Moi : Salut les gens ! JE SUIS REVIENDUE, OUIIIII ! TTvTT

Chris : Putain, on a fondu là-bas…

Ryuga : Moi j'étais bien.

Chris : La prochaine fois, si tu pouvais éviter de te balader torse nu à longueur de temps pour ne pas faire complexer les autres, ce serait sympa… -_-

Ryuga : *ricane*

Kyoya : C'était si bien les vacances… 10 jours sans chapitre, sans torture…

Moi : Oui, mais c'est fini ! Me revoilà avec un chapitre tout frais, et putain ça fait du bien ! °^°

Kyoya : Fais chier…

Moi : Allez, hop hop hop, on perd pas de temps ! Disclaimer ? n_n

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci ! Allez vite, fais péter le chapitre ! Il est trop bien ! *^*

Kyoya : Ryu… Tu l'as lu ?

Ryuga : Oui… Tu veux un café ?

Kyoya : Oh putain, ça veut dire que je vais pas l'aimer…

Moi : Héhé X)


Réponse aux reviews :

Komachu : Moi aussi j'ai eu envie de pleurer à l'écriture ! Je suis trop sensible, LOL ! XD

Marius : Les feels, c'est toujours super à écrire ! n_n
La magie, les fantômes… C'est classique dans la Fantasy ! ^^
Eh bah la voilà la discussion ! J'espère que tu vas aimer !
P.S : (Moi : Home sweet home ! n_n Law : Eustass-ya, je sais que tu es très en colère parce que tu n'as pas réussi à avoir Maldeka pendant les vacances, mais ne casse rien chez Wonder-ya. Kidd : è_é Moi : T'inquiète pas, ça va aller Kiddou, ça va aller… ^^')

Jinwrite : Il y a certaines de tes questions dont la réponse est dans le chapitre d'aujourd'hui, et une à laquelle je peux répondre dès maintenant ! Oui, seul Kyoya pouvait voir sa mère. Si Ryuga avait débarqué pendant que Kyoya parlait avec sa mère, il ne l'aurait pas vue mais il aurait senti une espèce de présence.
What, mais pourquoi Kakeru s'engagerait dans l'armée de Drächme ? Il est de Fängnis, et Fängnis a évidemment une armée aussi, ça n'aurait pas de sens ! XD


Alors que l'heure du déjeuner approche, Ryuga a quitté sa réunion et marche à grands pas vers ses appartements. Cette réunion aura été une vraie torture, mais pas à cause de ses conseillers pour une fois. Enfin, ils n'ont pas aidé, mais l'empereur s'est retrouvé dans une position inconfortable à cause du lien qui l'unit à Kyoya. Il a ressenti son angoisse et sa détresse, mais ça il s'y était presque habitué depuis quelques jours. Ce qui l'a vraiment mis mal, c'est quand il a ressenti la tristesse et le chagrin de Kyoya, au moment où le vert a vu l'apparition de sa mère. Le jeune souverain a ressenti une tristesse tellement intense qu'il s'est retrouvé à avoir envie de pleurer en plein milieu de sa réunion, sans aucune raison aux yeux des autres.

-Votre Majesté, tout va bien ? Lui avait alors demandé Tsubasa, ayant remarqué l'humidité des yeux de son souverain.

-Oui… Oui oui, tout va bien, avait-il répondu, s'essuyant un peu les yeux. Ce…n'est pas moi qui suis triste…

-Oh, je vois… avait soupiré l'argenté, comprenant alors que c'était Kyoya qui était triste et que l'empereur le ressentait.

Ryuga a ensuite fait signe à son conseiller principal de continuer et de ne pas faire attention à lui, ce que Tsubasa a fait, mais il a bien entendu ses conseillers marmonner que « l'oméga », comme ils semblent visiblement ignorer que celui-ci a un prénom, était sacrément emmerdant à distraire le souverain tout le temps même sans être à ses côtés. Ça n'avait fait que rajouter au mal-être actuel du jeune empereur et à son envie de terminer la réunion au plus vite.

