plus quoi faire…

-Kyoya, je pense tout simplement que tes angoisses, tes questionnements, tes réflexions et tes pensées au sujet de ce bébé ne veulent pas disparaitre parce qu'en réalité, la conclusion à laquelle tu es arrivée ne te satisfait pas au plus profond de toi, suggère la mère de l'oméga.

-Non mais… Comment c'est possible un truc pareil ?

-Je pense que tu es arrivé à une conclusion qui te contente, enfin qui répond à tes questions en tout cas, et du coup tu n'as pas cherché plus loin. Mais ce n'est pas parce que tu es arrivé à une conclusion…que cette conclusion est la bonne, celle qui te contentera vraiment. Tu dois creuser encore la question. À quelle conclusion tu es arrivé d'ailleurs ?

Kyoya regarde vers le feu qui crépite toujours paisiblement dans la cheminée et entend le craquement des bûches qui sont en train de se consumer, puis pousse un petit soupir.

-J'en suis arrivé à la conclusion que oui, j'ai envie d'avoir des enfants avec Ryuga, mais pas maintenant, répond le jeune homme en se passant une main dans les cheveux. Je suis pas prêt pour ça…

-Je vois. Mais mon ange… Tu n'es pas prêt ou tu ne te sens pas prêt ? Lui demande sa mère.

L'oméga ouvre la bouche pour répondre, par réflexe, mais la referme très vite en fronçant les sourcils. Il ne comprend pas trop le sens de la question… C'est…c'est la même chose non ? Il n'y a pas de différence, si ? Là, le jeune homme est perdu…

-Je…je comprends pas ce que tu me demandes maman, dit Kyoya, regardant sa mère avec un air perdu. C'est la même chose, je vois pas de différence…

-Bien sûr que si mon ange, il y a une grosse différence entre ne pas être prêt et ne pas se sentir prêt, rétorque l'apparition de la jeune femme. Quand on dit qu'on n'est pas prêt pour quelque chose, on est censé avoir beaucoup réfléchi à la question, ou alors on estime qu'on n'est pas prêt à cause de facteurs extérieurs. Toi, pourquoi tu dis que tu n'es pas prêt ?

-Maman, j'ai que 18 ans ! Réplique le vert comme si cette réponse était l'évidence même. J'suis trop jeune pour avoir un gosse ! 'Fin, c'est évident quand même !

-Non, pas du tout, répond sa mère avec un sourire réconfortant. Kyoya, ce n'est pas l'âge qui entre en compte quand on pense à avoir un enfant, c'est la maturité, et ce sont deux choses bien différentes. On peut très bien avoir la maturité nécessaire à 18 ans, alors que certains ne l'ont toujours pas bien qu'ils approchent de la trentaine. Tu n'as peut-être que 18 ans Kyoya, mais tu es loin d'avoir la maturité d'un jeune homme de 18 ans. Tu es bien plus mature que la plupart des gens de ton âge.

-C'est vrai que dit comme ça…

Effectivement, Kyoya commence à se rendre compte qu'il avait décrété ne pas être prêt parce qu'il pensait ne pas l'être aux yeux des autres, et pas parce qu'il ne se sentait réellement pas prêt. Voilà qu'il est de nouveau perdu maintenant… Son cerveau commence à grouiller de nouvelles questions, il va vraiment finir par attraper des maux de crâne à force…

-Alors mon grand, je vais te reposer la question à laquelle tu n'as pas répondu, dit la mère de l'oméga en effleurant la joue de son fils, le faisant frissonner car il sent la présence à la froide et réconfortante. Tu n'es pas prêt à avoir un enfant, ou tu ne te sens pas prêt à avoir un enfant ?

-J-Je…je sais pas maman, je sais plus… répond Kyoya, l'air de plus en plus largué, se mettant le visage dans ses mains. Maman, j'suis perdu…

-Je vois ça mon ange, je vois ça, glousse doucement sa mère, essayant de lui remonter le moral et de le réconforter. Je vais essayer de t'aider à y voir plus clair.

-C'est gentil, mais je vois pas trop comment tu peux m'aider à savoir si je me sens prêt ou pas à avoir un gosse, marmonne le vert, agacé de ne pas arriver à y voir clair.

-Ne sois pas si pessimiste Kyoya. Concentre-toi sur ce que te dit ton cœur, pas ta raison. Tu sais le faire, je le sais. Tu le fais beaucoup depuis que tu es avec Ryuga.