Et maintenant il en est là, à pratiquement courir dans les couloirs pour remonter dans ses appartements et retrouver son compagnon, bien décidé à ne pas le lâcher cette fois et à lui faire avouer ce qui ne va pas. Il s'en fait bien trop, ça le tue de ne pas savoir ce qui angoisse Kyoya et le rend malheureux. Ça ne peut pas continuer comme ça. L'empereur ne peut pas laisser son amant souffrir comme ça, tous les deux ça les détruit. Il va pousser le vert à lui dire ce qui le ronge, en essayant de ne pas le mettre mal à l'aise. Il faut qu'il parle, il faut qu'il lui dise ce qui ne va pas, sinon Ryuga va en devenir vraiment fou d'inquiétude.

Arrivé devant la porte de ses appartements, le jeune alpha rentre précipitamment, appelant Kyoya. Il est assez surpris de le trouver endormi sur leur lit, un air paisible sur les traits de son visage. Ryuga avait bien senti Kyoya apaisé après avoir ressenti son incroyable tristesse, mais il était tellement concentré sur son chagrin qu'il avait oublié ce détail. Il n'empêche qu'ils doivent parler tous les deux, Ryuga doit vraiment savoir ce qui ne va pas avec son oméga depuis plusieurs semaines. Il n'en peut plus de ressentir son angoisse et sa souffrance tous les jours, il a l'impression de ne rien pouvoir y faire et d'être impuissant. Merde, il est son alpha mais surtout son compagnon, il DOIT l'aider quand ça ne va pas, le protéger, le rendre heureux ! Il faut vraiment que le souverain sache, il le faut vraiment…

S'asseyant près de son petit-ami, Ryuga éprouve quand même des scrupules à le réveiller pour le faire parler. Ne devrait-il pas le laisser dormir, lui qui dort si mal depuis des jours et des jours ? Oui, il devrait faire ça. Il va simplement attendre tranquillement que son oméga sorte du sommeil, et après ils parleront et mangeront. Ce sera mieux comme ça. Le jeune empereur se pose donc tranquillement à côté de son compagnon endormi et se contente de le regarder dormir en attendant son réveil, souriant en observant l'expression paisible sur son visage. Le jeune homme est bien mieux comme ça qu'avec son air fatigué et angoissé. Ryuga n'a pas à attendre très longtemps cependant, Kyoya sort de son sommeil à peine quelques minutes après que son compagnon soit arrivé, assez reposé ou alors sentant la présence de son amant près de lui. Doucement, l'oméga ouvre ses yeux bleus, ses paupières papillonnant un peu, et lève son regard vers son compagnon, assis près de lui.

-Ryuga… ? S'étonne le vert. Tu es là depuis longtemps ?

-Non, je suis arrivé il y a seulement quelques minutes, répond le souverain en souriant.

Se redressant pour s'assoir sur le lit à côté de son amant, Kyoya ne peut s'empêcher de regarder autour de lui, à la recherche de sa mère, mais elle n'est plus là. Elle avait dit qu'elle resterait jusqu'à ce qu'il s'endorme, elle a fait exactement ce qu'elle avait dit, mais Kyoya n'est pas triste. Il sait maintenant que sa mère est toujours auprès de lui, qu'elle veille sur lui. Ça lui suffit. Ryuga ne comprend pas vraiment pourquoi le vert regarde comme ça autour de lui avec un petit sourire, mais il sent son apaisement et ça lui fait du bien. Si l'oméga est dans cet état d'esprit, peut-être qu'il arrivera à le faire parler de ce qui le préoccupe depuis presque un mois sans trop de difficultés.

-Kyoya, il faut qu'on parle s'il te plait… commence l'alpha après un moment d'hésitation, ayant peur de plomber l'ambiance rien qu'avec cette phrase.

-Je sais Ryuga, j'allais dire la même chose, répond le vert avec un petit sourire, rougissant légèrement.

Ryuga est vraiment surpris du brusque changement de comportement de son compagnon. Lui qui était si renfermé depuis bien des jours, ne lui donnant que des réponses vagues quand il lui demandait ce qui n'allait pas, il semble maintenant prêt à parler autant qu'il le faudra. Le blanc ignore totalement la raison de ce changement, mais il est rassuré. Kyoya semble aller mieux, et il semble aussi prêt à se confier. C'est tout ce que le souverain voulait.

-Kyoya, mon amour, qu'est-ce que tu avais ces derniers temps ? Demande le jeune empereur, effleurant de ses doigts la joue de son amant. Et qu'est-ce qu'il s'est passé tout à l'heure ? Je t'ai senti…tellement triste.

-Hum… Par où commencer ? Si j'étais mal ces dernières semaines, c'est parce que…parce que quelque chose me préoccupait sans que je sache pourquoi, et ça m'énervait, ça me stressait, bref, ça m'a mis dans l'état dans lequel tu m'as vu, explique Kyoya, se grattant la nuque. J'suis vraiment désolé d'avoir été si…distant et fermé, c'est juste que ça m'obsédait, et je comprenais pas pourquoi, et je ne voulais pas t'en parler parce que tu as déjà plein de trucs à gérer de ton côté et t'avais pas besoin que j'en rajoute avec mes…problèmes existentiels.

-Mais je…

-Oui, je sais, tu aurais voulu que je t'en parle pour m'aider et tu peux gérer tes problèmes. Maintenant, j'ai compris ça. Il n'y avait pas que ça qui m'empêchait de te parler. J'étais…trop gêné.

-Gêné ?

-Oui… Tu vois, ce qui me préoccupe depuis des semaines et des semaines…c'est cette histoire d'héritier qu'on a pas arrêté de me rappeler.

Ryuga soupire, pas si étonné que ça. À force de se faire harceler avec ça, lui aussi il pense très souvent en ce moment, donc ça ne l'étonne pas tant que ça que ça ait fini par perturber son oméga. Tout ça à cause de ses enfoirés de conseillers. Dès qu'il n'aura plus besoin d'eux, il va les dégager avec un grand coup de pied au cul et ça fera du bien à tout le monde.

-Je vois… Je comprends Kyoya tu sais, moi aussi ça m'a travaillé récemment, dit l'empereur en passant une main dans ses cheveux blancs méchés de rouge. Visiblement, ça t'a plus affecté que moi… Je suis désolé Kyoya, j'aurais dû…

-Arrête de dire ça, le coupe le vert, l'air très sérieux. Arrête de t'excuser tout le temps et arrête de dire que tu aurais dû faire ceci ou cela ! Tu peux pas TOUT gérer, t'es peut-être le souverain d'un empire immense et qui devient de plus en plus influant de jour en jour, mais tu n'es qu'un être humain comme les autres.

-Je sais, mais je peux pas m'en empêcher, réplique Ryuga, souriant légèrement. J'ai envie de te protéger de tout, que tu sois tout le temps heureux, mais c'est…pas vraiment possible.

-Tu veux dire que je vais être obligé de m'habituer à ce que tu sois comme ça alors que ça m'énerve parce que j'ai l'impression que tu me considères en sucre ? Ricane l'oméga, voulant détendre un peu l'atmosphère.

-Haha, j'ai bien peur que oui.

-Mmh, en même temps, il fallait bien que tu aies quelques défauts, sinon tu aurais été beaucoup trop parfait pour que ce soit vrai.

La réflexion du jeune homme fait glousser son amant et le jeune souverain ne peut s'empêcher de se pencher en avant pour embrasser tendrement son oméga. Il a la sensation que les semaines précédentes qui ont été si compliquées ne sont plus qu'un lointain mauvais souvenir. Mais il a encore une question à laquelle Kyoya doit répondre…

-Kyoya… Et pour tout à l'heure ? Quand je t'ai senti si triste ? Demande le souverain, prenant une main de Kyoya dans la sienne.