Kyoya soupire une nouvelle fois, mais il décide d'essayer de faire ce que sa mère lui conseille. Il doit y réfléchir… Est-ce qu'il se sent prêt à avoir un enfant avec son alpha à son âge ? Bizarrement, la réponse lui apparait très rapidement et très facilement : oui. Oui, il se sent prêt pour ça, et non il ne se trouve pas trop jeune. Il s'en fiche de son âge. Et puis, rien que d'imaginer à quoi pourrait ressembler le bébé qu'il aura avec Ryuga, il se sent encore plus sûr de son choix. La réponse est tellement claire et est venue tellement vite que Kyoya ne peut pas s'empêcher de rougir comme une pivoine. C'était…c'était si simple que ça ? Des semaines de migraine résolues en à peine dix secondes ? C'est pas croyable… Mais…mais est-ce que ce n'est pas aller trop vite ? Ça ne fait que deux mois, bientôt trois, qu'il est avec Ryuga, et à peine un seul qu'il est marqué. Tout va trop vite…non ?

-Mon grand, ça va ? Demande la mère du vert avec un petit sourire, voyant son fils devenir de plus en plus rouge.

-Oui oui… répond Kyoya en se raclant la gorge, gêné de se mettre dans un état pareil devant sa mère. C'est juste que…

-Tu as réussi à trouver une réponse, pas vrai ? Le coupe sa mère, souriant avec tendresse pour encourager son fils à parler. Alors ?

-Alors oui, je me sens prêt… marmonne le jeune homme, rougissant à nouveau énormément. Mais maman… Est-ce que je vais pas trop vite là ? Je suis avec Ryuga depuis à peine quelques mois…

-Tu as l'impression d'aller trop vite ou alors tu as peur que les autres trouvent que vous allez trop vite ?

-Je… Non, tu as raison, en fait j'ai peur du regard des autres… Je pensais pas m'en soucier autant, je pensais que j'étais au-dessus de tout ça, mais on dirait que je me suis trompé.

-Ce n'est pas grave mon grand, c'est compréhensible vu tout ce que tu as vécu. Tu sais, je peux comprendre que tu aies quand même peur d'aller trop vite, mais je pense que tu n'as pas de souci à te faire. Si tu sais ce que tu veux, que tu en es vraiment sûr, alors ce n'est pas une question d'aller trop vite ou trop lentement. Tu vas au rythme que tu veux, tant que tu fais les choses quand tu le veux vraiment. Et puis, quand on trouve LA bonne personne, on se sent pousser des ailes, c'est normal.

-C'est vrai. Haha, ça me rappelle…des amis à moi que j'ai connu ici.

-Je vois de qui tu parles. Tu parles du botaniste et du maître d'armes, pas vrai ?

-Oui, Chris et Dynamis. Ils ont été vite aussi dans leur relation, parce qu'eux deux…c'était évident pour eux. Et Ryuga et moi…pour moi c'est une évidence aussi, et je sais qu'il pense comme moi. Maman… Merci de m'avoir aidé à mettre de l'ordre dans ma tête.

-Je t'en prie mon ange, c'est mon rôle de maman.

-N'empêche… Maman, tu penses que…que je saurai me débrouiller avec un bébé… ?

-Bien sûr Kyoya, ça s'apprend tout ça. Et puis…tu ne vas pas te retrouver tout seul, tu le sais. D'ailleurs, tu n'as plus qu'une chose à faire maintenant que tout est clair dans ta tête.

-Je sais, je dois parler de tout ça à Ryuga. Je me demande vraiment comment il va réagir… Il doit s'attendre à tout sauf à ce que je lui parle de ça.

-Tu verras bien mon ange. Si ça se trouve, lui aussi ça le travaille depuis quelques temps, mais il n'a pas osé t'en parler de peur de te mettre encore plus de pression sur les épaules.

-Ça ne m'étonnerait pas franchement.

-Bien, je vais pouvoir te laisser maintenant. Tu as l'air très fatigué, tu devrais te reposer en attendant le déjeuner.

La mère de Kyoya sourit et s'avance pour embrasser son fils sur le front. Kyoya sent la fraicheur caractéristique de la présence de sa mère, mais cette fois il a carrément cru sentir la douceur de ses lèvres sur son front. Il ne peut pas la laisser partir maintenant, il a une question à lui poser, une question qui le taraude depuis des années et des années, et il n'y a qu'elle qui puisse y répondre.