-Si je te le dis, tu ne me croiras jamais, soupire le vert, ayant soudainement l'air hésitant et gêné. Et si tu me crois malgré tout, tu vas te dire que j'ai perdu la tête ou un truc du style…

-Je te croirai toujours Kyoya, je ne douterai jamais de ta parole, rétorque Ryuga, serrant la main de son amant qu'il tient toujours. Et je ne risque pas de croire que tu es devenu fou du jour au lendemain.

-Même si je te dis que j'ai vu le fantôme de ma mère ? Ricane un peu amèrement Kyoya, persuadé que son petit-ami va se poser des questions sur l'état de sa santé mentale.

La réaction de Ryuga n'est pas celle que son petit-ami attendait. Le jeune empereur laisse échapper un petit hoquet de surprise et semble…touché, ses yeux se perdant dans le vide comme s'il était en train de se laisser envahir par des pensées, des réflexions lointaines.

-Ryuga ? S'inquiète l'oméga. Ça va ?

-Oui oui, c'est juste… Haha, et moi qui croyais que le chagrin m'avait fait perdre un peu la tête, je commence à croire de nouveau que je n'avais pas imaginé…ça, répond le blanc avec un petit sourire à la fois soulagé et gêné.

-De quoi tu parles… ?

-Tu vois… Les fantômes, moi j'y crois. J'veux dire, notre monde est bercé par la magie, et on ne sait pas vraiment l'expliquer, alors pourquoi les fantômes et les esprits ne pourraient pas exister ? Et puis…j'ai déjà vécu des choses un peu inexplicables.

-Tu parles de cette sensation de sentir tes parents auprès de toi quand tu vas sur leurs tombes ?

-Il y a ça, oui, mais…il y a autre chose. Je n'en ai jamais parlé à personne, même pas à Tsubasa, parce que j'étais persuadé qu'il me répondrait que c'était juste la tristesse et le chagrin qui me donnaient des espèces d'hallucinations. Après la mort de ma mère, et celle de mon père un mois plus tard, je n'arrivais plus à trouver le sommeil. Sans exagérer, je devais dormir à peine 3-4H par nuit, et je m'endormais seulement d'épuisement… Mais une nuit…je suis persuadé d'avoir entendu la voix de ma mère près de moi… Elle m'avait dit que ça irait, qu'elle serait toujours près de moi. Et puis j'ai senti…quelque chose sur mon épaule, comme une main qui aurait essayé de me caresser l'épaule pour me réconforter. C'était étrange comme sensation, c'était froid mais réconfortant… Après, j'ai mieux dormi. Je crois que même si je voulais me persuader que j'avais déliré, inconsciemment ça m'a apporté une certaine paix.

Kyoya en reste bouche bée. Non seulement les paroles de la mère de Ryuga ressemblent exactement aux paroles de sa propre mère, mais cette sensation…de froid et de réconfort… C'est exactement ce que Kyoya ressentait à chaque fois que sa mère l'effleurait pour tenter de le réconforter avec douceur. L'alpha n'a pas rêvé ou déliré à cause du chagrin et du manque de sommeil, il a vécu quelque chose de semblable à ce que son petit-ami a vécu dans la matinée.

-C'est…C'est vraiment étrange en tout cas pour moi… souffle Kyoya, visiblement perdu dans ses pensées. J'ai pas juste entendu une voix et senti une présence… Ma mère… Elle était devant moi, avec la même apparence que sur les photos dans le manoir de ma famille, je l'ai vue et je lui ai parlé pendant plusieurs minutes… Pourquoi elle est apparue comme ça, alors que ça fait 16 ans…qu'elle n'est plus de ce monde ?

-Je ne sais pas Kyoya, je n'ai pas le moyen de le savoir, répond Ryuga avec un petit sourire, passant une main dans les cheveux verts ébouriffés de son compagnon. Peut-être que tu avais vraiment besoin d'elle sans t'en rendre compte, bien plus que pendant les 16 dernières années, qui sait ?

-C'est vrai, tu as raison, personne ne peut savoir, reconnait l'oméga en souriant à son tour. Je ne devrais pas commencer à me poser des questions auxquelles personne n'a la réponse… Malgré tout, je pense qu'elle est apparue…parce que j'avais vraiment besoin d'elle. C'est ce qu'elle m'a dit en tout cas.

-Mais mon cœur, pourquoi tu avais tant besoin d'elle ? Lui demande son amant. C'est…cette histoire d'héritier ? Tu avais besoin de te confier à quelqu'un ? Enfin, quelqu'un d'autre que moi, évidemment…

-C'est plus compliqué que ça… En fait… Hum, tu te souviens du jour où tu m'as senti me mettre en colère et où je suis resté très vague sur le pourquoi du comment ?

-Bien sûr que oui, c'est à partir de ce moment-là que tu as commencé à devenir distant et angoissé. Tu devais retrouver Nile aussi ce jour-là, si je me souviens bien.

-Oui, c'est ça. Si je me suis mis en colère ce jour-là…c'est parce que Ziggurat est venu me voir pendant que j'attendais Nile. Evidemment, il m'a fait chier avec cette histoire de descendance, tu vois le genre quoi.

-Putain, mais je vais vraiment finir par me le faire celui-là !

-Je sais Ryuga, mais laisse-moi finir s'il te plait.

-Désolé… Continue, je t'écoute mon cœur.

-Nile m'a retrouvé peu après, on est remontés ici et…et je me suis rendu compte que ça commençait à me travailler tout ça, même si je voulais pas vraiment me l'avouer. Du coup, je me suis confié à lui… J'ai réussi à en arriver à une conclusion grâce à lui, et sur le moment ça m'a fait du bien.

-Une conclusion ?

-J'ai réussi à conclure que…que je voulais bien avoir des enfants avec toi, mais que je n'étais pas prêt pour ça. Je me suis senti mieux pendant quelques jours…et puis j'ai commencé à penser à ces histoires d'héritier tout le temps, ça tournait à l'obsession, et je comprenais pas pourquoi puisque j'avais résolu le problème. Je pensais avoir résolu le problème, mais…c'était pas le cas.

-Alors c'est pour ça que tu es devenu étrange et distant…

-Oui… Je suis désolé mon amour, je ne voulais pas t'inquiéter autant, mais j'étais angoissé par ce que j'avais en tête, perdu et énervé de ne pas comprendre ce que j'avais…

L'expression à la fois triste et coupable du jeune homme donne la sensation à Ryuga d'être en train de se faire compresser le cœur. Il n'en veut pas du tout à Kyoya de s'être fermé sur lui-même à cause de ses angoisses, il comprend cette réaction et il aurait sans doute fait la même chose dans la situation de son amant, et il ne s'en veut pas non plus à lui-même parce qu'il sait qu'il ne pouvait rien faire pour Kyoya, à part être présent physiquement à ses côtés pour lui amener un peu de réconfort, tant que ce dernier ne voulait pas se confier à lui. Non, la seule personne à qui l'empereur en veut, c'est cette enflure de Ziggurat. À cause de lui, le vert s'est retrouvé à vivre des semaines d'angoisse, d'insomnies, de colère, de tout un putain de cocktail d'émotions négatives, et tout ça pour quoi ? Parce que l'oméga ne veut pas se plier à ce qu'on attend de lui…non, à ce qu'EUX attendent de lui. Tout en attirant Kyoya contre lui pour le serrer dans ses bras et le réconforter, Ryuga se promet de ne pas laisser passer ça. Cette fois, il est grand temps qu'il mette les choses au clair avec ses connards de conseillers, surtout cette ordure glaciale de Ziggurat. On n'a pas le droit de faire souffrir psychologiquement celui que le souverain aime et de s'en sortir impunément.

-Ne t'en fais pas, maintenant c'est fini Kyoya, dit l'alpha en serrant bien son compagnon contre lui, voulant que celui-ci se sente apaisé et en sécurité. L'important, c'est que maintenant tu vas mieux.

-Ma mère m'a aidé à mettre de l'ordre dans ma tête. Je me suis rendu compte qu'il fallait que réfléchisse un peu plus…et j'ai réussi à trouver une conclusion qui me va vraiment, explique le vert, rougissant un peu dans les bras de son amant.