-Maman, attends s'il te plait ! S'exclame l'oméga, ayant peur que sa mère parte d'un moment à l'autre.

-Quoi mon grand ? Lui demande sa mère, souriant avec toute sa tendresse.

-J'ai une question à te poser, une question un peu bizarre… répond Kyoya, se grattant la nuque car un peu gêné.

-Eh bien vas-y, pose-la moi, l'encourage sa mère, toujours aussi souriante.

-En fait… Depuis que je suis tout petit, il y a une phrase qui traine dans ma mémoire et…et je ne sais pas si c'est quelque chose que tu m'as vraiment dit et dont j'arrive à me souvenir par je-ne-sais-quelle magie, ou simplement une invention de mon cerveau…

-Quelle phrase, mon ange ?

-Hum… Quelque chose comme : « Mon adorable petit Kyoya… Je suis sûre que tu deviendras un beau jeune homme, aussi fort et fier qu'un lion. ».

À l'entente de la phrase, la jeune femme semble surprise, mais elle sourit avec une grande tendresse puis finit carrément par glousser doucement, amusée.

-Oui mon ange, je t'ai vraiment dit ça, dit la mère de Kyoya, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. J'ai dit ça le jour de ton premier anniversaire, et je ne m'étais pas trompée dans ma prédiction. Je suis tellement fière de toi, mon grand garçon.

-Merci maman, répond le vert en rougissant légèrement.

-S'il te plait mon grand, tu peux me rendre un petit service ?

-Euh, oui. Quoi comme service ?

-Quand tu retrouveras ton petit frère… S'il te plait, dis-lui que maman l'aime et qu'elle veille toujours sur lui.

-Promis, maman.

-Merci mon grand. Allez, couche-toi maintenant, tu n'arrêtes pas de bailler.

-Ouais, j'ai pas très bien dormi dernièrement à cause de mes angoisses et tout ça…

-Raison de plus pour que tu te couches mon ange, allez. Ne t'en fais pas, je vais rester à côté de toi jusqu'à ce que tu t'endormes, comme quand tu étais petit.

Kyoya est tellement fatigué qu'il n'a pas la tête à répondre à sa mère. Le jeune homme se contente de s'allonger sur les fourrures du lit qu'il partage avec l'empereur et ferme les yeux, sentant déjà le sommeil s'emparer de lui. Près de lui, le spectre de sa mère commence à chantonner une berceuse, exactement la même berceuse qu'elle chantait à Kyoya quand il était bébé, et regarde son fils s'endormir paisiblement. Elle n'est peut-être plus de ce monde, mais elle sera toujours là pour veiller sur ses enfants. C'est ça d'être une mère.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Après la magie, les fantômes ! J'adore écrire du fantastique putain ! XD

Kyoya : …T'es vraiment sérieuse là ?

Moi : Quoi ?

Kyoya : JE SENS ARRIVER QUELQUE CHOSE QUI NE ME PLAIT PAS ! è_é

Moi : Quoi, un bébé ? X)

Chris : *se marre*

Ryuga : -_-'

Kyoya : Je te hais Wonder, je te hais tellement.

Moi : Je sais Kyo, moi aussi je t'aime *3*

Kyoya : …

Moi : Au fait, on a passé les 2 500 vues sur cette fic, je suis trop contente ! \^^/

Kyoya : Que quelqu'un ait pitié de moi et abrège mes souffrances, je vous en supplie…

Ryuga : Kyo, tu dis ça à chaque fois…

Kyoya : PARCE QUE J'AI ENVIE DE MOURIR !

Moi : Hors de question Kyo, je dois encore te torturer dans d'autres fics, mwhahaha !

Kyoya : Chienne de vie…

Chris : *mort de rire*

Moi : Laissez les reviews de l'amour tout le monde, et on se revoit…dimanche dans deux semaines normalement ! Donc à dans deux semaines tout le monde ! n_n

Chris : À dans deux semaines ! n_n

Ryuga : Salut.

Kyoya : Ouais, salut…

Moi : Allez, hop hop hop, faites vos valises les enfants ! Et pour 10 jours dans un endroit où il fait très chaud, emmenez des trucs légers ! XD

Chris : Okay ! ^^

Ryuga et Kyoya : Ouais ouais…

Moi : Héhé, ils sont pas contents que je les embarque ! X)