-Et c'est quoi cette conclusion alors ? Demande le souverain, relâchant un peu son étreinte pour pouvoir regarder le jeune homme dans les yeux.

-Pas une conclusion à laquelle tu dois t'attendre, ça j'en suis pratiquement sûr, répond Kyoya en gloussant légèrement, nerveux et gêné.

-Comment ça ? S'étonne le blanc.

Kyoya déglutit légèrement et inspire un bon coup pour se calmer, gardant ses rougeurs sur ses joues car il ne peut malheureusement pas contrôler cela. C'est maintenant, il doit être honnête avec son compagnon et lui dire ce qu'il a sur le cœur, ce que sa mère l'a aidé à réaliser. Il ne sait vraiment pas comment Ryuga va réagir, mais il faut vraiment qu'il le fasse. L'oméga ne peut pas continuer à tout garder pour lui, et à partir de cet instant, il se promet de ne plus jamais s'interdire de se confier à son amant quand quelque chose le préoccupe, que ça les concerne tous les deux ou non.

-Ryuga… J'ai réalisé…que je suis prêt à avoir des enfants avec toi, et que j'en ai envie, avoue Kyoya, faisant de son mieux pour soutenir le regard de Ryuga.

-T-Tu… ? Commence l'empereur, les yeux un peu écarquillés par le choc de cet aveu.

-Avant que tu dises quoi que ce soit, je veux que tu saches que j'y ai vraiment réfléchi ! Le coupe l'oméga, rougissant un peu plus et parlant un peu vite. C'est pas une décision sur un coup de tête, et c'est pas non plus la pression que tout le monde me met qui m'a fait craquer ! Ma mère m'a poussé à me pencher sérieusement sur la question en me concentrant sur ce que moi je veux, sur ce que je ressens, et…et je me suis rendu compte que je me sentais totalement prêt à fonder une famille avec toi et que j'en avais vraiment envie. Pas parce que tout le monde me harcèle avec ça, mais parce que je le veux ! Oui, c'est complètement insensé, parce que j'ai que 18 ans, qu'on se connait depuis à peine 6 mois et qu'on est ensemble depuis même pas 3 mois, mais…je peux pas l'expliquer ! Je t'aime, je me sens prêt et j'en ai envie, même si ça me fout un peu la trouille en vrai. C'est tout…

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Kyoya avait raison quand il disait à Ryuga qu'il ne s'attendrait certainement pas à ça. Le jeune empereur est sans voix, sous le choc. Est-ce que son petit-ami vient vraiment de lui dire qu'il est prêt à avoir des enfants avec lui ? Wow… L'absence de réponse, et plus généralement de réaction précise, de la part de l'alpha ne met pas franchement Kyoya à l'aise. Si le souverain pouvait dire au moins un truc, n'importe quoi, le vert respirerait à nouveau normalement, parce que là il retient un peu son souffle tellement il est stressé.

-Je… Haha, ça doit être la première fois que je reste sans voix comme ça, finit par dire l'empereur, gloussant un peu pour détendre l'atmosphère.

-T'es pas obligé de…de me donner une réponse claire tu sais, il fallait juste que je te le dise, rétorque Kyoya, respirant à nouveau normalement et commençant à se détendre. Je veux plus te cacher des choses, c'est idiot, à chaque fois ça me laisse juste tout seul avec mes pensées, et tout seul je sais pas gérer. Donc… Maintenant, tu sais, et on peut reprendre notre vie comme avant.

-Qui te dit que je n'ai aucune réponse à te donner ?

-Vu la tête que tu as fait et ton silence pendant une bonne minute, j'avais raison quand je disais que tu ne t'attendrais pas à ce que je dise ça. Alors…

-Oui, ça c'est vrai, je ne m'attendais pas à ce que tu me dises que tu te sens prêt à avoir un enfant avec moi. Mais tu vois, t'es pas le seul qui cogite depuis un moment à force d'entendre parler de ça.

Cette fois, c'est le tour de l'oméga d'être surpris et de rester un peu sans voix. Il pensait qu'il était le seul à se prendre la tête comme ça, à être autant affecté par cette histoire… Mais maintenant qu'il y pense, c'est logique que ça ait aussi perturbé Ryuga. C'est même très logique, il en a sûrement entendu parler à chacun de ses conseils depuis que le vert est marqué, et même avant en fait.

-À force de me faire rappeler à l'ordre par mes enfoirés de conseillers, je me suis aperçu que je me forçais à ignorer le sujet seulement parce que c'était des gens que je déteste qui m'en parlaient, reprend le jeune souverain, passant une main dans ses cheveux en fronçant un peu les sourcils, agacé rien qu'à l'évocation de ses conseillers. Alors j'ai décidé de m'y pencher sérieusement, mais pour moi, pas pour les autres.

-On dirait bien qu'on a fait exactement la même chose chacun de notre côté sans s'en rendre compte, fait remarquer Kyoya avec un petit sourire à la fois amusé et soulagé, constatant que son compagnon était en fait tout aussi perdu que lui.

-Oui, et il semblerait aussi qu'on soit arrivés à la même conclusion, mais moi elle est venue tout de suite, dit Ryuga en rougissant très légèrement. Je veux des enfants avec toi Kyoya, je l'ai su dès que j'ai commencé à réfléchir un peu sérieusement à cette histoire, mais je n'ai pas voulu t'en parler parce que je savais que tu n'en pouvais plus qu'on te harcèle avec ça, je n'ai pas voulu en rajouter… Je me suis dit que j'attendrais simplement que tu sois prêt à en parler pour te le dire, mais c'est venu plus vite que je pensais. Kyoya… Je veux fonder une famille avec toi, mais seulement si tu le veux vraiment aussi et si tu te sens vraiment prêt pour ça.

-C'est le cas, Ryuga, répond l'oméga d'un ton assuré mais toujours un peu rouge. J'ai retourné la question dans tous les sens, et je suis sûr de ma décision.

L'empereur sent son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine et il ne peut pas retenir le sourire qui commence à étirer ses lèvres. Il n'attendait vraiment pas à tout ça, mais savoir que son oméga, qu'il aime de toute son âme, partage son envie de fonder une famille, ça…ça le rend heureux bien plus que ce à quoi il s'attendait. Le blanc est tellement heureux qu'il ne peut pas s'empêcher d'attirer son compagnon contre lui et de le serrer fort dans ses bras. Kyoya ne se fait pas prier pour rendre son étreinte à son amant, lui aussi heureux qu'ils aient enfin parlé de ça, surtout pour en arriver là. Cette décision, c'est la leur. Ils veulent avoir un enfant pour eux, pas pour les autres, parce qu'eux en ont envie et clairement pas parce qu'un tas de vieux cons les harcèlent avec ça. C'est leur choix, et personne n'aura rien à dire là-dessus.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Je m'engage allégrement sur la route de l'omégaverse, héhé ~

Kyoya : Je vais me noyer dans le café pour oublier…

Ryuga : Moi je vais aller tuer Ziggurat. Enfin, je vais l'imaginer en tout cas, vu qu'il est déjà mort.

Chris : Le bébé ! Le bébé ! Tous avec moi ! Le bébé ! Le… !

Kyoya : Chris, tu le redis encore UNE FOIS, je t'assomme avec la cafetière ! è_é

Chris : XD

Moi : J'ai une annooooonce ! Je sais que mardi, vous vous attendiez au prochain chapitre du blog des bladers, mais changement de programme ! Mardi, ce sera une surprise !

Kyoya : Je me méfie là…

Ryuga : Moi aussi…

Chris : Moi je suis curieux X)

Moi : Eh bah vous verrez mardi ! Et du coup, le prochain chapitre du blog des bladers ce sera mardi d'après ! ^^

Chris : Cool ! ^^

Moi : Allez, laissez les reviews de l'amour, et à mardi du coup ! n_n

Chris : Salut !

Ryuga et Kyoya : Salut…

Moi : Bon allez, je vais terminer la surprise moi justement ! X)